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Syrie, déplorable veillée d’armes

mardi 3 septembre 2013, par Alain Gresh

Ici le texte en arabe

Depuis combien de temps un responsable politique français n’avait-il évoqué Munich ? Harlem Désir, le premier secrétaire du Parti socialiste a osé : « Je ne voudrais pas que les mêmes qui recevaient M. (Bachar) Al-Assad un 14 juillet montrent aujourd’hui un esprit munichois face à ces atrocités. » Il faisait allusion à la visite en France du président syrien en 2008. La formule sur Munich s’est tellement banalisée — certains évoquaient même, à propos d’une décision du gouvernement sur le foulard, en 1989, « un Munich de l’école républicaine » ; plus éloigné de nous, mais plus significatif, Guy Mollet, un autre socialiste, l’utilisait pour justifier l’agression contre l’Egypte après la nationalisation de la compagnie du canal de Suez en 1956.

Cette formule permet de discréditer, sans beaucoup de risques, l’adversaire accusé de céder au fascisme, comme la France et le Royaume-Uni avaient reculé en 1938 devant Hitler. Elle permet aussi d’éviter tout débat sur des sujets importants et de réduire le champ de la controverse démocratique.

Pourtant, le débat sur un éventuel bombardement de la Syrie, qui aurait sans doute été en partie escamoté si le président Barack Obama n’avait pas décidé de consulter le Congrès avant d’agir, est désormais lancé. Et c’est une bonne chose, tant les décisions prises auront de répercussions sur le Proche-Orient, mais aussi sur la place de la France dans le monde. Le Parlement français débattra de ces questions le mercredi 4 septembre.

Selon le site du Figaro (« Syrie : les députés UMP réticents à un engagement de la France en l’état », 2 septembre), « Yves Nicolin, élu de la Loire, a envoyé samedi (31 août) un SMS à l’ensemble des membres du groupe en leur posant une seule question : “Es-tu prêt à soutenir l’engagement de la France en Syrie dans les conditions actuelles ?”. Lundi matin, 81 députés UMP avaient répondu “non”, 5 “oui”, 5 ne savaient pas, 1 avait dit “oui, si”, en énumérant des conditions, notamment que la France ne soit pas seule, et 106 n’avaient pas répondu. Ce sondage n’a bien sûr pas de valeur scientifique, mais il indique une tendance : une majorité du groupe UMP à l’Assemblée refuse que la France s’engage dans l’aventure syrienne dans les conditions actuelles, c’est-à-dire très probablement sans la Grande-Bretagne, avec des États-Unis très hésitants et une ONU où la Russie fait blocage. »

En effet, la position de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) a rapidement évolué dans un sens plus critique, comme le prouve la volte-face de son président Jean-François Copé, soulignée, malgré ses dénégations, dans un entretien au quotidien Le Monde (3 septembre) :

Question : Vous aviez trouvé “juste, sur la forme et sur le fond”, la position de François Hollande sur la Syrie, avant de vous inquiéter d’un risque de “suivisme” français à l’égard des Etats-Unis. Pourquoi cette volte-face ?

« Jean-François Copé : Il n’y a aucune volte-face. Je considère d’abord qu’il n’y a plus de bonne solution pour une sortie de crise en Syrie. La communauté internationale a fait preuve d’un tel attentisme que la situation est désormais difficilement maîtrisable.

Le résultat, c’est que nous avons désormais une guerre civile dramatique qui oppose, d’un côté, un régime syrien qui s’est rendu coupable de crimes atroces avec le concours des gardiens de la révolution iranienne et du Hezbollah, et, de l’autre, une opposition dans laquelle la composante radicale — les Frères musulmans et les salafistes — n’a cessé de croître. Au point que cela devient un épouvantail qui rebute légitimement les opinions publiques occidentales. Dans cette situation de blocage, la première urgence, c’est de réagir de manière extrêmement ferme face à ce que je considère comme l’inacceptable. L’utilisation de gaz chimique, si elle est avérée, constitue un crime contre l’humanité. »

Dans une « lettre ouverte à François Hollande », reproduite par le site du JDD le 1er septembre, François Bayrou évoque « une décision périlleuse » concernant la Syrie tandis que Jean-Louis Borloo demande un vote formel du Parlement. François Zocchetto, sénateur, président du groupe UDI, le parti de Borloo : « Que François Hollande en soit réduit à un suivisme hasardeux des décisions aléatoires et solitaires de Barack Obama n’augure rien de bon pour la suite des évènements ».

Le Front national s’est prononcé contre la guerre. Le Front de gauche aussi, qui condamne fermement, contrairement à l’extrême droite, le régime de Bachard Al-Assad.

La presse est, comme les politiques, divisée, Le Figaro étant (avec L’Humanité), le plus réticent à une aventure militaire en Syrie. Dans un éditorial intitulé « Dans le piège d’Assad » (31 août-1er septembre), Pierre Rousselin écrit :

« L’abstention britannique, consécutive à un vif débat parlementaire comme nous aimerions bien en voir chez nous, devrait faire réfléchir les plus déterminés. Les questions posées à Londres se posent à Paris. Les réponses sont aussi incertaines. Les recours de la légalité internationale ont-ils été épuisés  ? Sait-on quelle réaction en chaîne une intervention, même initialement “proportionnée ”, va déclencher  ? Il faut, nous dit François Hollande, “punir ” le régime. Pourquoi avoir attendu qu’il y ait plus de 100 000 morts  ? Parce qu’il s’agit, cette fois, d’armes chimiques. Mais comment neutraliser toutes les substances dont dispose Damas  ? Les frappes, nous répond-on, auront un effet “dissuasif ”. En est-on vraiment sûr  ? Si Assad a déjà eu recours à cet arsenal, pourquoi ne le ferait-il pas à nouveau, face à une agression extérieure  ? On le voit  : l’argument fondé sur la “responsabilité de protéger” les civils ne résiste pas à l’analyse. »

Plusieurs journaux et éditorialistes se sont faits les apôtres de la guerre. Au-delà du bien-fondé ou non de l’opération, Daniel Schneidermann s’interroge (« Hollande “piégé” mais par qui ? », Arrêt sur images, 2 septembre) :

« S’ils (les responsables français) sont pris à contrepied, c’est bien parce que les grandes consciences de la presse française sont parmi les premières à avoir “piégé” Hollande, en le sommant d’aller bastonner Assad, sans se soucier particulièrement du Parlement. Aux avants-postes, Le Monde, qui en multipliant reportages et éditoriaux, tente depuis des mois de chauffer l’opinion française, en déguisant Assad en Hitler, et les rebelles syriens soutenus (notamment) par le Qatar en dépenaillés en sandales. Sans grand succès apparemment, sauf sur Harlem Désir, le seul à ce jour à avoir brandi à la droite l’inusable fantôme de la capitulation de Munich.

