Le Monde diplomatique
Accueil du site > Défense en ligne > Les vendeurs d’armes français en petite forme

Les vendeurs d’armes français en petite forme

lundi 5 août 2013, par Philippe Leymarie

Le projet de loi de programmation militaire (LPM) qui sera soumis au Parlement à la mi-septembre, prévoit de ne commander à l’industriel Dassault Aviation que la moitié des Rafale prévus au départ. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian avait déjà indiqué en juin dernier qu’à partir de 2016, Dassault devrait compter sur l’exportation pour soutenir la production de ce chasseur. Et de montrer l’exemple, après une année 2012 bien terne pour les ventes d’armement de la France à l’étranger.

M. Jean-Yves Le Drian vient de décrocher « son » premier grand contrat d’armement : la fourniture par Astrium (EADS) aux Emirats arabes unis de deux satellites militaires d’observation, avec transfert de savoir-faire, partage de données, etc. Pour les Emirats, qui font face à l’Iran de l’autre côté du détroit d’Ormuz, c’est un moyen de se prémunir, et de damer le pion au « grand frère » saoudien. Pour la France, ces 800 millions d’euros doperont les ventes d’armement de 2013… à défaut de grossir celles de 2012 — les plus faibles depuis 2006, comme l’indique le Rapport au Parlement sur les exportations d’armement de la France en 2012, qui vient d’être rendu public.

Ce rapport, toujours très attendu dans le milieu spécialisé, confirme cependant la place de la France parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériel de défense, comme s’en réjouit le site du ministère. Il évoque à ce propos « une démarche de transparence prolongée et renforcée », avec « au menu de cette édition rénovée et enrichie : la généralisation de la présentation des données sur une base pluriannuelle, ou encore la création de deux nouvelles annexes avec une synthèse par pays des commandes et livraisons des vingt principaux clients de la France, et un récapitulatif des autorisations de réexportation délivrées en 2012 ».

A la rentrée, en septembre, M. Jean-Yves Le Drian réunira pour la première fois les membres de la commission des affaires étrangères et de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, ainsi que ceux de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, pour leur présenter personnellement les conclusions de ce rapport.

La parution du précédent rapport remontait à novembre 2012. Comme promis, les services du ministère de la défense ont donc réduit au minimum le délai de publication de ce rapport annuel, ce que reconnaît l’Observatoire des armements qui relève quelques autres avancées, comme l’adjonction d’annexes renforcées, ou le retour de quelques fiches-pays.

Bombe ou torpille ?

Oxfam France, autre ONG suivant de près la question des transferts d’armes, évoque également des progrès sur les délais de production du rapport, ainsi que sur l’organisation d’auditions devant les commissions parlementaires, progrès qu’il juge cependant « formels ». La même organisation pointe en revanche le manque d’informations essentielles pour assurer un véritable contrôle démocratique de ces ventes :

  • l’absence de détails sur les utilisateurs finaux des armes livrées : s’agit-il de l’armée nationale ? de la police ? d’un acteur économique ? d’un groupe armé non étatique ?
  • le manque de données sur les pays s’étant vus notifier un refus : quel matériel ? à qui ? pour quelle raison ?
  • le déficit d’informations à propos des autorisations de réexportation ou encore des matériels effectivement livrés, au-delà des grandes catégories de l’Union européenne.

« Aujourd’hui, estime M. Nicolas Vercken, les informations transmises ne permettent pas de faire la différence entre un pistolet semi automatique ou un viseur ; entre une balle de pistolet et une sous-munition, entre une bombe et une torpille, ou bien entre un avion, un hélicoptère, un drone ou un parachute ! »

Oxfam-France demande donc que le bilan des exportations soit beaucoup plus fourni, et publié plus régulièrement et fréquemment, comme cela se fait par exemple en Grande-Bretagne : « De l’autre côté de la Manche, les parlementaires prennent à cœur leur travail de contrôle et n’hésitent pas à exiger la publication des données réellement pertinentes… Nous aimerions voir autant de zèle de la part des parlementaires français, qu’ils jouent enfin le jeu de la transparence, auditionnent de nombreux acteurs, dont les ONG, et n’hésitent pas à interroger réellement la pratique de transparence du gouvernement en matière d’exportations d’armes », ajoute Nicolas Vercken.

