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Vers une intervention militaire en Syrie ?

Une guerre par an

mercredi 28 août 2013, par Philippe Leymarie

En guise de « buts de guerre » en Syrie, MM. Obama, Cameron, Hollande ont répété ces derniers jours qu’il s’agissait de « punir » ceux qui ont gazé des innocents : du George W. Bush dans le texte. Est-ce faute de pouvoir se prévaloir de la légitimité internationale, en l’absence d’un accord au Conseil de sécurité des Nations unies ? La morale contre le droit, Kouchner et BHL aux anges, et tant pis pour la suite ?

Traduite en langage technique militaire, la « punition » risque d’être à géométrie variable. Washington a beau répéter qu’il ne s’agit pas de renverser le régime de Bachar Al-Assad — histoire sans doute d’amadouer ceux qui s’étaient sentis floués en 2011 par l’interprétation plus qu’extensive du mandat du Conseil de sécurité sur la Libye —, toutes les options « sur la table » y contribueront pourtant :

  • En premier lieu, une campagne de frappes de missiles de croisière, présentée comme rapide et courte (quelques petits jours), qui pourrait être menée par les quatre destroyers et les sous-marins américains actuellement en Méditerranée ; par un sous-marin ou par des bombardiers britanniques ; ou par une frégate et des Rafale français.
  • Une infiltration, à partir des frontières jordanienne et turque, de commandos syriens formés dans ces pays par les Américains.
  • Et comme annoncé par Paris, un renforcement de l’aide militaire aux rebelles, en volume mais aussi avec montée en gamme des armements qui leur sont fournis.

Objectif final...

Le quotidien russe Kommersant du 27 août, s’appuyant sur des avis d’experts, croit savoir que certains alliés européens, la Turquie et les monarchies du Golfe comme le Qatar et l’Arabie saoudite, poussent Washington vers un deuxième scénario, qui impliquerait une guerre aérienne plus longue et des bombardements plus intensifs. Un scénario qui ressemble davantage à la campagne libyenne de 2011, quand l’armée de l’air des pays de l’OTAN avait assuré un appui aérien aux rebelles opposés à Mouammar Kadhafi. Et l’objectif final de cette opération serait alors bien le renversement du régime d’Al-Assad, tout comme l’avait été celui de Kadhafi en Libye.

Lire Alain Gresh, « De l’impasse syrienne à la guerre régionale », Le Monde diplomatique, juillet 2013 Il existerait, selon ce journal, un scénario intermédiaire. Durant un certain temps les Etats-Unis, avec leurs alliés européens, bombarderaient la Syrie afin d’affaiblir le potentiel militaire de Damas, avant de se retirer au second plan pour accomplir principalement des fonctions auxiliaires. Les pays de la région qui cherchent à renverser Al-Assad prendraient alors le relais, avec à leur tête la Turquie — la plus puissante armée de la région. L’armée de l’air turque pourrait assurer un appui aérien à l’opposition syrienne dans les zones clés du front grâce aux bases aériennes d’Incirlik, Konya, Malatya et Diyarbakir ; l’armée de terre pourrait également participer à certaines opérations. Dans une moindre mesure le même rôle pourrait être rempli par certaines forces d’élite des pays arabes qui font partie de la coalition anti-Assad, comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

... pour aller on ne sait où

Le thème de la « punition » rappelle fortement le bombardement du palais de Kadhafi, et de quelques cibles à Tripoli en avril 1986, déjà par l’armée américaine. Ou encore certains raids israéliens sur tel objectif syrien. Mais le périmètre des cibles envisagées pour les frappes paraît cette fois bien plus large : batteries anti-aériennes, aéroports, dépôts, centres de commandement, casernements. Il ne manquera que la présidence, les ministères régaliens, les centrales électriques et les ports, et le ménage total aura été fait. Pour aller on ne sait où. Et au prix, sans doute :

  • d’un embrasement plus ou moins incontrôlable de la région proche-orientale ;
  • d’un surcroît de militarisation de la mer Méditerranée ;
  • de risques accrus pour Israël (où l’on est à nouveau lancé dans la course au masque à gaz) ;
  • de menaces sur les intérêts et les habitants des pays les plus en pointe dans cette offensive punitive (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis) ;
  • sans parler de la note économique mondiale, flambée du pétrole à la clé ;
  • et des inconnues sur le caractère du futur régime syrien, et le sort qu’il réservera à ses minorités, etc.

A contre-courant

Ce flou dans les buts de guerre est d’autant plus sensible en Europe que Londres et Paris — qui se veulent en première ligne dans cette campagne de châtiment — sont en fait dépendants militairement de Washington, et en sont réduits à attendre le « top départ » américain, espérant seulement assurer à leur participation une visibilité suffisante. Ce qui arrange le président Obama, adepte du « leadership from behind » (leadership à distance, de derrière), déjà expérimenté avec succès en Libye, qui doit tenir compte d’une opinion et d’une classe politique fatiguées des aventures irakienne et afghane.

Mais ce flou est aussi de nature à limiter les ambitions européennes : en deux jours de frappes aériennes, on peut certes « punir » ; mais il faudrait, militairement, des semaines d’offensive pour « régler le problème » et s’assurer de la chute de Bachar Al-Assad — que semblent souhaiter les dirigeants français et britanniques depuis déjà plusieurs mois.

Au passage, on peut relever le paradoxe qui conduit les Français, hostiles à l’entrée en guerre en Irak en 2003, à vouloir prendre la tête de l’offensive en Syrie en 2013 — alors que l’opération punitive occidentale (car elle va apparaître ainsi) ne bénéficie pas de la traditionnelle bénédiction du Conseil de sécurité des Nations unies, pourtant jusqu’ici présentée à Paris comme un gage de légitimité, une condition nécessaire, et donc un passage obligé. La France, qui se réclame volontiers du droit international, et s’en prétend souvent la gardienne, préconise aujourd’hui de s’en passer, comme l’ami américain, et au nom du précédent du Kosovo.

Retours d’expériences

En mars 1999, dans un contexte de massacres à grande échelle (Rwanda 1994, Srebrenica 1995), les Occidentaux avaient invoqué une situation d’urgence humanitaire pour justifier la campagne de bombardements de l’OTAN sur les forces serbes du Kosovo. La secrétaire d’Etat américaine de l’époque, Mme Madeleine Albright, avait défendu l’idée d’une intervention « illégale mais légitime », dans le cadre d’une « situation unique ». Laquelle se répèterait aujourd’hui : comment, dès lors, donner des leçons de légalité internationale aux régimes russe, chinois, et autres ?

Or tout conflit, tout engagement de forces armées, n’a de sens que s’il débouche sur un projet politique. Les douloureuses expériences de ces dernières années, en Irak, en Afghanistan, en Libye, auraient dû porter conseil : ces pays sont aujourd’hui à feu et à sang, en proie aux attentats, à l’extrémisme, au désordre. Tirer un trait sur ces aventures, dont tous les « retours d’expérience » (« retex », comme disent les militaires) n’ont pas été menés à bien, revient à s’engager à l’aveugle dans une nouvelle offensive armée, dont les finalités et conséquences demeurent pour le moins obscures.

La plus monstrueuse

On remarquera que la France a eu tendance, ces dernières années, à enquiller les guerres les unes après les autres : Tchad, 2008 ; Afghanistan, 2009 ; Côte d’Ivoire, 2010 ; Libye, 2011 ; Mali, 2012-… et maintenant la Syrie. Comme si le système politique hexagonal, mais aussi son armée, son industrie de la défense, et jusqu’à un certain point son opinion, avaient besoin d’une guerre annuelle pour « tourner » correctement… ou pour oublier le reste.

Notons enfin que John Kerry, le secrétaire d’Etat américain, ne manque pas d’air lorsqu’il dénonce « ceux qui ont utilisé l’arme la plus monstrueuse du monde, contre la population la plus vulnérable », oubliant ce que son pays a fait à Hiroshima et Nagasaki, en 1945. Et ce alors que son patron, Barack Obama, prix Nobel de la paix, se prépare à lancer sa guerre au lendemain de la célébration, à Washington, du cinquantenaire du « rêve » de Martin Luther King. Ainsi va le monde...

