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Iran, un échec pour le Guide et... pour la presse occidentale

lundi 17 juin 2013, par Alain Gresh

Avec 18 613 329 voix, soit plus de 50 % des suffrages exprimés, Hassan Rohani a été élu président de la République islamique dès le premier tour. Selon les chiffres officiels, la participation a été de 72,7 % et le candidat arrivé en deuxième position, Mohammad Baqer Qalibaf, le maire de Téhéran, n’a recueilli que 6 077 292 voix.

En élisant le candidat qui avait pris le plus de distance avec le système, les électeurs ont infligé un camouflet au Guide Ali Khamenei — sinon au régime. Les éléments conservateurs en ont pris acte. Tabnak, une agence de presse proche de ceux-ci, titre, le 15 juin, sur « une nécessaire défaite pour les “principalistes” » — c’est ainsi qu’est désigné le camp conservateur. Et d’écrire : « Les “principalistes” doivent comprendre qu’ils ont des comptes à rendre. Ils doivent savoir que l’ère durant laquelle ils monopolisaient les médias est terminée. »

Les électeurs ont aussi infligé un camouflet à la presse occidentale. Que n’avait-on entendu sur l’élection présidentielle ? Elle était jouée d’avance ; les électeurs ne se déplaceraient pas ; le régime avait bloqué toute possibilité de changement ; le Guide décidait de tout. Mais l’homme le plus proche de ce dernier, Said Jalili, n’a obtenu que 4 168 946 voix, arrivant en troisième position avec à peine plus de 11 % des suffrages. Depuis longtemps, ces médias occidentaux ont cessé de s’intéresser au pays réel, à sa vie politique et sociale, pour n’en retenir que des caricatures.

Même le débat sur le nucléaire entre les différents candidats, pourtant vif, n’a pas retenu une vraie attention. Oui, on débat en Iran, comme le confirment les critiques de Ali Akbar Velayati, un ancien ministre des affaires étrangères — proche lui aussi de Khamenei — qui a dénoncé la rigidité de Said Jalili sur la question nucléaire.

Bien sûr, ce débat se déroule dans un cadre étroit, en témoigne le refus d’accepter les candidatures à la présidence de certains prétendants, comme Hachemi Rafsandjani, ou comme celui soutenu par le président Mahmoud Ahmadinejad, Esfandiar Rahim Mashaie. Bien sûr, nombre d’opposants sont en prison et l’Iran est loin d’être un modèle de démocratie. Mais imagine-t-on une élection chez « notre » allié saoudien ? Imagine-t-on une élection chez « notre » allié jordanien, dont les résultats ne seraient pas connus d’avance ?

Sur les premières leçons de ce scrutin, on lira le toujours pertinent Juan Cole, « An Outbreak of Reasonableness in Tehran : Top Ten Conclusions from Iran’s Early Election Returns » (Informed comment, 15 juin). Lequel souligne la forte participation électorale, la défaite de Said Jalili, et les déclarations du nouvel élu sur le mouvement vert :

« J’étais conseiller à la sécurité nationale de l’Iran pendant seize ans, durant les administrations Rafsandjani et Khatami. Par conséquent, je sais comment faire face à des questions délicates. Si je suis élu, je ferai de mon mieux pour obtenir la libération de ceux qui ont été incarcérés à la suite des événements regrettables de 2009. Je sais que les pouvoirs constitutionnels du président en Iran ne s’étendent pas aux domaines qui sont en dehors de l’exécutif. Cependant, je suis tout à fait optimiste sur le fait de pouvoir rassembler, d’aller vers un nécessaire consensus national pour améliorer la situation actuelle de Moussavi et Karoubi [les deux dirigeants du mouvement vert assignés à résidence]. »

Dans le domaine de la politique étrangère aussi, Juan Cole reproduit cette déclaration de Rohani :

« La relation Iran-Etats-Unis est une question complexe et difficile. Une histoire amère, pleine de méfiance et d’animosité, sous-tend cette relation. C’est devenu une plaie chronique dont la guérison est difficile mais possible, à condition que règnent la bonne foi et le respect mutuel. (...) En tant que modéré, j’ai un plan par étapes pour désamorcer l’hostilité et ramener les choses à un état de tension gérable, et ensuite m’engager dans la promotion de l’interaction et du dialogue entre les deux peuples pour obtenir une détente, et enfin atteindre ce point de respect mutuel que les deux peuples méritent. »

Le rôle du président dans le domaine de la politique étrangère n’est pas négligeable, et l’ancien président Khatami avait d’ailleurs permis une ouverture sur la question nucléaire — à l’époque où la France et l’Union européenne n’étaient pas purement et simplement alignées sur les Etats-Unis —, et avait aussi normalisé ses relations avec les pays du Golfe. Comme l’explique Trita Parsi, « Iran’s election is neither free nor fair — but its outcome matters » (« Les élections en Iran ne sont ni libres ni équitables, mais leur résultat compte », The Globe and Mail, 13 juin) :

« Il ne s’agit pas seulement de Rohani, mais aussi du personnel qui va l’accompagner dans le gouvernement, remplir les principaux ministères et institutions et reconfigurer les conditions de prise de décision du régime. Quand Mahmoud Ahmadinejad est arrivé au pouvoir, en quelques mois il a mis à la retraite quatre-vingt des ambassadeurs les plus expérimentés et des personnalités parmi les plus qualifiées en politique étrangère. Beaucoup d’entre eux étaient pragmatiques et compétents et ont joué un rôle-clef dans les décisions les plus conciliantes de l’Iran, comme la collaboration avec les Etats-Unis en Afghanistan et la suspension de l’enrichissement [de l’uranium] en 2004. Ils ont été remplacés par des idéologues inexpérimentés mais fidèles à Ahmadinejad. Un renversement de cette tendance peut se révéler très précieux.

Ensuite, Rohani et son entourage ont une vision du monde différente de celle de M. Ahmadinejad et du Guide suprême. Bien qu’encore soupçonneuse et méfiante à l’égard de l’Occident, et décidée à obtenir gain de cause sur la question nucléaire, l’élite associée à Rohani ne voit pas le monde de manière manichéenne. Le monde extérieur peut être considéré comme hostile, mais des intérêts communs peuvent encore être trouvés avec lui. La collaboration est encore possible. Plutôt que d’insister sur l’idéologie et sur la résistance, cette élite se targue d’être pragmatique et intéressée d’abord par les résultats (bien sûr, dans le contexte de l’échiquier politique de la République islamique). Ce n’est pas une surprise si la plupart des arrangements conclus par l’Iran sur des questions sensibles ont été obtenus durant des périodes où ce courant dominait le processus de décision en Iran. »

Un dialogue des Etats-Unis avec l’Iran pourra-t-il s’ouvrir, en dépit de la propagande israélienne ?

