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« Arts de l’Islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

jeudi 1er août 2013, par Raphaël Farhad Fayaz Pour

Depuis septembre 2012, le musée du Louvre a étendu sa section intitulée « Les arts de l’Islam », qui date, à l’origine, du XIXe siècle. Cette dernière extension a été financée, au moins en partie, par la fondation Alwaleed Bin Talal, du nom du prince et homme d’affaires saoudien du même nom. L’extension offre un trésor d’objets d’art, d’outils divers, y compris à usage scientifique, mais aussi des présentations, notamment sonores, d’œuvres littéraires.

L’origine de ces objets est très variée, du Maghreb ou de l’Espagne jusqu’à l’Inde en passant par la Turquie et l’Iran. Pour quiconque s’intéresse à l’art et la culture de cette immense aire géographique, l’ensemble de ces objets constitue un trésor de connaissance. Le musée fait le choix de présenter cette diversité de provenances sous le signe de l’islam. Effectivement, l’islam représente un point commun à tous ces pays, pendant au moins une certaine partie de leurs histoires respectives. Mais pourquoi ce choix ? Pourquoi ne pas proposer ces objets en fonction des aires géographiques et des pays d’origine auxquels ils appartiennent ? Pourquoi représenter une civilisation, quelle qu’elle soit, sous le nom de la religion prédominante ? Pourquoi représenter une diversité de civilisations si anciennes, comme celle de l’Inde, même pour une partie de leur histoire, sous la coupe d’une religion ?

Voilà quelques questions qui se posent lorsqu’on s’intéresse aux pays à forte population de confession musulmane, souvent avec un regard marqué par la confusion. Ce sont des questions sur notre connaissance de ces parties du monde, des questions bien actuelles. La représentation que fait le Louvre de l’histoire met en évidence la vision que nous pourrions avoir de l’islam, celle que des musulmans pourraient avoir de leur propre religion et, enfin, les manipulations qui en sont faites par certains musulmans, en résumant toute l’identité des peuples concernés à l’islam — le leur, bien sûr.

L’influence de l’islam sur l’art dans les pays à majorité musulmane, par exemple en matière d’architecture, est incontestable, au même titre que celle du christianisme en Europe sur la peinture. Mais parle-t-on pour autant des « arts du christianisme » ? Pourquoi parler dans les publications du Louvre de « l’objet islamique », en traitant des objets exposés ? Est-ce qu’un astrolabe peut être considéré comme un « objet islamique », comme c’est le cas au Louvre ? Que dirait-on si, en 2013, au Caire ou à Istanbul, on présentait les œuvres de Léonard de Vinci, de Victor Hugo, d’Isaac Newton ou de William Shakespeare comme les « arts du christianisme » ou du « judéo-christianisme », ou une porcelaine de Sèvres comme un « objet chrétien » ?

Par ailleurs, la conception de l’exposition est sans fondements sur le plan de l’histoire politique des régions concernées. En résumé, sauf pour le cas particulier de l’Espagne, à partir de l’époque où l’islam est arrivé dans ces pays, tous les objets qui en sont originaires sont qualifiés d’« arts de l’Islam », et ce, jusqu’à des époques assez récentes. C’est le cas d’un nombre très important d’objets, par exemple ceux datant du XVIIe siècle en Iran, alors qu’à cette époque, sous les Safavides, rien ne liait politiquement l’Iran à d’autres pays musulmans — ce qui aurait pu être vrai au IXe siècle, lorsque le califat des Abbassides régnait sur l’Iran et d’autres pays convertis à l’islam. Autrement dit, avec cette vision du monde, on se situe dans une appropriation totale de l’histoire de tous les pays en question, avec tout leur patrimoine culturel, sans limites dans le temps, à partir de l’arrivée de l’islam sur leur terre. Ainsi, le Louvre pourrait présenter, dans quelques années, les œuvres du cinéaste égyptien Youssef Chahine ou de l’Iranien Abbas Kiarostami comme relevant des « arts de l’Islam ».

Les exemples suivants permettraient d’illustrer davantage les confusions, et parfois les manipulations. Avant l’arrivée de l’islam en Perse, peu après sa naissance au VIIe siècle, il y avait sur l’immense territoire perse des arts, des langues et des religions, par exemple le zoroastrisme, dont l’influence est tout simplement effacée à partir du moment où l’on vient apposer sur tout ce que l’on voit un qualificatif aussi caricatural que celui d’« arts de l’Islam ».

Là où l’on est au-delà du bon sens même, c’est lorsqu’on voit au Louvre des objets façonnés en Iran au VIIe siècle qualifiés déjà d’objets islamiques. De même, l’architecture en Iran avant l’islam était raffinée, comme en Espagne ou en Inde, et ces différentes architectures, à différentes époques, ont été influencées par les religions ; mais les mosquées en Iran, en Inde ou en Espagne n’ont pas été construites à l’identique, car, à chaque fois, l’islam a rencontré une culture et un patrimoine différents.

Enfin, on ne peut qu’être particulièrement frappé par la présentation du Shâh Nâmeh de Ferdowsi, l’œuvre épique du poète iranien, de la région Khorassân, qui, au Xe siècle, a recréé des histoires mythologiques ayant leur source dans l’époque anté-islamique de l’Iran. Le contexte de la création du Shâh Nâmeh, sous les Ghaznavides, est celui de la confrontation de la langue persane avec la langue arabe qui s’impose depuis l’arrivée de l’islam sur le territoire perse. Comme le prédisait avec assurance Ferdowsi lui-même, sa « parole » (soxan) a contribué à la continuité d’une langue. C’est ainsi d’ailleurs que les persanophones la considèrent plus de mille ans après. Qualifier l’œuvre de Ferdowsi d’« art de l’Islam » est tout simplement dénué de sens.

Est-ce que, depuis le XIXe siècle, le regard que le musée porte et permet de porter sur les civilisations influencées par l’islam a évolué ? D’où vient cette conception de l’islam qui consiste à superposer la religion et l’Etat, la religion et la culture, et à présenter la religion comme l’identifiant premier ? Qu’apporte-t-on aux personnes désireuses de mieux connaître les pays concernés, ou de connaître tout fait de civilisation relevant de ces immenses territoires, si ce n’est de la confusion, celle entre une religion et des cultures diverses ?

Cela est assez révélateur de deux choses. La première est le rapport complexe de l’Occident avec l’islam, et en particulier celui qu’entretient la France avec cette religion ; la seconde, d’une tout autre dimension, est le rapport intrinsèque qu’entretiennent des musulmans de différents pays avec leur religion. La France cherche-t-elle à rattraper quelque chose par rapport à sa propre histoire, notamment concernant ses liens avec les pays du Maghreb et les pays arabes de manière générale, ou encore ses rapports avec ses propres musulmans, en montrant une espèce de reconnaissance à l’égard de l’islam ? Le Louvre, symbole de la France, cherche-t-il à faire plaisir aux musulmans en présentant de la sorte un mélange de choses précieuses dont la genèse ne saurait pourtant être reliée à une religion ?

La tendance qui consiste à faire confondre une identité culturelle avec une identité religieuse, alors que la première est bien plus complexe que la seconde, est une tendance dangereuse qui rappelle les mouvements fanatiques récents. La République islamique d’Iran, par exemple, parle d’« Iran islamique », reniant implicitement l’histoire du pays, celle d’avant l’islam, et balayant d’un revers de la main la diversité de sa population et ses minorités.

Au cours des dernières décennies, des pays comme l’Arabie saoudite, en reniant toutes les identités culturelles au nom de la soi-disant religion commune, ont été à l’origine, d’une manière ou d’une autre, de tentatives d’exportation de leur vision du monde par des mouvements fanatiques.

Le musulman d’Iran, celui du Liban, du Maroc ou de l’Indonésie n’ont pas les mêmes patrimoines et identités culturelles, et guère les mêmes perceptions de l’islam. Malgré les traits communs, il y a des choses plus anciennes, dans la nature humaine comme dans l’histoire de toute civilisation, qui sont bien antérieures aux religions. Cela relève tout simplement de la géographie, des modes de vie, de l’histoire, de ce que l’on appellera la culture, dont la diversité est souvent à l’image de celle des langues humaines. Vouloir réduire toute cette complexité anthropologique pour faire accepter que la religion puisse être à l’origine de l’art ne peut relever que d’une vision trop étroite de l’être humain, ou d’une grande supercherie.

La vision proposée par le Louvre correspond à une relecture de l’histoire dans la négation de celle des pays et des peuples concernés. Il est sûrement vrai qu’un certain nombre de musulmans voient toute leur culture à travers leur religion ; il en a été de même, à travers l’histoire, pour bon nombre de chrétiens ou de Juifs. En France, on ne mélange pas la religion avec autre chose, en particulier avec la politique. Cela s’appelle la laïcité. Mais on a tendance parfois à concevoir ce mélange pour d’autres pays ! La France ne pourrait-elle pas voir les choses autrement en ce qui concerne les pays à majorité musulmane ?

93 commentaires sur « “Arts de l’Islam” au Louvre : de la confusion à la manipulation »

  • permalien LaurentP :
    1er août 2013 @15h45   »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Première fois que je viens sur ce blog....mais je vous tire mon chapeau, l’article est très bien écrit, explique très bien les choses, fait les bonnes références et laisse le lecteur faire ses propres conclusions !

    Ça méritait des encouragements ! Merci donc !

  • permalien Bert :
    1er août 2013 @16h01   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    C’est celui qui paye l’orchestre qui choisit la musique, dit-on...

  • permalien Zakarix :
    1er août 2013 @16h17   « »
    J’aimerais tant que ce soit de la confusion ...

    Bonjour,

    Cet article met en évidence - et à juste titre - ce qu’un musulman Lambda peut subir quotidiennement.
    Ceci est le résultat d’une atomisation qui place tout musulman dans un cadre ; celui d’une prétendue "Communauté" islamique. Des chercheurs comme Olivier Roy notamment se sont penchés sérieusement sur la question et leurs conclusions sont sans appel. L’occident traite le monde musulman comme un tout et renie de facto toute notion d’individu.
    Je prends un exemple : Quand mes collègues demandent mon avis sur le mariage Gay, ma réponse par l’affirmative (je suis pour) les décontenance à un point où ils sont obligés de rajouter le fameux "mais tu es musulman ..."

    Cet exemple démontre que dans l’inconscient de mes interlocuteurs (je m’évertue à croire que c’est fait inconsciemment car j’ai peur de me tromper...) moi en tant qu’individu pouvant avoir un avis indépendamment de ma religion est tout simplement impossible

    Zakaria

  • permalien Shanaa :
    1er août 2013 @17h36   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    "Au cours des dernières décennies, des pays comme l’Arabie saoudite, en reniant toutes les identités culturelles au nom de la soi-disant religion commune, ont été à l’origine, d’une manière ou d’une autre, de tentatives d’exportation de leur vision du monde par des mouvements fanatiques."

    Le wahabisme n’est pas "la religion commune", bien que l’idéologie wahabite a les moyens financiers d’avancer ses pions au détriment d’un islam tranquille, irriguant des cultures, des pratiques trés différentes. Le wahabisme c’est comme le mondialisme : uniformisation.

  • permalien Jean Louis :
    1er août 2013 @17h59   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Il n’y a pas de manipulation. Il y a juste une réalité que "le monde arabe" impose au reste du monde. A mon avis, cette situation n’est qu’un effet boomerang car le monde arabe est finalement victime de son propre comportement et de la grille de lecture qu’il porte sur lui-même et qu’il diffuse nécessairement à l’insu de son plein gré au reste du monde.

    Plutôt que s’interroger sur les effets comme le fait cet article, l’auteur ferait mieux de chercher les causes de cette supposée "manipulation" (après tout si on y réfléchit à deux fois, on constate que dans le monde arabe tout finit bien souvent en complots ou manipulations de tout genre).

    J’ai moi même constaté avec les musulmans que je connais qu’ils mettent un point d’honneur à parler en permanence à l’unisson et presque d’une seule voix du "monde arabe" et que tout discours critique est souvent considéré comme une trahison portant atteinte à la oumma (peuple au sens religieux du terme puisque finalement tout dans le monde arabe se mesure à l’aune de la religion, le reste des activités profanes étant réduit à leur strict minimum, voir totalement inexistant).

    J’ai également souvent constaté que les musulmans sont particulièrement hermétiques à toute forme d’introspection ou d’auto-critique (surtout et en particulier quand elle émane de non musulmans) prétextant que le monde arabe ne peut pas être réduit à ses aspects négatifs. Par contre, ils ne se gêneront pas pour critiquer, vilipender, voir se déchaîner sur tout et n’importe quoi hors "monde arabe".