La presse est-elle dans son rôle en dénonçant des crimes de guerre ? Oui, incontestablement. Est-elle dans son rôle en rapportant de Syrie des échantillons pouvant concourir à la preuve de ces crimes (on en parlait dans une de nos émissions du printemps) ? Oui encore. Doit-elle donner ces échantillons au gouvernement français ? Ca se discute. Ce travail de reportage l’autorise-t-elle moralement à sommer le gouvernement de partir en guerre ? C’est à cet instant, qu’elle devrait se souvenir de tout ce qu’elle ne sait pas, c’est à dire l’essentiel. A quel niveau du commandement de l’armée syrienne a été donné l’ordre d’utiliser les gaz ? A quelle échelle ont-ils été utilisés ? Les rebelles ont-ils riposté avec les mêmes armes ? Entre Obama et Hollande, qui a poussé qui, qui s’aligne sur qui (tiens, cet article du New York Times vous a peut-être échappé en août. Lecture impérative) ? Autant de points sur lesquels les medias, avec les outils forcément imparfaits qui sont les leurs, ignorent davantage qu’ils ne savent. »

Plusieurs questions méritent réflexion et discussion :

  • Concernant l’utilisation des armes chimiques, les enquêteurs de l’ONU sont allés sur place. Leurs conclusions devraient être connues d’ici une quinzaine de jours. N’est-il pas impératif d’attendre les résultats, d’autant que les preuves avancées par les Etats-Unis sont entachées, aux yeux des opinions occidentales, mais aussi des opinions du monde arabe ? Personne n’a oublié le précédent de la guerre contre l’Irak en 2003 et les armes de destruction massive inexistantes.
  • Si l’usage de ces armes est avéré — et le régime syrien, qui a considérablement développé son arsenal chimique dans les années 1980 dans sa recherche d’une parité stratégique face à Israël, est le premier suspect —, que faire ? Il s’agit bien sûr d’une grave violation des conventions internationales. Les deux seules utilisations massives depuis la guerre de 1914-1918 ayant eu lieu durant la guerre du Vietnam par les Etats-Unis, le fameux agent orange — lire Francis Gendreau, « Au Vietnam, l’“agent orange” tue encore », Le Monde diplomatique, janvier 2006) ; et durant la guerre irako-iranienne, quand le régime de Saddam Hussein, soutenu à l’époque par Paris et Washington avait gazé Iraniens et Kurdes (massacre de Halabja) — lire « US gave Saddam blessing to use toxins against Iranians » (Foreign Policy, 26 août 2013).

Ajout 5 septembre : Un oubli de ma part, l’utilisation par l’armée italienne et le dictateur Benito Mussolini de ces armes en 1935 durant l’invasion de l’Ethiopie.

Que faire donc si leur usage est confirmé ? Les traités ne prévoient aucune sanction, seul le conseil de sécurité de l’ONU est habilité à réagir, et il est paralysé. Quand M. Fabius déclare au Figaro (26 août) que Assad « se moque comme d’une guigne de la légalité internationale », il a raison ; mais des bombardements de la Syrie sans mandat de l’ONU sont aussi une violation de la légalité internationale. Faut-il s’y résoudre ?

Non, même s’il est vrai qu’on peut comprendre certaines exceptions. Ainsi, en 1979, le Vietnam a envahi le Cambodge et renversé le gouvernement khmer rouge, malgré une condamnation de la communauté internationale qui maintint pendant des années le gouvernement génocidaire en son sein et dans les instances des Nations unies. Hanoï avait-il tort ?

Mais nous ne sommes évidemment pas dans ce cas de figure. A part l’idée incongrue de « punition », à quoi serviraient des frappes contre la Syrie ? Elles ne modifieraient pas, d’après ceux-là même qui les proposent, le rapport de forces en Syrie, mais risqueraient d’étendre un peu plus le conflit au Liban et, pourquoi pas, à Israël.

Ces bombardements échappent à toute réflexion politique sur la manière d’arrêter le carnage en Syrie, sur la manière d’amorcer une désescalade, processus d’autant plus nécessaires que le chaos s’installe dans la région, qu’il s’étend de l’Afghanistan au Sahel, en passant par l’Irak, le Liban, la Libye, la Somalie, le Sahel. La déliquescence des Etats, le rôle croissant des groupes armés, la nouvelle vie des organisations djihadistes, etc. sont des données qui devraient inquiéter et qui inquiètent nombre de capitales, aussi bien Moscou, Téhéran, Paris que Washington.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que, si le régime semble incapable de l’emporter, l’opposition — fragmentée et, en partie, dominée par des groupes radicaux — n’a pas été capable de changer les rapports de force (lire, sur ce blog, « Syrie, est-il déjà trop tard ? », 24 décembre 2012). On peut trouver mille et une causes à cette situation, y compris l’attitude des puissances étrangères occidentales ou arabes. Mais on doit aussi prendre en compte les divisions des Syriens eux-mêmes et le fait que le régime a réussi à souder autour de lui une base sociale inquiète de la montée des groupes djihadistes (on lira ainsi l’article de Janaina Herrera, « La crise syrienne au prisme latino-américain (Venezuela, Brésil et Argentine) », Les carnets de l’Ifpo, 14 septembre 2012, qui montre que, en Amérique latine, la majorité des émigrés syriens soutiennent le régime).

Il faut donc négocier, même si ce n’est pas simple et le régime résiste à toute réforme sérieuse tandis que l’opposition divisée se déchire.

Dans un communiqué du 1er septembre, l’International Crisis Group fait quelques propositions qui pourraient servir de points de départ (lire aussi, sur ce blog, « Syrie, les atouts fragiles du régime ») :

« Que les États-Unis décident ou non de lancer une offensive militaire, leur responsabilité devrait être d’essayer d’optimiser les chances d’une percée diplomatique. Cela exige un effort double qui a fait défaut jusqu’à présent : l’élaboration d’une offre politique de compromis réaliste ainsi qu’une main tendue à la Russie et à l’Iran d’une manière à susciter leur intérêt — plutôt que d’investir dans un conflit prolongé qui a une capacité apparemment sans fin de s’aggraver.