Il est regrettable de penser que, encore une fois, la France laissera passer sa chance. Les obsessions anti-iraniennes du pouvoir et de ceux qui sont en charge du dossier (on observe une assez grande continuité entre la présidence Sarkozy et celle de Hollande de ce point de vue) se traduisent en effet dans tous les domaines, notamment dans le cas de la Syrie, par le refus de Paris de voir l’Iran participer aux négociations de Genève.

Université populaire

Organisée par Nouvelles d’Orient et l’iReMMO

« La politique des grandes puissances en Méditerranée et au Moyen-Orient »

Samedi 29 jun 2013 (10h30-18h)
Programme :

  • Séance 1 (10h30-12h30)

« Les puissances occidentales (Etats-Unis-UE) et le Moyen-Orient », avec Philippe Droz-Vincent, politologue spécialiste du Moyen-Orient. Il est maître de conférences en science politique à l’Institut d’études politiques de Toulouse et à Sciences-Po Paris. Auteur de Vertiges de la puissance. Le « moment américain » au Moyen-Orient, La Découverte 2007.

  • Séance 2 (14h-16h)

« La Turquie face au Moyen-Orient, une puissance incontournable ? », avec Ariane Bonzon, journaliste à Slate.fr, spécialiste de la Turquie.

  • Séance 3 (16h-18h)

« L’embarras russe face aux révoltes arabes », avec Denis Beauchard, ancien diplomate, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Ifri (Institut français des relations internationales).

Contact et inscription : universite-populaire@iremmo.org

Participation : 20 euros pour la journée (12 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi).

A l’iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)

49 commentaires sur « Iran, un échec pour le Guide et... pour la presse occidentale »

  • permalien gloc :
    17 juin 2013 @08h42   »

    Imagine-t-on une élection chez « notre » allié jordanien, dont les résultats ne seraient pas connus d’avance ?

    ... même chose pour la France (sauf pour les bienheureux qui voient encore une différence entre la politique de Sarkozy et celle de Hollande), les USA et tout pays pour lequel il n’y a plus d’alternative depuis longtemps.

    Les Iraniens ont voté contre les sanctions imposées par les parangons de la liberté surveillée... très surveillée (Israël pour un durcissement des sanctions contre l’Iran, Actualités).

    Voter avec un couteau sur la gorge ne fait pas de l’Iran une démocratie plus grande que le Qatar.

  • permalien Ines :
    17 juin 2013 @09h23   « »

    Espérons que les consignes diplômatiques qu’Israel voudrait donner seront ignorées par les USA de la même manière que les résolutions onusiennes sont méprisées et bafouées par Israel ... Je ne vois pas pourquoi il faudrait tenir compte des desiderata du régime sioniste, qui a maintes fois prouvé que les négociations ne faisaient pas partie de sa stratégie diplômatique.

  • permalien Laurent Szyster :
    17 juin 2013 @10h20   « »

    Alain Gresh s’enthousiasme pour la victoire d’un mollah à l’élection présidentielle en Iran.

    Un mollah ultra-conservateur, quelle surprise ! Et en plus, parmi tous les candidat admis à se présenter, ce serait un "modéré", un "pragmatique". Bon, pas vraiment démocrate mais certainement aussi "modéré" et "pragmatique" que le Bachar Al Assad décris par Alain Gresh en 2008 ?

    Décidémment, y’a des gens qui n’apprennent jamais rien ...

  • permalien jgn :
    17 juin 2013 @10h44   « »

    « on observe une assez grande continuité entre la présidence Sarkozy et celle de Hollande de ce point de vue »

    Ce serait plutôt les points où on ne l’observe pas qui s’avèreraient être l’exception.
    Et cela n’est que pure logique, les "socialistes" - fidèles en cela à la tradition de leur emploi - ayant toujours eu pour seule charge de faire passer ce que la dite « droite » ne saurait faire passer sans prendre le risque d’un tsunami social.
    Il faut dire que le procédé fonctionne encore très bien et a de loyaux sevices encore à rendre à ce système de leurres employé par la domination capitaliste de ce monde :
    . aux USA, le « Nobel de la paix » Obama a pu ainsi démultiplier le programme de drones initié par son criminel de guerre de prédécesseur devenu un peu trop tapageur pour "l’image" des USA, tout en maintenant le camp de concentration de Guantanamo ;
    . en France, le "socialiste" Hollande a pris la succession de son bruyant prédécesseur pour défendre les intérêts d’Areva au Mali, doter la France de drones et permettre à l’allongement de la durée du chagrin de devenir enfin une réforme "raisonnable" puisqu’il faut bien « sauver l’économie » n’est-il pas, en sachant que les banques n’ont jamais versé autant de pognon à leurs cadres ...

    Allons ! ne soyons pas désagréables : Hollande, en Syrie, et son boute en train de sinistre des Affaires étrangères, c’est quand même un peu plus sérieux que Chirac en Irak, et que M. de Villepin tenant tête à la fiole d’anthrax agitée devant son nez en guise de preuve d’armes de destruction massive.
    Aujourd’hui, au moins, c’est nous qui allons chercher les preuves, et les apportons aux USA par journal de référence interposé ...

  • permalien Ines :
    17 juin 2013 @10h54   « »

    @Laurent Szyster :

    Alain Gresh s’enthousiasme pour la victoire d’un mollah à l’élection présidentielle en Iran.

    Un mollah ultra-conservateur, quelle surprise ! Et en plus, parmi tous les candidat admis à se présenter, ce serait un "modéré", un "pragmatique". Bon, pas vraiment démocrate mais certainement aussi "modéré" et "pragmatique" que le Bachar Al Assad décris par Alain Gresh en 2008 ?

    Décidémment, y’a des gens qui n’apprennent jamais rien ...

    Sur quelles bases vous appuyez-vous pour expliquer que Rohani est un "mollah ultra-conservateur" ? Qu’avez-vous comme éléments pour contester les citations reproduites dans cet article ?

    Vous n’allez tout de même pas suivre la ligne diplômatique d’Israel qui demande de maintenir la pression avant même de savoir si une position plus conciliante est possible ?

  • permalien patt :
    17 juin 2013 @11h55   « »

    C’ est quand meme un mollah, çà reste une théocratie, l’ Iran.

  • permalien Nathan :
    17 juin 2013 @12h13   « »

    Un président modéré en Iran ? On verra bien... N’oublions pas que le vieux schnok de Qom veille. En attendant, est-ce qu’ils ne peuvent pas envoyer son prédécesseur dans l’espace puisque celui-ci avait exprimé le souhait de s’embarquer dans une fusée il y a quelques mois après le lancement réussi d’un petit singe...