    Ironie de l’histoire, ce sont les premiers à crier à l’amalgame, à la confusion et au racisme alors qu’ils en sont souvent les principaux instigateurs et pourvoyeurs (53% des actes racistes en France sont contre les juifs qui représentent moins de 1% de la population française et comme chacun sait ces actes sont pour l’immense majorité le fait de musulmans). Manipulation ? Non. Mascarade ? Oui.

  • permalien Lebon :
    1er août 2013 @18h29   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Un bel article quoique long.

    Si l’Islam ne veut rien dire de précis car il est si divers, il reste des éléments qui aspirent à s’en emparer et à l’unifier avec une vision expansioniste ... Califat ... Mondial ...

    Je suis choqué de la régression des concepts laics en France. Nous avons une vraie religion acquise en plusieurs siècles : le respect de chacun et de tous.

    Pour atteindre ce respect de chacun et de tous, nous avons fait des choix douloureux, notament de réduire les religions au stade de Croyance.

    Faire aujourd’hui autant de concessions à des croyances, quel recul pour le respect de l’homme et de notre espace commun.

  • permalien venturii :
    1er août 2013 @19h25   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Alors tant qu’à faire, plutôt un petit détour par "Le Théorème de Nefertiti" à l’IMA.

    http://www.imarabe.org/exposition-i...

    Une expo comme je les aime, qui joue avec les codes de muséologie.

    jusqu’au 8 septembre

  • permalien Shanaa :
    1er août 2013 @19h30   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Jean Louis : "J’ai également souvent constaté que les musulmans sont particulièrement hermétiques à toute forme d’introspection ou d’auto-critique (surtout et en particulier quand elle émane de non musulmans) prétextant que le monde arabe ne peut pas être réduit à ses aspects négatifs. Par contre, ils ne se gêneront pas pour critiquer, vilipender, voir se déchaîner sur tout et n’importe quoi hors "monde arabe".

    Cette réaction, hélas, est un peu "normale" lorsque, pendant des siécles, sous le joug colonial, vous avez été violemment agressé, humilié, dépossédé de votre identité, de votre culture, de votre histoire, de vos richesses. Et le pire c’est que cela continu au prétexte de "guerre contre le terrprisme" , "ingérence humanitaire" et démocratie. La destruction, le vandalisme, le pillage du musée de Bagdad lors de l’agression USA -occidentale est un cas d’école de la volonté de détruire la culture de l’autre et d’imposer la sienne. Quand cesseront ces rapports hégémoniques, les arabes, d’égal à égal, seront moins réactifs pour parler de leur culture.

  • permalien Shanaa :
    1er août 2013 @19h40   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Lebon : "Si l’Islam ne veut rien dire de précis car il est si divers, il reste des éléments qui aspirent à s’en emparer et à l’unifier avec une vision expansioniste ... Califat ... Mondial ..."

    N’est-ce pas pur fantasme quant on songe que le monde occidental posséde des armes capables de balayer en une heure toute forme de vie sur terre ? L’occident a le monopole de la violence depuis des siécles, surtout à l’encontre du monde musulman.
    On remarque que le mot "califat" fait fantasmer. Or, ou est le mal si les musulmans s’organisent comme l’ont fait les occidentaux sous la houlette de l’Europe, avec une monnaie unique, ect... Les européens sont aussi dans l’OTAN qui bombardent des pays musulmans. On se demande qui doit avoir peur ?

  • permalien Stolypine :
    1er août 2013 @20h08   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    @shanaa

    Le musée de Bagdad a été pillé par les irakiens eux-mêmes et non par les soldats de la Coalition.

  • permalien Shanaa :
    1er août 2013 @20h33   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    stolypine, sans l’invasion USA pas de pillage. Même les Huns n’ont pas eu ce comportement. Les soldats ont laissé faire ce qui semble être une planification !

  • permalien Vitigis :
    1er août 2013 @21h56   « »
    Faute première

    stolypine, sans l’invasion USA pas de pillage

    Et sans Dieu, pas d’USA.

  • permalien Shanaa :
    1er août 2013 @22h29   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Les bombardements massifs, aveugles, ont anéanti des milliers de civils désarmés. Le patrimoine culturel de l’Irak a été volontairement saccagé. C’est une guerre contre les civils certes, mais aussi contre une culture, une civilisation. La Mésopotamie existait bien avant que les péres blancs investissent le "nouveau monde".

    Depuis la guerre du Golfe, et l’arrivée des troupes américaines en 2003, le riche patrimoine irakien est en danger. Plus de 10 sites classés par l’Unesco, sur un sol qui raconte l’histoire de civilisations millénaires, sont assaillis par les bombardements, pilonnages et pillages à répétition. Mêmes, les musées ont été saccagés, notamment ceux de Mossoul, de Bassora et, en avril 2003, le grand Musée national de Bagdad.

  • permalien Shanaa :
    1er août 2013 @22h38   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Le PR Gibson, qui dirige des fouilles en Iraq depuis 1964, a dénoncé les dégâts des bombardements de la première « Guerre du Golfe » sur des merveilles de l’architecture mondiale, comme la ziggourat d’Ur (-2100), touchée par quatre cents obus (l’armée irakienne avait installé des avions à proximité, préjugeant que la ville de naissance d’Abraham ne serait pas attaquée), l’arche de briques monumental de Ctésiphon, le plus vieux du monde (- 400), un palais d’Assourbanipal à Ninive et une église du Xe siècle à Mossoul. Des villages antiques reconvertis en sites militaires US avaient été détruits, comme Kirkuk, dont les maisons traditionnelles de la citadelle ont été rasées, ou Tell El-Lahm (au sud d’Ur), dont les ruines ont été écrasées par des bulldozers américains avant d’être pillées par les soldats. Le poids des tanks ou les chocs d’un bombardement réduisent en poussière les précieuses tablettes et autres pièces fragiles.

  • permalien Shanaa :
    1er août 2013 @22h42   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Il y a huit mille ans, à l’époque où la plupart des peuples de la planète étaient des chasseurs-cueilleurs, les populations de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, avaient inventé l’agriculture et l’irrigation, qui leur avait permis de fertiliser le désert. A Sumer furent inventés les fondamentaux de toutes les civilisations ultérieures : l’écriture, les mathématiques, l’urbanisation, l’administration (4), l’astronomie, le calendrier, la codification des lois, l’économie, la médecine, la littérature (avec la poésie épique)... La première cité du monde, Uruk (-2900), bâtie sous le roi légendaire Gilgamesh, fut à l’origine de la révolution urbaine qui s’étendit aux côtes méditerranéennes, à la presqu’île arabique, à l’Egypte et à l’Inde.

    L’HISTOIRE COMMENCE A SUMER AVEC L’INVENTION DE L’ECRITURE

    « … des civilisations prestigieuses se sont développées dans le futur espace arabe plusieurs siècles avant notre ère alors que les pays occidentaux étaient encore des barbares. Les Européens connaissent l’histoire de la Grèce et de la Rome antique, mais rien des véritables sources de la civilisation, au mieux quelques images stéréotypées comme les Contes Mille et Une Nuit. »
    Charles Saint-Prot

  • permalien DD :
    1er août 2013 @23h35   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    On parle du Louvre et voilà la guerre d’Irak, avec laquelle la France n’a rien à voir, qui arrive comme un écran de fumée !

    Sur l’article, je croyais qu’on parlait d’islam, avec une minuscule pour la religion ; et de l’Islam, avec une majuscule à propos de la civilisation.

    Ca ne me choque pas, on parle bien de civilisation judeo-chrétienne, ça vaut ce que ça vaut mais à défaut d’autre chose ...

  • permalien Essayeur :
    2 août 2013 @00h10   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Ce point de vue de l’auteur est défendable jusqu’à une certaine profondeur. Au delà, il me parait tout simplement erroné. Car on peut lui reprocher une tendance, volontaire ou pas, de décomposer les apports de la civilisation dite islamique en fonction des origines ethniques des acteurs ou des références culturelles ou religieuses de ceux qui l’ont faite ; C’est malheureusement une façon de la déconstruire, voire de la nier.

    En effet, personne ne prétend que toutes les composantes
    de la civilisation dite islamique sont d’essence religieuse ou arabe.
    Ce qui est certain, c’est que ce n’était pas une civilisation laique ; elle n’était pas non plus mono-religieuse, bien au contraire.

    L’Islam a joué le rôle de création d’un nouvel environnement
    propice au progrès au sens d’une certaine époque ; à une époque
    où partout le tout était religieux ;
    cet environnement était ouvert à tous ceux qui y vivent.
    Les musulmans n’ont pas détruit, heureusement, ce qui existait avant. A travers cette civilisation dite islamique, on retrouve beaucoup de traits de la civilisation gréco-romaine, de la civilisation indienne, de la civilisation persane, ... etc.

    L’expression "civilisation islamique" n’est pas juste au sens absolu du terme ; elle est tout simplement le plus près d’une réalité
    historique ; et c’est justement parce qu’elle n’est pas absolue, que l’article de l’auteur gagne un certain sens.

  • permalien K. :
    2 août 2013 @00h55   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Les Etats-Unis vont rendre des milliers de pièces d’antiquité volées à l’Irak

    Nous avons convenu de ne pas aborder la question de savoir comment ces objets sont arrivés aux Etats-Unis"

  • permalien Alice :
    2 août 2013 @02h21   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    je ne vois pas où est la manipulation, un grand mot qui n’a pas sa place ici, il faut bien classifier et donner un nom à une collection, la nommer collection art des pays islamiques ne me parait pas complètement aberrant, regrouper les objets par aire géographique pas très réaliste, par ethnie ou langue un vrai casse-tête ....quant aux objets de l’Iran pré-islamique la période est indiquée à chaque fois ....Firdawsi est un auteur de la période islamique même s’il a écrit en persan le Livre des rois , il a navigué entre Ghazni en Afghanistan et Bagdad où il a trouvé protection en pleine période abasside.

  • permalien Shanaa :
    2 août 2013 @09h25   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    DD : " On parle du Louvre et voilà la guerre d’Irak, avec laquelle la France n’a rien à voir, qui arrive comme un écran de fumée !"

    Je ne parle pas de "la guerre d’Irak". Je parle de la culture irakienne, de sa destruction par la guerre. Donc, je suis bien dans la thématique de la culture. De plus, je tenais à rappeler que les guerres récurentes dans le monde arabe sont un obstacle à son épanouissement culturel. Quant à la France, sa guerre en Libye a engendré la destruction de monuments culturels trés anciens.
    Par ailleurs, je ne sais pas si on peut, à l’heure actuelle, parler de culture "islamique", "arabe"," japonaise, "indienne" vu : "la diffusion des modes de vie, les normes et les valeurs d’une même société par le biais des biens standards.
    Ainsi, on assiste à une diffusion de la culture américaine, ou américanisation du monde, par une diffusion de nombreux produits comme Coca cola, Mac do, les séries télé...La mondialisation est un processus qui met en relation de plus en plus complète les différentes composantes territoriales du monde. Sa mise en place, ancienne, est associée à la diffusion du capitalisme. "

  • permalien Shanaa :
    2 août 2013 @09h46   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Au delà des critiques soulevées dans cet article, le projet contribue à une meilleure compréhension, un rapprochement entre les cultures. A ne pas négliger en ces temps "troubles" :

    "Le projet de création du Département des Arts de l’Islam au musée du Louvre a une portée à la fois artistique et culturelle considérable. Il vise à faire mieux connaître et comprendre les civilisations de l’islam et leur apport essentiel à l’histoire de l’Humanité, ainsi qu’à contribuer au dialogue et au rapprochement des cultures ainsi qu’à leur rayonnement au niveau mondial."
    - Tehéran.

  • permalien Saba :
    2 août 2013 @12h47   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Article intéressant, mais j’ai l’impression qu’il y a confusion en islam et Islam. Je ne suis pas d’accord avec la muséographie du Louvre au niveau de ce département, néanmoins ils n’ont pas inventé le concept de civilisation islamique (= Islam), et au début ce département était celui des "Arts arabes". Nous avons, en France et ailleurs, des spécialistes de l’Islam qui sont archéologues, historiens, historiens de l’art, épigraphistes etc. Cet article a l’intérêt de faire réfléchir sur ce concept, et nous ferions bien, tous, de peut-être revoir ce vocabulaire. En attendant, il me semble qu’il est assez bien expliqué et que chacun s’efforce de ne pas réduire la civilisation islamique à sa religion...

  • permalien Shanaa :
    2 août 2013 @13h22   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Il ne s’agit pas de réduire l’art à la religion. Les initiés le savent. Ils parlent de civilisation.

    "Les arts de l’Islam ne sont pas proprement religieux : l’Islam est ici considéré comme une civilisation plutôt que comme une religion..."
    - Wiki.