470 commentaires sur « Une guerre par an »

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  • permalien gloc :
    28 août 2013 @19h30   »

    Derrière toutes ces déclarations moralisatrices, spectaculaires, véhémentes, belliqueuses, c’est toujours le même meurtre qui se perpétue, c’est le meurtre de l’idée de démocratie, ce genre de démocratie où les élus du peuple souverain forgent les lois et où des juges sont formés pour les appliquer... pour "punir" justement.

    Ce type de société survit toujours, tant bien que mal, à l’état fossilisé, mais on en parle rarement, dans ce brouhaha de tambours de guerre et de testostérone :

    Paris enquête sur l’attaque chimique de Halabja en 1988

  • permalien Shanaa. :
    28 août 2013 @20h10   « »

    "des pays arabes qui font partie de la coalition anti-Assad, comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis."

    Que des "démocraties", en somme !

  • permalien Shanaa. :
    28 août 2013 @20h18   « »

    La réalité est que les pays de l’OTAN, qui fabriquent, vendent des armes, ne se font plus la guerre. Autrefois, en cas de crise les guerres étaient intra-européennes. Aujourd’hui, le droit à géométrie variable, permet de porter la guerre chez les autres.
    L’ingérence se fait dans des pays ayant un intérêt stratégique ou économique. Personne n’a songé, par exemple, à dénoncer les massacres à hui clos des Rohingyas de Birmanie.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août 2013 @21h20   « »

    Il ne s’agit pas de punition mais que ceux qui sont morts depuis 3 ans bientôt déjà l’aient été pour une bonne cause ... et surtout les enfants !..

  • permalien Vitigis :
    28 août 2013 @21h26   « »

    M. Leymarie parle de tout, sauf de la conduite du régime syrien. Et il revient toujours avec ses industriels de l’armement, incantation marxiste ici inadéquate. Et personne ne peut condamner les criminels puisque tout le monde l’est : argument Vergès.

    Voilà le Diplo qui rejoint le FN... Ça devient le Monde Déboussolé. Faut dire qu’il y a de quoi.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août 2013 @21h29   « »

    http://upload.wikimedia.org/wikiped...

    Les Alaouites sont des Syriens comme l’opposition : unité !..

  • permalien Shanaa. :
    28 août 2013 @21h33   « »

    Les bombardements vont majorer la souffrance des civils comme en Irak et en Libye. De plus, la Syrie a des capacités de résister et des alliés puissants (Russie, Iran, Hezbollah).

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août 2013 @21h34   « »

    L’épouse de Bachar Al Assad devrait avoir un brin de "jugeotte" et faire comme la femme de Ben Ali (un ami tunisien m’a dit que c’est avec un revolver sur la tempe qu’elle a convaincu son mari : intox ?)...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août 2013 @21h50   « »

    à Shanaa :

    L’Iran et la Russie n’ont aucun intérêt à soutenir la dictature. De plus l ’Iran veut la Bombe : ce n’est pas en se mettant en porta faux avec les Etats- Unis que cela va arranger l’affaire.

    A par la peur de se rouler une pelle je ne vois pas trop quelle genre d’opposition il y a entre Poutine et Obama : Poutine raciste avec les noirs ?..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août 2013 @22h03   « »

    Il faut que les dirigeant du conseil de sécurité de l’ONU propose "poliment" à M Bachar Al Assad de s’exiler dans la destination de son choix pour quelques temps histoire que le conflit s’apaise en Syrie !

    Moi non plus cela ne me fait pas rire de balancer des missiles sur les gens comme à Belgrade en 99, par exemple !..

  • permalien K. :
    28 août 2013 @22h04   « »

    Syria, Assad, and the History of Chemical Weapons : The New Yorker

    The reaction of the Reagan Administration ([to the chemical-weapons attack on the insurgent Kurdish town of Halabja by Saddam Hussein’s military in 1988]) (...) was initially to side with Saddam by suggesting that Iran had also used chemical weapons in the fighting. It was a shameful attempt at disinformation. Before long, when the facts of the attack became obvious, the U.S. position was amended.

    Tony Blair Le Dernier Croisé.

    « Saddam Hussein a causé la mort de 1 million de personnes dans la région en utilisant des armes de destruction massive pour défaire ses ennemis », rappelle donc M. Blair. Nul ne relève que l’allusion concerne la guerre que se sont livrée l’Iran et l’Irak dans les années 1980, une guerre désirée et soutenue par la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne qui aida l’Irak, via ses industriels, à obtenir les gaz - « ADM », dans la terminologie du XXIe siècle - qui feront des dizaines de milliers de morts du côté de la partie attaquée, l’Iran khomeiniste.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    28 août 2013 @22h05   « »

    ou plutôt de savoir que des missiles sont lancés en direction de population, malgré tout !..

  • permalien Shanaa. :
    28 août 2013 @22h07   « »

    " Comme si le système politique hexagonal, mais aussi son armée, son industrie de la défense, et jusqu’à un certain point son opinion, avaient besoin d’une guerre annuelle pour « tourner » correctement… ou pour oublier le reste."

    Le probléme c’est qu’ils sont plusieurs pays occidentaux à être dans ce cas de récession, sur fond d’appauvrissement, de chômage. Comme toujours, ils fuient dans les guerres. Paradoxalement, les peuples d’Europe ne manifestent plus contre les guerres ! Résignés ?

  • permalien K. :
    28 août 2013 @22h27   « »

    Mise à part la profonde hypocrisie des dirigeants occidentaux, les habitants lambda de la région du M-O qui souhaiteraient un bombardement de la Syrie sont totalement inconscients :

    - limitées afin de rétablir l’égalité entre les protagonistes n’aura pour effet que de prolonger la guerre au grand bonheur des sionistes et des saoud mais aux dépens des civils de la Syrie. ***

    - des frappes prolongées vont mettre la région à feu et à sang avec un massacre de civils à plus grande échelle encore.

    *** Le versant diplomatique a été complètement saboté par les va-t-en guerre occidentaux

  • permalien Shanaa. :
    28 août 2013 @22h44   « »

    K. pour une fois je suis d’accord avec vous.

    Dominique Moisi, bien plus avisé que les "politiques".

    La guerre en Irak – qui a conduit à la chute du régime de Saddam Hussein en 2003 – a eu un vainqueur évident : l’Iran. L’intervention militaire menée par les États-Unis a été à l’origine de l’affaiblissement des alliés traditionnels de l’Amérique, les régimes sunnites au Moyen-Orient, et du renforcement de son principal ennemi dans la région, la République islamique.

    Dix ans plus tard, il semblerait que nous assistions une nouvelle fois à des développements ironiques dans la région : Israël semble pour l’instant être le seul véritable vainqueur des révolutions du printemps arabe.
    - Dominique Moisi
    - lorientlejour.

  • permalien K. :
    29 août 2013 @01h10   « »

    La France signe un contrat de plus d’un milliard d’euros avec l’Arabie saoudite

    Il faut reconnaître que Bandar sait comment convaincre ses amis.

  • permalien Joe :
    29 août 2013 @01h49   « »

    Tout ceci ne fera qu’attiser la haine contre l’Occident.

  • permalien K. :
    29 août 2013 @03h01   « »

    Lehigh Valley Syrians divided on Assad, but no U.S. bombs - mcall.com

    Aziz Wehbey, president of the Syrian American Society in Catasauqua, believes that Syrian President Bashar Assad did not and would not gas his own people. He’s convinced that Assad is fighting a war against terrorists.

    Ayoub Jarrouj, president of the Syrian Arab American Charity Association in Allentown, believes Assad is a ruthless tyrant who has ruled with an iron — and too often deadly — fist. He believes Assad must go.

    And yet Wehbey and Jarrouj want the same thing : for the United States to keep its bombs and troops out of Syria.

  • permalien simplet :
    29 août 2013 @06h33   « »

    Le danger en Syrie, au Mali, en Afghanistan, en Irak, en Égypte, en Libye, ce n’est pas les armes chimiques, c’est le rétablissement d’une paix civile.

    Des tyrans qui imposent la paix à leur propre peuple c’est intolérable.

  • permalien gloc :
    29 août 2013 @06h50   « »
    Une guerre par an... l’"occident" en quête d’amour

    Pourquoi nous détestent-ils ?