Encore un effort !

« Encore un effort, M. le ministre de la défense ! », recommande M. Patrice Bouveret, pour l’Observatoire des armements, lui suggérant de publier la liste des matériels exportés, et non pas seulement leurs montants financiers. Il s’inquiète par exemple que du matériel de la catégorie 7 — comprenant les agents chimiques et autres agents anti-émeutes — ait été exporté en Algérie, en Arabie saoudite, au Bahreïn, en Chine, en Israël, aux Émirats arabes unis, au Qatar, en Russie, « Etats dont la réputation répressive à l’encontre de leurs propres populations n’est plus à faire ! ». Mais surtout, cette ONG regrette que le gouvernement mette toujours plus en avant l’exportation du matériel de guerre comme « l’élément clef du développement économique et de la sécurité du pays ».

De fait, à l’heure de la réduction des budgets de défense en Europe et aux Etats-Unis, et donc des commandes « indigènes », les grands pays producteurs d’armement mettent tous leurs espoirs dans les exportations. Pour le ministère français de la défense, elles sont « la base fondamentale pour le développement de notre outil de défense et pour l’équipement de nos forces qui assurent en France ou à l’étranger la protection de la nation. Elles participent directement au développement et à la consolidation de la Base industrielle et technologique de défense (BITD) française en permettant au tissu industriel de poursuivre ses investissements dans l’outil de production et les efforts de recherche et développement ».

Dans la durée

Malgré une baisse des prises de commandes qui s’élèvent à 4,8 milliards en 2012, la France figure encore parmi les cinq premiers exportateurs mondiaux de matériels de défense, derrière les Etats-Unis, la Russie, l’Allemagne mais tout juste devant la Chine, qui fait son entrée dans ce top 5, selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). C’est la première fois depuis 1950 que la Grande-Bretagne, en revanche, ne figure pas parmi les cinq champions du genre.

Ces exportations françaises — les plus faibles depuis 2006 — « doivent s’apprécier dans la durée », plaide le ministère : au-delà d’un socle consolidé de contrats inférieurs à 200 millions d’euros, le poids des contrats majeurs est prépondérant d’une année sur l’autre, y explique-t-on. Et « l’offre française reste très présente et compétitive sur une grande partie des segments de marché de l’industrie d’armement ». Principaux clients des industries françaises, sur la période 2003-2012 : l’Arabie saoudite, suivie de l’Inde, du Brésil, des Emirats, des Etats-Unis, de la Malaisie, et de la Grande-Bretagne.

Pour le délégué général de l’armement, M. Laurent Collet-Billon, cette baisse est due à « une concurrence extrêmement forte » sur le marché des armements, avec le retour des Américains, « extrêmement offensifs du fait de la diminution des commandes » du département de la défense, et à l’émergence de pays qui accèdent à un niveau technologique qui les rend concurrentiels.

Les industriels de l’armement se sont inquiétés de la conclusion, en avril dernier, du traité sur le commerce des armes conventionnelles, qui placerait les producteurs européens — signataires du traité et déjà régis par la « position commune européenne » qui interdit depuis 2008 les exportations dans un pays représentant un « risque manifeste » de violation des droits de l’homme — dans une position d’infériorité par rapport à leurs concurrents. Il est vrai que quelques-uns des principaux producteurs, représentant plus des deux tiers du marché mondial — Etats-Unis, Russie, Inde, Chine — ne souhaitent pas ratifier ce traité, considéré par eux comme une entrave.

