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Vers une intervention de l’armée en Egypte ?

mardi 25 juin 2013, par Alain Gresh

Alors qu’approche le 30 juin, date anniversaire de l’entrée en fonction du président Mohammed Morsi, le premier civil élu démocratiquement chef de l’Etat égyptien, les présages d’affrontements s’accumulent. Certains annoncent des accrochages sanglants lors des manifestations prévues par l’opposition pour demander la démissions de Morsi en ce jour anniversaire. Les rumeurs les plus folles circulent, les armes aussi.

Dans ce contexte troublé, on évoque à nouveau l’intervention de l’armée. Dans un discours, le ministre de la défense, le général Abdel Fattah Al Sissi, a déclaré que « les forces armées ne resteront pas silencieuses face à la spirale qui entraîne le pays dans un conflit incontrôlable ». Après avoir appelé à la fin des divisions, il a prôné une entente entre toutes les forces politiques avant le 30 juin. Mettant l’accent sur les relations « éternelles » entre les forces armées et le peuple, le ministre a expliqué « que ceux qui se croient capables de contourner ou d’affecter cette relation ont tort ». La mission des forces armées est « de protéger la volonté populaire (...) nous ne pouvons garder le silence face à l’intimidation des Egyptiens » (lire Al-Masri Al-Youm et « Egyptian General Warns Against Violence as Anniversary Approaches », New York Times, 23 juin).

Rappelons que c’est en août 2012 que le président Morsi avait nommé Sissi au ministère de la défense, décapitant ainsi le Conseil suprême des forces armées(CSFA).

Le lendemain des déclarations du général Sissi, le porte-parole de la présidence Ihab Fahmy a indiqué que le rôle de l’armée est de protéger les frontières et les institutions vitales de l’Etat et qu’elle n’a pas de vocation politique. « Nous avons un président dirigeant le pays d’une manière démocratique et nous ne pouvons imaginer le retour de l’armée. » (« Egypt’s presidency : Military won’t step in », Ahram online, 24 juin).

Les partisans de l’ancien régime n’ont jamais caché leurs volonté de voir l’armée intervenir, d’autant qu’elle a connu très peu de bouleversements depuis la révolution. Plus étranges sont les propos de Hamdin Sabbahi, arrivé en troisième position au premier tour de l’élection présidentielle de mai 2012, et qui déclare que « ceux qui ont crié à bas le pouvoir militaire ont fait un tort à la révolution » (« “Down with military rule” chant harmed revolution : Egypt’s Hamdeen Sabbahi », Ahram online, 24 juin).

C’est oublier un peu vite le bilan désastreux du CSFA, qui a dirigé le pays pendant près de dix-huit mois après la chute du président Hosni Moubarak en février 2011. Non seulement il porte une lourde responsabilité dans cette transition sans fin (il a fait adopter, avec l’aide des Frères musulmans, une feuille de route de la transition qui a conduit à l’impasse actuelle) mais, contrairement à ce que certains veulent faire croire, il a joué un rôle actif dans la répression violente des manifestations avant et après la chute de Moubarak.

Le quotidien britannique The Guardian a publié le 10 avril 2013 le rapport accablant d’une commission indépendante remis au président Morsi en janvier 2013 et que celui-ci a gardé sous le coude (« Egypt’s army took part in torture and killings during revolution, report shows », 10 avril 2013). Il éclaire la manière dont l’armée a agi durant les semaines révolutionnaires, participant directement à la répression, torturant, faisant disparaître des jeunes dont on est toujours sans nouvelle. L’armée qui reviendrait demain au pouvoir n’est pas différente, n’agirait pas autrement.

L’Egypte est en crise. Les Frères musulmans et M. Morsi ont été incapables d’engager les réformes nécessaires et d’établir un dialogue national ; l’opposition s’est alliée aux restes de l’ancien régime et a refusé aussi tout dialogue significatif avec le pouvoir. Enfin, les jeunes de la révolution, qui représentent une force non négligeable (plus importante que le Front de salut national qui regroupe l’opposition traditionnelle) si on en croit les sondages (« After Tahrir : New Poll Findings from Egypt », Zobby Research Services, juin 2013), n’ont pas été capable de transformer politiquement son influence. Les jours qui viennent risquent d’être décisifs pour l’avenir du pays.

57 commentaires sur « Vers une intervention de l’armée en Egypte ?  »

  • permalien gloc :
    25 juin 2013 @12h26   »
    Vers une intervention de la justice en Egypte ?

    ... ou Morsi le président en cavale :

    Chaine Al Qarra Tv, à voir sur dailymotion.com, video n° x117nc9_egypte-morsi-un-president-evade-de-prison_news

  • permalien Sakhra :
    25 juin 2013 @15h20   « »

    EGYPTE-Que va-t-il arriver le 30 juin ?

    Morsi, partira, partira pas
    Quel plan B ?

    Dans Al-Masry Al-Youm, le chercheur et politologue Amr ElShobaky explique que, malgré l’échec total du régime de Morsi, « il n’en demeure pas moins que l’idée de faire tomber un président élu, sans regard pour les conséquences que cela peut avoir sur les chances de la transition démocratique en Egypte, paraît inquiétante ». Or, pour les courants révolutionnaires, faire tomber Morsi le 30 juin n’est pas négociable. Ils proposent de mettre à sa place le président de la Haute Cour constitutionnelle ou de créer un conseil présidentiel. « Des propositions qui sont avancées sans savoir à quel point ces forces sont capables de participer à la fabrication d’une alternative après le départ du président. C’est ce qui s’est passé avec Moubarak et ce sont les Frères musulmans qui ont récolté les fruits ».
    Et de continuer : « Quelques-unes des solutions que certains considèrent comme révolutionnaires ne sont en fait que des services rendus gratuitement aux forces conservatrices pour qu’elles accèdent au pouvoir. La première fois, les jeunes ont fait la révolution, et les Frères musulmans se sont retrouvés au pouvoir. Et cette fois-ci, si Morsi tombe sans alternative et sans plan B clair, l’alternative sera l’armée ou les réseaux d’intérêts du PND (parti de Moubarak) ou les salafistes ou un cocktail entre ces composantes ». Pour ElShobaky, les Frères musulmans ne feront pas de concessions et en concluant son article avec la phrase : « Toutes nos prochaines batailles nous les gagnerons aux points et non par KO », il laisse entendre que Morsi et son régime ne tomberont pas le 30 juin.

    blog algérie- infos

  • permalien Odile.orc :
    25 juin 2013 @17h29   « »

    A Gloc,
    Le probleme est qu’il s’est evade avec l’aide de forces etrangeres au pays [Hamas], les armes ont ete volees, il a ouvert la porte a des milliers de prisonniers de droit commun ...
    Tout cela a eu des consequences graves, le moins que l’on puisse dire est que l’interet du pays n’etait et n’est pas sa priorite.