  • permalien Mâchefer :
    17 juin 2013 @12h33   « »

    En même temps les chances que l’Iran passe au communalisme anarcho-libertaire était faible.

    Je vous signale que nous aussi n’avons le choix qu’entre conservateur de droite ou de gauche.

  • permalien Magdaléna :
    17 juin 2013 @14h34   « »

    plusieurs points sont à discuter dans cet article :
    1- de dire que c’est un échec pour le Guide est un peu trop simpliste ! ce n’est pas parce que Jalili n’a pas gagné que le Guide a échoué. Rohani est également très proche de Khamenei et est son représentant personnel au haut conseil de sécurité nationale (Sans oublier que Rohani est un pur produit de la révolution islamique iranienne). Ceci dit, Rohani ne sera jamais en désaccord avec Khamenei sur quoique ce soit. Les grandes lignes de la politique iranienne étrangère par exemple et le dossier nucléaire font l’unanimité en Iran, conservateurs comme réformateurs. De fait, la victoire de Rohani est un échec pour l’occident qui va perdre le "prétexte" classique de "l’impossibilité de négocier avec un régime ultra-conservateur". Les cris qui ont démarré en Israel reflètent la crainte réelle des sionistes face à tel changement en Iran.
    2- Concernant la candidature de Rafsandjani, il faut savoir que certes c’est un réformateur mais il est le Président du « Conseil de discernement de l’Intérêt supérieur du Régime » ! poste à prendre en considération quand on constate qu’il n’a pas pu faire pression pour maintenir sa candidature alors que ce conseil est la plus haute autorité capable même de questionner le Guide. D’autre part, il a déclaré que s’il mène la course à la présidentielle à la tête du courant réformateur ce sera toujours SOUS les directives du Guide. Sans oublier, que la non validation de sa candidature a pu calmer le camp de Mashaie non validé également. Certaines analyses (Elie Chalhoub dans Al-Akhbar) vont jusqu’à dire que Rafsandjani savait que sa candidature ne sera validée à cause de son âge mais qu’il l’a déposée juste pour permettre la non validation de la candidature de Mashaie qui est le duplicata de Ahmadinejad. Ce qui sur dans tout cela, c’est que l’Iran veut rompre avec un président pas très doué en diplomatie.
    (à suivre)

  • permalien Magdaléna :
    17 juin 2013 @14h40   « »

    suite :
    3- Qu’on aime ou non ce régime, il faut admettre qu’il est plus démocratique que la France ou même les états unis (pas la peine de comparer avec les pays arabes- je ne me permets pas pour ne pas insulter les iraniens). Pourquoi ? pour une simple raison, qu’en occident on a un système de lobbying (banques, médias, etc..) qui nous impose les candidats et la dernière présidentielle en France n’est que la façade de l’impasse, avoir le choix entre sarko et hollande est la pire dictature qui puisse exister ! tandis qu’en Iran, il y a des institutions qui "surveillent" le fonctionnement du régime, y inclut celui du Guide et du président. Les gens ici ne veulent pas voir que malgré l’apparence "théologique" il y a une réelle vie politique.
    4- Certes c’est un cheikh avec un ruban blanc sur la tête, mais est ce une raison pour que les perroquets ignorants commencent leur refrain sur "réformateur-mollah- etc...? Que savez vous sur ses études à Glascow, sur les langues qu’il pratique, sur ses dons de "négociateur" etc ? cessez de regarder les autres d’un seul angle ! les "amis" sionistes doivent se taire et se regarder dans un miroir avant de cracher leur venin surtout qu’en israel, on a bien compris qu’un "civil" comme netenyahu s’est avéré extrêmement fanatique dans sa pensée et sa pratique politiques.
    5- la France dans tout cela, ne fait que continuer son déclin diplomtique ! la pensée géostratégique a disparu depuis longtemps ! un ministre des affaires étrangères qui ne fait qu’exécuter les ordres sionistes sans tenir compte de l’intérêt réel de la France à changer les règles de jeu envers la syrie et l’Iran (avec un président qui ne pense qu’à détruire les familles et à étouffer le peuple) ! le plus drôle était la déclaration « Paris PREND ACTE » de l’élection de Rohani ! est ce un ton diplomatique ou de gamins dans une crèche ? !
    6- Et avertissement aux occidentaux : les grandes lignes de la politique étrangère et du dossier nucléaire seront le reflet de la volonté du peuple, qui à l’unanimité considère que l’héritage de la révolution dans ces points précis est à protéger. Les occidentaux n’ont pas encore compris le nationalisme des iraniens, un peuple d’une grande civilisation se voit mal accepter des leçons de la part de puissances qui bafouent jour et nuit le droit international sans aucune impunité. Les reproches des iraniens, à ahmadinejad, sont liés à la politique économique, et à sa manque de diplomatie en tant que représentant de la république d’Iran.

  • permalien Sarah :
    17 juin 2013 @14h55   « »

    Avant que les donneurs de leçons habituels ne viennent encore une fois "cracher" sur l’Iran et les Iraniens,ils feraient mieux de balayer d’abord devant leur porte.

    On dirait que les Iraniens ont plus de choix que les Français ou les Américains obligés de choisir en Hollande et Sarkozy ou entre Obama et Bush,en d’autres termes entre bonnet blanc et blanc bonnet...

  • permalien Salem L :
    17 juin 2013 @15h38   « »

    Imagines t-on une élection chez notre allié séoudien, jordanien ou les résultats seraient connus d’avance ! D’abord, dans ces pays il n’y’a pas d’elections véritables et puis l’Iran ! Que vaut un modéré dans un pays ou les mollahs musellent tout un peuple au nom d’un islam qui n’existent que dans leurs tetes ! Quel est cet islam qui leur a permis de se comporter ainsi ? Ou l’ont -ils trouver ? L’Islam à ce que je sache est une religion et vouloir en faire une idéologie au meme titre que le Socialisme, le capitalisme ou meme le féodalisme c’est le désacraliser en essayant de faire croire à sa sacralisation ! L’Islam n’est qu’un pretexte pour pouvoir imposer à un peuple une vision du monde et des idées ou seuls les mollahs trouvent leurs comptes, aisance matérielle, droit de donner ou de refuser la parole, eux qui n’aiment que les carresses dans le sens du poil, etc tout le reste est considéré ennemi de la révolution car on ne peut pas servir Dieu sans se servir soit meme ! Bientot d’autres pays s’apprettent à entrer dans ce systéme quand d’autres veulent en sortir ! Quand aux faiseurs d’opinions, il est à se demander quand est ce qu’il ont vu juste en Iran ou ailleurs car hier, ils voulaient et veulent encore des régimes de cette espèce et aujourd’hui, ils leurs reprochent de ne pas respecter les droits de l’homme ! Ce monde vu d’ailleurs ne ressemble en rien à ce qui est vécu car les peuples surtout musulmans qui ne veulent rien d’autre qu’un partage équitable des richesses ou de la misére selon le cas, le respect de leur dignité et la justice pour tous, tout le reste en l’état actuel des choses n’a aucun sens. Toutes les révolutions ont été faites pour l’émancipation des peuples et la reconnaissance de leurs droits et chez nous c’est pour mieux nous asservir ! certains illuminés ont trouvé la parade en se servant de la reigion comme moyen d’accès au pouvoir en dehors de toutes convictions mais dans des pays ou un Emir, plombier, macon ou meme sans qualification et de surcroit analphabéte donne des ordres à des Ingénieurs, des Docteurs, des techniciens et autres léttrés alors que vienne le déluge ! le drame est là !