  • permalien interlibre :
    2 août 2013 @13h26   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Bonjour,

    Je ne sais pas si le nom de l’exposition a sciemment était choisi pour tromper/manipuler ou si c’est juste une méthode de "simplification" voir réduction donc, pour ne pas trop faire "compliqué" pour les visiteurs. Une chose est certaine le raccourci que vous dénoncez à juste titre est très utilisé depuis 10 ans pour vendre le fameux choc des civilisations par les médias et politiciens.

    Interlibre.

  • permalien Shanaa :
    2 août 2013 @13h29   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    . »Quelles seront, à plus ou moins long terme, les retombées de l’ouverture des nouveaux espaces dévolus aux arts de l’Islam ? Selon Sophie Makariou, « ils peuvent aider à dissiper les fantasmes et les incompréhensions en redonnant sa grandeur au mot Islam. La possibilité d’entrer de plain-pied dans l’histoire d’une des civilisations majeures du vieux monde était la principale ambition du département. La simple présence d’oeuvres islamiques au sein d’un musée aussi emblématique que le Louvre est la preuve qu’au-delà des discordes politiques ou religieuses, des liens se sont tissés, que des influences mutuelles entre nos deux cultures se sont établies et cela jusqu’à une date fort récente, puisque des artistes comme Delacroix au XIXe siècle ou encore Matisse qui voyage au Maroc en 1913 se sont inspirés des arts de l’Islam. »
    - Le Figaro.

  • permalien Shiv7 :
    2 août 2013 @17h37   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shanaa

    Jean Louis :
    "J’ai également souvent constaté que les musulmans sont particulièrement hermétiques à toute forme d’introspection ou d’auto-critique .......

    Shanaa
    Cette réaction, hélas, est un peu "normale" lorsque, pendant des siécles, sous le joug colonial, vous avez été violemment agressé, humilié, dépossédé de votre identité, de votre culture, de votre histoire, de vos richesses.....

    Je crois qu’il y a une autre raison (qui n’exclu du reste pas celle que vous exposez) qui rend le musulman pas très ouvert à la discussion sur sa religion. (ce qui de toute manière n’est pas forcément un défaut)

    Cette raison découle du premier (et essentiel )dogme de l’Islam, à savoir la notion du Un. (il n’y a de dieu que Dieu)
    Cette notion est à la fois la plus belle chose qui soit, car le sens de l’Unité primordiale de l’univers est essentiel à la fraternité humaine et cosmique, mais peut avoir le défaut d’être comprise un peu trop littéralement, et finir par devenir une sorte de fétichisme qui au lieu d’être un réel universalisme cosmique, réduit ce dernier à un esprit de clocher. (nous on a la Vérité, vous vous ne l’avez pas..)

    Or le sens profond de l’Islam, du moins tel que je l’ai compris à mon maigre niveau dans les écris Soufis que j’ai étudié, (à noter que ces dernier sont précisément plus ouvert à la discussion), prône un réel esprit universel qui n’hésite pas à se confronter aux multiples formes que peut prendre ce sens de l’Unité à travers différentes traditions, Ibn Arabi ou R. Guenon notamment ayant fort bien exprimé cela.

  • permalien Kahina :
    2 août 2013 @18h33   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Cet article est excellent et démontre parfaitement les amalgames constants que subissent les musulmans et tout ceux qui sont considérés comme tels seulement de par leur nationalité ou leur origine. En revanche, pour continuer sur cette lancée, il aurait été plus juste de ne pas parler de "pays arabes". Ceci est une appellation majoritairement utilisée qui raye toute distinction entre une multitude de pays qui n’ont souvent pas grand chose a voir les uns avec les autres. Un Algérien est un Algérien, pas un Arabe. Il en est de meme pour un Marocain, un Egyptien, un Kabyle, un Berbere, un Libanais, etc. Cela demande plus d’efforts de faire une distinction entre tous ces peuples qui semblent se ressembler mais cela evite aussi beaucoup d’amalgames qui menent facilement aux stereotypes et aux generalites.

  • permalien Alban :
    2 août 2013 @18h51   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shiv7,

    Votre analyse qui vise à expliquer le refus des musulmans de discuter de leur religion est certes seduisante mais inopérante.
    En effet je ne pense pas qu’elle soit la véritable raison de ce refus : tous n’ont pas votre connaissance,aussi minime soit-elle, concernant la manière d’"appréhender" Dieu si je puis dire.
    Pourtant le plus souvent on se heurte à ce refus.Cependant vous apportez malgré vous un élément de réponse intéressant à la raison de ce refus lorsque vous affirmez considérer que le refus pour un musulman de discuter de sa religion n’est en soi pas un défaut.
    Pour ma part je pense que c’est précisément le fait de penser que ne pas vouloir discuter de sa religion n’est pas un problème qui contribue à faire que l’Islam a mauvaise presse en Occident.

  • permalien Shiv7 :
    2 août 2013 @19h18   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Alban

    Pour ma part je pense que c’est précisément le fait de penser que ne pas vouloir discuter de sa religion n’est pas un problème qui contribue à faire que l’Islam a mauvaise presse en Occident.

    Peut être bien, mais en dernière analyse ceci est le problème des occidentaux et non pas des musulmans.

    Cette obligation à la transparence et l’ouverture est en soi un dogme (occidental contemporain), qu’on devrait pouvoir choisir ou non, il n’y a aucune raison de vouloir l’appliquer et l’imposer à des gens qui n’en ressentent ni le besoin ni l’utilité.

    D’autre part l’occident ferait mieux d’analyser ses propre manquements et limites plutôt que d’aller chercher ceux des autres civilisations. (sauf dans le cas ou ceci se passe en occident même, mais dans ce cas la laïcité bien comprise devrait laisser toute la latitude d’expression à la croyance qui découle de la sphère privée, et qui par là même n’a pas le devoir de s’expliquer ou de se remettre en question vis-à-vis de tierce)

  • permalien Alban :
    2 août 2013 @20h01   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Vous vous trompez en affirmant que ce problème est uniquement le problème des Occidentaux et non pas des musulmans.En effet certains des précédents commentaires ne traduisent-ils pas le malaise éprouvé par des personnes de confession musulmane de se sentir stigmatisées ?
    On ne peut pas d’un côté se sentir victime de discrimination et de l’autre affirmer que ce qui peut, en partie au moins, en expliquer les raisons n’est pas notre problème.

    Par ailleurs je trouve que ce genre d’affirmation ne fait que mettre en évidence qu’il y a de part et d’autre un camp inflexible et que ce sont les plus gênés qui s’en vont.
    Enfin je suis entièrement d’accord avec la définition que vous donnez de la laïcité dans ce qu’elle doit permettre et c’est d’ailleurs ainsi que cela se passe en France.

  • permalien Hum... :
    2 août 2013 @20h07   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Le vocable « islamique » pourrait faire croire que cet art n’a de finalité que religieuse ; or une large partie de sa production est profane. Il est islamique
    parce que son vocabulaire est partiellement ancré dans la pensée philosophique de l’Islam qu’a partagé un groupe de nations adhérant à cette foi ; il
    ne s’agit pas de l’art d’un seul pays ou d’une seule civilisation.

    http://www.imarabe.org/exposition-i...
    http://www.imarabe.org/printpdf/node/189

  • permalien Cyril :
    3 août 2013 @01h20   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    @Shanaa

    Cette réaction, hélas, est un peu "normale" lorsque, pendant des siécles, sous le joug colonial, vous avez été violemment agressé, humilié [...]

    Votre argument permet de juger "normale" un racisme envers les berbères de la part des noirs d’Afrique Subsaharienne. Votre discours légitime le racisme responsable de nombreux conflits au Sahel. Ce "normal" comme vous dites, justifie les pires atrocités dans les paroles comme dans les actes. Ce terme cache une complexité qu’il faut découdre, quitte à s’essouffler et s’avouer vaincu par la complexité du fait. Le racisme n’a rien de normal.

    @Jean Louis

    [...] le monde arabe est finalement victime de son propre comportement et de la grille de lecture qu’il porte sur lui-même et qu’il diffuse [...]

    C’est que le travail des historiens dans les pays de culture islamique reste à faire. L’image avec laquelle se représente les régions à majorité musulmane est principalement du fait de schèmes proprement occidentaux.

    Ce n’est pas un mensonge ni une insulte de dire que ces régions n’ont pas encore vécu l’avènement du "modernisme". La plupart des récits, la sociologie et l’étude des cultures des régions islamisées d’aujourd’hui et d’hier sont issus en grande partie du courant orientaliste sinon s’est fait en occident.

    L’orient, le maghreb, le machrek (pour ce qu’il va en rester), le sahel et la péninsule arabique, soit toute la région du pourtour méditerranéen jusqu’à la mer caspienne, doit débuter son "introspection". Les tribunaux et docteurs de la charia sont sans doutes les pires ennemis d’un travail fondamental sur l’élaboration et l’appropriation d’un patrimoine culturel. Quid de la philosophie islamique où tout est à faire ou presque ? Quid de la géopolitique ?

    L’occident a effectué son passage au modernisme avec les résultats que l’on sait, libérer l’intellect et explorer l’absurdité des opinions alors érigées en Vérité. Le bond pour les sciences, la philosophie, l’éthique et la libéralisation des sociétés fut gigantesque. Malgré tout, ces nouvelles histoires ne font pas l’unanimité dans l’opinion et l’opinion ne fait guère de cas des faits. La pédagogie est questionnée et les intérêts s’entre-mêlent ; il suffit de voir les grippages qui accompagnent le débat sur l’histoire en Europe ; et prenons un exemple qui éclaire bien ici la situation : la France.

    A ce titre, cet article dont je ne trouve rien à redire, présente une continuité dans un orientalisme séculaire, qui depuis l’avènement des médias, avec les échos et les résonances des incidents diplomatiques des régions à majorité musulmane - la Palestine puis les printemps arabes, termes qui englobent des réalités très diverses - produit une représentation homogène d’un monde islamique issu du Fait islamique.

  • permalien Shanaa :
    3 août 2013 @11h55   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shiv7, ce que vous dites est tout à fait juste. Cependant, puisqu’ il est question de "manipulation", de "confusion", à ne pas exclure totalement bien qu’accessoires, le but premier du Louvre étant de faciliter la tâche aux visiteurs venus de tout horizon et pas forcément initiés ! Si la civilisation de l’islam est le trait d’union entre les peuples, ou est le mal ? Par ailleurs, on dit que notre siécle est celui des grandes manipulations. Et ce ne sont pas les musulmans, en position d’assiégés, qui ménent la danse. Voire les mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam, etc...
    Il faut dire que le colonialisme a dépossédé ces peuples de leur culture, de leur langue, de leur histoire, du passé, de l’avenir. Pour les musulmans, l’islam a permis de "sauver les meubles". C’est le trait d’union malgré la diabolisation, les persécutions, les bombardements.
    Une fois ce constat fait, personnellement, je rends hommage à toutes les cultures, à toutes les différences, à toutes les minorités. Selon moi, ce sont des richesses .

  • permalien Shanaa :
    3 août 2013 @11h58   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Ciryl : "Votre argument permet de juger "normale" un racisme envers les berbères de la part des noirs d’Afrique Subsaharienne"

    Bin, v’là aut’ chose !!
    Je me considére aux antipodes de vos accusations tribales.
    NO COMMENT !

  • permalien Shiv7 :
    3 août 2013 @12h10   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Alban :

    Vous vous trompez en affirmant que ce problème est uniquement le problème des Occidentaux et non pas des musulmans.En effet certains des précédents commentaires ne traduisent-ils pas le malaise éprouvé par des personnes de confession musulmane de se sentir stigmatisées ?
    On ne peut pas d’un côté se sentir victime de discrimination et de l’autre affirmer que ce qui peut, en partie au moins, en expliquer les raisons n’est pas notre problème.

    Je disais que c’était le problème des occidentaux dans la mesure où cela est eux qui réagissent à cette non volonté des musulmans de discuter de leur croyance, (du moins d‘une critique négative extérieure).

    Ensuite que ce soit les musulmans qui en fassent les frais c’est bien évident, mais cela serait comme de dire que c’est de la faute des agressés si ils se font agresser..
    Alors bien sur un agressé peut se faire servile afin de ne pas subir le courroux de son agresseur, mais dans ce domaine précis (la religion) les musulmans ne transigent pas, ce qui nous ramène du reste au début de notre échange.

    Par ailleurs je trouve que ce genre d’affirmation ne fait que mettre en évidence qu’il y a de part et d’autre un camp inflexible et que ce sont les plus gênés qui s’en vont.

    En effet, mais peut être faut-il se dire que pas tout est conciliable et que finalement le problème provient de ceux qui cherche à concilier l’inconciliable, et là encore l’occident à une large part de responsabilité historique dans sa vision universaliste qui prend aujourd’hui la figure de la mondialisation scientiste et marchande totalitaire.