  • permalien patrice :
    25 juin 2013 @17h49   « »

    Il est toujours plaisant, mais sans plus, de voir ses pronostics confirmés à 100%.
    Il y a un an, j’écrivais sur ce blog que :
    - Morsi, bien que légitime, démocratiquement parlant, ne saurait pas solutionner les problèmes économiques du pays, et, en plus, aggraverait la situation en faisant fuir les touristes.
    - Que ce même Morsi était un fanatique religieux, et donc un dictateur en puissance.
    - Que les troubles sociaux pousseraient inéluctablement l’armée à reprendre le pouvoir, avec ou contre les Frères.
    - Bref, que la démocratie était mal barrée. Quand on vote pour un facho, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

    Les égyptiens n’ont eu que ce qu’ils désiraient, comme les français, qui voteront bientôt Le Pen en s’imaginant que celà solutionnera les problèmes de chômage.
    C’est la vie.

  • permalien patrice :
    25 juin 2013 @18h06   « »

    @Odile.orc
    "Le probleme est qu’il s’est evade avec l’aide de forces etrangeres au pays [Hamas], les armes ont ete volees, il a ouvert la porte a des milliers de prisonniers de droit commun ... "

    Est ce vraiment important ?
    La publication de cette info, et son éventuelle utilisation juridique dans le futur, ne démontre qu’une chose : L’armée fait pression sur les Frères avec l’arrière pensée de reprendre le contrôle, avec ou sans Morsi.
    Mais Morsi n’est pas le principal problème. Le principal problème est le risque de violences à venir, du fait de la faillite économique du pays. Cela pourrait coûter très cher à ceux qui détiennent le pays, parmi lesquels, les militaires et leurs alliés.
    Cette affaire d’évasion n’est qu’un coup de semonce adressé au gouvernement, une manière de faire admettre aux Frères le fait qu’ils ne sont plus aptes à endiguer une révolte généralisée.
    C’est d’ailleurs l’évidence même.

  • permalien chougui :
    25 juin 2013 @18h30   « »

    l’opposition égyptienne a violé les règles de la démocratie et les règles de l’opposition vu les dérapages constates depuis l’investiture du président morsi.
    toute opposition digne de ce nom ne doit opposer un refus du régime mais devrait travailler pour gagner les prochaines élections et faire changer les choses .en France francois hollande est aux bas des sondages mais l’opposition n’a jamais exprime le souhait de le destituer.
    il parait de la dose de démocratie est un peu forte pour les égyptiens et il incombe à l’armée d’intervenir pour réguler l’opposition en attendant les nouvelles élections.

  • permalien Colibri :
    25 juin 2013 @20h35   « »

    Les Français ont voté pour Hollande en sachant très bien pour quel parti ils votaient . En plus il existe en France des services sociaux qui palient à beaucoup de problèmes en cas de coups durs pour la population , sans parler de la façon dont les maires sont élus ou les députés . Mais Morsi lui a été élu pour un programme "liberté, pain , et justice sociale " . Il s’est avéré le pire des dictateurs qu’ait connu l’Egypte , de surcroit il nomme des "personalités" aux mains pleines de sang (assassins de touristes , tueurs de Sadat ) étant lui meme un repris de justice . Bref il place tous les membres de sa confrérie sans se soucier d’améliorer le quotidien des pauvres gens .Au final les Egyptien n’ont pas l’habitude de la démocratie , il ont été grugés par des frères "musulmans" en soif de pouvoir .

  • permalien patrice :
    26 juin 2013 @17h12   « »

    @Colibri
    Les électeurs de Hollande ont voté pour un programme en 60 points dont un seul, à ce jour, a été mis en pratique (le mariage gay).
    Pour le reste, Hollande a repris point par point la politique suicidaire de Sarkozy.
    Morsi, quant à lui, représente les deux tiers de la population égyptienne qui souhaitaient un pouvoir exercé par la droite religieuse, l’équivalent de la française Christine Boutin.
    Evidemment, ça ne marche pas non plus.
    Mais, dans les deux cas, il était évident que ça allait clasher.
    Finalement, on accuse trop souvent les chefs, alors que la population a généralement les dirigeants qu’elle mérite...Sarkozy, ou Hollande, par exemple.
    Corollairement, l’Argentine et l’Islande méritaient de sortir de l’ornière.
    Au fait...
    La France a voté Hollande au seul motif que DSK a dérapé.
    Est il nécessaire d’en rajouter ?

  • permalien Ines :
    26 juin 2013 @23h05   « »

    Est-ce seulement à cause de Morsi que ça coince ?

    Si je ne m’abuse, il semble plutôt que Les Frères aient dû composer avec l’armée toujours bel et bien présente. Maintenant, celle-ci souhaite reprendre ses "droits".

    Une révolution ne peut se faire si il subsiste des traces de l’ancien régime ... L’armée n’a pas été bouleversée, comme le dit Alain Gresh, là est la première erreur fatale de Morsi.

    Cette situation rappele "l’ouverture démocratique" en 1988 en Algérie. En 1992, ça s’est fini par un coup d’Etat militaire. Pourquoi ? Parce que "l’ouverture" de 88 s’était faite avec les insitutiuons dictatoriales de l’ancien régime, donc avec l’ancien régime. il aurait fallu décapitier les héritages de la dictature.

    Pourquoi les opposants veulent-ils que l’armée prenne le pouvoir en Egypte ? Qu’ils regardent un peu en arrière, ce serait une catastrophe !

  • permalien Une habitante du Caire :
    26 juin 2013 @23h31   « »

    Au coeur des manifestations du 30 Juin sont deux préoccupations principales pour les Egyptiens : Une économie en déroute, et une insécurité grandissante dans le pays. Il s’agit d’un peuple qui n’a plus les moyens de se nourrir et qui est le témoin d’une violence sans répression dans ses rues. Le meutres récents de chiites au Caire n’en étant qu’un exemple.

    Il est évident que l’opposition plutot que de s’empêtrer dans des manifestations sans fin, devrait sensibiliser la population aux mécanismes offerts par la démocratie et à son projet politique mais nous n’en sommes pas encore là.

    En attendant, nous avons faim et nous avons peur.

    Alors, la frustration monte et ayant l’impression d’avoir laisser sa chance au président Morsi, une part des Egyptiens veulent son départ. Bien que l’armée ne soit pas vue dumeilleur oeuil, elle reste pour beaucoup une alternative, dans une recherche de sécurité perdue et de stabilité... enfin.

    Le situation est complexe et sa situation ne sera pas simple ou prompte à venir.

  • permalien Salem L :
    27 juin 2013 @10h37   « »

    Dans les pays qui se respectent les hommes chargés de la destinée des institutions ne changent pas au gré de la couleur politique des vainqueurs des elections !si on prend le cas de l’Algérie, l’ouverture démocratique de 1988 n’était pas destinée à créer un régime démocratique mais plus pour gagner du temps en attendant de réunir les ingrédients d’une remise en cause de toute idée démocratique ! Et puis comment croire q’un régime qui affectionne la dictature puisse changer du jour au lendemain ? L’Egypte, le moins que l’on puisse dire était de faire tomber Moubarak pour le remplcer par n’importe quel régime ! Les armées de ces pays sont des géants aux pieds d’argile car leurs juntes n’aspirent à rien d’autre que de se sauvegarder leurs privilèges à défaut de leurs pouvoirs et c’est ce qui a fait sans doute que Monsieur Morsi n’a pu la changer !Le danger pour ces dirigeants serait de reproduire les memes injustices et croire que diriger un pays au nom de la religion le mettrait à l’abri de renversement ! ces peuples aspirent à mieux vivre tout le reste n’est qu’un détail or dans le cas de l’Egypte tant que l’économique est ce qu’il est ce pays ne sortira pas de l’auberge et les beaux discours ne nourrissent pas ! Quand aux contestataires, au lieu d’aller à la peche le joiur des elections, ils feraient mieux d’aller exprimer ses opinions car il est dèja trop tard, les loups sont entrés dans la bergerie et il sera difficile voir impossible de les déloger, telle est la triste réalité car ces gens ne sont porteurs d’aucun changement, dans le meilleur des cas, ils feront de meme !