  • permalien Magdaléna :
    17 juin 2013 @16h09   « »

    @Salem L
    avec tout le respect de votre point de vue mais il me semble que vous êtes influencé par les médias arabes et occidentaux en ce qui concerne l’Iran ! que savons nous ici sur l’iran à part le titre "république islamique" ? et pourquoi condamner automatiquement un régime islamique ? certes les pays comme l’arabie saoudite ont déformé l’islam (par ailleurs le wahhabisme est déconsidéré par une majorité des grands imams sunnites) mais ceci ne doit pas nous conduire à diaboliser tout régime islamique surtout quand il s’agit de l’iran qui continue à soutenir les causes justes dans la région malgré toute la pression internationale (en ce qui concerne sa politique étrangère) et qui a un système politique interne très développé. Lisez un peu sur l’islam en iran et vous comprendrez que c’est le vrai et le jute islam . Pourquoi prononcer le mot Mollah comme un terme péjoratif ! il ne s’agit pas des mollah des talibans qui ne connaissent de l’islam que son nom !
    et selon vous "les peuples surtout musulmans qui ne veulent rien d’autre qu’un partage équitable des richesses ou de la misére selon le cas, le respect de leur dignité et la justice pour tous, tout le reste en l’état actuel des choses n’a aucun sens." ! ce n’est pas le cas en iran ? auriez vous une idée sur la vie de khamenei par exemple ? qui touche l’argent du pétrole ? ce n’est pas le peuple ? est ce qu’on a un "roi" ou un "président" qui met dans sa poche la fortune du pays ? un peu d’objectivité dans nos jugements nous sera utile..

  • permalien Caligula :
    17 juin 2013 @16h52   « »

    " Rohani contre tout arrêt de l’enrichissement d’uranium par l’Iran"

    IIIw.romandie.com/news/n/_Rohani_contre_tout_arret_de_l_enrichissement­_d_uranium_par_l_Iran72170620131630.asp

  • permalien patt :
    17 juin 2013 @17h51   « »

    Faudrait pas exagerer et raconter n’ importe quoi.

    L’ élection présidentielle, en france, n’ était pas un choix entre sarkozy et hollande. Il y avait 10 candidats en lice.

    Pour ce qui est du cas iranien, il passe au premier tour, sans besoin d’ aller au deuxieme tour : Il est clairement soutenu par les iraniens.

  • permalien Copas :
    17 juin 2013 @18h05   « »

    Echec ? pas échec ?

    Ce qu’il semble et le soulèvement de 2009 l’a montré, c’est que la population iranienne avec son très gros prolétariat urbain, éduqué, informé, ne supporte plus un régime qui ne survit que par ses flics et ses miliciens, qui a tenu grâce aux menaces américaines et israéliennes.

    Cette campagne a été marquée par plusieurs événements dont deux qui doivent attirer l’attention :

    - les funérailles de l’ayatollah Taheri considéré à tord ou à raison comme réformateur qui ont drainé une foule énorme à Ispahan le 4 juin avec des slogans repris massivement : "A mort le dictateur !", "Libérez les prisonniers politiques ! ", "Dictateurs ! dictateurs ! nous ne vous laisserons jamais en paix !".
    Cet événement considérable, malgré les menaces policières, montre qu’une grande partie du peuple iranien se sert du moindre interstice pour exprimer des opinions bien plus avancées que celles des "réformateurs" patentés.

    - Lors des meetings du conservateur "modéré" qui a gagné la présidentielle les slogans très repris pour la libération de tous les prisonniers politiques.
    Ce qui semble se confirmer est l’utilisation par un peuple moderne, de haut niveau culturel, de toutes les possibilités entrouvertes pour avancer.

    Les événements de 2009 courent toujours sous la cendre et ils n’étaient pas tant l’appui d’un clan contre un autre, mais des aspirations légitimes à plus de libertés et de justice sociale, aspirations universelles dans toutes les régions du monde, y compris la vieille Europe.

    L’Iran c’est un très haut niveau de scolarisation sur tous les segments de l’éducation, une société très urbanisée (l’Iran à, majorité paysanne de 1979 c’est fini depuis un moment), c’est une main d’œuvre à 80% dans l’industrie et les services, une population bien au fait de ce qui se passe dans le monde.

    Bref un état qui ressemble à la France ou l’Italie des années 60, mais sous la menace de l’impérialisme US, sous le joug d’un régime corrompu jusqu’à la moelle, un peuple en butte à des agressions ultra-libérales et payant le prix fort de la crise internationale.

  • permalien Nathan :
    17 juin 2013 @18h38   « »

    patt : 17 juin @17h51

    Faudrait pas exagerer et raconter n’ importe quoi.

    L’ élection présidentielle, en france, n’ était pas un choix entre sarkozy et hollande. Il y avait 10 candidats en lice.

    Et même des candidats couvrant l’ensemble du spectre politique et allant de l’extrême-gauche à l’extrême-droite. Des candidats qui n’ont pas été préalablement adoubés par une sorte d’assemblée de prélats. Des candidats qui ont pu se présenter librement sans être filtrés.

    Par ailleurs, que je sache, en France...

    - Il n’y a pas de prisonniers politiques. On n’embastille pas les gens pour délit d’opinion.

    - On ne torture pas dans les prisons.

    - On ne met pas les intellectuels, les artistes, bref toutes les voix dissidentes au bagne.

    - On ne réprime pas les manifestations politiques dans le sang en recourant aux services et aux sévices de milices para-militaires.

    Comme le dit patt, il faut arrêter de raconter n’importe quoi.