    Enfin je suis entièrement d’accord avec la définition que vous donnez de la laïcité dans ce qu’elle doit permettre et c’est d’ailleurs ainsi que cela se passe en France.

    Je dirais plutôt que c’est comme cela que ça devrait se passer, dans les faits ont en est assez loin..

  • permalien Shanaa :
    3 août 2013 @13h18   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Alban : "Pour ma part je pense que c’est précisément le fait de penser que ne pas vouloir discuter de sa religion n’est pas un problème qui contribue à faire que l’Islam a mauvaise presse en Occident."

    Et pourtant, depuis des siécles, "orientalistes", "islamologues", "islamologues-auto-proclamés", "spécialistes" écrivent et parlent à la place des musulmans de façon erronnée. Dans une émission télé, par exemple, vous trouverez un "spécialiste du monde arabe" jamais un intellectuel arabe, vous trouverez un "islamologue" jamais un musulman ! Cette polarisation date de l’ére coloniale et se poursuit !
    En revanche, dans le monde musulman, asiatique, africain, on ne trouve pas de "christianologue", de "occidentologue". L’altérité n’est pas un probléme. Alors, qu’en occident, le rationnalisme, l’eugénisme font de l’autre un objet d’étude, au même titre que la nature, avec toutes les dérives racialistes que l’on sait !

  • permalien Alban :
    3 août 2013 @14h12   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shiv7,

    Oui vous avez raison le problème étant celui des occidentaux, il est donc tout à fait normal qu’ils réagissent, et ils le font ; en legiférant.
    Parlant des agresseurs et des agressés, sachez que contrairement à vous, j’ ai conscience que je ne peux pas me mettre à la place de mon interlocuteur et ainsi connaître son ressenti.
    Autrement dit les rôles de l’agresseur et de l’agressé ne sont pas aussi clairement distribués que vous l’affirmez, et vous le savez très bien.
    Enfin parlant de laïcité et de son respect je vous rejoins : la pratique religieuse s’expose, dans certains cas, désormais sur la place publique, dans la rue, au même titre qu’un panneau publicitaire, ce que pour ma part, en tant qu’occidental, pour reprendre votre terminologie, je ressens comme une agression car comme vous le dites, la pratique religieuse "devrait" relever de la sphère privée.

  • permalien Alban :
    3 août 2013 @14h22   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    PS une dernière chose concernant votre évocation de la possibilité de discuter je remarque que vous êtes passé de la possibilité de discuter de la Religion à je vous cite "une critique extérieure négative".

  • permalien Shanaa :
    3 août 2013 @14h49   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shiv7, la laicité française était une bonne chose avant la confusion laic = athé. Petit à petit la tendance est à une sorte de "laicisme" mélé à un intégrisme laic qui n’a rien à envier aux intégristes religieux. Ainsi, les simples croyants vont étouffer leurs convictions, reléguer toute manifestation spirituelle, être privé du droit de parole avec injonction de rester dans la sphére privé ! Or, les croyants sont aussi des citoyens qui respectent les lois communes. On fait, parfois, des lois d’exception à leur égard, quand ce n’est pas la diabolisation médiatique et ses dérives qui débouchent sur des actes regrettables .

  • permalien Nathan :
    3 août 2013 @16h57   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shanaa : 3 août @14h49

    Ainsi, les simples croyants vont étouffer leurs convictions, reléguer toute manifestation spirituelle, être privé du droit de parole avec injonction de rester dans la sphére privé !

    Vous ne pouvez pas un peu nous foutre la paix avec votre religion. Toujours cette religion ! Pitié ! Lâchez-nous un peu.

  • permalien Shanaa :
    3 août 2013 @17h13   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Nathan qui manifeste son allergie au mot islam ! Prenez donc un anti-histaminique !
    Je me permets de rajouter une couche histoire de titiller les censeurs et les arabophobes notoires style Nathan :

    "Un art profane
    Contrairement aux idées reçues, l’Islam a produit un art essentiellement profane, souvent destiné à la cour. Quant aux objets religieux, ils peuvent être non seulement musulmans mais aussi chrétiens ou juifs, témoignant de la diversité des peuples et des religions qui se sont côtoyés en terre d’Islam pendant plus d’un millénaire. Et l’on est ébloui. Car cet art se révèle d’un raffinement extrême, loin des clichés sur un monde de bédouins. Bois et ivoires sculptés, céramiques peintes, verres soufflés délicats, métaux ciselés incrustés d’or ou d’argent... révèlent un goût pour les matériaux sophistiqués et une capacité à l’exploit technique."

    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/art/...

  • permalien Shanaa :
    3 août 2013 @17h23   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Alban : "Pour ma part je pense que c’est précisément le fait de penser que ne pas vouloir discuter de sa religion n’est pas un problème qui contribue à faire que l’Islam a mauvaise presse en Occident."

    Vous avez la réponse d’un certain Nathan, un tantinet agressive il est vrai :

    "Vous ne pouvez pas un peu nous foutre la paix avec votre religion."

    Heureusement qu’il n’y a pas que des interlocuteurs aussi réactifs au mot "islam" !

  • permalien Shiv7 :
    3 août 2013 @17h53   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Alban

    la pratique religieuse s’expose, dans certains cas, désormais sur la place publique, dans la rue, au même titre qu’un panneau publicitaire, ce que pour ma part, en tant qu’occidental, pour reprendre votre terminologie, je ressens comme une agression car comme vous le dites, la pratique religieuse "devrait" relever de la sphère privée.

    Je n’ais jamais dit que la pratique religieuse devrait relever de la sphère privée, j’ai parlé de la croyance en tant que telle, son expression pratique doit bien évidement avoir le loisir de s’exprimer soit en des lieux consacrés, soit en des lieux publiques suivant les formes et les possibilités de cette expression.

    Vous parler d’agression concernant l’expression religieuse publique, mais qu’en est-il des autres expressions, qu’elles soient commerciales, politiques ou autres ?
    Ainsi une personne qui prie devrait se cacher, mais imposer à toute une population une idéologie glauque (comme le consumérisme)ou les vertus mensongères d’une lessive qui lave plus blanc que blanc, là il n’y a pas de problème ?

    En outre une église, une pagode ou une mosquée par leur architecture extérieure empiète bel et bien sur le domaine publique (cela serait difficile de faire autrement..), ceci démontrerais si besoin en était que la seule chose qui soit privée est bel et bien la croyance individuelle en tant que telle, et non pas son expression.

    je remarque que vous êtes passé de la possibilité de discuter de la Religion à je vous cite "une critique extérieure négative".

    Oui il est inutile de tourner autour du pot, car bien souvent c’est de cela qu’il s’agit, surtout à propos de l’Islam.

  • permalien Shiv7 :
    3 août 2013 @18h13   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shanaa

    la laicité française était une bonne chose avant la confusion laic = athé.

    Je serais plus radical que vous, en fait j’ai plutôt l’impression que la laïcité (ou l’athéisme au choix..)est née et à entretenu cette confusion à dessein, depuis son origine.

    A l’époque où la laïcité française est née il y aurait eu pas mal de problèmes si on avait carrément dit laic = athée, il était préférable pour éviter une confrontation trop brutale avec la religion de faire intervenir une certaine ambiguïté confuse, un peu comme on l’a fait au niveau politique en passant d’une royauté absolue à une royauté constitutionnelle.

    En réalité dans les deux cas on a en quelque sorte muséifié les anciens ordres, qui de fait n’ont et n’avaient plus aucun pouvoir, afin de mieux faire passer la pilule..

    Présentement la laïcité et l’athéisme s’entendent comme cul et chemise et s’affichent ensemble sans vergogne..

  • permalien Nathan :
    3 août 2013 @18h57   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shanaa : 3 août @17h23

    Heureusement qu’il n’y a pas que des interlocuteurs aussi réactifs au mot "islam" !

    Je réagis ainsi parce que les religions - islam en tête, bien sûr - sont devenus un thème obsédant sur ce blog. Et pourtant, pour paraphraser le vieux Will : Il y a bien plus de choses sur terre et dans le ciel que n’en rêve votre religion.

    Quelqu’un vous empêche de prier Allah en France ? Quelqu’un vous empêche de jeûner lors du ramadan et ce célébrer vos fêtes ? Quelqu’un vous empêche d’aller à la mosquée ? Non. Alors, où est le problème ?

    Le problème, c’est que l’islam est une religion qui cherche à régir de manière totalitaire tous les aspects de l’existence des fidèles et que la moindre limitation de son emprise et de son influence est vécue dès lors comme une restriction intolérable. C’est la raison pour laquelle ces questions religieuses vous obsèdent. Vous ne parvenez pas à accepter cette limitation, naturelle dans une société non-religieuse.

  • permalien Shiv7 :
    3 août 2013 @19h09   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Nathan

    Je réagis ainsi parce que les religions - islam en tête, bien sûr - sont devenus un thème obsédant sur ce blog.

    Il me semble que quand le sujet d’un fil est, Arts de l’islam, c’est assez naturel qu’on parle de religion, non ?

  • permalien Shanaa :
    3 août 2013 @19h37   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Connaissant Nathan je m’abstiens d’alimenter un discours anachronique vue la moyenne d’àge des" vieux" "intellos" du blog !
    Je ne voudrais pas être en situation d’un Candide au pays des bulgares. Ici des "intellos" de gôôche mais néanmoins islamophobes.
    Par ailleurs, il ne s’agit pas de moi, mais de liberté pour les gens de se revendiquer de l’islam si ça leur plait. Il me semble aussi que la pratique artistique et la spiritualité sont des activités qui élévent l’homme au delà de la contingence matérielle.

    Shiv7, merci de votre intervention, d’autant plus que je suis fan de Guenon et... d’un autre soufi... L’Emir AbdelKhader !

  • permalien servia :
    3 août 2013 @19h51   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Superbe votre article ! Je ne sais pas qui l’a écrit, mais CHAPEAU !
    Je ne vous arrive pas à la cheville, mais je vais essayer de m’élever un petit peu ! Évidemment, Espagne + Islam, Iran+Islam, Égypte+Islam ont donné des choses différentes, mais l’Islam et le Christianisme ont fait évoluer l’art de chaque pays. S’il n’y a pas de représentation humaine, c’est bien dû à l’Islam avec beaucoup de dessins géométriques, une calligraphie extraordinaire. Les français ne pensent pas aux Merveilles de l’art de l’islam. Il est bon de le leur rappeler pour éclairer le commun des mortels, pour relever l’idée que les français se font des "arabes". Je l’ai fait dans ma classe avec des profs d’université et les petits européens ont été surpris, les petits musulmans se sont redressés. Naturellement , tout n’est pas parfait, mais il est bon de changer le regard que les français portent sur l’Islam et sa culture. Si le Louvre peut y arriver de cette manière, pourquoi pas ? Bravo à la section de l’Ariane
    MIQUEOU DE NISSA

  • permalien Alban :
    3 août 2013 @20h52   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Shiv7.

    Concernant le fait pour une religion d’empiéter ou non sur le domaine public, il ne faut pas mêler arbitrairement lieu de culte et pratique du culte.
    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas affirmé car quelque soit le lieu où l’on pratique, il demeure toujours quelque-part...
    Il y a une différence cruciale entre effectuer une prière dans un lieu tel une mosquée, une Eglise, chez soi ou bien dans la rue, à la vue de tous.
    Vous effectuez un parallèle entre religion, publicité et consumérisme pour dire qu’ils peuvent, chacun à leur manière, exprimer une certaine agressivité, voire le mensonge, et je vous suis gré de reconnaître cet état de fait.Je vous fais remarquer au passage que nombreuses sont les personnes à s’insurger contre les pratiques abusives de la publicité, à s’indigner des excès de la consommation. La seule différence étant peut-être liée au fait que comme vous l’affirmez précédemment, "dans le domaine précis de la religion les musulmans ne transigent pas."

    Enfin, en opérant ce parallèle entre Islam, publicité et consumérisme, vous mettez le doigt sur un fait intéressant :
    on peut effectivement relier la religion à ces valeurs occidentales que sont le consumérisme et la publicité, précisément parce que de nos jours de plus en plus elle s’affiche, se montre, se revendique pour mieux se vendre, ce que par ailleurs elle réussit avec plus ou moins de succès.Aujourd’hui vous avez sans doute remarquer qu’il est de bon ton de marquer son appartenance, de revendiquer son statut. Et c’est ce que font je pense ces personnes qui prient dans un square à la vue de tous, phénomène récent s’il en est et qui coïncide avec l’émergence de ce besoin, universel celui-là, de revendiquer, de marquer, vouloir prouver son appartenance.

    Il faut donc reconnaître que la religion, par l’intermédiaire de cette façon de pratiquer, loin d’échapper à la mondialisation que vous dénoncez, en subit les conséquences de plein fouet, au même titre que le travail, le commerce ou la publicité que vous condamnez.