La préférence de Barroso

Les Européens jouent, dans ce domaine, une partie difficile. Ils espèrent relancer leur industrie de l’armement — très émiettée et menacée par la baisse des budgets militaires — à l’occasion d’un sommet consacré aux questions de défense, à la fin de cette année. Mais ils sont divisés. Et jusqu’au sommet, comme en témoigne indirectement cette anecdote rapportée par Nicolas Gros-Verheyde, l’animateur du site Bruxelles2, à propos de José-Manuel Barroso : le président de la Commission européenne, dont le mandat vient à échéance, ambitionnerait de devenir… secrétaire général de l’OTAN. En fait, entre l’Europe et les Etats-unis, estime notre confrère, son coeur ne balance pas vraiment.

« Je lui ai demandé : s’il avait à choisir entre acheter un C130 (américain) ou un A400M (européen), quel choix ferait-il ? José-Manuel Barroso s’est bien gardé de donner une réponse… se bornant à dire qu’il n’était “pas question que la Commission achète des avions en propre”. Il lui aurait cependant été facile, sans affirmer nettement “oui je prends l’A400M”, de donner quelques caractéristiques intéressantes de l’A400M : un avion européen, gros porteur, fabriqué en commun, de technologie récente, qu’on ne peut comparer à l’autre appareil. Après toutes les déclarations dithyrambiques sur la nécessité de travailler en commun et de renforcer l’industrie comme l’Europe de la défense, c’était on ne peut plus logique, et presque obligatoire.

Apparemment, encore aujourd’hui, 20 ans après que cette question se soit posée à José Manuel Barroso, alors premier ministre portugais, renoncer à acheter américain est toujours aussi difficile (lire « Quand J. M. Barroso lâchait l’Airbus A400M, par amitié… »). Ne pas répondre est déjà répondre. Aujourd’hui, J. M. Barroso non seulement ne renie pas ce choix anti-européen. Mais il le confirme ! Toutes les supputations sont donc possibles… ».

25 commentaires sur « Les vendeurs d’armes français en petite forme  »

  • permalien Shanaa :
    6 août 2013 @13h19   »

    "La guerre mili taire et la vente d’armes pro fite aux mar chands de canons pas au peuple. Les obus, les bombes et les mines éclatent majo ri tai re ment au visage des gens ordi nai res, la plu part des morts et des estro piés sont inno cents et les balles trans per cent essen tiel le ment le corps (sou vent préa la ble ment violé) des civils qui n’ont rien demandé."

    "Seconde guerre mon diale : 42 mil lions de morts civils, soit le double du nombre des sol dats tués. Guerre d’Irak : entre 400 000 et 1 400 000 morts civils pour une esti ma tion de 100 000 sol dats tués."
    - rebellyon.

  • permalien Shanaa :
    6 août 2013 @13h28   « »

    « ... Il s’inquiète par exemple que du matériel de la catégorie 7 — comprenant les agents chimiques et autres agents anti-émeutes — ait été exporté en Algérie, en Arabie saoudite, au Bahreïn, en Chine, en Israël, aux Émirats arabes unis, au Qatar, en Russie, « Etats dont la réputation répressive à l’encontre de leurs propres populations n’est plus à faire ! ».

    Ces considérations sont le dernier de leur souci ! Bien au contraire ! Ils savent à quoi et contre qui ces armes vont servir. L’argent est ce qui compte.
    Aujourd’hui, les conflits se réglent dans les pays pauvres, riches en ressources, plongés dans un chaos propice aux pillages. Ces rapines profitent aux multinationales, rarement aux peuples du nord.

  • permalien Shanaa :
    6 août 2013 @13h34   « »

    "Mr Bachar, président de la Syrie, achète des armes à ses alliés, la Russie, la Chine et l’Iran, pour pilonner la Coalition qui lui fait la guerre.
    La Coalition anti Bachar achète ses armes à La France et à l’Angleterre pour pillonner les troupes de Mr Bachar."
    -Rebellyon.

    Résultat : Bachar et la coalition tuent des civils innocents, désarmés.
    Les guerres étant unilatérales, toujours déclenchées de l’occident, quand une armée d’un pays du sud sort de la caserne c’est contre son propre peuple !