Dans cet esprit, les Etats-Unis devraient présenter — et les alliés de la Syrie devraient envisager sérieusement et de manière constructive — une proposition basée sur les éléments suivants :

- Il est impératif de mettre fin à cette guerre. L’escalade, l’instabilité régionale et sa dimension internationale ne servent l’intérêt de personne ;

- la seule issue est politique. Cela exige des concessions importantes et une baisse des exigences de toutes les parties. La seule issue viable est un compromis qui protège les intérêts de tous les groupes syriens et reflète plutôt que modifie l’équilibre stratégique régional ;

- la crise syrienne constitue une occasion importante de tester la capacité des Etats-Unis et de la République islamique d’Iran à travailler ensemble sur les questions régionales pour rétablir la stabilité ;

- une issue politique viable en Syrie ne peut voir la direction actuelle rester indéfiniment au pouvoir, mais quoiqu’il en soit, les Etats-Unis peuvent se montrer flexibles en ce qui concerne le calendrier et les modalités spécifiques ;

- les Etats-Unis tiennent à éviter l’effondrement de l’Etat syrien et le vide politique qui en résulterait. L’objectif devrait donc être une transition qui s’appuie sur les institutions existantes plutôt que sur leur remplacement. Notamment en ce qui concerne l’armée ;

- la priorité doit être de veiller à ce qu’aucun élément de la société syrienne ne soit la cible de représailles, de discrimination ou de marginalisation dans le contexte d’un arrangement négocié. »

Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault a déclaré qu’il n’y avait pas d’autre solution que politique en Syrie. Mais alors pourquoi cet aventurisme français, alors même que les Etats-Unis s’engagent avec beaucoup de réticences et que, selon certaines sources, ils tentent d’utiliser cette crise pour négocier avec la Russie et l’Iran (lire Laura Rozen, « Beyond US strikes, signs of intensifying UN diplomacy on Syria », 27 août 2013) ?

La France, en boycottant l’Iran et en méprisant la Russie, a abandonné toute diplomatie audacieuse. Elle se prive d’un rôle effectif dans la région. En faisant parler les bombes, elle entamerait encore plus son crédit, déjà bien écorné par l’abandon, au fil des ans, des positions qui avaient fait son prestige dans les années 1960 et 1970.

941 commentaires sur « Syrie, déplorable veillée d’armes  »

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  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @17h46   »

    Merci à Alain Gresh pour cet article sur la situation en Syrie.

    Le rapport d’International Crisis Group est intéressant.

  • permalien K. :
    3 septembre 2013 @19h07   « »

    La Syrie, l’AIPAC et le New York Times|Richard Hétu
    http://seenthis.net/messages/171859

    Hier soir, plus de 48 heures après l’annonce de la décision inattendue de Barack Obama de demander l’autorisation du Congrès avant de donner le feu vert à des frappes sur des cibles syriennes, le New York Times a publié ces deux paragraphes sur son site, comme on peut le constater dans une première version parue dans le Boston Globe :

    Des responsables de l’administration disent que l’influent lobby pro-israélien AIPAC était déjà à pied d’oeuvre afin de faire la promotion d’une action militaire contre le gouvernement de M. Assad, craignant que si la Syrie échappe à un châtiment américain pour son utilisation d’armes chimiques, l’Iran pourrait être enhardie à l’avenir à attaquer Israël. À la Chambre (des représentants), le chef de la majorité (républicaine), Eric Cantor, l’unique juif républicain au Congrès, s’efforce depuis longtemps à ébranler l’appui traditionnel des démocrates auprès des juifs.

    Un responsable de l’administration, qui a requis l’anonymat pour parler de la stratégie de la Maison-Blanche, a qualifié l’AIPAC de « gorille de 800 livres dans la pièce ».

    Comme le relève MJ Rosenberg dans ce billet, les deux paragraphes ont disparu dans une version ultérieure publiée dans le Times. Reste à voir si la disparition des allusions à l’AIPAC relève d’une décision éditoriale du Times ou découle de pressions exercées par la Maison-Blanche ou l’AIPAC.

    Quoi qu’il en soit, Barack Obama a prédit qu’il obtiendrait l’appui du Congrès ce matin avant de rencontrer les dirigeants de la Chambre à la Maison-Blanche. Il a également insisté sur la nature limitée de l’intervention éventuelle en Syrie.

    « Ce n’est pas l’Irak. Ce n’est pas l’Afghanistan. Ce que nous envisageons est quelque chose de limité. C’est quelque chose de proportionné. Cela affaiblira les capacités d’Assad », a dit le président.

  • permalien Edouard CARRE :
    3 septembre 2013 @19h14   « »
    Pour une Syrie démocratique.

    Mais Assad refusera toujours de négocier tant qu’il aura le dessus militairement.
    Il faut rétablir l’équilibre entre les forces opposées en fournissant armes et assistance humanitaire aux insurgés.
    Il ne faudrait pas oublier non plus que leur principale revendication est une Syrie démocratique.

    Et de toute façon, "l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-même" . (Marx, cité de mémoire...).

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre 2013 @19h22   « »

    Il y a au moins trois fortes raisons de ne pas se lancer dans la guerre :

    1. On ne se lance dans une guerre que lorsque les intérêts vitaux du pays sont en jeu, ce qui n’est pas le cas.

    2. Dans une conjoncture où les salaires et les retraites sont au plus bas, où les prestations sociales (maladie, famille, handicap, chômage...) fondent à vue d’oeil, il y a autre chose à faire que de dépenser l’argent public en bombes et missiles.

    3. Il y a tout à parier que, dans les jours qui suivront l’attaque de la Syrie, des Français vivant dans des pays musulmans (mais pas seulement) soient pulvérisés dans des attentats à la bombe. Et bien heureux si ces bombes ne se retrouvent pas dans un TGV, un métro ou dans un grand magasin...

  • permalien Nathan :
    3 septembre 2013 @19h32   « »

    - une issue politique viable en Syrie ne peut voir la direction actuelle rester indéfiniment au pouvoir, mais quoiqu’il en soit, les Etats-Unis peuvent se montrer flexibles en ce qui concerne le calendrier et les modalités spécifiques ;

    C’est curieux. Dans une démocratie occidentale, on change de président ou de gouvernement tous les 4-5 ans. L’alternance est normale et banale. Les chefs d’Etat ne sont pas investis en vertu d’un droit divin.