    Le Nicaragua demanda alors au Conseil de sécurité des Nations unies l’adoption d’une résolution réclamant que tous les Etats respectent le droit international. Nul n’était cité en particulier, mais chacun avait compris. Les Etats-Unis opposèrent leur veto à cette résolution. A ce jour, ils sont ainsi le seul Etat qui ait été à la fois condamné par la Cour de justice internationale et qui se soit opposé à une résolution réclamant... le respect du droit international. Puis le Nicaragua se tourna vers l’Assemblée générale des Nations unies. La résolution qu’il proposa ne rencontra que trois oppositions : les Etats-Unis, Israël et El Salvador. L’année suivante, le Nicaragua réclama le vote de la même résolution. Cette fois, seul Israël soutint la cause de l’administration Reagan. A ce stade, le Nicaragua ne disposait plus d’aucun moyen de droit. Tous avaient échoué dans un monde régi par la force. Ce précédent ne fait aucun doute. Combien de fois en avons-nous parlé à l’université, dans les journaux ?
  • permalien gloc :
    29 août 2013 @09h08   « »

    Saloperie de démocratie :

    « Je demande respectueusement que vous défendiez personnellement, en tant que commandant en chef, votre plan devant les Américains et le Congrès », ajoute-t-il, en énumérant 14 questions. - John Boehner, l’homme le plus puissant du Congrès

    Pendant ce temps, au pays des droits machin et du père fouettard : Un débat SANS VOTE à l’assemblée nationale et au sénat, ça rime à quoi ? #foutagedegueule #Syrie : DDesgouilles

    ... comme d’hab. quoi : Mali : un débat sans vote au Parlement - Europe1.fr - Politique

  • permalien Jean-Michel Masson :
    29 août 2013 @09h11   « »

    @"oubliant ce que son pays a fait à Hiroshima et Nagasaki, en 1945"
    Autre exemple : la ville de Dresde en Allemagne... Même sans armes de destruction massive, les destructions peuvent être massives.
    La fin justifierait-elle les moyens ?
    Quelle fin ? Au profit de qui ?
    Remarque accessoire : les invitations à Paris semblent avoir de lourdes conséquences pour les potentats quelque temps plus tard.
    http://jmmasson.wordpress.com

  • permalien simplet :
    29 août 2013 @09h41   « »

    "Même sans armes de destruction massive, les destructions peuvent être massives."... même pas besoin d’ennemi :

    Bombardement de Royan du 5 janvier 1945

  • permalien Salah :
    29 août 2013 @10h49   « »

    Les absurdités apparaissent dès que l’on développe les arguments contre les interventions.
    Il n’est pas du tout évident de croire que les dictatures en Irak ou en Lybie étaient meilleures que le chaos actuel. Mais où a-t-on vu une démocratie toute faite prendre le relai immédiatement après la chute d’ un régime d’oppression ?

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août 2013 @11h06   « »

    En tout cas, si Obama le veut, il peut nous debarrasser de Bachchar et de sa garde rapprochee, en envoyant plusieurs missiles sur le palais presidentiel et le bunker qui est en-dessous. Aucun risque de "dommages collateraux" : il n’y a aucune habitation a plus d’un km a la ronde...

  • permalien simplet :
    29 août 2013 @11h29   « »

    « Les absurdités apparaissent dès que l’on développe les arguments contre les interventions. »

    L’absurdité c’est de prendre des citoyens pour des bébés phoques.

    Si, disons pour faire simple depuis 1945, les pays vertueux ne sont pas intervenus pour libérer des peuples "trop cons" pour s’émanciper par eux-mêmes, il faut bien admettre que ces "sauveurs de la dernière heure" (nous sommes en 2013) sont de fameux criminels... ou alors que le calendrier de leurs intérêts ne coïncide pas avec le calendrier de leurs "bons sentiments".

    Ce soudain altruisme est trop tardif pour paraitre sincère.

    En attendant quand des états tuent des gens dans un autre état, ça reste une guerre d’agression, surtout si c’est pour exacerber les haines identitaires durablement et rendre ces pays ingouvernables à jamais.

    S’il n’avait pas eu un chapelet de tyrans pour lui imposer sa "citoyenneté française" Hollande ne serait probablement pas en mesure de jouer les maitres d’école internationaux... et en serait encore à bouffer ses châtaignes dans sa Corrèze limousine, au milieu de ses culs noirs.

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août 2013 @11h38   « »
    Une guerre par an ?

    gloc
    La traduction exacte de votre caricature est :"pourquoi nous detestez-vous ?" et non "pourquoi nous detestent-ils ?"

  • permalien John :
    29 août 2013 @11h41   « »
    Une guerre par an ?

    Une très belle analyse sur une potentielle intervention en Syrie. C’est tellement rare en ces temps... Merci.

  • permalien Manez :
    29 août 2013 @12h00   « »
    Une guerre par an ?

    Quand ce sont des fous qui nous gouvernent selon les principes de la "bonne gouvernance", rien ne doit plus nous étonner ! Les gouvernés n’ont plus qu’à attendre sagement la fin des règlements de comptes. Peut-être qu’entre temps leur tour sera venu de "tendre le coup" pour se faire égorger sur l’autel des sacrifices destinés à exorciser le mal, à purifier la société de ses démons.

  • permalien gloc :
    29 août 2013 @12h22   « »

    Fouquier-Tinville, la traduction exacte du titre de l’article de Chomsky est : "pourquoi nous détestent-ils ?" et non : "pourquoi nous détestez-vous ?"

    WHY DO THEY HATE US ? - YouTube

    décidément, vous avez du mal avec le français.

  • permalien Chakib A. :
    29 août 2013 @12h46   « »

    Quelle belle unanimite a une ou deux exceptions pres- dans les commentaires ! Tout le monde est contre la guerre, c’est a l’honneur de tous ; l’idee des bomabrdements me fait froid dans le dos.

    Mais pourquoi personne ne parle plus de la dictature du Bass et des Assad pere et fils depuis 1970 ???? Pourquoi personne ne parle des 200,000 morts, d’apres l’ONU depuis le debut des evenements ? Pourquoi personne ne parle plus de toutes les exactions commises par le regime aussi contre son peuple, que contre les libanais ???? Et pas contre Israel, son ennemi suppose et contre laquelle, il n’ a pas tire un seul coup de feu depuis 1973 ???

    A lire certains commentaires, cela me rappelle les certitudes des etudiants en Licence ou en Maitrise en sciences sociales qui croient avoir compris le monde et tout savoir et qui se mettent a donner des lecons au monde.

    Si la denonciation de toute action militaire est noble, la denonciation des exactions et du regime s’impose aussi ; son depart, aurait pu eviter des milliers de morts.

  • permalien Le dynamiteur :
    29 août 2013 @13h08   « »
    L’efficacité de la diversion

    Ce qui me dérange, c’est qu’on pense tout de suite en terme de répercussion. Alors que le débat de fond consiste à se demander s’il est pertinent ou pas d’agir militairement en dehors de ses frontières.
    Au final, sans le vouloir, ceux qui débattent sur y-a-t-il des preuves ou pas ? L’intervention serait-elle efficace ou pas, jouent le jeu de ceux qui veulent une intervention militaire. Le vrai débat est peut être ailleurs.

  • permalien yacine ALLAM :
    29 août 2013 @13h28   « »

    L’Occident brandit le pretexte du droit international pour mener ses guerres d’agression quand il s’agit d’un pays arabe ou africain mais ferme les yeux sur les multiples violations de ce même droit lorsqu’il s’agit d’Israel, leur protégé.
    Les massacres de civils à Sabra et Chatila et à Gaza, l’occupation ou l’annexion par la force de territoires d’états souverains, les colonies illégales de peuplement en cisjordanie et à Jérusalem-est, l’expropriation des paysans palestiniens de leurs maisons et de leurs lopins de terre pour y installer des colons venus de Russie ou de Pologne, l’assassinat par le Mossad d’hommes politiques palestiniens, le mépris des résolutions de l’ONU sur la Palestine, comment cela s’appelle t-il ? Verra t’on un jour la "communauté internationale" imposer à Israel le respect du droit international ? Utopique quand on sait que le Congrès US ainsi que les parlements européens sont dominés par les lobby sionistes !