  • permalien Shanaa :
    6 août 2013 @13h41   « »

    Dans le silence médiatique le plus scandaleux, la population d’un pays nommé République Démocratique du Congo en Afrique est livrée aux pires exactions. La population civile est la cible d’exterminateurs chargés de nettoyer le terrain pour le compte de multinationales à majorité anglosaxonnes et belges selon un rapport de l’ONU de 2003 Il s’agit ni plus ni moins que de faire fuir les populations dans les zones minières convoitées par des multinationales. Le bilan s’élève à des millions de morts . Selon l’International Rescue Committee ce conflit serait le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale et on compterait à ce jour plus de 6 millions de morts principalement de famine et de maladie.
    - Agoravox.

  • permalien Shanaa :
    6 août 2013 @14h26   « »

    Discours d’Eisenhower sur le "complexe militaro-industriel" :

    "...Le désarmement, dans l’honneur et la confiance mutuels, est un impératif permanent. Ensemble nous devons apprendre à composer avec nos différences, non pas avec les armes, mais avec l’intelligence et l’honnêteté des intentions."

    "Puisque cette nécessité est si cruciale et si évidente, je confesse que j’abandonne mes responsabilités officielles dans ce domaine avec beaucoup de déception. Pour être de ceux qui ont assisté à l’horreur et à la tristesse prolongée de la guerre, de ceux qui savent qu’une autre guerre pourrait totalement détruire une civilisation qui s’est si lentement et douloureusement construite pendant des milliers d’années, j’aurais voulu pouvoir dire ce soir qu’une paix durable est en vue.

    Heureusement, je peux dire que la guerre a été évitée. Un progrès régulier vers notre but ultime a été accompli. Mais il reste tellement à faire. En tant que citoyen privé, je ne cesserai jamais de tout faire, aussi minime que cela soit, pour aider le monde à avancer le long de cette route."

    "Ainsi, dans ce dernier "bonne nuit " que je vous adresse en tant que Président, je vous remercie des nombreuses chances que vous m’avez données de me consacrer au service public, dans la guerre comme dans la paix. J’espère que vous aurez trouvé quelques choses de valeur dans le service auquel je me suis consacré ; quant au reste, je sais que vous trouverez vous-même les moyens d’améliorer ces résultats dans le futur."

  • permalien Shiv7 :
    7 août 2013 @15h34   « »

    Aujourd’hui, J. M. Barroso non seulement ne renie pas ce choix anti-européen. Mais il le confirme ! Toutes les supputations sont donc possibles… ».

    Cet article me déçoit un peu, plutôt que de lutter contre les marchands d’armes dans leur ensemble, on s’appitoye sur la petite forme des vendeurs d’armes français et européens ainsi que la traîtrise de M. Barroso.., comme si au niveau étatique et économique l’on ne savait pas de quoi il en retourne !

    Je resignale que même au niveau des peuples il ne faut pas s’attendre à des miracles, (concernant la lutte contre l’industrie et les marchand d’armes), comme l’avait bien démontré une votation populaire en Suisse ou il était question de limiter ce domaine, ce fut refusé par le peuple de peur de perdre des emplois..

  • permalien Shanaa :
    7 août 2013 @17h25   « »

    Shiv7, le précédent message non signé était de moi
    Shanaa :)

  • permalien Shanaa :
    7 août 2013 @22h50   « »

    Shiv7 : "Cet article me déçoit un peu, plutôt que de lutter contre les marchands d’armes dans leur ensemble, on s’appitoye sur la petite forme des vendeurs d’armes français et européens ..."

    Je réédite mon précédent com. qui n’est pas passé :

    "S’apitoyer" sur les marchands d’armes ! Je n’ai pas lu l’article sous cet angle, mais si tel est le cas les européens devraient s’inquiéter de la prolifération et des politiques menées en leur nom !
    Que l’on fabrique des armes pour se défendre est une chose, mais qu’on les vende à des régimes répressifs en est une autre. Les citoyens européens vivent des des zônes de paix et leurs dirigeants provoquent des chaos, des guerres, des changements de régimes, puis vendent des armes. C’est devenu un véritable business qui tend à se banaliser.