  • permalien Cyril :
    3 août 2013 @22h46   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    @ Shanaa

    En revanche, dans le monde musulman, asiatique, africain, on ne trouve pas de "christianologue", de "occidentologue". L’altérité n’est pas un probléme.

    Votre phrase ne fait pas état de la réalité d’oppressions de nombreuses communautés chrétiennes et juives du pourtour méditerranéen et des conflits en Asie du sud-est. Les courants musulman posent précisément la question de l’altérité par la pratique et les coutumes. Il suffit de prendre les cas sunnites/chiites. Il se forme des écoles de pensée pour légitimer les actions. Il en existe sur l’occident mais qui existe plus pour traiter la question du déclin du monde et de la pensée arabe. A ce titre, lisez "La pensée Arabe" de Mohammed Arkoun.

    Le monde musulman ne se réduit pas à un monde victime. Son histoire et son actualité lui permettent de rivaliser avec l’occident dans ses horreurs comme dans ses merveilles. Ne soyons pas manichéen et prenons en considération l’histoire des peuples et des idées. Dans l’horreur, il n’y a pas plus prescription pour les uns que pour les autres : ne moralisons pas les peuples.

    Loin de vous cette idée je suppose ; c’est pour cela que j’ai fait parler votre argument et votre phrase sans vous interpréter. Mais votre phrase fait penser que les peuples musulmans et surtout arabes n’ont été que victimes innocentes. Je cite :

    "Cette réaction, hélas, est un peu "normale" lorsque, pendant des siécles, sous le joug colonial, vous avez été violemment agressé, humilié, dépossédé de votre identité, de votre culture, de votre histoire, de vos richesses."

    Maures et Berbères, bien qu’à l’origine porteur du message du prophète furent aussi les initiateurs de la traite orientale. Que cela vous plaise ou non. De pilleur à pillé, toute chose est relative et la normalité d’un hermétisme aux questionnements des pratiques par les arguments que vous apportez est bien mal à propos. De plus cette "normalité" doit être déconstruite pour voir dans quelle mesure les peuples envahis ont collaboré ou combattu avec les colonisateurs. L’histoire d’un peuple uni contre l’oppression n’est pas plus valable que le peuple français était résistant en 44 dans son entièreté.

    Aussi, le débat entre vous, Shiv7 et Alban, m’apparait peu clair géographiquement. Sous le terme musulman, nous pouvons voyager énormément, si ce n’est dans le monde entier. Vos discours peuvent éclairer les lecteurs s’ils ne regroupaient pas autant de réalités distinctes. Certaines crises sont post-coloniales, la france et ses anciennes colonies entre autre, d’autre sont post-guerre froides entre-mêlé du conflit Israëlien : tunisie, Jordanie, Egypte, Liban, Afghanistan... conflit confessionnel au Sud-Est asiatique.

  • permalien Cyril :
    3 août 2013 @22h53   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Et pourtant, depuis des siécles, "orientalistes", "islamologues", "islamologues-auto-proclamés", "spécialistes" écrivent et parlent à la place des musulmans de façon erronnée

    La nature a horreur du vide et l’orientalisme n’a fait face à aucun courant de pensée ou presque. Aujourd’hui il semble émergé un courant à prédominance sunnite et wahhabite. Je ne souhaite pas pour le bien de l’Islam que l’orientalisme séculaire ne se confronte en définitive qu’à l’école wahhabite ; cruelle dialectique en perceptive.

    J’irai plus loin que votre remarque. Que les musulmans parlent de leur propre culture, qu’ils décousent leurs pratiques et leurs rites. Effectivement la philosophie islamique ne sait pas arrêté à la Falsafa et ne s’y réduit pas.

  • permalien servia :
    3 août 2013 @23h33   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    pour shanaa, les arabes ont tout inventé ! Elle oublie les chinois qui étaient en avance sur l’Occident et les égyptiens qui sont des "arabes", d’accord ou des africains. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que la région s’appelle parfois "le croissant fertile" et ceci explique cela ! Les habitants de l’Arctique n’avaient pas les mêmes facilités ! C’est en tirant la couverture à soi comme le fait SHANAA que naissent les ressentiments, la rancune et le racisme ! Un peu plus de mesure, SVP !

  • permalien femme :
    4 août 2013 @01h28   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    Bonjour,
    Oui "Arts de l’Islam" car l’Islam est aussi une identité, c’est une culture et un mode de vie. Le peuple musulman qu’il soit marocain, tunisien ou égyptien se sentent un corps uni malgré les spécificités. Ce n’est pas parce que la France est laïque qu’on doit avoir la même vison pour les autres. Un peu de tolérance et d’ouverture d’esprit.

  • permalien Jules :
    4 août 2013 @09h15   « »
    « Arts de l’islam » au Louvre : de la confusion à la manipulation

    J’ai du mal à comprendre la polémique. Par convention "Islam" désigne une aire de civilisation (variable selon les époques). Et pas à proprement parler la religion islamique (l’islam).

    Des perses juifs ou des berbères chrétiens ont été parte prenante de la "civilisation arabo-islamique". Des "savants musulmans" réfléchissaient à des questions scientifiques sans utiliser le Coran pour les résoudre.

    Et oui, on parle également du "monde chrétien" lorsqu’on désigne certaines périodes de l’histoire européenne.

  • permalien Shiv7 :
    4 août 2013 @11h08   « »

    Alban

    Enfin, en opérant ce parallèle entre Islam, publicité et consumérisme, vous mettez le doigt sur un fait intéressant :

    Si vous relisez nos échanges, vous verrez que ce parallèle est votre du et non pas le mien, je n’ai fais que reprendre votre idée.

    on peut effectivement relier la religion à ces valeurs occidentales que sont le consumérisme et la publicité, précisément parce que de nos jours de plus en plus elle s’affiche, se montre, se revendique pour mieux se vendre, ce que par ailleurs elle réussit avec plus ou moins de succès.

    Je ne crois pas que les religions ont attendu la publicité (ça serait plutôt l’inverse..) pour tenter de grossir leur rangs, la chrétienté à été à cet égard certainement la plus prosélyte.

    Aujourd’hui vous avez sans doute remarquer qu’il est de bon ton de marquer son appartenance, de revendiquer son statut.

    En effet, mais sur ce coup là la religion n’est qu’une marque parmi une multitude d’autres, elle est loin de tenir le haut du pavé..

    suite

  • permalien Shiv7 :
    4 août 2013 @11h12   « »

    Suite

    Et c’est ce que font je pense ces personnes qui prient dans un square à la vue de tous, phénomène récent s’il en est et qui coïncide avec l’émergence de ce besoin, universel celui-là, de revendiquer, de marquer, vouloir prouver son appartenance.

    Je ne vous suis pas sur ce coup là.., je ne pense pas que le fait de prier dans un square corresponde à une stratégie marketing, mais plutôt à un manque de places consacrées et au dogme musulman instituant des prières à heures fixe.
    Par contre il est possible que le voile et autres signes distinctifs correspondent dans certain cas au besoin de marquer son appartenance.

    Il faut donc reconnaître que la religion, par l’intermédiaire de cette façon de pratiquer, loin d’échapper à la mondialisation que vous dénoncez, en subit les conséquences de plein fouet, au même titre que le travail, le commerce ou la publicité que vous condamnez.

    Je ne dirais pas ça comme ça ; que la religion et autres démarches identitaires réagissent à la mondialisation pour préserver leurs singularités devant le rouleau compresseur/niveleur de la globalisation, cela est un fait certain.

    Par contre le consumérisme, l’activisme forcené, la compétitivité ne sont pas une réaction à la mondialisation, mais plutôt ses dogmes profond, c’est par ces dogmes que la mondialisation croît et vit.

    Dans le premier cas il y a combat contre la mondialisation, dans le deuxième il y a combat pour la mondialisation.

    Maintenant que dans ce deuxièmes cas il y ait un aspect victimaire (on subit)au niveau individuel cela est possible suivant nos idées et la place qu’on occupe dans la société, mais bien souvent la victime dans ce cas là, bien qu’elle se plaigne, participe néanmoins à une idéologie qu’elle ne remet pas vraiment en question, son but est plutôt de s’élever dans le système, pas de le renverser..

  • permalien Alban :
    4 août 2013 @12h33   « »

    Shiv7,

    Je n’ai pas besoin de me relire dans la mesure où depuis le début de notre échange, il est question pour vous de chercher au sein du Christianisme, et de manière plus générale au sein de tout ce qui à vos yeux représente le monde Occidental, un pendant à chacune des observations qui peuvent être formulées à l’égard de l’Islam.

    A chaque fois qu’il est question d’évoquer un des aspects de l’Islam, vous ne répondez qu’en procédant à un parallèle avec ce qui se pratique en Occident.
    Je vous parle de tel point concernant l’Islam, vous procédez systématiquement par analogie avec l’Occident, de manière souvent discutable, et finalement pour affirmer que c’est moi qui procède par analogie.
    Relisez-vous : je vous parle de l’aspect agressif que revêt le fait de voir effectuer des prières dans un square, vous me répondez que la publicité ou le consumérisme sont porteurs de davantage de violence, c’est bien vous qui procédez ainsi, par mise en parallèle,pas moi. Votre attitude tendrait à mettre en évidence le fait que l’Islam, finalement, ne se définit que par la négation des autres religions et des autres cultures.

    Par ailleurs, contrairement à vous, je ne m’identifie pas à un camp, je ne recherche pas la confrontation, les choses sont claires pour moi :
    Je vis dans un pays occidental, je ne l’ai pas choisi, pour autant ce système, auquel vous vous dites opposé (consumérisme, publicité....)alors même que vous en participez, sachez que je ne m’identifie pas à ce système, il n’est pas moi : lorsque vous le critiquez, remarquez que vous rejoindre sur certains points ne me pose aucun problème. Oui il comporte des défauts, qui me sont préjudiciables, mais j’en bénéficie également, tout comme vous.
    Il est excessif sur certains points, oui et après ? je ne m’en sens pas responsable, ce n’est pas "mon" système, je le subis.

    Je n’ai aucun soucis à abonder dans votre sens, et chaque citoyen occidental le reconnaîtra sans peine.Vous en revanche vous avez nié point par point chaque aspect que j’ai pu aborder concernant l’Islam.
    Effectivement s’agissant de religion vous êtes intransigeant, vous l’avez écrit et je ne peux que vous croire.

    Tout n’est pas aussi tranché que vous l’affirmez, et vous le savez.

  • permalien Fouad :
    4 août 2013 @13h13   « »

    Article totalement idéologique et anticléricale de l’auteur. Il ne supporte pas de voir des arts de l’islam s’installer en France. Il confond tout par ailleurs et oublie de préciser une chose : le terme d’islam a deux occurences. Avec une minuscule c’est la religion avec une majuscule c’est l’histoire des aires civilisationnelles caractérisées paur leur diversité culturelles et leur unité religieuse. L’islam a joué un rôle culturelle important dans toutes ces aires là. Evidemment, dire qu’il s’agit d’arts de l’Islam ne nie pas les autres éléments et influences c’est faux de le penser. L’auteur s’attaque tout simplement à l’existence de ces arts et faire preuve de négationnisme historique. Enfin, il ne cite que les exemples qui nourrissent sa posture pas évidemment tous les autres qui la démolissent.

  • permalien Shanaa :
    4 août 2013 @16h49   « »

    Cyril, je suis bien d’accord avec votre commentaire. Il ne s’agit pas d’absoudre les uns et les autres, mais de souligner que le colonialisme prédateur occidental (pas les peuple mais le pouvoir), par son ampleur , les moyens matériels, humains mobilisés pour le mener à bien, sont sans précédent, et ont même joué un rôle dans l’idéologie nazie.
    Par ailleurs, les habitants d’Amérique latine, les aborigénes d’Australie, les Amérindiens, les congolais, les herroro formuleront les mêmes doléances vis à vis du choc colonial que les algériens, par exemple. Cela ne s’appelle pas une posture victimaire, mais une prise de conscience sur une réalité : La colonisation se prolonge au travers de pratiques telles que la francafrique, le soutien aux tyrans le FMI, le pillage des ressources, les guerres unilatérales. Tout cela sur fond d’uniformisation des cultures via la globalisation .

  • permalien Shanaa :
    4 août 2013 @17h01   « »

    Servia : pour shanaa, les arabes ont tout inventé !

    Je ne me souviens pas avoir écrit cela !
    Les connaissances sont le patrimoine de l’humanité. Elles sont le résultats d’échanges, de voyages, etc.. Si ces oeuvres peuvent rapprocher les peuples, tant mieux ! Il suffit de voir des gens de tout horizon admirer les pyramides ou la muraille de Chine ! L’espace d’un instant ils sont sur la même longueur d’onde ! Aucun politicien ne peut le faire.