  • permalien patrice :
    27 juin 2013 @17h53   « »

    Comme le rappelle "Une habitante du Caire"
    "Il s’agit d’un peuple qui n’a plus les moyens de se nourrir et qui est le témoin d’une violence sans répression dans ses rues."

    Autrement dit : Les habitants n’ont perçu aucune amélioration de leur niveau de vie, bien au contraire, due à l’arrivée au pouvoir des Frères, et, en plus, la rue est devenue dangereuse, entre autres à cause des salafistes, dont les exactions ne sont plus réprimées.
    Mais, au coeur du problème, on a les inégalités et la corruption des élites, problème que Morsi a décidé de ne pas traiter. On pourrait y ajouter la dette et les contraintes létales imposées par le FMI.
    Dans la mesure où aucun parti ne propose de planter la dette et voter des lois égalitaristes, genre loi agraire, salaire minimum, assistance aux démunis, taxation des haute revenus, etc, la situation ne peut que dégénérer vers la guerre civile. D’où la reprise en main par l’armée.
    L’armée ne compte pas solutionner les problèmes économiques. Elle compte juste terroriser les opposants.
    Ce scénario était prévisible, et, en ce qui me concerne, prévu, depuis un an. Mais n’oublions jamais que l’armée est au service du capitalisme le plus hard. Autrement dit, le pays a le choix (...) entre deux pièges.

  • permalien sami el masri :
    28 juin 2013 @15h13   « »

    Vous voulez surement dire "Zogby research services" et non pas "Zobby research services"...

    Faute de frappe malheureuse quand on est arabophone...
    cordialement

  • permalien Shanaa :
    30 juin 2013 @20h13   « »

    Bonsoir ! Tout à fait d’accord avec ce billet.
    Les fm, novices dans l’exercice périlleux du pouvoir, ont commis des erreurs, certes. Mais, est-ce une raison de remettre en cause une élection démocratique ? "L’opposition" n’a pas l’air de s’en soucier. Hormis l’appel de la rue, elle n’a ni leader, ni programme ni revendications précises. Pire : "L’opposition" refuse l’appel au dialogue de Morsi, au risque de plonger le pays dans le chaos. Pourtant, la Syrie et la Libye ne sont pas loin !

  • permalien abou elezz :
    30 juin 2013 @23h28   « »

    le problème c’est qu’il y’a des des pays, des parties et des gens qui s’affolent en trouvant des islamistes qui tiennent le pouvoir. Ils insistent qu’ils sont incapables de guider, alors qu’ils sont arrivés au pouvoir avec des élections démocratiques. C’est à dire les grandes forces n’ont pas encore accepter que le printemps des révolutions arabes doit aboutir à un pouvoir mené par des gens libres et honnêtes et qui ne sont guidés par des forces étrangères qui ont eu l’habitude de s’intervenir à chaque moment dans nos propres affaires

  • permalien X+ :
    1er juillet 2013 @00h02   « »

    Le pouvoir entre les mains des religieux devait être une étape de qq années ds le printemps arabe, car une démocratie ne peut être religieuse. L’opportunisme de la confrérie va peut être raccourcir cette étape.

  • permalien Nathan :
    1er juillet 2013 @09h34   « »

    C’est bien joli de manifester (contre un Président élu, soit-dit en passant) et de jouer à la révolution mais la seule question qui vaille est : qui va construire ce pays ? Comment va-t-on le construire ? Avec quels moyens ? Comment va-t-on le faire sortir du sous-développement ? Sur quels atouts peut-il compter ? A-t-il seulement des atouts dans la féroce compétition internationale ? Est-ce que prier Allah cinq fois par jour ou provoquer le chaos dans la rue vont suffire ?

  • permalien Ines :
    1er juillet 2013 @10h57   « »

    La force démocratique en Egypte, c’est entre autres mais surtout les Frères Musulmans, qui ont été élus et on tenté d’exercer le pouvoir avec les opposants qui voulaient jouer le jeu démocratique.

    Les dictateurs sont ceux qui ne veulent pas discuter avec les forces élues, donc avec les Frères Musulmans.

    Espérons que cette armée s’éloigne définitivement de la politique et qu’échoue cette tentative de manipulation des protestations et attentes légitimes des égyptiens.

  • permalien Nathan :
    1er juillet 2013 @11h10   « »

    En googlant, je me suis aperçu que l’université du Caire compte 200.000 étudiants et l’université islamique al-Azhar, 50.000 étudiants.

    Bref, l’université du Caire, toutes facs confondues, ne compte que 4 fois plus d’étudiants qu’une université qui enseigne la théologie et les "sciences islamiques" (allez savoir ce que ça veut dire).

    De quoi l’Egypte a-t-elle besoin aujoud’hui ? D’ingénieurs, d’agronomes et d’entrepreneurs ou de parasites qui décrochent les meilleurs emplois dans une bureaucratie pléthorique ?

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2013 @11h25   « »

    abou elezz , ce que que dites est vrai. De nombreux égyptiens ont une crainte irrationnelle des fm uniquement à cause de l’étiquette, faisant fi du choix des électeurs. Un certains nombre de manifestants considérent la futilité du manque de charisme de Morsi. Celui-ci est un homme issu du peuple et cependant instruit. Il y également beaucoup de désoeuvrés qui ignorent tout de la politique. Quant à "l’opposition" sans consistance, elle donne le mauvais exemple en mettant de l’huile sur le feu, méprisant le résultat des urnes et s’arrogeant le droit de donner un "ultimatum" (menace ?) à un président élu.
    Le dialogue et l’intérêt de la nation semblent absents dans le jeu des protagonistes.

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2013 @13h18   « »

    Nathan : "De quoi l’Egypte a-t-elle besoin aujoud’hui ? D’ingénieurs, d’agronomes et d’entrepreneurs ou de parasites qui décrochent les meilleurs emplois dans une bureaucratie pléthorique" ?

    Dans une économie mondialisée, suprémaciste, ou les matiéres premiéres vitales sont côtées en bourse, cette question est sans utilité. On sait que, dés qu’un pays léve la tête pour suivre une autre alternative il est ramené à l’àge de pierres pour que les vautours du FMI lui tombent dessus.
    Ceci étant dit, l’Egypte souffre du nepotisme, de la corruption, et le métier fait encore le moine. C’est pourquoi, les étudiants choisissent des filiéres prestigieuse, mêmes inutiles pour l’économie du pays !

  • permalien Sarah :
    1er juillet 2013 @15h19   « »

    @ Shanaa :

    bou elezz , ce que que dites est vrai. De nombreux égyptiens ont une crainte irrationnelle des fm uniquement à cause de l’étiquette, faisant fi du choix des électeurs

    Il faut dire qu’ils ont été bien aidés par des médias à la solde de l’ancien régime qui n’ont cessé de présenter Morsi en nouvel Hitler.