    En Syrie, par contre, on ne sait pas pourquoi, l’alternance peut être éventuellement, hypothétiquement envisagée... un jour. Le clan mafieux au pouvoir doit être traité avec la plus extrême révérence. Il faut se montrer délicat. Le moindre choc pourrait se révéler fatal. Certes, "une issue politique viable en Syrie ne peut voir la direction actuelle rester indéfiniment au pouvoir" mais il faut se montrer "flexible" et prendre patience. Ce sont des personnes si sensibles !

    On croit rêver !

  • permalien Ym :
    3 septembre 2013 @19h43   « »

    La prime de risque d’entrée de crise ( tous relais de l’intransigeance de l’insurrection ) risque d’être la patate chaude comme "ils" disent ; cependant les profits gigantesques que font miroiter les destructions finissent par susciter un autre niveau de convoitises ; objectivement : la dite baisse du taux de profit , un classique ; selon le parti Yaka , l’appropriation de nouvelles compétences facilité par l’inévitable belligérance ( maintenant que leur répugnance est acquise ) devait se trouver ailleurs : question des investissements ; reste à purger la et les conscience s , autrement dit le pouvoir et ses fantoches ( au pied du mur ) .

  • permalien Gabriel Agosti :
    3 septembre 2013 @19h43   « »

    Merci de cet Article.

  • permalien gloc :
    3 septembre 2013 @19h45   « »

    La référence à Munich discrédite systématiquement son auteur et c’est une bonne chose.

    Comment un homme chef d’un parti autoproclamé "de gouvernement" peut-il sortir une telle imbécilité et faire montre d’une telle ignorance de l’histoire.

    Ça prêterait à sourire si son prédécesseur à ce poste, n’était l’actuel président de la république, et si son comportement n’étalait pas la même niaiserie.

    Déjà son prédécesseur à ce poste, Sarkozy, s’était fait aider de justesse en Libye au moment de recevoir les ovations des Libyens libérés par Cameron.

    Hollande tel un sinistre Tartarin avait décidé en accord avec lui-même qu’il fallait instaurer la démocratie au Mali. Pour ça il avait fait donner la troupe... qui y est toujours bien que partie pour deux-mois-pas-plus-promis-juré.

    Aujourd’hui lui et son comparse Fabius évoquent une sorte de loi du talion pour infliger une punition proportionnée à on ne sait trop quoi quand on est Français, mais qui nous le savons déjà par le finaliste du jeux TV "la tête et les jambes", par la suppression de la surface de la terre de celui qu’il nomme obstinément Bachar trahissant par là une psychose mal contrôlée et inquiétante par rapport à sa fonction.

    Bref la fanfare mondialiste a changé de partition on commence a refermer le frontières face aux revendications des ouvriers chinois, le FMI est prêt a vouloir plus d’état, les révolutions ont remplacé les guerres et il reste les deux idiots du village planétaire qui courrent après la musique prétendant faire les chefs d’orchestre.

  • permalien K. :
    3 septembre 2013 @20h05   « »

    NEW YORK (Nations unies) - Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a mis en garde mardi contre les risques d’une action punitive en Syrie.

    Nous devons considérer l’impact qu’aurait une action punitive sur les efforts pour empêcher d’autres effusions de sang et faciliter un règlement politique du conflit, a-t-il déclaré à la presse.

  • permalien Laurent Szyster :
    3 septembre 2013 @20h10   « »

    Alain Grey, qui aime pourtant citer des chiffres, évite de faire le bilan du pragmatisme et de la modération qu’il attribuait à Bachar Al Assad en 2008.

    Cinq ans plus tard la sauvagerie de la répression initiée par son régime puis la militarisation et la confessionalisation du conflit ont fait plus de cent mille morts, sept millions de personnes déplacées dont bientôt deux millions de réfugiés à l’étranger.

    Le réformiste pragmatique dont Alain Gresh cirait les pompes en 2008 a même été jusqu’à gazer les civils des quartiers insurgés.

    1400 morts en une seule nuit de terreur.

    Pour une fois Rony Braumann demande une intervention symbolique pour dissuader le régime de poursuivre l’emploi d’arme chimique contre la population.

    Et que nous dit Alain Gresh après ce massacre ?

    Qu’il faut négocier avec Assad.

    Car, voyez-vous, Gresh aussi est "pragmatique" ...

  • permalien Nathan :
    3 septembre 2013 @20h25   « »

    Laurent Szyster : 3 septembre @20h10

    Et que nous dit Alain Gresh après ce massacre ?

    Qu’il faut négocier avec Assad.

    Négocier avec Assad et le laisser au pouvoir... indéfiniment. Que voulez-vous, c’est un grand sensible. Une telle délicatesse, ça se respecte.

  • permalien K. :
    3 septembre 2013 @20h29   « »

    Dernier sondage PEW aux Etats-Unis

    Public Opinion Runs Against Syrian Airstrikes

    By a 48% to 29% margin, more Americans oppose than support conducting military airstrikes against Syria in response to reports that the Syrian government used chemical weapons.

    The new national survey by the Pew Research Center, conducted Aug. 29-Sept. 1 among 1,000 adults, finds that Obama has significant ground to make up in his own party. Just 29% of Democrats favor conducting airstrikes against Syria while 48% are opposed. Just 29% of Democrats favor conducting airstrikes against Syria while 48% are opposed. Opinion among independents is similar (29% favor, 50% oppose). Republicans are more divided, with 35% favoring airstrikes and 40% opposed.

    Three-quarters (74%) believe that U.S. airstrikes in Syria are likely to create a backlash against the United States and its allies in the region and 61% think it would be likely to lead to a long-term U.S. military commitment there. Meanwhile, just 33% believe airstrikes are likely to be effective in discouraging the use of chemical weapons ; roughly half (51%) think they are not likely to achieve this goal.

  • permalien Ym :
    3 septembre 2013 @20h31   « »

    Qui se sent responsable de l’idéalisme subversif dont la militarisation hative a rendu difficile toute forme de négociation ; ( sortez vos mouchoirs !) ; irak afghanistan lybie tunisie bosnie kosovo égypte , il reste donc quelqu’un qui n’a pas donné ?

  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @20h42   « »

    Je vois que les mêmes viennent encore une fois insulter Alain gresh qui pourtant veut que cette tragédie se finisse le plus vite possible.

    A propos de Rony Brauman,il a pourtant les mêmes positions qu’Alain Gresh en ce qui concerne le volet politique(négociations avec tout le monde sans exclusion) :

    En dépit de cet usage que vous jugez déplacé, la position de la diplomatie française n’en demeure-t-elle pas juste ?