  • permalien gloc :
    17 juin 2013 @18h44   « »

    Patt : Faudrait pas exagerer et raconter n’ importe quoi.

    L’ élection présidentielle, en france, n’ était pas un choix entre sarkozy et hollande. Il y avait 10 candidats en lice.

    En 2002 ceux qui avaient voté Jospin au premier tour se sont empressés de voter Chirac au 2ème... C’est le mot "choix" qui peut poser problème.

    ... ce qu’il faudrait, c’est ne pas voter n’importe quoi.

  • permalien voudenay :
    17 juin 2013 @20h59   « »

    journaliste dans un des principaux médias français, j’ai écrit, avant les résultats, que Rohani serait probablement élu, au regard de la forte participation au scrutin et de la foule qu’il attirait à ses meetings. J’ai aussi mentionné que le principal adversaire de Rohani était Qalibaf - il est effectivement arrivé en seconde place. Je me suis un peu trompé en pensant - mais je ne l’ai pas écrit - que Velayati devancerait Jalili. J’ai encore écrit, citant des Iraniens, que la participation, qui n’était que de dix pour cent, il y a une dizaine jours, avait bondi et dépasserait les 50%. Et donc je trouve faux, et à la limite insultant, de lire - sous le titre "un échec pour pour la presse occidentale" que je me suis trompé sur tout.

  • permalien Mourad :
    17 juin 2013 @22h51   « »

    Cette élection est une victoire aussi bien pour les Iraniens que pour le Guide Suprême. Avec un modéré qui emporte les élections, les journalistes ne pourront pas dire qu’il y a eu des fraudes électorales cette fois !

    Comme la bien dit Magdalena, Khaminei est avant tout le gardien d’un certain ordre moral et défend des principes qui ne peuvent être négociés comme l’intérêt supérieur de la Nation, dont le dossier nucléaire n’est qu’une déclinaison. Il y a donc une invariabilité (au-delà des candidatures présidentielles et de la diversité des programmes) : c’est ce noyau dur d’intérêt collectif dont le Guide est le protecteur. Ce qui donne à certains vaniteux l’impression d’avoir le droit de conspuer l’Iran et de lui accoler l’étiquette de "non-démocratie"

    La France rongée par de nombreux lobbies militants, revendicateurs, proactif, et n’ayant aucun sens du collectif, devrait plutôt être amené à réfléchir sur son propre fonctionnement politique et institutionnel et toutes les dérives inhérentes que nous commençons à bien connaître...

  • permalien Nathan :
    17 juin 2013 @23h06   « »

    Bien dit, Mourad. Et ils vous paient combien pour ça ?

  • permalien X+ :
    17 juin 2013 @23h28   « »

    Mourad :
    17 juin @22h51 « 
    Cette élection est une victoire aussi bien pour les Iraniens que pour le Guide Suprême. Avec un modéré qui emporte les élections, les journalistes ne pourront pas dire qu’il y a eu des fraudes électorales cette fois !

    L’autre hasbara débarque.

    Si cette élection est une victoire, les deux précédentes étaient des échecs ?

    Avec un modéré tout le monde sait y compris les journalistes que le pouvoir à tiré les leçon du tripotage de la dernière élection, vu que les manifs qui ont suivi auraient pu aller plus loin.

    Comme la bien dit Magdalena, Khaminei est avant tout le gardien d’un certain ordre moral et défend des principes qui ne peuvent être négociés comme l’intérêt supérieur de la Nation, dont le dossier nucléaire n’est qu’une déclinaison.

    Un peuple qui ne peut pas se prendre complètement en main à travers des élection et qui a besoin d’un guide du genre Khamenei désigné par des religieux est un peuple qui manque de maturité.

    Il y a donc une invariabilité (au-delà des candidatures présidentielles et de la diversité des programmes) : c’est ce noyau dur d’intérêt collectif dont le Guide est le protecteur.

    Le guide, n’est qu’un autre humain comme l’ex guide libyen un jour le peuple va lui faire la peau pour faire ses propre choix.

    Ce qui donne à certains vaniteux l’impression d’avoir le droit de conspuer l’Iran et de lui accoler l’étiquette de "non-démocratie"

    Oui c’est une démocratie très partielle. Vous venez de dire que c’est le Guide qui guide certains aspects vitaux et non le peuple, ce qui est tout le contraire de la démocratie.

    La France rongée par de nombreux lobbies militants, revendicateurs, proactif, et n’ayant aucun sens du collectif, devrait plutôt être amené à réfléchir sur son propre fonctionnement politique et institutionnel et toutes les dérives inhérentes que nous commençons à bien connaître...

    Mis à part le fait qu’il doit y avoir aussi des groupe de pression en Iran, proposerez vous que la France se dote d’un guide suprême désigné (par qui des évêques) pour garder un certain ordre moral et défendre des principes qui ne peuvent être négociés !!.

    Retour de plusieurs siècle en arrière. : c’est comme un roi, un chah, ou un émir ... finalement.

    Et pourquoi as un président héritier à la Assad ?

  • permalien X+ :
    17 juin 2013 @23h38   « »

    Nathan :
    17 juin @23h06 «  »
    Bien dit, Mourad. Et ils vous paient combien pour ça ?

    Vous faites pire pour l’entité sioniste pour dire au sujet de toute les atrocités contre les palestiniens : Ce n’est juste pas et alors !

    Il ne faut avoir aucun principe ! alors je pense que vous êtes mal placé pour donner des leçons.

    Il défend les siens quoi qu’ils fassent, vous défendez les crimes des vôtre. C’est la même m..

  • permalien Laurent Szyster :
    17 juin 2013 @23h43   « »

    Et toujours cette obsession de la puissance fantasmée d’Israël comparée à la servilité supposée du gouvernement français, celle de la conclusion d’Alain Gresh :

    Un dialogue des Etats-Unis avec l’Iran pourra-t-il s’ouvrir, en dépit de la propagande israélienne ?

    Il est regrettable de penser que, encore une fois, la France laissera passer sa chance. Les obsessions anti-iraniennes du pouvoir (etc ...)

    Dans le monde alternatif d’Alain Gresh, les déclarations du gouvernement israélien - la fameuse propagande israélienne - forment le principal obstacle à la détente entre les USA et la République Islamique d’Iran.

    Pour Alain Gresh les intérêts stratégiques des USA et ceux de leurs alliés dans le Golfe comptent pour du beurre. Ce ne serait pas d’abords pour garder le contrôle de la première voie d’approvisionnement du Monde en hydrocrabures que les USA et leurs alliés dans la région s’opposent aux programme nucléaire militaire des mollahs. Non, ce serait surtout à cause de la "propagande israélienne".