    La propagande anti-Morsi sur les chaînes arabes y compris celles des monarchies wahabites(sauf Al jazeera),sur les chaînes égyptiennes dont la plupart sont acquises à l’ancien régime et à des hommes d’affaires dont la propagande anti-FM est aussi sommaire que celle de Fox news ont chauffé à blanc ceux qui n’ont jamais accepté le résultat des urnes en Egypte,les partisans de l’ancien régime,des bobos qui pensent qu’il faut brûler le siège du parti des FM ou de destituer Morsi ou manifester sans cesse pour avoir une "vraie démocratie".

    Ca me fait bien rire(jaune,vue les conséquences dramatiques que peuvent avoir les événements) de présenter Morsi en nouvel dictateur qui a les pleins pouvoirs alors qu’en réalité il a très peu de soutien:il ne contrôle pas l’armée,ni l’appareil sécuritaire du pays,il a la plupart des chaînes égyptiennes et internationales(occidentales)contre lui,sans compter les très nombreuses ONG,financées par des organismes liés plus ou moins aux USA et à L’Europe,qui ne cessent de faire une propagande anti-islamiste primaire.

    Le processus démocratique est quelque chose qui est certes long à apprendre et parfois chaotique , mais si à chaque fois qu’un président est élu dans des élections un peu près transparentes, l’opposition ne joue pas son véritable rôle qui est celui de proposer un véritable programme alternatif avec un projet socio-économique qui permette le développement du pays,et que cette opposition ne cesse de saboter le pouvoir en s’opposant pour s’y opposer,alors il n’y a aucun espoir de voir le pays se diriger vers un réel processus démocratique.

    Et si le processus de transition,qui peut-être long, dérape alors il est certain que l’ancien pouvoir ,dont fait partie l’armée, va revenir au pouvoir en se présentant comme la seule alternative.

    Morsi a fait des erreurs,il n’a pas toujours été courageux dans ses choix politiques ou économiques,il n’a pas assez rompu avec l’ancien pouvoir,sans doute parce qu’il sait qu’il n’a pas les soutiens nécessaires pour mener la politique qu’il voudrait,mais que propose l’opposition qui manifeste ??
    Quel est son programme à part virer le "dictateur Morsi" ???
    Quelle place veut-elle accorder à l’armée ?
    Et d’ailleurs,y a -t-il une vraie opposition cohérente,structurée,qui ne soit le faux nez "démocratique" des anciens partisans de Moubarak ??

    Il n’y a pas de démocratie possible sans un minimum de confiance entre les principales forces politiques du pays.

  • permalien Sakhra :
    1er juillet 2013 @15h34   « »

    UNE TRANSITION QUI AVANCE .

    LES TUNISIENNES SONT TOUJOURS TRES PRESENTES DANS LA VIE ECONOMIQUE ET SOCIALE ET ELLES N’ONT PAS BESOIN DE FEMEN POUR DEFENDRE LEURS DROITS ET LEURS ACQUIS. ELLES LE FONT BIEN ET N’ONT PAS BESOIN DE « TUTEURS ». BREF, LA TUNISIE N’EST PAS DEVENUE UN ENFER APRES AVOIR FAIT TOMBER LE « PARADIS POLICIER » DE BEN ALI. AU CONTRAIRE, ON DECOUVRE, AVEC LA LIBERTE DE PARLER SANS CRAINTE, LA DIVERSITE DES TUNISIENS ET LEUR TOLERANCE. LES EVENEMENTS MIS EN AVANT DANS LES MEDIAS INTERNATIONAUX SONT EN GENERAL DES SITUATIONS CRITIQUES ASSEZ EXCEPTIONNELLES. ILS NE RENDENT PAS COMPTE DU FAIT QUE LA TRANSITION TUNISIENNE SE DEROULE DANS UNE SORTE DE BRAS DE FER POLITIQUE NON VIOLENT OU LA NEGOCIATION EST APRE ET ABOUTIT, EN DEFINITIVE, A DES SOLUTIONS CONSENSUELLES. TOUT LE CONTRAIRE DE LA TRANSITION EGYPTIENNE TRES HEURTEE ET POUVANT DERIVER VERS DE SITUATIONS DANGEREUSES. LA TUNISIE N’EST CERTES PAS L’EGYPTE, SES PROBLEMES NE SONT PAS AUSSI MASSIFS ET COMPLIQUES QUE CEUX DES EGYPTIENS. MAIS ON PEUT, SANS HESITER, COMPARER LA QUALITE DES DEUX TRANSITIONS POUR CONSTATER QUE LES TUNISIENS SONT PLUS CREATEURS ET PLUS ENCLINS AUX NEGOCIATIONS PATIENTES. C’EST CELA QUI EN FAIT UN POSSIBLE MODELE. CEUX QUI SONT SOUS « INFLUENCE » DE CES IMAGES TRES IDEOLOGIQUES VEHICULEES DANS LA PRESSE DEVRAIENT DECIDER DE « PENSER PAR EUX-MEMES » EN ALLANT VERIFIER SUR PLACE. L’ARRIVEE DES VACANCES ESTIVALES CONSTITUE UNE EXCELLENTE OPPORTUNITE. L’OFFRE EST BONNE MEME DURANT LE RAMADHAN QUE L’ON FASSE LE JEUNE OU NON ! SI VOUS N’ARRIVEZ PAS A CONCOCTER UN PLAN VACANCES EN ALGERIE, ALLEZ DONC EN TUNISIE. VOUS POURREZ CONSTATER, DE VISU, QUE LES CHOSES SONT BIEN MEILLEURES QUE CE QUE L’ON DIT. CEUX QUI FERONT CE CHOIX AIDERONT L’ECONOMIE TUNISIENNE QUI EN A BIEN BESOIN. ET ILS FERONT, CONCRETEMENT, UNE COMPARAISON CRITIQUE ENTRE LE REEL ET CE QU’ILS ONT PU LIRE DANS LES JOURNAUX. POUR CONSTATER QU’UN PROCESSUS DEMOCRATIQUE PEUT ETRE DIFFICILE ET COMPLIQUE MAIS QU’IL NE S’AGIT PAS D’UN « ENFER » QUI RENDRAIT SOUHAITABLE UN RETOUR A UN « PARADIS POLICIER ». CAR IL N’Y A PAS BEAUCOUP DE TUNISIENS - ÇA EXISTE QUAND MEME - QUI CULTIVENT LA NOSTALGIE DU « FLIC DANS LA TETE ».

    Le quotidien d’Oran.

  • permalien Sarah :
    1er juillet 2013 @15h40   « »

    Une très bonne analyse sur la propagande anxiogène anti-Morsi et anti-Frères musulmans par les médias égyptiens,détenus en grande partie par les partisans de l’ancien régime et des hommes d’affaires peu favorables à Morsi :

    Anti-Muslim Brotherhood propaganda may be the result of a concerted effort by media tycoons unfriendly to the Brotherhood, a consequence of decades of anti-Brotherhood fear mongering, or both. The general lack of professionalism that plagues much of Egyptian journalism–something which I discussed at length in my dissertation research in 2009, and which helps create a systematically imbalanced discussion–almost certainly plays a key role.