    Non. Laurent Fabius, depuis plus d’un an, adopte une posture ultraradicale, écartant toute possibilité de négocier avec les parties prenantes. Que la France soutienne une coalition de la rébellion syrienne, très bien. Mais qu’elle décide – sans en avoir les moyens, d’ailleurs – qu’Al-Assad et l’Iran ne pourront pas faire partie de la négociation est stupide. Une telle posture n’aurait de sens que si l’on pouvait imposer nos choix, ce qui n’est pas le cas. Laurent Fabius fait preuve d’un absolutisme moral à peu de frais mais non sans conséquences, puisqu’il encourage de facto les groupes les plus radicaux, opposés à toute négociation.

    Il ne s’agit pas d’adopter une posture morale inefficace mais de rechercher par tous les moyens la fin de ce conflit atroce.

  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @20h47   « »

    Je recopie en entier l’entretien de Rony Brauman(dont j’apprécie souvent les positions sur les conflits internationaux)au journal Lemonde :

    Vous étiez opposé à l’intervention de l’ONU en Libye. Pourquoi êtes-vous favorable aux frappes ciblées des Occidentaux en Syrie  ?

    Ni les justifications ni les objectifs ne sont les mêmes qu’en Libye. J’étais d’ailleurs partisan d’un recours militaire en Libye tant que la menace d’un massacre de la population de Benghazi me semblait crédible. C’est quand j’ai constaté que cette menace était inventée pour justifier une entrée en guerre de l’OTAN destinée à renverser le régime que j’ai condamné cette intervention. La situation syrienne est totalement différente. Les faits sont avérés, et ils embarrassent plus qu’ils n’arrangent les dirigeants occidentaux, qui s’en seraient bien passés. Il existe une incertitude résiduelle sur l’origine des gaz organo-phosphorés employés, mais tout converge pour incriminer la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad. Avec l’arme chimique, un palier a été franchi, qui appelle une réaction.

    Pourquoi le meurtre par arme chimique serait-il plus répréhensible que la tuerie de masse par bombardement ?

    Parce que c’est l’arme de l’épouvante. Elle est indétectable, surgit d’on ne sait où, elle n’est destinée qu’à semer la terreur, alors que les armes classiques visent le plus souvent à gagner des positions stratégiques. La souffrance physique est à la fois immense et indétectable. Si elle ne change pas l’ordre de grandeur des tueries, elle représente un saut qualitatif dans la conduite de cette guerre.

    Même si les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Chine) ne sont pas d’accord, alors qu’ils l’étaient au moment du conflit libyen ?

    Oui, on peut s’affranchir du Conseil de sécurité de l’ONU. Les précédents ne manquent pas ! Le tort de Kadhafi a été de se fâcher avec tout le monde. Car la "responsabilité de protéger" ne s’applique en pratique qu’à ceux qui n’ont pas de protecteurs puissants. Ailleurs, en Birmanie ou en Israël, les auteurs d’exactions ont des parrains qui les mettent à l’abri des sanctions. Il y aura un prix politique à payer, sans doute, avec de fortes tensions au Conseil. Mais l’enjeu, poser le tabou de l’emploi d’armes chimiques, en vaut la peine.

  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @20h49   « »

    Que peuvent changer à la situation des "frappes symboliques" et limitées ?

    Cette intervention ne changera pas le cours de la guerre. Elle ne protégera pas la population, elle ne transformera pas le cadre politique et stratégique de ce conflit épouvantable. Les Etats-Unis et leurs alliés n’ont pas l’intention d’entrer dans une opération longue, dont les coûts militaire, politique et financier seraient inassumables. Renverser le régime contribuerait à créer un vide que rempliraient les plus radicaux, et notamment les djihadistes du Front Al-Nosra, ce que personne ne veut.

    L’intervention ne sera-t-elle que symbolique ?

    Je crois qu’on ne peut en attendre raisonnablement plus, mais les symboles ont leur importance en politique. D’ailleurs, je ne crois pas que les Syriens dans leur ensemble souhaitent que le pouvoir de Damas soit renversé par des étrangers. Mais ce sera l’occasion de remettre en question l’ensemble des arsenaux nucléaires, bactériologiques (NBC) et chimiques. Et pas seulement au Moyen-Orient ou parmi les dictatures. Car il y en a aux Etats-Unis, en France et en Grande-Bretagne ! La jurisprudence que l’on peut attendre d’une telle intervention concerne les NBC en général. On ne peut "punir" le régime syrien tout en se réservant le droit de détenir les mêmes armes. C’est la leçon, je l’espère, que l’on tirera de cette intervention, si elle a lieu.

    François Hollande a-t-il eu raison d’invoquer le concept de "responsabilité de protéger" ?

    Non, car ce n’est pas de cela qu’il s’agit, chacun le sait bien. De plus, cette "responsabilité de protéger" est un concept infrapolitique, totalement inopérant : elle se fonde sur une scène mythique mettant aux prises un méchant pouvoir et une innocente population civile, bien loin du monde réel. Je suis attaché à la défense des droits de l’homme, mais contre le "droit-de-l’hommisme", c’est-à-dire la réduction de la politique aux droits de l’homme. Invoquer la responsabilité de protéger, comme l’a fait le président français, est un abus de langage, une tromperie, car on ne va protéger personne dans cette affaire.

  • permalien Caius Gracchus :
    3 septembre 2013 @20h52   « »

    dommage que Rony Brauman ne nous fasse pas profiter des normes de droit internationale qui permettent à la France de ne pas appliquer le droit international...

  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @20h57   « »

    En dépit de cet usage que vous jugez déplacé, la position de la diplomatie française n’en demeure-t-elle pas juste ?

    Non. Laurent Fabius, depuis plus d’un an, adopte une posture ultraradicale, écartant toute possibilité de négocier avec les parties prenantes. Que la France soutienne une coalition de la rébellion syrienne, très bien. Mais qu’elle décide – sans en avoir les moyens, d’ailleurs – qu’Al-Assad et l’Iran ne pourront pas faire partie de la négociation est stupide. Une telle posture n’aurait de sens que si l’on pouvait imposer nos choix, ce qui n’est pas le cas. Laurent Fabius fait preuve d’un absolutisme moral à peu de frais mais non sans conséquences, puisqu’il encourage de facto les groupes les plus radicaux, opposés à toute négociation.

    Etes-vous déçu par la tournure prise par les "printemps arabes"  ?