  • permalien Shiv7 :
    8 août 2013 @10h47   « »

    Shanaaa

    Que l’on fabrique des armes pour se défendre est une chose, mais qu’on les vende à des régimes répressifs en est une autre.

    Tout à fait, on peut toujours se donner bonne conscience, et il clair qu’il est préférable de ne pas donner des armes à des régimes oppressif, mais par delà cette bonne intention, n’est-ce pas un peu chimérique ?

    Car finalement, d’une part qui décide à qui donner ou pas donner des armes ?
    Et d’autre part une fois une nouvelle arme sur le marché, bien malin celui qui sait où selon les aléas de la politique et de la vie, où cette dernière va finir dans les décennies à venir ?

    C’est pour cette raison que personnellement je serais pour une interdiction pure et simple de recherches technologiques à des fins de production d’armes, voir à toutes productions d‘armes.

    Bien entendu ceci est complètement utopique et relève de la plus haute fantaisie, car non seulement il me parait peu probable qu’une découverte technologique ne s’applique pas en définitive à l’armement par simple capillarité (capillarité qui en fait est bien souvent à inverse.., l’armement motivant la recherche) et d’autre part la simple production d’armes, même déjà technologiquement existantes, est loin d’être remise en question.

    Quand la régulation, il n’y a que voir ce qui se passe avec le nucléaire pour voir la mesure de son inefficience, sans parler de sa non remise en cause, comme le prouve assez bien les US qui ne se sont jamais excusé auprès du Japon.

  • permalien Shiv7 :
    8 août 2013 @10h54   « »

    Les citoyens européens vivent des des zônes de paix et leurs dirigeants provoquent des chaos, des guerres, des changements de régimes, puis vendent des armes.

    C’est comme cela pour le moment, mais l’on sait que par exemple que la technologie des drones ou de surveillances électronique à toute les chances d’être utilisée également dans les zones de paix, le sécuritaire et le policier ont de beaux jours devant eux, surtout aux vues des mécontentement généralisés qui s’annoncent.

  • permalien Shanaa :
    8 août 2013 @12h23   « »

    Shiv7, depuis des decennies le budjet militaire est en constate hausse. La volonté de puissance, de domination, d’enrichissement d’une poignée d’individus y est pour beaucoup dans le malheur des pays désarmés. Par ailleurs, est banni ou ridiculisé le terme "un peuple pacifique".

    Dans tous les cas, la science est au service du militarisme :

    - Tout au long du XIXème siècle, les laboratoires militaire se multiplient surtout en France, où domine un corps de polytechniciens, tandis qu’en Allemagne la généralisation des enseignements scientifiques dans les universitaires fait naitre des générations de savants capables de beaucoup plus d’innovations, dans la chimie notamment ;
    - Au début du XXème siècle, un réseau scientifique très élaboré existe : des structures importantes qui forment de centaines, puis des milliers de chercheurs civils et militaires travaillent à l’élaboration d’armements très complexes, faisant appel à des technologies issues de différentes branches scientifiques. C’est à l’intérieur désormais de véritables complexes militaro-industriels que s’élaborent les armements.

    Ces complexes militaro-industriels, ensembles de laboratoire, d’usines, de bureaux fleurissent tout au long des deux guerres mondiales et aujourd’hui encore, après la longue guerre froide, sont solidement installés dans les universités, dans les entreprises et dans les administrations, les moyens de concevoir et de construire les armements. C’est aux Etats-Unis, en Russie et dans divers pays européens, mais aussi en Chine, en Inde ou au Pakistan que la recherche militaire est présente dans de nombreuses parties du corps social. Elle est intégrée dans un réseau complexe et hiérarchisé, contrôlé par l’Etat, au service de stratégies militaires et les suscitant à leur tour. Mais cette recherche se prolonge en dehors des complexes militaro-industriels proprement dits, elle court dans tous les domaines des sciences physiques, sociales, naturelles, notamment par le biais de participations, même très minoritaires, des structures militaires au financement d’innombrables travaux, dans un veille scientifique constante à l’affût de percées dans les connaissances."
    - Le conflit.

  • permalien Brigitte :
    8 août 2013 @18h41   « »

    Faut-il vraiment s’en réjouir ?