    In any case, what becomes clear from any serious reading of Egyptian politics is that there are groups in Egypt–Mubarak regime remnants, media figures, and members of the opposition–that refuse to let the Brotherhood rule the country. It is true that anti-Brotherhood sentiment has increased in recent months, and that Morsi’s politics have turned off many Egyptians. It is also true, however, that Morsi’s mistakes have been exaggerated and, importantly, that there were many Egyptians not prepared–from the start–to accept a democratic Egypt ruled by Islamists. Here, it is important to note that the first arsons of Brotherhood offices occurred well before Morsi’s controversial 22 November decree, which lasted all of eighteen days and has been exaggerated by the opposition. It is also worth noting that calls for a new “revolution” began last August, just two months after Morsi took power and when his approval rating was higher than seventy percent ; and that members of Egypt’s opposition, including 2012 presidential candidates Hamdeen Sabbahi and Amr Moussa, have been calling for an early end to Morsi’s term since last summer–just after they lost the presidential race. Indeed, it seems some in Egypt’s opposition were ready to move away from Brotherhood rule almost as soon as it began.

    At best, the Muslim Brotherhood is struggling to solve Egypt’s myriad problems, simultaneously battling thugs in the street, a seditious opposition, corruption in the judiciary, and a state that is in shambles at many levels. At worst, they are incompetent rulers. Even if the incompetence theory proves true, the Brotherhood does not deserve violence or overthrow, despite what the propaganda war against them may suggest.

    L’article en entier :

    Unpacking anti-Muslim brotherhood discourse.

    http://www.jadaliyya.com/pages/inde...

  • permalien Sarah :
    1er juillet 2013 @15h44   « »

    L’extrait important à retenir de l’article :

    It is also worth noting that calls for a new “revolution” began last August, just two months after Morsi took power and when his approval rating was higher than seventy percent ; and that members of Egypt’s opposition, including 2012 presidential candidates Hamdeen Sabbahi and Amr Moussa, have been calling for an early end to Morsi’s term since last summer–just after they lost the presidential race. Indeed, it seems some in Egypt’s opposition were ready to move away from Brotherhood rule almost as soon as it began.

  • permalien Ines :
    1er juillet 2013 @21h01   « »

    Aux dernières nouvelles, l’armée a donné 48H à Morsi pour régler "la crise", tout en affirmant bien sûr ne plus vouloir se mêler de politique ... Ou comment se contredire soi-même ! On y croit à leurs belles paroles !

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2013 @21h02   « »

    Sarah : "Et si le processus de transition,qui peut-être long, dérape alors il est certain que l’ancien pouvoir ,dont fait partie l’armée, va revenir au pouvoir en se présentant comme la seule alternative."

    Qui a dit ? "Bien agiter le peuple avant de s’en servir".

    Les "foulouls", nervis de l’ancien régime savent s’y prendre, à ce qu’il parait. Peu importe le dérapage !
    Il faut dire qu’aprés trente années de muselage serré de la parole, une partie du peuple ne demande qu’à se défouler, sans vraiment se poser la question de savoir qui tire les ficelles.
    Et, c’est précisément sous Morsi que la parole se libére !

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2013 @21h09   « »

    Ines : « Aux dernières nouvelles, l’armée a donné 48H à Morsi pour régler "la crise"... »

    Ah ! Ah ! Ah ! Cette opposition se ridiculise aux yeux du monde ! Vous imaginez Mélenchon donner un ultimatum de 48h à Hollande qui a été légalement élu ?

  • permalien Nathan :
    1er juillet 2013 @21h19   « »

    Les manifestants ont sans doute de bonnes raisons de manifester mais il se fait que Morsi a été élu démocratiquement. Soit on respecte la démocratie, soit on ne la respecte pas. Les Frères musulmans ne sont pas ma tasse de thé mais Morsi a été élu démocratiquement. Si les Egyptiens ne sont pas contents, qu’ils attendent les prochaines élections. La démocratie, c’est la volonté de la majorité.

  • permalien K. :
    1er juillet 2013 @21h53   « »

    Morsi a été élu démocratiquement. Si les Egyptiens ne sont pas contents, qu’ils attendent les prochaines élections. La démocratie, c’est la volonté de la majorité.

    Morsi a surtout appelé le criminel de guerre Peres "mon ami" (si si, il l’avait bien appelé ainsi), et on aurait aimé que les sionistes aient respecté "la volonté de la majorité" quand le Hamas avait été élu.

  • permalien K. :
    1er juillet 2013 @22h00   « »

    Egypt’s presidency defies threat of military coup

    Mohamed Morsi aide says army will not be able to act on 48-hour ultimatum over political unrest without US approval.

    Apparemment le coup de balai de Morsi au sein de l’armée n’en était pas un véritablement.

  • permalien Sarah :
    1er juillet 2013 @22h02   « »

    @ K :

    What I do believe is that a democratically elected administration – with all the displeasure and obviously widespread disapproval it produces – should be given a chance to carry out what it was mandated to do when it was voted in, en masse and repeatedly. I believe that no president could’ve dealt with the problems that Morsi has had to deal with, in the face of a non-cohesive, non-cooperative and at times downright obstructionist opposition, and certainly not in just 12 months. I also believe that while democracy is more than turning out to vote every x amount a years, is it not just a case of how many people groups can mobilise (it’s both, and to deny or scoff at either is your error). And I believe if you tell an organisation with millions of ardent supporters, members of which have been imprisoned, tortured, terrorised, raped and killed over decades by oppressive state security that, after enduring all these horrific wrongs, after the one time they are allowed to show their true strength in a legitimate, mass participation electoral process, that the result doesn’t matter and they’ll be leaving in 48 hours because you say so, that you deserve whatever backlash such a process provokes.

    I also believe that if you really are serious about democracy, you kind of sit it out for a bit more than 12 measly months. I believe that if you gave two shits about the poor people who gave their lives for the revolution, who paid the ultimate sacrifice so that Egyptians could be free to choose their own leaders, you wouldn’t try to mitigate or explain away a return to military rule – you’d rage against it.

    http://patrickgaley.com/2013/07/01/...

  • permalien Sarah :
    1er juillet 2013 @22h11   « »

    @ K :

    Apparemment le coup de balai de Morsi au sein de l’armée n’en était pas un véritablement.

    Parce que vous croyez qu’on marginalise d’un claquement de doigt une force politique qui joue un rôle aussi majeure dans la vie politique égyptienne depuis plus de cinquante ans ?

    Il a fallu quasiment une décennie à Erdogan pour mettre à l’écart les éléments les plus anti-démocratiques de l’armée turque.

    Je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que Morsi est au pouvoir depuis un an seulement.

    Comment peut-on croire qu’il peut régler les problèmes immenses de l’Egypte en douze mois seulement ???