    Le climat n’est certes pas réjouissant en Syrie, en Egypte et même en Tunisie. Mais il faut redonner ses lettres de noblesse à la lutte politique et pacifiste. Bachar Al-Assad est condamné à moyen terme. Mais il faut néanmoins négocier avec lui. La révolution, ce n’est pas le passage comme par magie de la barbarie à la démocratie. La "responsabilité de protéger" suggère aussi que, sous la gangue dictatoriale, percerait une fleur démocratique qui ne demandait qu’à s’épanouir. Comme si la démocratie existait à l’état natif, naturel, et qu’elle ne demandait qu’à éclore une fois tombées les dictatures... Il faut accepter que c’est à l’échelle d’une génération que se joue une révolution, et non d’une saison, fût-elle printanière.

    http://www.lemonde.fr/idees/article...

  • permalien Shanaa. :
    3 septembre 2013 @21h00   « »

    Excellent article que l’on devrait envoyer aux socialistes du gouvernement Hollande. Ils n’ont pas finit de surprendre ! On se croirait on temps de Jules Ferry !
    Il est bien tard pour parler de "négociations". Celles-ci auraient dûes se faire au début avec la Syrie, la Russie, l’opposition. Or, tout le monde s’est enfermé dans ses intérêts, surtout la Russie qui n’a rien trouver de mieux que d’attiser le conflit afin de liquider le plus "d’islamistes" possibles. A la suite, les violences sont allées creschendo, impliquant d’autres acteurs, (Iran, Irak, Hezbollah) et des groupes étrangers armés par d’autres puissances antagonistes. Résultats : tous tuent des civils innocents.

  • permalien Shanaa. :
    3 septembre 2013 @21h04   « »

    "des normes de droit internationale qui permettent à la France de ne pas appliquer le droit international..."

    Droit à géométrie trés variable et, en réalité, à la gueule du client, ou du moins au contenu de son sous-sol !
    Basta les pogroms de musulmans pour du pétrole !

  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @21h27   « »

    A propos de Rony Brauman :

    Il signe, en août 2006, un appel contre les frappes israéliennes au Liban, paru dans Libération2 et L’Humanité3.

    En mars 2011, il s’oppose à l’intervention militaire en Libye dans laquelle la France est engagée6. « Ce qui me gêne dans cette opération, c’est qu’on prétend installer la démocratie et un État de droit avec des bombardiers. Je ne sais pas où cette idée a été puisée, mais ce que je vois c’est qu’à chaque fois qu’on a essayé de le faire, non seulement on a échoué mais le remède qu’on prétendait apporter était pire que le mal », dénonce notamment l’ancien président de Médecins sans frontières. Il s’est également opposé le 22 août 2012 sur France Inter à une opération militaire en Syrie.

    source:wikipédia.

    Remarquons que Rony Brauman a changé d’avis sur la Syrie.

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre 2013 @21h36   « »

    Nathan

    - Et vous comptez-vous vous y prendre comment, vous, pour virer Bachar el-Assad ?

  • permalien K. :
    3 septembre 2013 @21h38   « »

    Haytham Al-Manna :

    Western military action in Syria would be a "satanic intervention against a satanic regime"

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre 2013 @21h46   « »

    A tous,

    - J’adore entendre les propos incendiaires de ces boutefeux en chambre, bien au chaud dans leur appartement bruxellois...

    ...mais qui ne risqueraient ni la peau de leurs enfants ni la leur pour virer le méchant dictateur syrien...

  • permalien Rouzbeh :
    3 septembre 2013 @21h47   « »

  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @21h52   « »

    @ Ph.Arnaud :

    Et vous comptez-vous vous y prendre comment, vous, pour virer Bachar el-Assad ?

    Mais pour l’instant, il n’est même pas question de "virer" Bashar Al Assad,mais simplement de le dissuader d’utiliser à nouveau des armes chimiques(notamment du gaz) !

    Par ailleurs,je ne suis moi-même pas convaincue par une intervention occidentale,et ses éventuels bienfaits.

    Mais de grâce arrêtez de trouver des excuses à ce régime.
    Parce que si on veut mettre fin à ce conflit horrible il faut aussi dégonfler la propagande pro-régime reprise par de nombreux anti-impérialiste de salon qui voient des complots impérialistes partout.

    L’une des raisons qui empêchent les négociations(avec de l’autre côté l’intransigeance d’une partie de l’opposition) c’est cette fameuse propagande complotiste qui consiste à faire croire que le régime syrien se bat contre une "machination impériale",que donc il est dans son bon droit et qu’il peut tout se permettre(cf.langage éradicateur à propos de l’opposition qu’il faudrait "nettoyer").

  • permalien Rouzbeh :
    3 septembre 2013 @22h12   « »

    (...)

    Le New York Times a cité l’ancien ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Itamar Rabinovich, qui, en guise de mise en garde, a déclaré que ce serait « une erreur de trop jouer la carte des intérêts israéliens » en frappant la Syrie. « Il n’est pas bon pour Israël que l’Américain moyen se mette dans la tête que les soldats sont de nouveau envoyés à la guerre pour Israël. Ils doivent y être envoyés pour l’Amérique. »

    Mais si ce n’est pas pour Israël, alors pourquoi envoyer des soldats, ou des missiles, du tout ?

    Et la meilleure manière de prévenir un retour de bâton contre Israël et ses partisans serait d’interrompre tout le projet de recourir à la force militaire américaine contre la Syrie.

    Mais quoi qu’il arrive, l’aventurier téméraire Bernard-Henri Lévy pourra se retirer dans son villa-palais à Marrakech, pour réfléchir à de nouvelles manigances.

    Diana Johnstone
    3 Septembre 2013

    legrandsoir.info/pas-de-guerre-pour-bernard-henri-levy.html

  • permalien Nathan :
    3 septembre 2013 @22h37   « »

    Ph. Arnaud : 3 septembre @21h46

    J’adore entendre les propos incendiaires de ces boutefeux en chambre, bien au chaud dans leur appartement bruxellois...

    Il est amusant de voir le dernier quarteron de fidèles s’agiter frénétiquement pour défendre le führer syrien, en passant vertueusement sous silence les crimes de masse qu’il a commis.

  • permalien K. :
    3 septembre 2013 @22h48   « »

    Traduction en français du lien Haytham al-Manna,

    http://quebec.huffingtonpost.ca/201...

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre 2013 @22h56   « »

    Sarah

    - Je ne cherche pas d’excuses au régime de Bachar el-Assad. J’exprime mon agacement devant la mauvaise foi d’un certain nombre de ceux qui veulent le dégommer.