  • permalien Shanaa :
    4 août 2013 @17h25   « »

    Shiv7, à propos du consumérisme, lien avec le vide intérieur, l’insatisfaction entretenue. Je cite Noam Chomsky citant des chefs d’entreprise :

    « Une philosophie de la futilité ou les gens s’attachent aux valeurs superficielles de la vie, tels que les objets de consommation, oubliant les idées dangereuses de compassion, de solidarité, de souci d’autrui » Chomsky compare les centres commerciaux à des "temples de la consommation" que les gens arpentent des heures durant, sans forcément consommer pour les plus pauvres !

  • permalien Shiv7 :
    4 août 2013 @17h35   « »

    Alban

    Par ailleurs, contrairement à vous, je ne m’identifie pas à un camp, je ne recherche pas la confrontation, les choses sont claires pour moi :

    Désolé si je vous donnes l’impression de m’identifier à un camps, en fait ma démarche ne cherche pas la confrontation mais plutôt la compréhension.
    Ainsi pour la prière dans les jardins publiques, il me semble que vos vues n’était pas fondées.
    J’ai aussi tenté lors de mon premier post d’expliciter les raisons du blocage musulman, pas pour l’excuser mais pour démontrer qu’en fait il pouvait être dépassé.

    Je vis dans un pays occidental, je ne l’ai pas choisi, pour autant ce système, auquel vous vous dites opposé (consumérisme, publicité....)………
    Il est excessif sur certains points, oui et après ? je ne m’en sens pas responsable, ce n’est pas "mon" système, je le subis.

    Contrairement à vous je pense que l’on doit se sentir concerné par le système,et en partie responsable, même si on ne l’a pas choisi et que l’on le subit, il est notre dans la mesure où l’on en fait partie intégrante, et si ce n’est pas nous qui le combattons qui le fera à notre place ?

    Pour être équanime je dirais de même pour le monde musulman, c’est à eux de se remettre en question sur certain point si ils en sentes le besoin (et non pas sur notre demande..), et c’est du reste ce qu’ils font, le printemps arabe en témoigne dans une certaine mesure, d’autre part à mon sens (ça n’engage que moi), le plus grand danger dans la sphère de l’Islam provient de la montée en puissance du wahhabisme qui arrose tout le monde musulman, je trouve cette influence tout à fait négative aussi bien d’un point de vue spirituel que temporel.

    Effectivement s’agissant de religion vous êtes intransigeant, vous l’avez écrit et je ne peux que vous croire.

    Je n’ai jamais dis ça me concernant, je suis même tout à l’opposé (je suis par aventure de la vie, pluriculturel), par contre je suis intransigeant concernant la dénonciation, le refus et la lutte de certain aspect de notre modernité d’origine occidental, mais qui à depuis belle lurette contaminé une bonne partie du globe, y compris la sphère musulman.

    Je suis aussi intransigeant sur le fait qu’un système ou un ordre doit faire sa propre auto critique (dans la mesure où il en éprouve le besoin), cette critique ne doit pas être imposée de l’extérieur, chose que l’occident à travers sa vue universaliste à peine à respecter.

  • permalien yazid :
    5 août 2013 @10h11   « »

    Vous avez parfaitement raison mr Farhad Fayaz Pour

    La confusion est grande car pour beaucoup ,
    tout art qui provient d’Orient , du Maghreb, et du Machrek .... et qui à l’ "odeur" arabe est forcément considéré comme étant de l’art islamique.

    De même que tout arabe est forcément musulman et que tout musulman est forcément arabe.

    Cette confusion lexicale ne serait pas aussi grave si elle ne s’installait pas dans les concepts tels que islamique et islamiste, islamisme et par extension salafiste,wahabiste, intégriste, fondamentaliste,terroriste.

    Ainsi aujourd’hui tout dirigeant arabe qui montre la moindre odeur d’islamité ( dans le sens de la pratique individuelle religieuse ) est vite taxé d’islamiste .

    Les musulmans sont donc liés à l’islam, à l’islamisme. ...et seraient donc des terroristes potentiels à qui le principe de précaution est à établir.

  • permalien bml04 :
    5 août 2013 @12h31   « »

    Le positif : l’exposition montre de belles oeuvres ; et malgré la confusion et/ou la manipulation évoquées dans cet article argumenté, l’exposition donne une image de l’islam comme élément de civilisation et non de fanatisme, de guerre, de destruction, ou de civilisation privative de libertés.

    Le négatif : c’est le risque de mettre en dialectique le monde islamique ou musulman avec le monde chrétien, ou occidental. Or "islamique" n’est pas "musulman" comme "occidental" n’est pas forcément "chrétien" non plus, comme il y a des arabes chrétiens depuis des siècles, et des chrétiens dans tous les pays d’où proviennent des oeuvres de cette exposition. La dialectique conduit à l’affrontement, qu’il vaudrait mieux éviter...

    La réalité est plus diverse, un pieu musulman est plus proche d’un pieu chrétien que d’un taliban, un fanatique de l’islam est aussi dangereux qu’un laïciste qui veut marier les hommes entre eux, ou faire table rase des racines chrétiennes de l’Europe, et des pays qui en sont issus comme les Amériques, ou comme l’Australie qui a érigé une statue de Jeanne d’Arc au centre de l’une de ses capitales, Melbourne. Etc...

  • permalien Alban :
    5 août 2013 @21h10   « »

    Shiv7,

    Cette dernière intervention pour vous dire que je retiens de cet échange avec vous des points essentiellement positifs, sachant que discuter religion, par voie écrite à fortiori, est chose délicate. Malgré tout je vous rejoins, vous et Shannaa, sur de nombreux points.
    J’espère ne pas avoir donné l’impression de vouloir accabler l’Islam, mais tout comme vous j’essaie de comprendre les choses, choses qui dans le cas présent me dépassent, ainsi que j’ai pu en prendre conscience en lisant les commentaires de Cyril, entre autres.
    Je me suis efforcé de ne pas céder à ces passions qui n’ont comme autres conséquences chez celui qui les éprouve, en un réflexe tant rageur que désespéré, que de le faire s’arc bouter sur ses convictions et n’aboutissent que sur des lieux communs, des caricatures et des simplifications.
    Finalement même si nous ne sommes pas tombés d’accord sur tout, qu’importe, au fond le principal à mes yeux est que nous soyons entendus.

  • permalien Hugo :
    6 août 2013 @09h37   « »

    Personnellement, je pense comme Bert plus haut :

    C’est celui qui paye l’orchestre qui choisit la musique, dit-on...

    Personne n’est choqué d’un point de vue purement scientifique que ce nouveau département du Louvre expose des œuvres gréco-romaines ? N’est-ce pas un peu hors sujet ?

  • permalien Shiv7 :
    6 août 2013 @09h55   « »

    Alban

    Ce fut un plaisir d’échanger avec vous, et comme vous le dite, l’échange écris, à fortiori sur des sujets complexes par voie de blog n’est pas évident et forcément réducteur et essentialiste comme l’a effectivement démontré Cyril.

    Ce qui d’une certaine façon nous ramène au thème du fil, où un musée tombe un peu dans le même travers par sa nature même, (réunir une multitude d’objets qu’il s’agit de classifier suivant un ordre toujours imparfait, chaque objet ayant son histoire propre singulière difficile à catégoriser dans une généralité essentialisant e, en fait toutes nos catégories tombes aussi dans ce travers, il suffit de voir la difficulté des classifications végétales et animales, la vie sous toutes ces formes est une continuité difficilement sécable si ce n‘est par approximation différencielle).

    Bien à vous

  • permalien hatez :
    6 août 2013 @13h06   « »

    yen a marre des religions

    stoppez tous

  • permalien Philippe Arnaud :
    6 août 2013 @14h23   « »

    Stolypine

    Ce qui en dit long sur les intentions et les buts de guerre des Américains, c’est qu’à Bagdad le seul ministère à ne pas avoir été pillé à été celui du Pétrole. Il leur a suffi de mettre deux tanks et une escouade de soldats devant pour dissuader les Irakiens.

    Qu’est-ce qu’il leur en aurait coûté de faire pareil devant les autres ministères ? Rien. Preuve que ce n’était pas le maintien de l’Etat irakien qui les motivait mais leur seule rapacité.

  • permalien Philippe Arnaud :
    6 août 2013 @14h27   « »

    Jean-Louis

    Il n’y a pas en France de discrimination contre les juifs. Mais essayez de trouver un stage, un travail, un bail lorsque vous vous appelez Rachid, Mohamed, Mouloud, Hassan ou Ahmed...

    Ce que les expériences de testing ont démontré plutôt cent fois qu’une.

  • permalien Jean Louis :
    7 août 2013 @14h24   « »

    @Philippe Arnaud

    Vous vous rendez compte que vous justifiez le racisme des musulmans envers les juifs par la discrimination qu’ils subissent dans la société française (quid de la discrimination envers les femmes ? De l’homophobie ? etc ..).

    On se souvient de triste mémoire que le communisme et le nazisme disposaient en leurs temps de leurs idiots utiles. Je crois que l’on peut maintenant en dire autant pour le racisme.

  • permalien Shanaa :
    7 août 2013 @17h31   « »

    Jean Louis, Ph. Arnaud ne "jusifie" rien du tout. Il décrit une réalité. Les discriminations sur base de la consonnance du patronyme, du faciés est aussi réelle que les contrôles multiples au faciés.

  • permalien Shanaa :
    7 août 2013 @17h35   « »

    Yazid, dans la cofusion vous avez omis le" foulard islamique". Je n’ai jamais compris comment un morceau de tissu pouvait être "islamique" dans la sémantique française.

  • permalien Fouquier-Tinville :
    7 août 2013 @21h17   « »

    Bonne Fete de Petit Bairam a tous les musulmans ! (islamophobes, bouchez-vous les yeux !)

  • permalien Caius Gracchus :
    9 août 2013 @08h07   « »

    Article intéressant sur un problème particulier (celui que se sont posé en fait les conservateurs du Louvre sur la légitimité de parler d’art islamique ou non dans l’ère géographique dominée par l’Islam) et sur le problème plus vaste de ce qu’est une civilisation et comment la nommer...
    Concernant le Louvre, il y a superposition de plusieurs couches : l’histoire des collections et de la manière dont elle se sont constituée, collections qui faisaient partie naguère du département des art de l’orient ancien, et n’étaient donc pas séparés des productions antérieures, avant l’Islam (mais séparée des production coptes contemporaines se trouvant elles dans la section de l’Egypte ancienne...
    On remarquera que le musée Guimet des arts asiatiques, possède une collection concernant l’inde Moghol (donc avec des souverains islamiques...) qui est aussi représenté dans les arts d’islam au Louvre.
    Enfin la création du département des arts d’Islam est une décision politique du président Chirac, avec le soutient de mécènes musulmans, et qu’il reprend aussi la collection de l’Institut du Monde Arabe (basée dans ce cas sur un critère linguistico-géographique).
    Bref les conservateurs se sont bien posés les questions posées par l’article et, compte tenu du poids de l’histoire des collections et de la feuille de route politique, ils ont justifié le choix de créer et présenter un département d’art islamique... remarquons néanmoins que la muséographie met directement en contact ce nouveau département avec les salles coptes dont la production médiévale est très proche de celle plus "islamique" y compris dans l’utilisation des caractères arabes. Elle est en contact direct aussi avec les productions de l’orient méditerranéen de l’Antiquité en particulier de magnifiques mosaïques syriennes de l’Antiquité tardive...Mais il est clair que ce critère "islamique" exclut l’art de communautés ethniques ou religieuses irréductibles à la définition de la "civilisation islamique" en particulier l’art dans les communautés chrétiennes en pays d’Islam (et des communauté juives très présentes également) qui étaient parfois majoritaires jusqu’à la fin du Moyen age, comme en Egypte par exemple qui a l’évidence participe de la m^me culture si ce n’est civilisation...