  • permalien Tunisien :
    29 août 2013 @14h24   « »

    « pour tourner correctement .ou pour oublier le reste ».Oui pour le bien être de ces maitres !
    En fait les objectifs inavoués de ces guerres ne sont autres que les intérêts stratégiques pour une économie Américaine de plus en plus gourmande, qui profite exclusivement à une poignée de pervers et leurs sbires et non à ces peuples occidentaux eux-mêmes .
    Ces peuples qui doivent assurer le fonctionnement du système et surtout ne pas demander des comptes ;On leur donne de quoi survivre pour ne pas crever, et surtout pour revenir le lendemain bosser et veiller à ceux que ces pervers ne manquent de rien , ainsi va le monde aujourd’hui !

  • permalien Nathan :
    29 août 2013 @14h44   « »

    Lorsque les Occidentaux interviennent dans certains pays (Irak, ex-Yougoslavie, Kosovo, Somalie, Libye, Mali etc) on les accuse d’impérialisme, de néo-colonialisme, de vouloir défendre leurs intérêts ou de s’emparer des richesses de la région sous le prétexte fallacieux d’une intervention humanitaire.

    Et lorsque les Occidentaux refusent d’intervenir, alors on les accuse de non-assistance à peuples en danger.

    Faudrait savoir à la fin...

  • permalien Ines :
    29 août 2013 @15h11   « »

    L’armée de l’air turque pourrait assurer un appui aérien à l’opposition syrienne dans les zones clés du front grâce aux bases aériennes d’Incirlik, Konya, Malatya et Diyarbakir ; l’armée de terre pourrait également participer à certaines opérations.Dans une moindre mesure le même rôle pourrait être rempli par certaines forces d’élite des pays arabes qui font partie de la coalition anti-Assad, comme le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

    Ce serait une catastrophe ! Je ne soutiens absolument pas Assad et je souhaite ardemment que son régime soit éliminé, mais une "intervention" de ce type serait destructrice !
    D’autant qu’elle va donner du grain à moudre aux propagandistes islamophobes relais de la désinformation poutinienne et assadienne, ces menteurs qui n’ont cessé de défendre Assad depuis le début !

    Je ne crois pas du tout à l’indécision affichée des britanniques u des américains, qui soi-disant préfereraient attendre les résultats de l’enquête. Ils ne peuvent pas avoir dit qu’ils interviendraient pour se montrer prudents maintenant. Il y’a, comme d’habitude, une stratégie derrière.

    Il y’a et il y’avait beaucoup d’autres moyens de faire pression sur le tyran Assad afin qu’il s’en aille et que son régime s’effondre, mais il sait très bien qu’Israel ou les USA souhaitaient son maintien au pouvoir.

    Que faire ?

  • permalien Sabir Lahcen :
    29 août 2013 @15h22   « »
    Opération chirurgicale a effet circonstentiel

    L’utilisation de l’arme chimique n’est pas une première et l’Occident le sait. Tant que son utilisation très limitée chez les deux parties cela ne nuit pas. Mais qu’ il soit utilisé sur une portée moyenne cela inquiète car il permet à des groupes incontrôlés d’acquérir des techniques et avoir l’accès à des stocks ;ce qui ouvre la voie à son émigration au-delà des frontières du conflit , y compris une menace directe des pays occidentaux au même degré qu’ il ouvre le chemin, d’accélérer la résolution du conflit au profit d’al Assad et ses alliées.
    Ce ne sont pas les 1.300 personnes décimés qui attristent l’occident, cette conclusion est naïve, car le nombre ne représente qu’un pour cent de ceux qui sont déjà morts dans ce conflit dans la partie opposante ; sans compter les victimes de l’autre partie.
    On est à la recherche d’une « opération chirurgicale » limité capable de prolonger le conflit sans vainqueur ni vaincu !
    L’opposition syrienne exagère attentes, Le premier ministre Anglais parle déjà d’une « intervention limitée »et conditionnée. Les démocrates et les républicains américains se livrent aux surenchères procédurales (élections partielles prévues imposent) poussant Obama à marquer un bémol au lieu d’un dièse !,,, Hollande quant à lui s’acquitte clairement : « Accroître l’armement de l’opposition ». La Russie ; rassurée des bonnes intentions de ses frères/protagonistes déclare ouvertement « ne pas aller en guerre contre qui que ce soit ».
    Après tout on ne peut légitimer le recours a moyen ou large spectre de la décimation humaine en Gros ; mais on peut feindre que rien ne s’est passé tant que cela se fait en DETAIL !
    Il semble qu’une opération de « rognage des ongles » pour se désengager moralement et éviter les reproche face à son électorat et l’opinion internationale indigné ; et non une "résolution »qui nécessite un volume de troupes sur le terrain, que personne n’est disposé à payer le tribut.
    Tous ceux qui rêvent d’un nouveau ordre moral et humaniste international doivent se préparer à une « douche antarctique » car tant que ce conflit est « comprimé » dans son espace sans débordements et risques d externalisations et sans « solution visible » ;il servira de « guerre d’usure » requise comme stratégie de confinement face au danger Iranien tout comme les réseaux « djihadistes » sunnites ou chiites !La frappe prévue même pourra englober probablement certains de leurs bastions sur terrain pour éviter l’affaiblissement de l’armée réglementaire pour leur comptes !
    Quel quel soit le scénario ; on devra attendre l’ascension de l’Australie a la présidence du conseil de sécurité international !

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août 2013 @16h26   « »

    glauque
    Vous n’allez pas vous y mettre vous aussi !
    Je parlais de la legende en arabe, la seule qui figurait sur la caricature !
    "limadha takrahounana ?" = "pourquoi nous detestez-vous ?"
    Vous n’avez qu’a demander confirmation aux arabophones de ce blog.
    Je n’y suis pour rien si c’est la traduction en anglais qui etait inexacte, que vous n’aviez d’ailleurs pas jointe au dessin !
    Alors, avant de critiquer, essayez au moins de vous renseigner !

  • permalien Shanaa. :
    29 août 2013 @16h29   « »

    Sabir lahcen : "L’utilisation de l’arme chimique n’est pas une première et l’Occident le sait."

    Certes, l’agent orange tue encore au Vietnam, l’uranium appauvri en Irak.

    Mais, déjà, bien avant ces moyens de la barbarie "moderne" :

    "La guerre bactériologique fut un autre moyen d’extermination utilisé par les Anglais et repris par les Américains. En 1763, Lord Jeffrey Amherst donna des ordres pour que des objets contaminés par la variole fussent distribués aux Ottawas, afin, écrivit-il, "d’extirper cette race exécrable". Au moins 100 000 Indiens moururent dans l’épidémie qui se propagea le long du fleuve Ohio. Ce procédé fut repris par les Américains contre les Mandans, dans le haut Missouri, en 1836, provoquant au moins 00 000 décès. Des incidents similaires, à échelle plus réduite, eurent lieu en Californie et ailleurs."
    - planételiberté.

    "Tant que son utilisation très limitée chez les deux parties cela ne nuit pas"

    Allez dire ça aux syriens ! Si vous étiez à leur place vous ne direz sûrement pas des monstruosités de ce genre ! Ces guerres sont des pogroms contre des civils, ici arabes ! Est-ce un hasard ?

  • permalien Esquirot Destrabat :
    29 août 2013 @16h45   « »
    Une guerre par an... pour commencer !

    Bonjour Citoyen(ne)s,
    Albert (JACQUARD) a bien raison : à quoi bon l’armée ... Professionnelle qui plus est ?
    Peut-être, aussi afin de préparer des "spécialistes" de conflits "locaux ?"... Tandis qu’en Italie "on" entraîne AUSSI des "super-policiers" à la lutte contre "l’ennemi intérieur"...
    C’est-à-dire le peuple lorsqu’enfin il n’en pourra plus, comme en Grèce d’être "sodomisé" de toutes manières ????
    A Bayonne, Calvi, Fréjus, Castelnaudarry et en quelques autres lieux "on" entraîne à tuer et torturer des individus qui peuvent, SANS AUCUN problème dissimuler leur vrai patronyme !!!!
    Pompidou fut le premier à inviter à de tels "exercices" des militaires franquistes, en compagnie des "paras bigeardiens"...

  • permalien Petit ROGER :
    29 août 2013 @16h49   « »
    Une guerre par an : 0 propos...

    Citoyen LEYMARIE votre patronyme me fait me remémorer l’identique
    porté à Mont-de-Marsan par un conserveur fort respectueux des traditions landaises et de ses clients...
    Auriez-vous quelque lien avec cette très honorable famille ?
    En toute sympathie et en vous remerciant pour la qualité de vos propos...