  • permalien Ph. Arnaud :
    3 septembre 2013 @23h02   « »

    Nathan

    - Vous, dont le Premier ministre s’est prudemment abstenu des rodomontades de Hollande, vous enverriez vos fils se faire tuer pour virer Bachar el-Assad ?

    - Vous, qui (de loin...) soufflez sur les braises, vous consentiriez à verser un euro pour un raid au-dessus de Damas ? Si oui, c’est que la Belgique a du fric à ne savoir qu’en faire, pas de retraités dans la misère, pas de gens qui renoncent à se faire soigner faute d’argent, pas de chômeurs en fin de droits...

  • permalien K. :
    3 septembre 2013 @23h03   « »

    Voila qui va surement inspirer tous les "amis du peuple syrien," au premier rang desquels M. François Hollande,

    La Suède va accorder l’asile à tous les demandeurs syriens

    Le ministre des Migrations, Tobias Billström, s’est félicité de la décision de l’Agence et a appelé à une prise de conscience globale. "Aucun autre conflit sur cette terre n’est aujourd’hui aussi terrible, sanglant et long que le conflit syrien. Ça devrait faire réfléchir beaucoup de personnalités politiques au sein et à l’extérieur de l’UE sur la responsabilité que nous avons envers nos semblables", a-t-il affirmé au tabloïd Aftonbladet.

  • permalien Sarah :
    3 septembre 2013 @23h21   « »

    La France se montre réticente à accueillir des réfugiés syriens sur son territoire

    Alors que le nombre de réfugiés syriens à l’étranger ne cesse d’augmenter et que François Hollande soutient la nécessité d’intervenir militairement en Syrie, la France se montre, depuis plusieurs mois, beaucoup plus frileuse en ce qui concerne l’accueil d’éventuels réfugiés sur son territoire.

    http://www.lemonde.fr/international...

  • permalien X+ :
    3 septembre 2013 @23h47   « »

    Public Opinion Runs Against Syrian Airstrikes :

    By a 48% to 29% margin, more Americans oppose than support conducting military airstrikes against Syria in response to reports that the Syrian government used chemical weapons.

    Sauf que les États Unis sont dirigé par les lobbies juifs. Et que ces lobbies ont le contrôle des deux chambres. Et que ces lobbies veulent la guerre.

    Alors il y’aura la guerre.

    http://blogues.lapresse.ca/hetu/201...

  • permalien Sakhra :
    4 septembre 2013 @00h00   « »

    LA POSITION DE HAMAS :

    Le mouvement du Hamas a annoncé qu’au même temps qu’il soutient le peuple syrien et son droit à vivre en dignité et en liberté, mais il refuse complètement toute action militaire contre la Syrie ou tout autre pays arabe.

    Dans un communiqué publié le mardi 3/9, en commentaire à la menace de lancer une agression militaire sur la Syrie, le Hamas a déclaré : "Au même temps où nous condamnons les massacres odieux commis contre le peuple syrien durant plus de deux ans et demi, surtout le dernier massacre de l’arme chimique et confirmons notre position stable à soutenir le peuple syrien et son droit à vivre en dignité et liberté, mais nous confirmons notre position rejetant toute agression ou intervention militaire étrangères sur la Syrie, les pays arabes et islamiques".

    .palestine-info.cc/fr/default.aspx ?

  • permalien Poutine :
    4 septembre 2013 @00h51   « »
    Syrie et AlQaida

    A Sarah.

    (c’est cette fameuse propagande complotiste qui consiste à faire croire que le régime syrien se bat contre une "machination impériale").

    Non il bat contre l’internationale terroriste islamiste financé par les petro-monarchies et soutenue diplomatiquement et militairement par les occidentaux. Ça te va ?

  • permalien K. :
    4 septembre 2013 @01h00   « »

    - Soit on bombarde soit on ne fait rien, les raisons "politiques" étasuniennes excluent la diplomatie,

    Syria : What happened to diplomacy ?

    There is a bizarre quality to the U.S. public debate about bombing Syria. Much time and effort has been spent analyzing President Barack Obama’s decision to finally call for a vote in Congress : whether this was a wise choice ; what the repercussions of an attack may be ; the (il)legality of acting without a United Nations Security Council mandate ; the moral case for bombing, and the strategic case for restraint.

    But almost no attention has been paid to a fundamental question : Have all other options been exhausted ?

    Obama has presented the American public with a false binary choice : taking military action or doing nothing.

    It is perhaps the sign of our times that diplomacy is not even being talked about as an option, though Obama’s 2008 platform included restoring diplomacy as a central tool of American statecraft.

    - Autant pour “l’action militaire limitée dans sa durée et sa portée”, une présence au sol de troupes étasuniennes pourrait être nécessaire « en cas d’implosion de la Syrie » a dit aujourd’hui Kerry,

    Implosion ?

    By “implodes,” he means a situation where Assad loses control of his WMD and we need to go in and grab them before some fanatic native outfit grabs them first. Which is funny because, right offhand, I can’t think of anything that’s more likely to increase the risk of that happening than bombing the hell out of Syrian military units who are in charge of those weapons.

  • permalien saintyves :
    4 septembre 2013 @01h49   « »

    Le Qatar est derrière les armes chimiques en Syrie

    C’est cet Emirat qui a fait parvenir aux terroristes en Syrie des substances chimiques pour, d’une part inverser le rapport de force, et d’autre part impliquer l’armée arabe syrienne dans l’utilisation d’armes prohibées par la communauté internationale.

    C’est un rapport confidentiel, dont une partie a été publiée par le journal libanais Al-Akhbar, qui l’a révélé. A priori, cette affaire est l’une des causes du limogeage de cheikh Hamad par Obama et de son remplacement par son fils Tamime.

    Ces armes chimiques ont été fournies par deux officiers qataris à travers les frontières turques. On rappelle que le 19 Mars dernier, près d’une trentaine de personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lorsque des combattants étrangers ont tiré des missiles contenant une substance chimique dans la de Khan al-Assal, au Nord-Ouest d’Alep.

    ... le gouvernement turque annonçait la saisie de deux kilogrammes de sarin suite à l’arrestation de douze membres du groupe terroriste al-Nousra, ajoute le rapport.

    Certains médias ont alimenté et participé à cette désinformation, notamment Le Monde, qui a publié la vraie fausse enquête de Jean-Philippe Rémy et Laurent Van Der Stockt, qui a été par la suite diffusé par France 2, dans l’émission « Envoyé Spécial ». Ce mauvais film est d’un ridicule affligeant. Ses auteurs auraient pu se faire assister par des « journalistes » Anglais ou Américains, qui maitrisent bien l’art de la manipulation et de la désinformation.