    Il y a un mot pour cette d’obsession en politique ...

  • permalien X+ :
    17 juin 2013 @23h52   « »

    Pour Netabyahou

    Le remplacement de "l’Hitler des temps modernes », comme il avait Mahmoud Ahmadinejad lors de l’une de ses visites aux États-Unis (2008), par un chef considéré comme modéré et pragmatique, a remanié les cartes de son jeu de « plaidoyer "et l’ont laissé sans joker. Le Premier ministre aura du mal à partir de maintenant pour effrayer le public israélien avec "une deuxième Holocauste » et détourner ainsi son attention du problème palestinien.

    http://www.al-monitor.com/pulse/ori...

  • permalien K. :
    18 juin 2013 @00h13   « »

    X+, ne vous inquiétez pas pour les sionistes et leurs amis, quand le président s’appelle Ahmadinejad, c’est lui qui a le pouvoir, et quand c’est Rouhani, le pouvoir est entre les mains de Khamenei.

  • permalien X+ :
    18 juin 2013 @00h28   « »

    K. :
    18 juin @00h13 « 
    X+, ne vous inquiétez pas pour les sionistes et leurs amis, quand le président s’appelle Ahmadinejad, c’est lui qui a le pouvoir, et quand c’est Rouhani, le pouvoir est entre les mains de Khamenei.

    J’ai remarqué, ce discour avait commencé avant élection. Sauf qu’avant Ahmadinejad, Khamenei était là et il n’avait rien d’un Hitler. Aujourd’hui oui.

  • permalien K. :
    18 juin 2013 @00h50   « »

    Le peuple iranien défie l’Occident

    Par Paul Pillar,

    La renversante et radicale victoire de Hassan Rouhani à l’élection présidentielle iranienne suscite déjà beaucoup de débats parmi les experts observateurs de l’Iran sur la façon d’interpréter ce résultat.

    Il y a différents points de vue, par exemple, sur la conclusion qui doit être tirée concernant la posture du Guide suprême Khamenei vis-a-vis de l’élection. Ce résultat a-t-il pu être prévu par le leader et faire partie d’une gestion habile des factions rivales, ou indique-t-il plutôt que le contrôle de la politique iranienne par le leader est moindre que ce qui a souvent été supposé ? Il y a aussi des points de vue différents sur le rôle que les difficultés économiques induites par les sanctions ont pu avoir sur l’élection.

    Ce sont de véritables questions sur lesquelles des observateurs objectifs et informés peuvent être en désaccord.

  • permalien la chouette aveugle :
    18 juin 2013 @07h59   « »

    Ce qui me sidère dans les articles d’A. Gresh, c’est ce manque d’analyse sociale. Tout est orienté vers les structures politiques, les élections, les enjeux géostratégiques. Et tout ce qui s’exprime dans la société serait l’effet de ses rapports par le haut.
    On aimerait lire un peu plus de perspective sur les conditions économiques et sociales de la population iranienne. Sur le persistance de la contestation du régime des Mollahs chez une partie de la jeunesse qui a été muselée (voire littéralement torturée) en 2009. SUr les grèves ouvrières.
    Sur le rôle des millions de Bassidji, à la fois bureaucratie, nouvelle classe affairiste et police politique.
    Au lieu de ça le sempiternel refrain prétendument anti-impérialiste sur l’Occident qui n’a pas de leçon à donner au monde. Certes, mais encore ne faudrait-il pas avoir à son tour une vision binaire du Proche-Orient. Et ne pas mépriser l’expression (même minoritaire) de l’expression des volontés d’émancipation dans ces sociétés.
    Vivement un peu d’analyse critique.

  • permalien Ines :
    18 juin 2013 @13h28   « »

    @ X :

    Pour Netabyahou

    « Le remplacement de "l’Hitler des temps modernes », comme il avait Mahmoud Ahmadinejad lors de l’une de ses visites aux États-Unis (2008), par un chef considéré comme modéré et pragmatique, a remanié les cartes de son jeu de « plaidoyer "et l’ont laissé sans joker. Le Premier ministre aura du mal à partir de maintenant pour effrayer le public israélien avec "une deuxième Holocauste » et détourner ainsi son attention du problème palestinien. »

    http://www.al-monitor.com/pulse/ori...

    Je ne serais pas si optimiste, Netanyahu expliquera que le fait de ne pas se plier aux exigences du régime sioniste , c’est faire montre d’une volonté de détruire les israeliens ...

  • permalien Nathan :
    18 juin 2013 @14h44   « »

    K. : 18 juin @00h13

    X+, ne vous inquiétez pas pour les sionistes et leurs amis, quand le président s’appelle Ahmadinejad, c’est lui qui a le pouvoir, et quand c’est Rouhani, le pouvoir est entre les mains de Khamenei.

    A mon avis, la question de savoir qui détient le pouvoir en Iran est secondaire aux yeux des Israéliens. La seule chose qui les intéresse est de savoir si l’Iran est près d’avoir la bombe atomique ou non puisque leur obsession, c’est d’empêcher l’Iran d’avoir la bombe. Le reste, c’est un peu turban blanc et blanc turban.

    Cela dit, on vient d’apprendre que les Iraniens seraient prêts à suspendre provisoirement leur enrichissement d’uranium à 20%. Si ce n’est pas une énième entourloupe de la part des Iraniens, ce serait clairement un signe encourageant.

  • permalien Chantal Dupille (eva R-sitons) :
    18 juin 2013 @16h36   « »

    - OUI, un échec pour la presse occidentale.

    - NON, une réussite pour le Guide qui a bien oeuvré comme les Russes l’ont compris = Il a surpris tout le monde, il a cloué le bec des détracteurs, en laissant UN seul réformateur (mais qui lui est fidèle) se présenter, donc en ayant le maximum de chances d’être élu

    Chantal Dupille
    journaliste-écrivain non-alignée sur Pensée unique, http://chantaldupille.fr

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 juin 2013 @17h44   « »

    Laurent Szyster

    - En vertu de quoi, et au nom de quoi les Etats-Unis (et les Occidentaux en général) auraient-ils le "droit" de protéger leurs approvisionnements en pétrole au Proche-Orient (où à n’importe quel endroit, d’ailleurs) ? Le Proche-Orient appartient à ceux qui y habitent et ce serait parfaitement leur droit que de garder leurs (je dis bien "leurs" ressources pour eux)...

    - Les Etats-Unis et les Occidentaux en général n’ont aucun droit ni aucune légitimité à implanter leurs bases ou leurs porte-avions ou que ce soit dans le monde.