  • permalien Sarah :
    29 août 2013 @17h50   « »

    Je suis opposée au régime dictatorial et sanguinaire d’Assad et de ses sbires,et j’ai eu fort à faire,sur ce blog même,face à des conspirationnistes délirants qui lui trouvaient toutes les excuses possibles.

    Mais je ne comprends pas le but de ce genre d’intervention militaire,en quoi cela va-t-il améliorer la situation ?Au contraire,cela ne risque-t-il pas d’aggraver et de prolonger le conflit ?

    N’y-t-il pas d’autres moyens(sanctions ciblées contre le régime,embargo sur les armes, diplomatie active,etc) pour régler cette crise ?

    Pourquoi toujours montrer ses muscles,parler de "punition",et recourir aux armes ?

    A moins que cette "opération militaire" ne serve que de vitrine aux marchands d’armes ?

    Et le peuple syrien dans tout cela,tout le monde s’en fout ?

  • permalien Shanaa. :
    29 août 2013 @17h52   « »

    Nathan :"Et lorsque les Occidentaux refusent d’intervenir, alors on les accuse de non-assistance à peuples en danger."

    Faut voir les beaux résultats en Irak et en Libye. Le chaos et les violences sont quotidiens.

    "Faudrait savoir à la fin..."

    Ils savent, et crient : oui à une politique étrangére responsable, juste. Non, au droit à géométrie varioble, aux guerres déguisées en ingérences "humanitaires", non au diviser pour régner. Tous les peuples du monde, qui souffrent des guerres, des guerres économiques, ne sont pas d’accord avec la marche du monde actuel. Il suffit de voir les sondages qui indiquent le divorce entre les gouvernants et les gouvernés.

  • permalien Shanaa. :
    29 août 2013 @18h01   « »

    Sarah, la réponse à vos questions est simple : regardez le chaos en Irak depuis plus de 10 ans. Le prétexte était le même.
    La Liye livrée aux mercenaires et au chaos. Le même prétexte, les mêmes résultats. En syrie, les dégats sont si importants, que les bombardements vont achever ce pauvre peuple syrien. Le probléme serait différent s’il y avait deux armées face à face. Or, les victimes des guerres actuelles sont essentiellement des civils. De plus, ces guerres continuent (Irak, Libye) même quand l’agresseur se retire.

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 août 2013 @18h29   « »

    A tous

    - Le prétexte humanitaire (Assad a gazé la population de Damas) pour intervenir est risible et pue l’hypocrisie.

    - Si, demain, la Chine entreprenait de gazer une partie de sa population, personne ne parlerait de lui faire la guerre. Même chose si la Russie utilisait des gaz en Tchétchénie. Même chose pour les Etats-Unis : durant dix ans, ils ont mené une guerre chimique au Vietnam, avec lagent orange, et cet agent orange, quarante ans après, amène toujours des malformations monstrueuses sur les enfants vietnamiens qui naissent en 2013.

    - Or, qui parle de faire la guerre aux Etats-Unis pour cette guerre chimique, alors que les Etats-Unis n’ont pas payé le moindre fifrelin de dédommagement au Vietnam et qu’ils ne se reconnaissent pas la moindre responsabilité ?

    - En réalité, les Occidentaux se moquent bien des droits de l’homme ! S’ils s’en préoccupaient, ça se saurait... [Pendant 25 ans, les Etats-Unis ont laissé l’Indonésie massacrer 200 000 personnes à Timor Leste et laissé Suharto massacrer entre 500 000 et 1 million de communiste en affichant une indifférence bovine.]

    - La vérité est plus crue : les Occidentaux ne "punissent" que les régimes incapables de se défendre : contre ceux qui sont capables de rendre coup pour coup - ne serait-ce que la simple Corée du Nord, ils reculent prudemment.

    - Autre chose : depuis la révolution iranienne, les Occidentaux n’ont fait qu’agresser des pays musulmans : bombardement de la Libye, guerre contre la République islamique par Saddam Hussein interposé, interventions en Somalie et au Liban, bombardement du Soudan, première guerre du Golfe, invasion de l’Afghanistan, deuxième guerre du Golfe, invasion de l’Irak, guerre contre la Libye, guerre de drones des Etats-Unis au Pakistan et au Yémen, guerre contre le Mali au printemps et, maintenant, guerre contre la Syrie...

  • permalien gloc :
    29 août 2013 @18h34   « »

    @Fouquier-Tinville

    Vous me semblez un garçon plutôt empoté. Depuis le temps que vous nous tartinez vos élucubrations sur ce blog, vous ne vous êtes toujours pas aperçu que les textes qui apparaissent en bleu, sont des liens actifs.

    Ainsi, si sur mon message vous aviez déplacé votre curseur à l’aide de votre souris (attention ça marche aussi avec un touch-pad ou un smart-pad et même sur un écran tactil) et cliqué (avec le bouton gauche de votre souris) sur "Pourquoi nous détestent-ils ?" vous vous seriez épargné tout votre bavardage ridicule... même procédure que ci-dessus pour : ▶ WHY DO THEY HATE US ? - YouTube

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août 2013 @18h46   « »

    glauque
    "Pourquoi faire simple quand on peut faire complique ?" disaient les Shadoks. Vous pedalez dans la semoule, empote vous-meme !
    Je vous repete : avant de critiquer, renseignez-vous donc !

  • permalien Nathan :
    29 août 2013 @18h52   « »

    Plutôt que d’envoyer des bombardiers en Syrie et de nous mêler d’une guerre qui ne nous concerne pas, je pense qu’il serait plus utile d"envoyer quelques escouades de flics à Marseille. Ça permettrait d’assainir la situation dans cette zone de non-droit et pour intervenir, la France n’a pas besoin de recevoir le feu vert des Nations-Unies ni de craindre les représailles des Russes.

  • permalien gloc :
    29 août 2013 @18h54   « »

    @Fouquier-Tinville,

    Je ne critique rien, je vous renseigne.

    Depuis le temps que vous ramenez votre science sur des messages où visiblement vous ne comprenez rien, vous devriez me remercier.

    Maintenant si ça vous émoustille de troller, ce sera sans moi.

  • permalien Ph. Arnaud :
    29 août 2013 @18h59   « »

    Nathan

    - A Marseille, ce qu’il faut, ce ne sont pas des flics, mais une politique sociale réellement de gauche : voir la délinquance, ce n’est voir que le symptôme, pas la cause...

  • permalien Shanaa. :
    29 août 2013 @19h30   « »

    Ph. Arnaud :

    La vérité est plus crue : les Occidentaux ne "punissent" que les régimes incapables de se défendre : contre ceux qui sont capables de rendre coup pour coup - ne serait-ce que la simple Corée du Nord, ils reculent prudemment.

    " Autre chose : depuis la révolution iranienne, les Occidentaux n’ont fait qu’agresser des pays musulmans : bombardement de la Libye, guerre contre la République islamique par Saddam Hussein interposé, interventions en Somalie et au Liban, bombardement du Soudan, première guerre du Golfe, invasion de l’Afghanistan, deuxième guerre du Golfe, invasion de l’Irak, guerre contre la Libye, guerre de drones des Etats-Unis au Pakistan et au Yémen, guerre contre le Mali au printemps et, maintenant, guerre contre la Syrie..."

    C’est pouquoi j’ai employé le terme "pogroms" dans les pays musulmans ! Chomsky a souvent souligné que les puissances impérialistes s’acharnaient sur des pays faibles mais, néanmoins, possédant des ressources ou un intérêt stratégique.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    29 août 2013 @19h40   « »

    Pour Bachar c’est un Ravachol qu’il faudrait : au 3ème sous-sol dans sa cellule anti-atomique !...

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août 2013 @20h08   « »

    glauque
    Moi aussi, je vous renseignais sur une traduction incorrecte, je vous signale ! Alors, je ne vois pas la raison de m’agresser. A part ca, pour quelqu’un qui reproche, a tort, d’avoir des problemes avec le francais, vous ne savez pas ecrire 2 lignes sans y fourrer des mots anglais ?

  • permalien Fouquier-Tinville :
    29 août 2013 @21h01   « »

    Matthias
    Quelle idee geniale !!! Et il fait comment, votre Ravachol, pour arriver au 3eme sous-sol ?