  • permalien chougui :
    1er juillet 2013 @22h16   « »

    les événements se succèdent brutalement en Égypte .on a bien constaté que l’opposition a pris terriblement de l’ampleur .
    le président morsi se trouve alors victime d’un complot bien préparé par la coalition de deux bandes les partisans de l’ancien régime et l’opposition infiltrée par les pays du golfe et les usa et Israël pour entraver la révolution égyptienne .
    le feuilleton de destruction des pays arabes de la région se poursuit pour laisser un pays bien défini seul jouant le rôle de gendarme .
    les acteurs régionaux ont estimé que l’Égypte constitue le poumon du monde arabe ,si l’Égypte se stabilise pourrai jouer le rôle de locomotive des autres pays arabes que ce soit en orient ou au Maghreb. et ceci dit que détruire l’Égypte par l’opposition égyptienne empêcherai tout changement éventuel dans le monde arabe.
    je reste enthousiaste quand au rôle que devrait jouer l’armée égyptienne pour empêcher le déchirement de l’état par l’évincement des ténors despotiques de l’opposition de la vie politique.

  • permalien K. :
    1er juillet 2013 @22h19   « »

    Sarah, je n’ai pas dit le contraire, j’ai dit qu’il était risible de croire qu’un sioniste peut être sincère dans sa défense de la démocratie en pays arabe (on a lu d’innombrables fois Nathan écrire qu’il préférait voir les dictateurs arabes alliés des dirigeants occidentaux garder le pouvoir plutôt que de voir des ennemis d’Israël arriver au pouvoir démocratiquement)

    Ceci dit il est clair que mon antipathie pour Morsi et sa confrérie sectaire et opportuniste (quelques dissidents mis à part) est maintenant sans faille.

  • permalien K. :
    1er juillet 2013 @22h33   « »

    Sarah, mon précédent post répondait à votre premier message.

    Quant au second je ne faisais que reprendre l’analyse de beaucoup de gens qui pensaient que l’armée avait été mise au pas.

    Quant au facteur durée il n’est que partiellement vrai à mon avis : la situation a empiré en partie à cause du sectarisme et de la paranoïa de la confrérie.

  • permalien Sarah :
    1er juillet 2013 @22h33   « »

    @ k :

    Il ne s’agit pas d’avoir de la sympathie ou de l’antipathie pour Morsi ou les FM,mais d’établir et de respecter un minimum de règles institutionnelles qui permettent au pays d’avancer et mener à bien sa transition.

    Il est clair que l’attitude qui consiste à promouvoir la méfiance(et non la critique légitime d’un pouvoir),de saborder systématiquement le pouvoir élu,bref tout faire pour empêcher une quelconque avancée ou réforme provenant du pouvoir,est une attitude irresponsable et anti-démocratique.

    Que l’opposition égyptienne,au lieu de manifester et d’en appeler à l’armée,s’organise et prépare les prochaines échéances électorales dans lesquelles je suis certaine elle fera de bons scores si son programme est crédible(l’usure du pouvoir jouant au détriment de Morsi).

  • permalien K. :
    1er juillet 2013 @22h45   « »

    Sarah vous ne me comprenez décidément pas : la précision sur mon antipathie pour Morsi ne veut pas dire que je ne suis pas pour le fait de laisser Morsi poursuivre son mandat. C’est même le contraire qui est vrai.

  • permalien Shanaa :
    1er juillet 2013 @23h15   « »

    La lettre de Morsi à Peres est purement protocolaire. Morsi y parlait aussi du processus de paix, des accords passés avec Israél et des droits des palestiniens. La politique n’est pas une cour de récréation. Il y a des enjeux diplomatiques qui exigent des concessions de part et d’autre.
    Je suis d’accord avec Nathan quand il dit qu’il faut sanctionner aux prochaines élections si l’on veut la "démocratie". Sinon, cela s’appelle un "coup d’état".

  • permalien X+ :
    2 juillet 2013 @03h55   « »

    Morsi, avec sa tentative de coup de force de modification constitutionnelle au lendemain de son apparent succés international à la suite de l’agression sioniste sur Gaza a montré beaucoup de mépris pour la révolution et les institutions égyptiennes. Avec ce geste, il a tenté d’accroitre ses pouvoirs et en même temps celui de ses frères de façon opportuniste et méprisable.

    Les jeunes de la place Tahrir on accepté les résultats des élections présidentielles par respect pour la démocratie. L’opposition en profite.

    Morsi a commis des erreurs, il ne le cache pas, une manière de demander aux égyptiens de passer l’éponge.

    Pour s’assurer que les égyptiens acceptent de passer l’éponge il doit démissionner et se représenter s’il le souhaite. Sa légitimité, s’il remporte les élections, ne pourra être que très très fortement renforcée.

    Le seul qui peut éviter à l’Égypte de basculer vers plus de violences est Morsi lui même. Ce qui arrivera dans la suite est de son entière responsabilité. L’opposition plurielle et la rue très diversifiée ne peuvent s’entendre sur une réponse à même de calmer le jeu ce n’est pas possible. Morsi seul peut bien que ses frères ne seront pas du même avis.

    Shanaa et Nathan s’opposent à la démission de Morsi, c’est assez pour savoir que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Égypte.

  • permalien Shanaa :
    2 juillet 2013 @09h10   « »

    X, contrairement à vous, je n’ai aucun parti pris subjectif hormis celui de la paix civile et la conviction que la violence n’a jamais rien résolu pas plus que les guerres.
    Au fait, comment va la "démocratie libyenne ? Il parait qu’il y a un attentat tous les jours, comme en Irak depuis 2003 ! Preuve que la maturation et la révolution culturelle sont plus productives que les fiévres barbares des guerres et révolutions téléguidées !

  • permalien Nathan :
    2 juillet 2013 @10h07   « »

    X+ : 2 juillet @03h55

    Shanaa et Nathan s’opposent à la démission de Morsi, c’est assez pour savoir que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Égypte.

    Je me suis contenté de dire qu’un pays n’est vivable que si l’on respecte un minimum de règles constitutionnelles. Sinon, c’est le chaos et l’Egypte va droit vers le chaos.

    La remarque de X montre à quel point il se soucie peu de la démocratie et des élections. Pour X, tout est d’une simplicité enfantine. Quand quelque chose ne va pas dans le sens qu’il espère, lui dans sa petite personne, eh bien, il faut tout changer. Un président a été élu. Au bout d’un an, il n’a pas rempli ses promesses. Eh bien, c’est simple, il faut changer de président. Pour le remplacer par qui ? On ne sait pas, par quelqu’un dans la rue, peut-être...

    Ajoutons que X peut pérorer d’autant plus facilement qu’il vit bien peinard à Montréal. C’est de Montréal que X donne ses conseils avisés aux Egyptiens. C’est de Montréal que X dit aux Egyptiens ce qu’ils doivent faire en Egypte. C’est pas beau ça ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    2 juillet 2013 @12h24   « »

    Nathan

    - Vous croyez que c’est parce qu’un président a été élu qu’il est illégitime de manifester contre lui ?

    - Ainsi, depuis 2002, parce que deux présidents de droite ont été élus, les Français n’auraient pas eu le droit de manifester, de s’opposer à une "réforme" des retraites, qui n’a d’autre raison d’être que de ficher en l’air, au profit des riches, une conquête sociale acquise de haute lutte ?