    - Je vois que l’on daube sur l’Iran mais l’Arabie saoudite est largement moins démocratique et, depuis 1945, les Etats-Unis n’ont pas cessé de soutenir les régimes les plus haïssables...

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 juin 2013 @17h45   « »

    Nathan

    Vous êtes contre l’Iran parce qu’il n’est pas démocratique ou parce qu’il contrarie la politique des Etats-Unis et d’Israël ?

  • permalien Paul :
    18 juin 2013 @22h13   « »

    En présentant autant de candidats, les conservateurs devaient bien se douter qu’il y aurait une déperdition des voix entre eux.
    Il n’y avait qu’un candidat "réformateur" et cela a permis celui-ci d’être élu. Le guide a dû tiré les ficelles derrière tout ça, - c’est lui qui a sélectionné les candidats - en usant de son pouvoir pour qu’il n’y ait qu’un candidat "réformateur". Le but étant de canaliser le mécontentement contre le régime à travers l’élection d’un candidat "réformateur" qui reste un pur produit du régime.

    Dans le dernier numéro de Polka magazine (n°22, juin-juillet-août) il y a un reportage intéressant sur les Iraniens qui s’exilent en Turquie en prenant le train pour Ankara. Je cite l’un de ces Iraniens interviewés par la journaliste Elisa Mignot : "Nous vivons sous un régime oppressif : pas de démocratie, pas de presse libre, pas de libertés. Tout le monde est sous pression".

  • permalien X+ :
    18 juin 2013 @23h30   « »

    En présentant autant de candidats, les conservateurs devaient bien se douter qu’il y aurait une déperdition des voix entre eux.

    Sauf que le président élu l’a été avec la majoroté absolue. Tous les autres réuni avaient moins que lui.

  • permalien X+ :
    18 juin 2013 @23h39   « »

    A mon avis, la question de savoir qui détient le pouvoir en Iran est secondaire aux yeux des Israéliens. La seule chose qui les intéresse est de savoir si l’Iran est près d’avoir la bombe atomique ou non puisque leur obsession, c’est d’empêcher l’Iran d’avoir la bombe. Le reste, c’est un peu turban blanc et blanc turban.

    La seul chose qui intéresse les sionistes c’est de voler, et quiconque n’accepte pas de fermer les yeux est un ennemis à abattre.

    Les sioniste avaient bien planifié et fait exécuter à travers les lobbies juifs américains et leur contrôle sur les politiques de us à guerre contre l’Irak alors qu’il n’avait plus d’wmd.

    Ces salaud essayent de faire la même chose avec l’Iran.

    Aujourd’hui sur haaretz :

    Netanyahu : Israel won’t accept less than total halt of Iran’s nuclear enrichment

    Façon de monter les enchères.

  • permalien Maxa :
    19 juin 2013 @00h45   « »

    Au-delà de commentaires trop souvent puérils, pourrait-on répondre aux deux questions suivantes :
    1-Pourquoi cet acharnement de "la communauté internationale" (moins la Russie la Chine, l’Inde etc.) contre la poursuite des recherches iraniennes sur l’énergie nucléaire, pacifique ou non, alors que personne ne dit mot de la possession effective, elle, des armes de destruction massive détenues par Israël ?
    2- De quel droit la "communauté internationale" réduite aux acquêts juge-t-elle des Etats étrangers, religieux ou non, qui ne déclarent la guerre à personne, et n’occupent pas le territoire de ses voisins sous le prétexte (que nul, sauf les extrémistes, ne prend au sérieux) qu’un ouvrage religieux lui en aurait fait la promesse écrite voici deux ou trois mille ans ?

    Réponse : ces Etats ne sont pas démocratiques (voir Qatar ou Arabie saoudite...)
    Cela dit, et pour les Français indignés par les massacres en Syrie, un petit bilan approximativement chiffré, depuis seulement 1945 :
    - Sétf 1945 : quelques dizaines de milliers de morts pour se mettre en train ; résultat : soulèvement de 1954.
    - (Viet-Nam 1946-54) : quelques centaines de milliers de morts vietnamiens, et pour finir... Điện Biên Phủ-
    - (Algérie 1954-1962) : quelques centaines de milliers d’Algériens envoyés dan un monde meilleur, et pour finir... accords d’Evian et indépendance de l’Algérie.
    - (Libye 2012) : quelques milliers de Libyens expédiés avec la complicité, ou sous les ordres, de l’OTAN : résultats, voir Benghazi...
    Je passe sur les épisodes accessoires de la FrancAfrique, et sur le pillage systématiques des ressources des pays concernés.
    - (2012-2013) Mali : à suivre.
    Ce bref mais éloquent tableau de chasse nous qualifie à coup sûr pour montrer au monde entier ce qu’il convient de faire.

  • permalien Lucy :
    19 juin 2013 @07h01   « »

    Plusieurs choses me choquent dans les propos tenus ici. Je tiens à apporter mon point de vu : Pourquoi est-ce que le point de départ de la discussion est toujours de tracer une ligne entre des états "démocratiques" et d’autres "non-démocratiques" ? Il me semble qu’on est plus dans un cas de "plus ou moins" de démocratie. La démocratie est un peu idéalisé aujourd’hui médiatiquement parlant je trouve. On ne l’a remet jamais en question. On veut toujours la promouvoir (schéma de l’occident qui évangélise ?"). Attention je ne dis pas que la démocratie n’est pas une bonne chose, mais aujourd’hui le mot Démocratie, reflète plutôt un type de système qui nous est contemporain (capitaliste, libéral, athée ...) que le mythe de l’égalité politique citoyenne.

    Pour en revenir à la question de l’Iran, donc avec cette nouvelle perspective, quand on dis l’Iran est plus démocratique que l’occident, ou le contraire, il va falloir qu’on m’explique ce que l’on entends par démocratie. A première vu, même si je suis très heureux de cette nouvelle pour le peuple Iranien, et même si je suis plutôt sceptique de la valeur démocratique de nos régimes occidentaux, il en reste que l’on est tout de même plus "libre" relativement en France qu’en Iran. Tout est relatif bien sur. Je suis à l’écoute d’un avis contraire si il y en a un, mais un avis tranché et définitif reflète à mon sens un certain ethnocentrisme de la part de la personne qui le prononce. Que cela soit dans un sens ou dans l’autre d’ailleurs.