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    29 août 2013 @21h04   « »

    à M Fouquier :

    Tout le problème réside dans la question, en effet !..

  • permalien gloc :
    29 août 2013 @21h31   « »
    Sur la variabilité des longueurs d’ondes

    Hollande :

    Et je lui ai dit, une nouvelle fois, que la France apporterait toute son aide, son aide politique, son soutien, comme nous le faisons depuis des mois, mais également son aide humanitaire, matérielle et que nous utiliserons également l’appui que nous avons dans les pays du Golfe pour qu’il y ait justement cette organisation.

    Tiens, on ne parle plus de "punition militaire"

    Al-Assi Al-Jarba :

    Ce crime ne doit pas rester impuni. Il faut qu’il y ait une force pour dissuader ce régime criminel, une force internationale, une force onusienne, une force organisée par les amis du peuple syrien et à leur tête, la République française.

    Je voudrais également remercier nos alliés, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.


    a bah si, on en reparle.

    Il ne semble pas qu’ils aient assisté au même entretien (déclaration commune à la sortie d’une réunion sur la Syrie à l’Élysée).

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    29 août 2013 @21h42   « »

    La solution la plus raisonnable serait B Al Assad s’exile de Syrie pour un moment histoire que les tensions s’apaisent et que des élections pluralistes aient lieu...

  • permalien André Chenet :
    29 août 2013 @22h02   « »

    Pourquoi sommes nous tant de personnes qui avons appris a déchiffrer les événements tout en restant dans l’incapacité d’agir, de se rassembler, de dire stop, ça suffit, nous le peuple, malgré nos discordances et dissensions sommes capables de nos organiser, de nous prendre en charge, de discuter ensemble sans ces chiens de garde payés pour bavarder et discourir que sont nos élus lesquels ne prennent jamais aucun risque et vivent, somme toute, très confortablement, à l’écart de la mêlée, distribuant bons points et idées, au gré des alliances électorales ? Longue question en effet, lorsque chaque citoyen a la possibilité (virtuelle et sans effets) d’émettre son opinion. Savoir s’exprimer est une chose, mais voir à travers l’épais rideau de la confusion des conditionnements ouvre des perspectives radicalement différentes. Aujourd’hui, nous mesurons la réalité avec des outils cérébraux faisant fi de la souffrance de millions et de millions d’êtres humains. Nous jouissons, pauvres ou riches, du pouvoir de communiquer. Traquenard impérial !!! L"action collective en reste au point mort, en dépit des quelques voix s’élevant pour défier le marasme d’une raison impuissante à bouleverser l’ordre criminel de la mondialisation, cette morale coercitive contaminant, via les ordures médiatiques, la salubrité publique des nations. Le sub commandante Marcos, après les anarchistes, les situs et tant d’autres groupuscules d’avant-garde mus par une révolte aussi profonde que légitime, ont toujours beaucoup à nous apprendre afin de nous libérer du machiavélisme des pouvoirs autoritaires. Le sang coule à flots, la guerre économique fait rage tandis que l’Europe des Lumières s’effondre dans les abysses des lendemains sans consistance, il suffit de prendre conscience du vocabulaire nullissime de Hollande pour réaliser à quelles extrémités politiques un pays comme la France en est réduit. Personnellement, je trouve que Bachar al Assad, traité de dictateur sanguinaire par des gens qui n’ont jamais mis les pieds en Syrie, est moins désorienté que les clones occidentaux. Il n’est que d’analyser les traductions de ses interventions pour prendre conscience de la belle et profonde humanité qui l’anime(avant la déstabilisation de la Syrie par l’Otan et Israël, il vivait avec sa famille dans un quartier de Damas et conduisait sa voiture - sans gardes du corps - pour emmener ses enfants à l’école ) . Après tout, il n’était pas destiné à devenir un homme de pouvoir. C’était un médecin vivant à Londres et qui s’est résolu à prendre ses responsabilités après la mort de son frère. Tandis que Mr Hollande, lui, est devenu un président de substitution après la déchéance d’un certain DSK, patron du FMI. Le peuple français n’a fait que voter peureusement contre la politique démentielle d’un bâton de merde.

  • permalien Jordi Grau :
    29 août 2013 @22h17   « »

    A Vitigis

    Vous avez écrit un commentaire court, mais dense, puisqu’on y trouve quatre arguments. Cependant, la quantité n’est pas toujours un signe de qualité... Voyons cela de plus près.

    M. Leymarie parle de tout, sauf de la conduite du régime syrien.

    La question n’est pas de savoir si Assad a beaucoup de sang sur les mains ou si son régime est criminel. Je crois que tout le monde ou presque est d’accord sur ces deux points. Ce qui mérite un débat, c’est la question du type d’intervention le plus efficace et le moins coûteux en vies humaines. A quoi servira de "châtier" Assad et de faire tomber son régime si les conséquences sont encore pires que le mal qu’on aura détruit ? Vous avez le droit de penser qu’une intervention militaire est la meilleure solution, mais alors il faut argumenter ce point de vue plus sérieusement.

    Et il revient toujours avec ses industriels de l’armement, incantation marxiste ici inadéquate.

    Pourquoi "inadéquate" ? Pourriez-vous argumenter ? Par ailleurs, Marx n’a pas écrit que des bêtises. Enfin, si vous tapez "complexe militaro-industriel" sur Google, vous aurez la surprise de voir que cette expression n’a pas été popularisée par un marxiste, mais par un politicien conservateur et ancien militaire du nom d’Eisenhower. Étonnant, non ?

    Et personne ne peut condamner les criminels puisque tout le monde l’est : argument Vergès.

    Vergès n’a pas dit que des bêtises. De toute manière, l’argument de Ph. Leymarie est bien différent. Il fait simplement remarquer qu’on peut difficilement prétendre agir au nom de la justice si, dans le même temps, on entreprend une action illégale. C’est le même genre d’argument qu’on peut utiliser pour dénoncer Guantanamo.

    Voilà le Diplo qui rejoint le FN... Ça devient le Monde Déboussolé. Faut dire qu’il y a de quoi.

    Si TOUTES les opinions émises par le FN étaient fausses, ce serait tellement simple ! Il suffirait de prendre automatiquement le contre-pied de ce qu’il dit, un peu comme Lucky Luke qui prend systématiquement la direction inverse du chien Rantanplan pour ne pas se tromper... Malheureusement, la réalité est un chouïa plus complexe. De plus, il y a souvent plusieurs raisons bien différentes d’adhérer à une opinion. En 2005, on pouvait voter "non" au référendum sur le TCE au nom de trois idéologies opposées : souverainisme de droite (type FN), souverainisme de gauche, adhésion à un fédéralisme européen de gauche... Peut-être en va-t-il de même pour la question syrienne.

  • permalien Shanaa. :
    29 août 2013 @22h56   « »

    Selon Roland Dumas, ancien diplomate français, l’idée d’une guerre contre la Syrie était planifiée au moment des "révolutions" (avec beaucoup de guillemets) arabes. Il a même ajouté "que la France n’a pas vocation à faire "des croisades" dans les pays arabes, et qu’une solution négociée pour la paix serait moins désastreuse pour le peuple syrien.

  • permalien Caligula :
    29 août 2013 @22h57   « »

    Nathan,

    Plutôt que d’envoyer des bombardiers en Syrie et de nous mêler d’une guerre qui ne nous concerne pas

    La Belgique aussi va envoyer des missiles ? M’étonnerait que votre beau pays se rabaisse à ce point. Ou alors, vous avez déménagé.


    Shanaa,

    Dans votre énumération des amis de la Syrie, vous avez omis la Chine, pas présente encore sur le terrain, mais les navires sont lents...

  • permalien Shanaa. :
    29 août 2013 @23h08   « »

    André Chenet,
    le peuple est volontairement tenu à l’écart, d’ou son impuissance, selon Etienne Chouart :

    « La logique de la représentation et celle de l’élection, dans leurs principes n’ont rien de démocratique. La représentation dans son origine est un principe oligarchique, aristocratique : participent au contrôle du pouvoir ceux qui ont un statut qui les qualifient pour cela. Quant à l’élection, originellement c’est un acte d’approbation de la légitimité d’un pouvoir. Donc il faut bien voir que originairement l’idée représentation et de l’élection signifiaient le contraire de ce qu’on leur fait dire à l’époque moderne : non pas l’exercice du pouvoir du peuple, mais au contraire le rôle du peuple est fondamentalement d’approuver l’exercice du pouvoir par ceux qui étaient qualifiés pour l’exercer ».