  • permalien patrice :
    2 juillet 2013 @13h03   « »

    @Nathan
    Les problèmes de légitimité démocratiques en Egypte sont désormais hors sujet.
    Peu importe en effet qu’il soit "juste", ou "injuste" que Morsi, président élu, demeure au pouvoir malgré ses nombreuses erreurs.
    Le pays est devenu ingérable, et la situation ne peut que s’aggraver très rapidement, évoluant inéluctablement vers la guerre civile. Les touristes et les investisseurs ont pris la poudre d’escampette (comme en Tunisie, d’ailleurs). Accessoirement, aucune force politique ne propose de solution, ce qui ôte au gouvernement l’option "gouvernement d’union nationale".
    Reste l’armée, désormais soutenue par le peuple (!), et qui dirigera le pays officiellement ou officieusement dans quelques jours, avec ou sans les FM.
    Concrètement, Morsi va devoir plier, car il n’a pas d’autre solution. Pas de morale à cette histoire, surtout pas démocratique. C’est juste l’histoire d’un échec prévisible.
    Hollande devrait d’ailleurs s’y intéresser, car c’est un truc du même genre qui le guette.
    C’est la vie. Quand on n’est pas capable de diriger un pays, on reste à la maison, comme moi, et on critique, (comme moi).

  • permalien Nathan :
    2 juillet 2013 @13h25   « »

    Ph. Arnaud : 2 juillet @12h24

    Vous croyez que c’est parce qu’un président a été élu qu’il est illégitime de manifester contre lui ?

    Soit vous êtes naïf soit vous jouez au faux naïf.

    Il n’est pas illégitime de manifester contre telle ou telle initiative d’un gouvernement.

    Il n’est pas illégitime de demander qu’un gouvernement ou un parlement retire un projet de loi.

    Par contre, il est illégitime et irresponsable d’exiger la démission d’un président démocratiquement élu pour un mandat. A fortiori dans un pays qui déjà au bord du chaos.

    Les manifestants jouent clairement la logique du pire. Ils veulent créer une situation qui rendrait inévitable l’intervention de l’armée et provoquerait le cycle bien connu répression/manifestations. Et ceci, sans la moindre proposition concrète et constructive pour redresser le pays.

    Il est normal que X soutienne cette logique du pire (de loin, il est vrai). Les X de ce monde ont la justice au bout des lèvres mais en réalité c’est une mascarade. Ils se fichent complètement des règles démocratiques, des institutions etc. C’est de la graine de fanatique et le chaos qu’ils appellent de leur voeux en Egypte et ailleurs donne une petite idée de ce à quoi ressemblerait l’Etat unique de Palestine si par malheur les X triomphaient.

  • permalien X+ :
    2 juillet 2013 @13h52   « »

    Shanaa :
    2 juillet @09h10 «  »
    X, contrairement à vous, je n’ai aucun parti pris subjectif hormis celui de la paix civile et la conviction que la violence n’a jamais rien résolu pas plus que les guerres.

    Je vois que vous êtres tjrs aussi réac. et opposé à tout changement.
    La Libye se potprye très bien puisqu’elle chemine tranquillement vers la démocratie. Ces transitions ne se font en un claquement des doigts.

    Restez calme !

  • permalien Shanaa :
    2 juillet 2013 @13h52   « »

    Patrice : "Peu importe en effet qu’il soit "juste", ou "injuste" que Morsi, président élu, demeure au pouvoir malgré ses nombreuses erreurs."

    Ah, oui ? Et Bush qui a triché, menti pour détruire l’Irak, n’est-il pas resté au pouvoir ? Et Hollande dont les sondages indiquent des mécontentements, n’est-il pas au pouvoir ? Il y a des tas de dirigeants type Berlusconi qui sont mélés à des scandales mais restent au pouvoir.

  • permalien Shanaa :
    2 juillet 2013 @14h02   « »

    Pourtant tout indique que la Lybie est plongée dans le chaos et la violence et ce malgré les changements successifs des dirigeants !

    “Depuis” la chute du régime Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition n’ont pas été en mesure de rétablir l’ordre dans le pays, actuellement en proie à une insécurité croissante. Plusieurs attaques contre les forces de sécurité et les intérêts occidentaux ont eu lieu ces derniers mois en Libye.“ -Le Monde.

    “Un” attentat à la voiture piégée a visé, mardi 23 avril, l’ambassade de France à Tripoli, blessant deux gardes français et provoquant d’importants dégâts, dans la première attaque contre des intérêts français en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011.“ -Le Monde.

  • permalien Orangerouge :
    2 juillet 2013 @14h06   « »

    Morsi n’a pas su donner les signes de respect nécessaires à son opposition, aux laïques et aux coptes. C’est une très grave erreur.

    Morsi a été un bon tacticien pour mettre hors jeu le quarteron de vieux dirigeants de l’armée liés à l’ancien régime à qui tout le monde l’accusait d’être vendu du SCAF. Mais il n’a sans doute pas su faire taire les plus rigides de son camps.

    Sur le plan économique, je pense que, vu l’état du pays dont Morsi a hérité, et l’armée ne lâchant pas les 20 à 40% de l’économie qu’elle contrôle (les militaires de hauts rangs possèdent nombre d’entreprises dans lesquelles les trouffions sont une main d’œuvre sous payée et corvéable), je ne sais pas si Morsi pouvait redresser quelque chose dans un délai si bref.

    Il ne faut pas perdre de vue que la chute, par des manifestations de rue, du premier président élu, va être un précédent ennuyeux pour la stabilité politique des institutions démocratiques par la suite ...

    Et l’opposition, hétérogène, n’a pas, il me semble, produit de programme économique qui permette de lui donner crédit de ce qu’elle ferait de positif si elle avait le pouvoir.

    Parvenir à un réel dialogue entre Morsi et son opposition (coalition non homogène) serait la meilleure solution, je pense. Mais ça n’en prend pas le chemin.

    Je pense que tous ceux qui aiment ce pays sont très tristes : le présent est très dur pour les Egyptiens, et on ne voit pas d’issue.

    Tout ceci étant dit, il apparait que l’apprentissage de la démocratie et des comportement qui lui permettent de fonctionner, par les populations, mais aussi par les partis politiques, est un processus long et douloureux.

    La démocratie exige de tous les parties (droite comme gauche) d’aller rassembler au delà de son camps stricto-sensu.
    Mais ça ce n’est pas un comportement spontané, les organisations partisanes doivent l’apprendre au fil des chaos politiques parfois violents ou meurtriers comme ici.

    Je pense que des leçons sont à apprendre du côté des Frères Musulmans mais aussi du côté de ses différents groupes d’opposants.

  • permalien X+ :
    2 juillet 2013 @14h10   « »

    Natahan

    Ajoutons que X peut pérorer d’autant plus facilement qu’il vit bien peinard à Montréal. C’est de Montréal que X donne ses conseils avisés aux Egyptiens. C’est de Montréal que X dit aux Egyptiens ce qu’ils doivent faire en Egypte. C’est pas beau ça ?

    Lorsque vous aviez dit que selon vous Morsi doit rester vous étiez un égyptien habitant le Caire ? Hi hi

    Vous pensez qu’un sioniste raciste qui haï les arabes de toute ses forces et les égyptiens peut exprimer son point de vue à partir de Bruxelles, et pas un canadien ?

    Encore une fois pour quelle raison ? Parce que vous croyez vraiment qu’en tant que juif élu vous avez des droits étendus.