  • permalien Lucy :
    19 juin 2013 @07h13   « »

    Pour compléter mon précédent commentaire :
    Je trouve qu’il faut respecter le combat mené en 2009. C’est un combat pour la liberté. Respecter ce combat c’est admettre que le peuple ressent un manque de liberté et donc que le système politique en place fait ressentir un manque de liberté. (même si ces mouvements sociaux sont aussi sur fond de difficultés économiques etc). Dire que l’Iran est une "démocratie" et est parfaite telle qu’elle revient à nier l’existence et la valeur du combat mené. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas abouti qu’il n’a pas existé et qu’il n’a pas aujourd’hui d’Écho ni d’impact sur la société Iranienne. Dans quelques années, nous pourrons peut être dire que c’était le point de départ vers un état iranien plus ouvert et apaisé vers le reste du monde, et vers soit même. Des iraniens plus libres. J’espère.

  • permalien Sassi :
    19 juin 2013 @18h31   « »

    @Sarah :

    On dirait que les Iraniens ont plus de choix que les Français ou les Américains obligés de choisir en Hollande et Sarkozy ou entre Obama et Bush,en d’autres termes entre bonnet blanc et blanc bonnet...

    Je pense comme vous et je vais de ce pas demander l’asile politique en Iran.

  • permalien CRITIQUE :
    20 juin 2013 @11h27   « »

    Je pense que les Iraniens ont fait leur choix, il faut le respecter.
    Le problème du monde, c’est l’impérialisme (quel qu’il soit). C’est-à-dire, cette volonté de dominer et d’asservir d’autres peuples, parce qu’on aspire à une puissance planétaire.
    L’exemple Iranien démontre qu’un tel projet n’est viable éternellement.Ils ont fait une révolution pour sortir du joug occidental et montrer qu’il existe d’autre modèles sociétaux.
    Les Iraniens n’ont pas contesté le système. Ils ont mis en cause son mécanisme de fonctionnement et les hommes qui le font fonctionner.

  • permalien Paul :
    20 juin 2013 @12h08   « »

    Les théocrates au pouvoir en Iran rêvent aussi de puissance. Ils ambitionnent de retrouver la grandeur de la Perse antique quand celle-ci dominait le Proche-Orient.

  • permalien Orangerouge :
    22 juin 2013 @11h07   « »

    En France le PS parisien respire toujours à Tel Aviv :

    Anne Hidalgo encourage l’impunité d’Israël et le communautarisme, et son comité de campagne est peuplé de zélés soutiens à l’apartheid israélien.

    http: // blogs.mediapart.fr/blog/stephane6/220613/anne-hidalgo-encourage-limpunite-disrael-et-le-communautarisme-celui-dune-seule-communaute

  • permalien Paul :
    1er juillet 2013 @22h35   « »
    IRANORAMA, un webdocumentaire dont vous êtes le héros

    IRANORAMA (France 24), un webdocumentaire dont vous êtes le héros : "Vous êtes journaliste indépendant. À quelques semaines de l’élection présidentielle, vous avez été envoyé en Iran et disposez de cinq jours pour passer au crible les principaux aspects de la vie quotidienne à Téhéran... "

    http://www.france24.com/fr/20130618...

    http://www.france24.com/fr/20130614...

  • permalien Rouzbeh :
    23 juillet 2013 @22h28   « »

    Netanyahu’s crying wolf on Iran
    By Gary Sick

    (CNN) — Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu is not a subtle man. When he has an objective in mind, he is not above resorting to hyperbole, exaggeration, or apocalyptic scenarios to make his point. He has been crying wolf nearly as long as he has been in politics. For a very good reason : It works. And it works. And it works.

    (...)
    http://www.cnn.com/2013/07/18/opini...

  • permalien Rouzbeh :
    23 juillet 2013 @22h39   « »

    Netanyahu’s crying wolf on Iran
    By Gary Sick

    (CNN) — Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu is not a subtle man. When he has an objective in mind, he is not above resorting to hyperbole, exaggeration, or apocalyptic scenarios to make his point. He has been crying wolf nearly as long as he has been in politics. For a very good reason : It works. And it works. And it works.

    (...)

    3w.cnn.com/2013/07/18/opinion/sick-netanyahu-on-iran

    Imminent Iran nuclear threat ? A timeline of warnings since 1979.
    reathless warnings that the Islamic Republic will soon be at the brink of nuclear capability have been made for decades. Here is a chronicle of predictions.

    2. Israel paints Iran as Enemy No. 1 : 1992

    Though Israel had secretly done business with the Islamic Republic after the 1979 revolution, seeking to cultivate a Persian wedge against its local Arab enemies, the early 1990s saw a concerted effort by Tel Aviv to portray Iran as a new and existential threat.

    1992 : Israeli parliamentarian Benjamin Netanyahu tells his colleagues that Iran is 3 to 5 years from being able to produce a nuclear weapon – and that the threat had to be "uprooted by an international front headed by the US."

    1992 : Israeli Foreign Minister Shimon Peres tells French TV that Iran was set to have nuclear warheads by 1999. "Iran is the greatest threat and greatest problem in the Middle East," Peres warned, "because it seeks the nuclear option while holding a highly dangerous stance of extreme religious militanCY."

    1992 : Joseph Alpher, a former official of Israel’s Mossad spy agency, says "Iran has to be identified as Enemy No. 1." Iran’s nascent nuclear program, he told The New York Times, "really gives Israel the jitters."

    3w.csmonitor.com/World/Middle-East/2011/1108/Imminent-Iran-nuclear-threat-A-timeline-of-warnings-since-1979/Israel-paints-Iran-as-Enemy-No.-1-1992

  • permalien Rouzbeh :
    24 septembre 2013 @21h30   « »

    Iran : This time, the west must not turn its back on diplomacy

    Mohammad Khatami

    (...)
    More than a decade ago, although agreement appeared possible, diplomacy failed. After 9/11, the US initiated costly wars in Iraq and Afghanistan, with Iraq invaded on the false pretext that it was developing weapons of mass destruction. It is no surprise that, in this political atmosphere, diplomacy with Iran ended in failure.

    Israel, too, sabotaged the chance for the west to reach an agreement with Iran, by injecting scepticism and doubt at the time. On the eve of Rouhani’s speech at the UN, Israel has again begun a campaign to discredit him because it fears the end of tension between Iran and the west.
    (...)

    theguardian.com/commentisfree/2013/sep/23/iran-west-not-turn-back-diplomacy

  • permalien Rouzbeh :
    28 septembre 2013 @15h27   «

    Rafsanjani and Khamenei : A brief history

    Akbar Ganji is one of Iran’s leading political dissidents and has received over a dozen human rights awards for his efforts. Imprisoned in Iran until 2006, he is author of one book in English, The Road to Democracy in Iran, which lays out a strategy for a nonviolent transition to democracy in Iran.

    http://www.aljazeera.com/indepth/op...

    http://www.aljazeera.com/indepth/op...

    http://www.aljazeera.com/indepth/op...

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