  • permalien Shanaa. :
    29 août 2013 @23h12   « »

    Caligula : "Dans votre énumération des amis de la Syrie, vous avez omis la Chine, pas présente encore sur le terrain, mais les navires sont lents..."

    Certes. Vous devriez intervenir plus souvent :)
    Ah ! Ah ! la réponse à Nathan. Encore une histoire belge !

  • permalien Caligula :
    29 août 2013 @23h50   « »

    shanaa,

    Tel le tout nouveau F35 (flying anvil), je survole les débats.
    Et de temps en temps, je marque de mon empreinte le tarmac des blogs du diplo...mais toujours avec humour.

    A bientôt...

  • permalien Nathan :
    30 août 2013 @00h40   « »

    En tout cas les Britanniques sont out. Le Parlement vient de dire non à une intervention en Syrie.

  • permalien Aleister Crowley :
    30 août 2013 @00h41   « »
    Bachar vaincra les Croisés

    Tel son père qui défit déjà les alliés en 1984 au Liban, Bachar sortira vainqueur quoi qu’il en soit, car son intelligence est très supérieure aux idiots de Cameron et Hollande.

    Quant à savoir si c’est un dictateur sanguinaire, ce qui est avéré depuis longtemps, les deux autres démocrates auront bientôt autant de sang sur les mains que lui.

    Mais il ne suffit pas d’être de grands criminels pour passer à la postérité comme des grands conquérants.

  • permalien Tahri Med :
    30 août 2013 @00h48   « »

    N’oubliez pas Messieurs que toute l’histoire des Etats- unis, La France et la Grande Bretagne est une histoire de guerre, donc de colonialisme, de meurtres, de viole et par conséquence la démocratie, la liberté, la légitimité ne sont qu’une illusion idéologique pour masquer la face cachée de l’impérialisme.

  • permalien Sarah :
    30 août 2013 @02h11   « »

    Après la Grande Bretagne,l’Italie non plus ne fera pas partie de la "coalition".

    La Belgique n’a pas très envie de s’y engager non plus.

    Quant à Obama,depuis le début il n’a jamais été en faveur d’une opération militaire en Syrie.

    J’ai l’impression que Hollande va se retrouver seul pour mener sa guerre...

    Et si tout cela n’était finalement que du bluff ?

    @ Shanaa :

    Les propos de Roland Dumas,ancien ministre des affaires étrangères connu pour ses liens très étroits et personnels (il a été l’amant de Nahed Ojjeh,fille de l’ancien ministre de la défense syrien) avec le régime syrien , sont à prendre avec précaution.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @08h13   « »

    à Tahri, Sarah et cie :

    Sans partir dans de grandes démonstrations, il suffirait que Poutine invite M Bachar al Assad, son épouse (et ses enfants ?) boire un schnapps à Moscou !..

    La gnole à Poutine (Vodka) ne doit pas être si mauvaise (s’il n’y a pas du plutonium dedans bien sûr).

    J’ai bien conscience qu’au petit déjeuner c’est un peu raide, mais bon...

  • permalien Nathan :
    30 août 2013 @08h27   « »

    Sarah : 30 août @02h11

    La Belgique n’a pas très envie de s’y engager non plus.

    D’une certaine manière, elle y est déjà présente puisqu’une centaine au moins de citoyens belges sont partis en Syrie faire leur djihad pour meubler leurs vacances (une vingtaine viennent de la seule ville de Vilvorde). Ah, ça nous change de ces vulgaires matérialistes qui travaillent au McDo pour payer leurs études. Eux au moins ont un idéal.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @08h38   « »

    Les Etats-Unis et la France savent ce qu’ils leur reste à faire : la médaille (en chocolat !) du meilleur président de la république du monde à Bachar.

    Tant pis pour les opposants et les petits (gazés) : qu’ils aillent se faire enculer (comme on dit familièrement) !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @08h43   « »

    Ce qui m’étonne concernant Vladimir c’est que cela ne le faisait pas rire la prise d’otage de l’école de Beslan (il n’est pas insensible à la mort d’enfants) : cherchez l’erreur !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @08h44   « »

    La peur d’Al Qaïda (je ne sais même pas ce que cela veut dire mais bon) alors !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @08h50   « »

    "Al qaïda" veut dire "la base" en langue arabe...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @08h52   « »

    C’est ce dont on peur les dictateurs et Bachar Al Assad en particulier (de la base c’est bien connu) !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @09h02   « »

    Le problème si M Poutine invite M Bachar à Moscou, ce dernier risque de se faire prendre sa place par la base à Damas : la peur du chômage c’est quelque chose !..

  • permalien quark :
    30 août 2013 @09h44   « »

    Il paraît qu’on en est à 6 millions de morts en 15 ans au Congo, qu’est-ce qu’on attend pour les bombarder ?

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @09h48   « »

    à Quark :

    Ce n’est pas sympa ce que vous dîtes-là !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @09h52   « »

    à Quark :

    C’est triste ce que vous dîtes-là (je ne connais pas assez, personnellement, pour en parler) : il y a encore trop d’inégalités sur Terre !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @10h01   « »

    Concernant la Syrie, Bachar El Assad n’est plus un homme de mon point de vue : ceci dit je ne veux pas pousser à a guerre civile (livraison d’armes, etc) cela créerais encore plus de morts.

    Ceux qui se sont révoltés sont les plus pauvres de Syrie mais majoritaires aussi (sauf erreur) : il faut voir s’il y a un réel risque d’embrasement et si l’opposition est sérieuse (dans un hypothétique départ de Bachar Al Assad il ne faut pas de vengeance et de massacres des Alaouites condition sine qua none de toute aide militaire).

    Les opposants veulent-ils quelque chose de précis ou bien (comme les frères musulmans) lire le Coran et faire la prière (auquel cas pas besoin d’eux au gouvernement) ?

    http://hisnulmuslim.com/coran/

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @10h04   « »

    That is the question.

    Il faut dire aussi que pour l’expérience démocratique de l’opposition c’est un peu limité dans la mesure où les organisations politiques étaient interdites sous les Assad me semble-t’il (du temps de l’union soviétique)...

  • permalien Nathan :
    30 août 2013 @10h28   « »

    Le gazage de civils en Syrie (probablement au sarin) et toutes les autres horreurs montrent à l’évidence jusqu’à quelles extrémités peut aller un dictateur arabe (de la variété progressiste) pour se maintenir au pouvoir. Il n’en reste pas moins qu’intervenir militairement en Syrie c’est s’engager dans une aventure susceptible de mettre le feu à toute la région. Les objectifs sont d’ores et déjà limités – le régime Assad ne sera pas directement visé et après les bombardements, il sera toujours debout- mais les risques de dérives sont énormes.

    Certes, la guerre civile en Syrie est un désastre humanitaire, mais la France ou la Belgique ne doivent pas se mêler de ce conflit inter-arabe. Laissons aux Arabes le soin de régler leurs affaires entre eux. Que Shanaa trouve une solution, elle qui sait tout. Occupons-nous plutôt du chômage des jeunes, des retraites, de la dette pharamineuse et de la désindustrialisation.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @10h45   « »

    à Nathan :

    Vous dîtes : "jusqu’à quel point peut aller un dictateur "arabe".

    A mon avis, toutes les dictatures peuvent aller à des extrémités inimaginables (inutiles les citer : Napoléon, Hitler, Polpot, etc)...

    Bachar Al Assad n’est 1 / 7 00 000 000 000 de la population mondiale...

    Ps : (je n’ai pas recompté les zéros, désolé !)...

  • permalien Caligula :
    30 août 2013 @10h58   « »

    Mathias Sauvergeat,

    700 miliards d’habitants, cela fait beaucoup pour une si petite planète...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h00   « »

    En effet !

    Disons que Bachar Al Assad est un homme comme un autre et sa femme aussi : )

  • permalien captp :
    30 août 2013 @11h06   « »

    Désolé d’être aussi naïf mais en démocratie, le peuple n’est-il pas sensé gouverner ? Mais quand il s’agit de faire une guerre, on a l’impression que c’est toujours une décision prise de façon évidente et "normale". Or, y a-t-il décision politique plus importante pour un pays que le choix de faire une guerre ? Cela ne devrait-il pas faire l’objet de la consultation du peuple ? Sachant qu’il est évident que l’on a pas élu ce président avec comme intention qu’il déclare la guerre à un pays lointain pour des motifs obscurs et loin de nos préoccupations quotidiennes. C’est aberrant, où est la dictature déjà ? Tout ceci me paraît tellement absurde, que j’ai l’impression de vivre dans une pièce de Ionesco géante.