  • permalien Maroc :
    10 août 2013 @02h31   « »

    "L’influence de l’islam sur l’art dans les pays à majorité musulmane, par exemple en matière d’architecture, est incontestable, au même titre que celle du christianisme en Europe sur la peinture. Mais parle-t-on pour autant des « arts du christianisme » ? Pourquoi parler dans les publications du Louvre de « l’objet islamique », en traitant des objets exposés ? Est-ce qu’un astrolabe peut être considéré comme un « objet islamique », comme c’est le cas au Louvre ? Que dirait-on si, en 2013, au Caire ou à Istanbul, on présentait les œuvres de Léonard de Vinci, de Victor Hugo, d’Isaac Newton ou de William Shakespeare comme les « arts du christianisme » ou du « judéo-christianisme », ou une porcelaine de Sèvres comme un « objet chrétien » ?"
    Ce paragraphe montre que l’auteur de l’article se positionne plus qu’il ne discute une idée. la plus part des commentaire le rejoignent.
    "L’objet islamique" est bel et bien un objet islamique : l’idée de la Religion ne peut en être soustraite pour les Musulmans, comme pour les Chrétiens de "l’avant-ère laïque" imposée aux occidentaux croyant par ceux qui ne le sont pas, et qui à l’aide de l’éducation et des activités culturelles imposées a réussi à intégrer l’imaginaire occidental.
    La culture juive et la culture musulmane continuent à être cultivée, alors que celle chrétienne est condamnée par l’hégémonie laïque qui a tendance à faire de la laïcité une religion qui refuse de voir une autre religion subsister dans son aire, la cas de la France est d’ailleurs flagrant par rapport au reste de l’Europe et des Etats-Unis.
    la civilisation islamique est bien une civilisation à arrière-fond religieux, comme la civilisation chrétienne jusqu’à la seconde moitié du XVIII ème siècle ! les pays "ouverts" par les Musulmans ont adopté et adapté la religion, avec ses permis et ses interdits qui se reflète sur toute la création artistique ; avec son écriture utilisée sur l’étendue du territoire musulman presque entier ; avec ses modes de conceptualisation du monde et de la vie qui apparaît dans les systèmes sociaux, les productions littéraires, philosophiques et scientifiques...
    Le problème de l’Occident avec la religion est devenu un "lieu de harcèlement" : ce qu ne croit pas/plus se prennent pour plus intelligents, plus clairvoyantes, plus "développés"... que les croyants, s’ils ne les prennent pas pour des dupes et des "objets de moquerie" !!!!
    la question de la "liberté" faussement posée en Occident et dont toute discussion est devenue TABOU est de beaucoup responsable de ce revirement de l’esprit LIBRE. (Qui en Occident peut remettre en question la Liberté ou la laïcité ? n’est-ce pas là des tabous ? ou le tabou ça n’existe que chez les "Autres" ?)

  • permalien Sofiène :
    13 août 2013 @19h19   « »

    Complètement d’accord avec l’auteur ;

    " Arts islamiques " est un terme générique réducteur et fourre tout, digne du 19ème, du temps ou la propagande colonialiste faisait des ravage. cela aurait était une belle vitrine de l’exposition universelle paris de 1900.

    Il y a certes des points communs entre des peuples musulmans d’origines géographiques très éloignées, mais elles sont essentiellement d’ordre religieux.

    Ailleurs, l’héritage culturel préislamique propre a chaque régions est encore très vivant, et influence jusqu’a nos jours les différents peuples qui vivent dans la grande air d’influence de l’Islam, que ce soit sur un plan artistique, culinaire, esthétique... ect !
    On peut trouver des différences au sein d’une même région, les Almohades dynastie berbère du maghreb avec son architecture massive et épuré, contraste artistiquement avec celle des ommeyade de cordoue, plus raffinée et légère.

    Il n’existe pas une seule nation de l’Islam, mais de multiples traductions de l’islam a travers l’Histoire. Les société musulmanes de tout temps et de toutes régions, se sont évertuées a exprimer la foi musulmane selon leurs propre apport culturel originel.

    bref, l’Islam est pluriel, et les musulmans aussi, n’en déplaise au hintingtoniens, aux salafistes et autres racistes anosognosiques !

  • permalien toutoune :
    14 août 2013 @18h52   « »

    Merci beaucoup à l’auteur pour cet article si intéressant.

    Il faut comprendre que le Louvre obéit à ses sponsors : Arabie Saoudite, Qatar et émirats
    Ces dits pays ont un héritage culturel ancien minime pour ne pas dire inexistant... leurs habitants ayant été des bédouins dans le désert jusqu’au milieu du 20eme siécle..
    Mais grâce à la manne pétrolière ils ont moults milliards et comme de plus ils sont les alliés du monde occidental ils re-ecrivent l’histoire à coup de dollars à leur sauce et les français et autres ne sont que trop empressés d’obtempérer.
    Du coup en nommant "Islam" ils peuvent ramener à eux toute la richesse historique des pays ayant eux de véritables oeuvres d’arts pour les assimiler dans l’Islam et par extrapolation dans la civilisation arabe..
    Alors que 70% des oeuvres présents viennent de la Perse donc non arabe et souvent n’ayant aucun rapport avec la religion islamique. Ferdowsi est le chantre de la langue persane et son sauveur on peut dire et n’a aucun rapport avec l’Islam !

    Autre exemple : Golfe arabo-persique ou golfe arabique terme apparu dans les médias ou au Louvre seulement depuis ces dernières années depuis la révolution iranienne et imposé aussi de l’extérieur à coups de pièces sonnantes et trébuchantes.
    Il est vraiment lamentable que le gouvernement iranien au lieu de sauvegarder et mettre en valeur l’histoire riche du pays ne fasse rien. Même pour la langue on lit et entend dans les médias parler de la langue "Farsi" ! alors que la langue en en français s’appelle le "Persan" et le farsi se dit seulement en Iran. On dirait un dialecte quelconque du fin fond de je ne sais ou donc pour encore réduire l’IRan etc..
    Je pense que tout cela est trop répétitif pour être anodin et ponctuel et c’est directement une manipulation : même les savants anciens Iraniens sont embarqués comme savant arabe...

    Dans quelques décennies après tout ce lavage de cerveau et re-ecriture de son histoire on se demandera si ce pays La Perse (Iran) le premier empire, a jamais existé a une véritable histoire ?
    D’ailleurs il a déjà disparu des livres d’histoires scolaires..

  • permalien BABAMARZOUK :
    15 août 2013 @17h10   « »

    Titre : Quel Article ; de la confusion ou de la manipulation !

    Le dénigrement pur et simple de tout ce qui est musulman, s’étend même à l’art, et le meilleur moyen de le faire, c’est tout simplement comme le fait l’auteur et d’amener le lecteur a comprendre que cet art , ne correspond pas a la période dite islamique, mieux encore , il nie tout simplement l’existence d’un art islamique, mis à part bien évidemment l’architecture , car hélas les châteaux et les jardins de Cordoue d’Andalousie on bien plu a leur nouveaux occupant , car il était trop beaux , bien plus beaux que tout ce qu’ils avaient vu jusqu’ alors en toute l’Europe , en plus on ne pouvait les brulés ! , comme des livre de cordoue …,mais l’on a garder les œuvre mathématiques et scientifiques et on a fait incinéré toutes autre œuvres , précisément les illustré d’entre elles , "présentation satanique ou peut être artistique" .
    Au fait, la cordonnerie, la maroquinerie, la tapisserie, la poésie, la poterie, n’étant pas des arts jusqu’à ce qu’ yve saint Laurent, en décide pour les deux premier , et je sais quelle autre pour le restes, peut être même que c’est napoléon Bonaparte .
    Oui, on peut associer, même exceptionnellement une culture, un art, a une religion, si celle-ci avait était une source et un moteur pour une civilisation, tel est le cas de la civilisation musulman, l’islam a revêtu toute les facette de la vie des musulman durant son apogée, jusqu’à a en devenir une source d’inspiration pour les arts, chose, que ne peuvent comprendre certains esprit dont la haine et la rancœur envers une religion , emplissent leurs cœur, et c’est cette frustration qui vous amène a la renié toute entière.
    On voit très clairement, une certaine subjectivité propre à une région géographique dû très certainement a un fait historique majeur et qui n’est autre que le règne de l’inquisition durant des siècles sur le continent européen et dont l’effet est ce genre d’allégation maladroite et mal saine qui vous amène a dissocié un mode de vie bien distinct , d’une culture et un art aussi distincts .
    Enfin, cette exposition n’est là que pour atténué la peur et le mépris que votre genre nourrissent et entretiennent, afin de dénigrer une religion unique et des peuple incroyablement différent les uns des autre et qui ont tout de meme marqué leur temps d’une emprunte invraisemblablement homogène et cohérente mais différente et cela dans tous les domaine , même les arts ! et que vous voulais réunir sous une même enseigne, a toute autre occasion pour en faire votre cause d’union commune aifn de vous évader un tant soit peu des miséres et des mésentente qui vous déchire et vous fragmentent de votre quotidien .
    au fait l’art musulman est ce que votre socité libérale ne pourra jamais vous offrir . car elle vous bati tout a son opposé .

  • permalien Nawel :
    18 août 2013 @02h27   « »

    L`article est assez intéressant car il s`soulève deux points qui ont suscités l`intérêt d`un bon nombre d`historiens.
    A mon avis l`article se résume aux questions suivantes :
    - Pourquoi l`appellation « art Islamique » ? (pourquoi faire référence à une religion).
    - Comment autorise-t-on l`appropriation de certains objets par les musulmans ?
    Pour ce qui est de la première question l` historien iranien Shodja-e-din Shafa s`est interrogé sur la pertinence d’expressions comme « science islamique ». Shafa estime que *
    Ces empires menaient des conquêtes pour diverses raisons : le pouvoir, la richesse, la protection, le savoir…mais la religion n`y était qu`un des aspects de la société de plus qu`a Rome par exemple le judaïsme et le christianisme n’étaient que deux religions parmi les autres donc comment peut on se référé à la religion dans ce cas la. Cela dit la référence c`est les peuples eux-mêmes qui la choisissent et cela dépend essentiellement des motifs des conquêtes et expansions de ces derniers. Dans le cas de l`expansion de l`Islam le seul est unique motif était d`étendre la religion musulmane et tout s`est fait autour de cet axe. L`unification des territoires se faisait sous le nom de l`Islam et l`état qui est né suite à cela était appelé état islamique guidé par une seule personne : Le calife, donc j`estime que c`est normal qu`on fasse référence a l`état islamique et choisir l`appellation « art de l`islam » pour qualifier les œuvres de cette époque.
    Maintenant pour répondre à la deuxième question, je dirais que s`approprier un objet, une œuvre ou autre est vraiment grave et j`imagine mal les historiens et responsables mettre la réputation d`un musée tel que le musée de Louvre en jeux de cette manière.
    Mais si on se réfère aux exemples cités dans l`article je dirais que cela ne prouve rien. a suivre

  • permalien Nawel :
    18 août 2013 @02h30   « »

    Le premier objet cité par l`auteur est l’astrolabe. Ce que l’auteur ne dit pas est qu’il n’y a aucun manuscrit qui parle de l’origine de l’astrolabe et la seule référence existante est un manuscrit traduit par les musulmans mentionnant que le premier astrolabe était d’origine grecque ; et là encore il faut rappeler que l’occident a découvert l’héritage gréco-romain via les manuscrits arabes traduits par les musulmans à l’époque abbasside cela dit si les musulmans voulaient s’approprier quoique se soi,t ils auraient pu effacer toute trace indiquant l’origine de tel ou tel objet ou œuvre surtout qu’à cette époque connu par « l’âge d’or des musulmans » l’occident était en hibernation.
    Pour revenir à l’astrolabe ; je tiens a mentionné que le premier astrolabe était à usage très limité (basic) ; il a été « perfectionné dans le monde musulman. À cet égard, Sigrid Hunke n’hésite pas à affirmer « Alors que les Grecs ne connaissaient que fort peu de manières de s’en servir, un ouvrage d’Al-Khovaresmi [mort en 847] sur l’astrolabe en cite déjà quarante-trois… ». »*
    Donc si le Louvre a exposé l’astrolabe -perfectionné et modifié par les musulmans- sans pour autant mentionner l’origine du premier astrolabe, cela serrait une défaillance que seuls les responsables du musé peuvent en assumer la responsabilité.

    L’auteur cite également des objets Iraniens qui prétend s’être approprié par les musulmans et là il va falloir qu’il nous cite des exemples pour qu’on puisse vérifier
    L’auteur se demande pourquoi Le zoroastrisme est effacé. Le zoroastrisme est une ancienne religion qui a disparu avec l’avènement de l’Islam en Iran. Son influence reste négligeable vu le périmètre de son existence alors comment la comparer à l’Islam qui s’est étendu sur plus de dix fois ce périmètre et malgré cela rien ni personne peut empêcher le Louvre de réserver un espace à cette religion.