    En Palestine, les palestiniens n’ont pas le droit de penser ou d’avoir une opinion sur leur liberté sans qu’on les mettent en prison. Bien que les lobbies juifs dirigent les gouvernements occidentaux on peut encore avoir des opinions.

    Ceci dit j’ai étayé mon avis, Morsi a fait des erreurs graves, une partie du peuple égyptien n’est apparemment pas satisfaite. Pour éviter que les choses ne s’aggrave je penses que Morsi doit démissionner et s’il le souhaite se représenter.

    Rien d’autre ne peut désamorcer cette crise.

    C’est la seule façon pour éviter que la situation ne continue de s’aggraver.

    Ce point de vue est notamment, motivé par les 22 millions de signatures d’égyptiens demandant son départ. Ces 22 millions dépassent le nombre de votes qu’il a reçu lors de son élection.

  • permalien Sarah :
    2 juillet 2013 @15h05   « »

    @ X :

    Shanaa et Nathan s’opposent à la démission de Morsi, c’est assez pour savoir que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Égypte.

    Misère de la pensée simpliste et binaire...
    Donc,si on suit votre "logique",il ne fallait pas soutenir les "révolutionnaires" en Libye parce que BHL,sioniste notoire,les soutenait aussi ?

    C’est en effet ce que pensait Shanaa pour la Libye pour laquelle elle préférait Khadafi.
    Tiens donc,vous voilà en accord avec Shanaa,moi qui pensais que vous faisiez vos choix contre elle pour être sûr d’être du bon côté...

    OK Morsi démissionne,c’est quoi la suite ?
    Vous croyez que ça va régler les problèmes de l’Egypte ?
    Personnellement,je n’aimerais pas être à la place de Morsi pour avoir autant de problèmes sur les bras.

  • permalien Shanaa :
    2 juillet 2013 @18h44   « »

    Sarah : « Donc ,si on suit votre "logique",il ne fallait pas soutenir les "révolutionnaires" en Libye parce que BHL,sioniste notoire,les soutenait aussi ? »

    Ma foi, j’apprécie le piquant de cette observation. X se méle les pinceaux droit dans ses bottes.

    « C’est en effet ce que pensait Shanaa pour la Libye pour laquelle elle préférait Khadafi. »

    Ce n’est pas une question de "préférence". L’Irak m’a vacciné des pseudos interventions humanitaires et du bla bla des faux démocrates. Donc, à choisir entre deux maux la logique veut que l’on opte pour le moindre.

  • permalien Shanaa :
    2 juillet 2013 @18h47   « »

    L’hôpital qui se fout de la charité : Selon le journal Al-Arabya, Moubarak aurait demandé à Morsi de démissionner !!!

  • permalien CobraJet429 :
    2 juillet 2013 @20h53   « »

    "Back to the Future" ?

    L’armee egyptienne allie aux castes superieures du pays mettent de la pression sur le president actuel &... le moment propice pour son eviction inevitable.

  • permalien X+ :
    3 juillet 2013 @01h41   « »

    @ Sarah

    Misère de la pensée simpliste et binaire...

    Nathan m’a interdit d’exprimer mon opinion, mais je vais qd même vous répondre. Je m’excuse de penser Nathan, désolé.

    Dans mon post il y avaient environ 17 lignes qui expliquaient les raisons pour lesquelles je pense que Morsi doit partir suivi d’une boutade de 2 lignes. Vous avez retenu la boutade et pas le reste.

    Pour la boutade, je ne pense pas que l’opinion d’un nazillon qui détestenles arabes et les musulmans comme pas possible puisse avoir une quelconque crédibilité dans ce débat. Son intérêt est bien connu. Pour Shanaa, elle s’opposerait à tout changement qu’il soit bon ou mauvais.

    En ce qui concerne mon point de vue je recopie, une partie de mon txt :

    Morsi a commis des erreurs, il ne le cache pas, une manière de demander aux égyptiens de passer l’éponge.

    Pour s’assurer que les égyptiens acceptent de passer l’éponge il doit démissionner et se représenter s’il le souhaite. Sa légitimité, s’il remporte les élections, ne pourra être que très très fortement renforcée.

    Le seul qui peut éviter à l’Égypte de basculer vers plus de violences est Morsi lui même. Ce qui arrivera dans la suite est de son entière responsabilité. L’opposition plurielle et la rue très diversifiée ne peuvent s’entendre sur une réponse à même de calmer le jeu. Morsi seul peut, bien que ses frères ne le voudraient pas

    J’ajoute que l’opposition prétend avoir 22 millions de signatures demandant son départ.

    J’ajoute également qu’il n’est obligé de démissionner, mais s’ il le fait ce sera par sens de responsabilité dans l’intérêt de l’Égypte.

    OK Morsi démissionne,c’est quoi la suite ?

    La constitution prévoit que les pouvoirs du président en cas d’absence soient exercés temporairement par le président de la cour constitutionnelle.

    Dans ce cas :

    - les frères opportunistes vont se calmer, y’a plus rien à faire,
    - la rue et l’oppostion vont se calmer ils ont ce qu’ils voulaient,
    - des élections ...
    - Morsi peut se représenter, les frères peuvent batailler pour remporter l’élection avec Morsi ou un autre candidat..
    - comme j’ai dit si les frères gagnent leur légitimité ne sera plus l’objrt du moindre doute.

    Maintenant vous, dites moi si Morsi ne démissionne pas qu’arrivera t-il ?

    - l’opposition va se calmer : non,
    - les frères vont se calmer : non,
    - l’armée va prendre temporairement le choses en main,
    - au conflit entre les frères, l’opposition et la rue s’joutera le conflit entre les frères et l’armée..
    - l’armée va instaurer l’état d’urgence, pour combien de temps ?
    ..
    Si Morsi démissionne il aura pris ses responsabilités pour éviter la dégradation de la situation. Et il gagnera en respect.

  • permalien Nathan :
    3 juillet 2013 @10h35   « »

    C’était les conseils avisés de X aux Egyptiens.

    Depuis Montréal.

    A propos, X doit être à peu près le seul à croire que le mouvement Tamarod a effectivement recueilli 22 millions de signatures.

    Dans l’article de Counterpunch cité par Alain Gresh, on mentionne le cas d’un écrivain égyptien qui a signé 16 fois.

  • permalien mehdi mountather :
    20 août 2013 @15h33   «

    La fin de pharaon par un tsunami est un exemple pour Sissi Bachar assed Obama les dictateurs arabe et le monde entier Sissi et les dictateurs arabes pire que pharaon pire que les bêtes leurs idole pharaon donc normal ALLAH met fin a Sissi les dictateurs arabes et les émirs de Golfe par un tsunami un fort séisme ouragan tornade météorite foudre volcan qui vivra verra leurs sympathisants ne seront pas épargner comme les soldats de pharaon les dictateurs arabes et les émirs de Golfe ont fonder Gia Aqmi Qaida pour rester en pouvoir et voler l’argent de pétrole de leurs peuple et des pauvres du monde entier ALLAH a met fin a leurs idoles pharaon aad karoune thamoud par des cataclysmes aujourd’hui ALLAH met fin a ces dictateurs par des cataclysmes comme leurs idoles c’est logique

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