    Evidemment celles et ceux qui gagnent leur vie en vendant de la mort ......

    Si on ne fabriquait plus en France inéthique et non amical pour l’environnement, ça ferait combien de chômeurs en plus ?

    Et pourtant c’est bien ce qu’il faudrait faire pour le bien des générations futures

  • permalien Jean-Michel Masson :
    10 août 2013 @14h38   « »

    Est-ce si grave ?
    Les vraies catastrophes à venir comme les changements climatiques anthropiques ou la crise de la finitude des énergies fossiles et des minerais inquiètent moins, semble-t-il ! C’est le "après-moi le déluge" généralisé ?
    http://jmmasson.wordpress.com

  • permalien boutefeu :
    13 août 2013 @10h36   « »

    Apparemment, encore aujourd’hui, 20 ans après que cette question se soit posée à José Manuel Barroso, alors premier ministre portugais, renoncer à acheter américain est toujours aussi difficile

    Ce n’est guère étonnant de la part de Barroso : il n’est qu’une marionnette manipulée à loisir par Washington. Ce type est une calamité européenne.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    14 août 2013 @19h34   « »

    Il faudrait au niveau international : interdire la fabrication d’armes.

    Déjà, en France fermer les armureries et pour les particuliers en possédant chez eux les rendre à la gendarmerie...

  • permalien Wilaya4 :
    18 août 2013 @22h25   « »

    @Mathias Sauvergeat : "Fermeture des armureries et dépôt des armes dans les gendarmeries" Idée géniale que les bisounours de nos banlieues ne manqueront pas de mettre en application dès que vous les aurez convaincus. Voudriez-vous m’expliquer comment vous comptez vous y prendre. A moins, certes que vous ne considériez que l’utilisation de gros calibres par les damnés de la terre et autres indigènes de la république ne relève de la légitime guerre de libération.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    21 août 2013 @15h38   « »

    à Wilaya 4 :

    Je ne parle pas de la mafia ou du grand banditisme mais de ces "connards" de chasseurs qui chaque année à la période automnale monopolise la nature pour s’adonner à leur loisir de merde...

  • permalien DerWanderer :
    23 août 2013 @00h03   « »
    A mon sens il faut poursuivre l’idée exactement inverse.

    Les armes soivent être dans les mains des citoyens plutôt que dans celles du gouvernement.

    cf la Suisse.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    23 août 2013 @09h24   « »

    Derwanderer :

    à mon avis, vous êtes un pauvre type d’extrême-droite : à part les forces de l’ordre je ne vois pas pourquoi les citoyens devraient posséder des armes ? !..

  • permalien bete et mechant :
    25 août 2013 @11h27   « »

    nous sommes tous d accord , il faut arreter la production en france....

  • permalien bete et mechant :
    25 août 2013 @11h28   « »

    mathias vous raisonnez comme une pedale

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 août 2013 @09h58   « »

    à bête et méchant :

    Merci pour l’insulte homophobe !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    27 août 2013 @10h26   « »

    Re : à bête et méchant :

    Et si vous êtes d’accord avec moi pourquoi l’insulte ?..

    Je suis pour un budget militaire européen et l’arme de dissuasion européenne pas uniquement français ou anglais.

    De toute manière la bombe atomique appartient à Ban Kim Moun (ONU) lorsqu’on sera tombé d’accord il appuie sur le bouton et fait tout sauter. Choix démocratique O combien respectable (je veux parler du suicide, bien sûr !) ...

  • permalien DerWanderer :
    1er septembre 2013 @19h41   « »
    mmh...

    Matthias. Le "pauvre type" vous invite à relire "L’Armée nouvelle" de Jean Jaurès.

  • permalien Remi :
    19 septembre 2013 @14h35   «

    Contre la vente d’armes à la Russie, qui soutient toujours le régime de Bachar Al Assad : http://www.change.org/fr/pétitions... (pour accéder faire copier-coller du lien)
    Non à la guerre en Syrie !
    Les Désobéissants

Ajouter un commentaire