    Dans le sixième paragraphe l’auteur dit qu’à chaque fois l’Islam à rencontré une culture et patrimoine différent ; cela voudrait dire que les musulmans ne cherchaient pas à effacer l’existant mais au contraire à chaque fois ils considéraient l’existant comme source d’inspiration pour produire et c’est ce que nous appelons la créativité.
    a suivre

  • permalien Nawel :
    18 août 2013 @02h30   « »

    Enfin l’auteur parle de manipulation et de « La tendance qui consiste à faire confondre une identité culturelle avec une identité religieuse » ; moi je dirais qu’il n y a aucune tendance. Quand on parle d’art de l’islam nous faisons référence a l’époque de la domination musulmane ; l’époque de l’unification et l’arabisation des territoires conquis (par la langue, la monnaie, l’administration), ainsi que son islamisation. Donc quand on parle de l’art ou objet d’Islam on ne parle pas de la religion mais de la civilisation qui porte le même nom.
    De nos jours ce concept est de moins en moins utilisé vu la décentralisation du monde musulman. Aujourd’hui on parle de sculptures marocaines, de traditions algériennes, de folklore tunisien, de… etc.
    Conclusion l’auteur doit revoir le champ sémantique du mot Islam et relire avec plus d’ouverture d’esprit l’histoire de la civilisation islamique si jamais il reconnait l’existence de cette dernière.

  • permalien Leo :
    19 août 2013 @20h30   « »

    Il suffit de lire Ibn Batouta pour comprendre d’extrême diversité des territoires où est présente majoritairement la religion musulmane..
    venant d’une institution aussi prestigieuse que le Louvre le travers de parler de la culture musulmane est assez étonnant en effet !!!

  • permalien Paul :
    20 août 2013 @20h40   « »

    En lisant cet article cela m’a rappelé que j’ai photographié une très belle mosaïque venant de Turquie dans cette section du Musée du Louvre : "Amazonachie" (*), et je me suis demandé pourquoi cet mosaïque était là, puisqu’à l’époque la Turquie n’était pas musulmane.

    (*) Texte du descriptif du musée : "Amazonomachie : la bataille livrée par les Grecs aux peuple mythique de femmes guerrières, les Amazones. Daphnée (faubourg d’Antioche-sur-l’Oronte, Antakya, Turquie), 4e s. ap. JC. Cubes de marbre et calcaire."

  • permalien Khosro Khazai :
    27 août 2013 @00h55   « »

    Après l’envoi de notre lettre dénonçant l’escroquerie du musée du Louvre qualifiant les œuvres provenant de l’Iran « islamique » dans son pseudo-exposition « les arts de l’Islam » nous avons déjà reçu plus de 450 mails de soutien de la part de nos amis français. En outre notre pétition, a été signée et commentée, à ce jour, le 25 août 2013 par 4763 personnes, du domaine culturel, universitaire et politique de partout dans le monde.
    Lorsque nous atteindrons 5000 signatures, nous ferons un grand livre en français, en anglais et en persan de ces mails et de cette pétition et les commentaires des signataires. Ils seront envoyés au Président Français, à son ministre de la culture, à toute la presse internationale et à l’Unesco. Ce livre restera comme un témoin durable du détournement honteux de l’art et de l’identité iraniens ( dans une période noir de son histoire) par le musée du Louvre en échange de l’argent qu’il a reçu principalement de l’Arabie Saoudite dont le but est de consolider l’Islam en France.
    Pour nous soutenir,
    signez cette pétition en cliquant le lien ci-dessous :

    http://www.gopetition.com/petitions...

  • permalien sablebleu :
    28 août 2013 @11h46   « »

    Je trouve cet article très pertinent. Je me permets toutefois ,d’ajouter qu’il serait à mon avis malhonnête de laisser montrer du doigt le Musée du Louvre alors que ces problèmes d’"intitulé" des salles abritant les collections attribuées au monde arabe , à l’Iran sont aujourd’hui d’actualité au sein même de l’ensemble des musées internationaux ! Je vous renvoie notamment à l’ouverture récentes des salles du Metropolitan à NY et aux nombreux débats .
    D’autre part, les politiques culturelle scientifiques du département sont également liées à l’universitaire et à la recherche (les musées sont en contact avec le cnrs et les ufr). Dans un cas comme celui-ci je ne pense pas que la conservatrice soit responsable. Une modification de nom du département devrait venir d’une véritable redéfinition de la conception d’arts de l’Islam par les universitaires , chercheurs, et non pas seulement de la conservation !..C’est mon avis !
    De mon coté, je trouve ces salles très belles, je regrette uniquement les erreurs relevées dans certains cartels : concernant les techniques notamment ; ainsi que le manque de valorisation de certains objets (trop de séries du même type d’objet).

  • permalien Anotherworldispossible :
    31 août 2013 @13h13   « »

    Bonour et merci pour ce commentaire
    Je partage parfaitement vos questionnements et vos doutes, je suis officiellement "historienne de l’art de l’Islam". mais plus j’avance dans mon travail plus je me sens frustrée et emprisonnée par cette étiquette pour toutes les raisons que vous évoquez.Je ne partage pas la vision d’une unité culturelle ou politique par la religion qui fait fi de toutes les spécificités culturelles, sociologiques et historiques de peuples très différents.
    De plus comment es t il possible d’être spécialiste d’une notion qui sous entend la production artistique d’une étendue géographique aussi grande que celle séparant l’Espagne et le Turkestan chinois ou l’Inde et d’une période aussi étendue (VIIIe - XIXe. s) ? Dans l’art occidental on est spécialiste de l’art roman ou de l’art gothique ou de l’art baroque et encore ça peut même être l’art roman français ou le baroque espagnol mais en Art de l’Islam" on est sensé "spécialiste" de tout...du pur non sens.
    Il est grand temps que cette conception soit revue, voir brisée mais elle a la vie dure notamment à cause de la manne financière et idéologique qui la supporte.
    Ceci dit j’ajouterai qu’il ne faut pas s’en prendre au Louvre, plusieurs musées dans le Monde ont des départements d’"Art de l’Islam" ou pire encore "Art islamique" (comme "république islamique" alors que les collections peuvent renfermer des céramiques, des tapis, des boiseries, enfin des œuvres totalement profanes et même en contradictions avec les préceptes de l’Islam). Plusieurs Universités et autres institutions éducatives ont des enseignements d’"Art de l’Islam", alors qu’à côté ils ont des enseignements de :"Renaissance Italienne",, Roman et gothique en France, 17e. siècle anglais, etc..
    A suivre...

  • permalien amalou :
    31 août 2013 @18h31   « »

    En général , on a tendance à présenter des dizaines de pays et de cultures sous l’étiquettes de l’islam .C’était la même réalité en Europe de réduire tous les arts et toutes les découvertes au Christianisme ou au Catholicisme avant les révolutions politiques et culturelles modernes .
    Les occidentaux sont conscients des faits désastreux de cette approche . On évoque facilement le monde musulman en oubliant la grande diversité qui le caractérise. On suit d’une façon ou d’une autre l’idéologie soutenue par les milliards des pétro-dollars qui sont derrière la prolifération du fanatisme menaçant à travers le monde et plus encore dans les pays dont l’Islam est la religion officielle .Cette propagande a profité de la guerre froide et de la manne pétrolière pour approfondir son influence .
    Au Maroc , la première leçon à apprendre par coeur en histoire est intitulée : les arabes an Arabie avant l’Islam et la suite c’est l’histoire "impressionnante " des généraux arabes dans les pays conquis .
    De nos jours au Maghreb , il y’a un mouvement de plus en plus revendicatif qui insiste sur la relecture critique et scientifique de l’histoire de l’art et de toute la culture . L’objectif est de bannir l’idéologisation de toute une civilisation , en la réduisant dans son aspect religieux et surtout islamique en mettant les autres religions au second degré et en considérant les autres croyances comme des actes blasphématoires qui méritent éradication pure et simple .
    L’article soulève un vrai problème : l’idéologisation des cultures et des histoires des peuples . Je finis par la question posée par l’auteur lui-même : "Le Louvre , symbole de la France , cherche t-il à faire plaisir aux musulmans en prétendant de la sorte un mélange de choses précieuses dont la genèse ne saurait pourtant être reliée à une religion "

  • permalien Disons.FR :
    2 septembre 2013 @13h51   « »

    Excellent article. Le sujet avait été traité ici il y a déjà quelques temps :
    http://www.disons.fr/?p=33044

  • permalien mouloud :
    31 janvier @21h52   « »

    Bonsoir,ma petite intervention sera de rappeler que les premiers grands érudits ayant aider le prophete Mohamed,Omar ibn khattab le kalife ainsi que les princes musulmans en Espagne etaient tous des érudits Hébreux.Et nous rappelons que les traductions faites a Bagdad par les abbassides etaient effectuees par une multitudes de gens de différentes horizons et non pas le fait des arabes.Nous tenons aussi a rappeler un passage d’un livre de Malarmé ou de Maupassant lors de son séjour en Algérie parmi des bédouins ;"voyant que la tente de la khaima etait un peu dechirée,le romancier avait cru bon de leur dire:pressez vous de recoudre cela avant qu’elle ne grandisse sous l’effet du vent"SIC.Eh bien rien ne fut fait.Donc,pour ma part je doute fort que les musulmans aient fait quoique ce soit dans le domaine des arts.CAR c’etait hors de leurs habitudes et aussi en dehors des préceptes religieux.

  • permalien Céline :
    5 avril @15h24   « »

    Article très intéressant car il pose des questions pertinentes.

    "Confusion" est le le mot qui correspond à mon sentiment quand j’ai abordé la visite de ce département du musée du Louvre ce mois-ci.

    Engagée dans des recherches personnelles dont le fils conducteur est : qu’est-ce au fond que l’Islam ?, j’ai entamé un cursus de formation aux sciences islamiques.

    je me suis rendue au Louvre persuadée d’y voir des objets relatifs à la religion. Car dans l’intitulé "arts de l’Islam", il y a "arts" et "Islam".

    J’ai été dépitée dès la première salle en me demandant : "où sont les Corans ?"

    je suis ressortie de l’exposition sur ma faim. J’avais vu très peu d’objets relatifs au culte et n’avais pas appris de quelle façon l’Islam avait stimulé les sciences ou influencé les arts.

  • permalien Marine :
    26 mai @11h38   « »

    Attention une petite confusion, est un manque d’information explique de votre incompréhension.

    "Le musée fait le choix de présenter cette diversité de provenances sous le signe de l’islam. Pourquoi représenter une civilisation, quelle qu’elle soit, sous le nom de la religion prédominante ?"

    Voir ces vidéos présentes sur le site du musée du Louvre répondra à toutes vos questions :
    http://www.louvre.fr/le-nouveau-dep...

    Comme nous l’explique Sophie Makariou, directrice du département des Arts de l’Islam, dans le film "La Main tendue - Les arts de l’Islam au Louvre" d’où sont extraites ces petites vidéos ; "Islam" avec un grand "I" désigne la Civilisation, "islam" avec un petit "i" désigne la Religion. C’est une distinction grammaticale présente dans la langue française. Le but de ce département est bel et bien d’informer, former, émerveiller le public à cette civilisation qui à toute sa place au sein de l’Histoire de l’Art et du Musée du Louvre.

    Comme l’explique Henri Loyrette, président-directeur du musée du Louvre, l’enjeu de ce nouveau département au sein du musée est avant tout de mettre en lumière et en valeur une civilisation importante dans l’histoire du monde et de l’Art. Une approche donc didactique, un enjeu de compréhension et d’émerveillement à la découverte de cette civilisation méconnue qu’est l’Islam (avec un grand "I" donc bel et bien la Civilisation)
    Voici ces mots :
    "Notre volonté c’est de faire partager, la beauté, la grandeur, l’intérêt, la nécessité de connaître, de savoir quelque chose sur les Arts de l’Islam par l’ensemble des visiteurs du Louvre.
    Ensuite qu’il y est des liens de familiarités, de proximités, avec les visiteurs musulmans est quelque chose qui peut être intéressant, mais ce n’est certainement pas l’unique objectif en matière de public pour ce département des Arts de l’Islam."

  • permalien GC23 :
    28 décembre @03h27   «

    Cela veut bien dire que vous n’avez strictement rien compris à l’intitulé du département, au contenu des collections et au fil directeur du parcours des oeuvres : ces oeuvres montrent-elles formellement une simple religion, les oeuvres montrées ne sont-elles que sacrées ? Evidemment que non : une grande partie sont profanes. On y trouve des verres, des plats, des bassins, le baptistère dit de Saint Louis même a été renommé baptistère et a servi en tant que tel dans nos sociétés chrétiennes alors même qu’il représente le pouvoir mamelouk et qu’il n’a pas grand choses à voir avec le religieux.
    Et pourquoi cela ?
    Parce que c’est le département des arts de l’Islam. En majuscule. Pas en minuscule. On parle de la civilisation de l’Islam dans sa globalité et sa complexité : art sacré et profane donc, mais aussi de la diversité des techniques : éléments d’architecture, objets d’ivoire, de pierre, de métal, de verre ou de céramique, textiles et tapis, arts du livre....

    Je crois donc que c’est vous qui êtes confus....Il n’a jamais été question pour les conservateurs de ce département de réduire ces oeuvres à la religion.

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