    Quant à la "défense", le ministère de la "défense" etc. Ces termes me font bien marrer. Je crois qu’il est vraiment temps de rebaptiser tout ça. Le "ministère de l’attaque" ça sonne plus juste non ?

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h15   « »

    à ctap :

    Je ne sais si vous avez des enfants ou petits-enfants : j’ai un bouteille de butagaz à la cave en stock...

  • permalien sonata :
    30 août 2013 @11h17   « »

    Sacré bêtise de ramener sur le tapis les bombardements nucléaires d’Hiroshima et Nagasaki. Pour rappel la WWII a été la pire horreur jamais vue sur terre avec 60 million de morts, et si les deux bombes ont coûté 200 000 vies, c’est largement en dessous de ce qu’auraient coûté les deux autres options sur la table pour mettre à genou le Japon qui était bien loin de baisser les armes.

    Soit une invasion du territoire nippon ;
    soit un blocus pour le forcer à capituler.

    Dans les deux cas, ça aurait provoqué des millions de morts et bien plus de destructions. Pour mémoire en 1945, un programme "d’entraînement" et de mobilisation des civils a été lancé au Japon. Ceux-ci étaient formés à manier des armes aussi rudimentaires que des bouts de bambou taillés. Et ça ne concerne pas "juste" quelques centaines de milliers de personnes, mais plus de 27 millions.

    Alors ces bombardements, une horreur ? Certainement. Mais hélas nécessaire.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h21   « »

    Disons que, pour parler, sérieusement s’il n’y avais pas eu Lénine et bien Poutine n’aurait peut-être pas été élu démocratiquement l’an passé (ou il y a deux ans je ne sais plus ?)...

    Pour les Pussy shot (ces gamines emprisonnées pour avoir fait du chahut dans une église orthodoxe) (Je l’ai déjà écrit quelque part) il faut leur dire que c’est en formant un parti que l’on peut, en Russie, se présenter aux élections !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h24   « »

    à Sonata :

    Comme les machettes japonaises du Rwanda...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h24   « »

    Paraît-il !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h28   « »

    On n’aura qu’à dire que c’est la faute du Hezbollah...

  • permalien Jordi Grau :
    30 août 2013 @11h30   « »

    A sonata

    Au sujet d’Hiroshima et de Nagasaki, je vous trouve bien sûr de vous. Si on met à part les problèmes juridiques et moraux posés par ces bombardements (assassiner ainsi des dizaines de milliers de civils, ce n’est pas rien !), il n’est pas du tout sûr qu’ils étaient nécessaires sur le plan militaire. Je vous invite à lire l’article de Wikipedia qui leur est consacré. Ce n’est pas que Wikipedia soit parole d’évangile, évidemment, mais on y trouve tout de même des références et des citations dignes d’intérêt :

    Les avis divergent quant à la capacité du Japon à résister aux attaques. Pour les opposants à l’atomisation, le Japon était déjà profondément affaibli dès le début de 1945 et la capitulation inéluctable. Le général Dwight D. Eisenhower était de cet avis et en informa Henry Stimson en juillet 194587. L’officier le plus haut gradé dans le théâtre des opérations en Pacifique était le général Douglas MacArthur. Il ne fut pas consulté au sujet des bombardements mais dira après coup qu’il n’y avait pas de justification militaire pour cette attaque. La même opinion sera donnée par l’amiral William Leahy, le général Carl Spaatz (commandant de l’USSAF dans le Pacifique) et le général de brigade Carter Clarke (officier des renseignements). Le major général Curtis LeMay, l’amiral Ernest King (chef des opérations navales), l’amiral Chester Nimitz (commandant en chef de la marine dans le Pacifique) émettront également des doutes au sujet des bombardements atomiques.

    Eisenhower écrira dans son mémoire The White House Years :

    « En 1945, le secrétaire de la guerre Stimson, alors en visite dans mon quartier général en Allemagne, m’informa que notre gouvernement était en train de préparer le largage d’une bombe atomique sur le Japon. J’étais de ceux qui avaient le sentiment qu’il devait y avoir un certain nombre de raisons valables pour mettre en doute la sagesse d’un tel acte. Durant son exposition des faits importants, je fus empli d’un sentiment de tristesse et fis part de mon profond désaccord, tout d’abord sur la base de ma conviction que le Japon était déjà battu et que le bombardement était complètement inutile, ensuite parce que je pensais que notre pays ne devait pas choquer l’opinion mondiale par l’utilisation d’une bombe que je ne pensais pas nécessaire pour sauver la vie des Américains. »

    Plus loin, il ajoute :

    « MacArthur pensait que le bombardement était complètement inutile d’un point de vue militaire. »

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h40   « »

    Alors pourquoi Israël (l’Etat d’Israël) veut la bombe atomique ?..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @11h41   « »

    L’Iran, je veux dire ...

  • permalien sonata :
    30 août 2013 @11h44   « »

    La capitulation du Japon avait beau être inéluctable militairement parlant (notez que je n’ai jamais prétendu le contraire), elle ne faisait malheureusement pas partie des intentions des dirigeants japonais, largement noyautés par des militaristes purs et durs jusqu’au-boutistes. La poursuite de la guerre aurait provoqué la famine pour une raison toute simple : le Japon n’était pas auto-suffisant en nourriture et devait importer par voie maritime d’énormes quantités. Ce qui est impossible vu la disparition quasi totale de la flotte (y compris commerciale) japonaise à l’été 1945.

    Quant à certains des responsables que vous citez (dont Mac Arthur) ils préconisaient rien moins... que la destruction par le feu de toutes les cultures. A vous de voir, mais personnellement je n’ai aucun doute concernant l’ampleur du bilan d’un tel acte qui, moralement, est tout aussi condamnable que le feu nucléaire.

  • permalien Shiv7 :
    30 août 2013 @12h23   « »

    Sonata

    L’argument sur la necessité des bombes nucléaires sur le Japon fait partie des mythes que se sont donnés les US pour justifier cet horreur.

    Il apparait de plus en plus que cela est complètement faux, cela à par exemple été mis en évidence lors de la dernière commémoration de cette année au Japon.

    La poursuite de la guerre aurait provoqué la famine pour une raison toute simple : le Japon n’était pas auto-suffisant en nourriture et devait importer par voie maritime d’énormes quantités.

    A vous suivre c’est un cadeau qu’on leur à fait.., sur qu’ils doivent apprécier..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @12h48   « »

    Les militaires sont (en général) des hommes (masculin) qui portent une arme (mitraillette, char, etc) : personne ne les oblige à s’en servir !

  • permalien Paul :
    30 août 2013 @12h50   « »

    Matthias Sauvergeat,

    Vous inondez cette page de votre propagande de bas étage,

    Sur les 97 commentaires vous en avez posté 29, soit 30%,

    Vous êtes engagé par qui ? BHL ?

    Votre lapsus (Israël et la bombe) est bien révélateur, on voit bien "d’où" vous parlez !

    Ce discours moralisateur pseudo humanitaire aucune personne sérieuse ne peut encore le tenir en 2013.

    Aucun mot sur les immondes massacres d’Al Nostra & co, leur projet à eux ne fait aucun doute et ils l’appliquent à tous ceux qui ne sont pas comme eux : exit les minorités et les modérés donc. tout ca on le sait bien plus que votre soi disant attaque chimique d’Assad qui va contre toute logique, sans fondement matériel et promu par des menteurs avérés, etc. Comme d’hab quoi.

    Bref vous me dégoutez sincèrement

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    30 août 2013 @12h52   « »

    S’ils le veulent en 5 minutes l’armée (les hommes en armes) de Bachar Al Assad peuvent dire qu’ils ne veulent plus obéir aux ordres...

    (Inutile de dire que l’opposition pourrait le faire aussi : les premières manifestations étaient pacifistes c’est-à dire sans armes : c’est l’armée de B Al Assad qui a commencé à tirer sur la foule !)...

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