    La scène la plus comique est celle de « l’attaque chimique », où on voit les rebelles tousser artificiellement et simuler des brûlures dans les yeux. Les reporters Français, qui ne craignent pas pour leur vie, ne portent pas de masques à gaz (on le constate au son de leur voix).

    Source : www.tunisie-secret.com

    l’hypocrisie de l’occident est flagrante dans ce dossier, les preuves supposées etre detenues par les va-en-en-guerre occidentaux ne sont pas fiables, la ridicule prestation de Powel a l’ONU est toujour presente dans les esprits.

    A mon humble avis Assad ne recourerait jamais à ce genre d’armes parcequ’il lui signifie son suicide.

  • permalien saintyves :
    4 septembre 2013 @02h34   « »

    Neil Clark is a journalist, writer, broadcaster and blogger. His award winning blog can be found at www.neilclark66.blogspot.com. (1/2)

    le lien de l’article est classé comme spam par le programme du forum !

    There is no evidence that the Syrian government ordered the massacre with chemical weapons, but the West will blame it anyway because they want war, investigative journalist Neil Clark told RT.

    RT : As we can see the US, Britain, France and Turkey are all waiting on options in Syria. How ready are they to move from words to action at this point ?

    Neil Clark : They are really bent on war and whatever the UN inspectors do this week won’t matter because it is a replay of 2003 when Saddam Hussein was bullied into allowing weapons inspection teams into Iraq. They went in there, they found no weapons, and yet we still had the war. In fact, they launched the war before the weapons inspection team could finish their job. It is a very similar scenario now in Syria.

    What we are going to see this week is a charade. We are going to see these inspection teams going to this site and whatever they do the Syrian government will be blamed for [it]. The US has made it quite clear and William Hague has made that quite clear. They will blame the Syrian government whatever the evidence or lack of evidence. There is no evidence that the Syrian government ordered this massacre with chemical weapons, they still are going to blame them because they want war.

    RT : How about the investigation you just mentioned ? How impartial will that be ?

    NC : The UN team will go there, they may find chemical weapons traces or they may not. But if they do, the US said quite clearly that the Syrian government is the only party capable of using chemical weapons, so they have made their minds up. If they don’t, then the Syrian government will be accused of moving them. The Syrian government will be damned if they do, and will be damned if they don’t, whatever the UN inspection teams find. The decision has already been taken.

  • permalien saintyves :
    4 septembre 2013 @02h43   « »

    Neil Clark is a journalist, writer, broadcaster and blogger. His award winning blog can be found at www.neilclark66.blogspot.com. (2/2)

    le lien de l’article est classé comme spam par le programme du forum

    RT : Do the United States want this war ? If we look at the polls we can see that the American people are against a new war. It is going to be a burden on the tax payers. Will this be potentially damaging for president Obama and why would he want to go ahead ?

    NC : It would be. Only 9% of Americans support the war. Is America a democracy ? That is what we are about to find out. The American people are sick of war. They have war after war after war.

    But there are powerful lobbies in the US ; the Israel lobby is pushing for this war pretty strongly. The Saudi Arabians want this war and it is the question of whether Obama stands up to it.

    I fear what is going to happen is there will be some military strikes in Syria and the way President Obama will sell it to the American people is - he’ll tell them on TV : ‘Look, I don’t really want this, you don’t really want this, but we have done this. Chemical weapons are being used, President Assad is a monster.’

    And I think what they will also do is to increase supply of weapons to the rebels to try and tip the balances against Assad and try to bring regime change within six months. I don’t think we are going to get boots on the ground or prolonged airstrikes like in Libya, because the American people don’t want that and president Obama knows that.

    RT : Britain and Turkey say that they can push ahead without UN approval. How legitimate is that and is there anything the UN Security Council can do to stop them ?

    NC : The point is that these countries have invested so much time, energy and money in trying to topple Assad. Assad must go because of the links he has with Hezbollah and Iran. They have put money to the rebels, they have tried everything, and it is apparent to these countries and also to Israel, the only way the Syrian government will fall now is if there is direct military intervention from NATO, bombing of Syria.

    That is the only way this government is going to fall.

    But it is too popular. The Syrian government has majority support in Syria which is why the rebels haven’t succeeded. The West had hoped that arming the rebels would do it and achieve regime change.

    They now know that the only way is to actually bomb the country and that is why this massacre has come along because it is all about finding a pretext for a military intervention.

    I feared that something like this would happen and I fear that this is a fault flag operation and it has been used as a pretext for a war against Syria.

    il ne faut pas oublier l’influence des lobbyes proisraeliens dans cette affaire, dont le but n’est pas la destitution d’Assad, mais plutot la destruction d’un état (la Syrie) qui represente une menace potentielle pour Israel.

  • permalien K. :
    4 septembre 2013 @08h29   « »

    C’est une farce ?

    Le Sénat américain limite les frappes sur la Syrie à 90 jours
    http://www.romandie.com/news/n/Le_S...

  • permalien Shiv7 :
    4 septembre 2013 @08h51   « »

    Non c’est un visa autopromulgé extensible..

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @09h09   « »

    Il faut peut-être retourner à l’école, hein ?

    Cela signifie ’dans l’intervalle de 60 jours’ (qui peuvent être étendus à 90 jours) faisant suite au vote. Ça ne signifie pas que les bombardements vont durer 90 jours. Cela sous-entend également que les Américains vont probablement attendre la publication du rapport des Nations-Unies - prévu dans moins de 15 jours - pour lancer leur attaque sur les installations du führer syrien.

    Encore des attentats aujourd’hui en Irak... 60 morts dans des quartiers chi’ites... Encore des membres des FM arrêtés et condamnés en Egypte... Encore... Et dire que c’est pour ce panier à crabes que les Français sont censés intervenir.

    Qu’ils envoient plutôt quelques escouades de flics à Marseille pour assainir la situation là-bas. Les riverains en ont marre de se retrouver au milieu des fusillades entre trafiquants. Qu’est-ce qu’on attend pour les dégommer une bonne fois pour toutes ? La fin du chômage en France, peut-être ?

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @09h21   « »

    L’ancien président iranien Rafsanjani accuse Assad d’avoir gazé sa population. Ses propos ont été vite censurés.

    DUBAI - Former Iranian President Akbar Hashemi Rafsanjani said the Syrian government, a strong ally of Tehran, had carried out a chemical weapons attack against its own people, the semi-official Iranian Labour News Agency reported on Sunday.

    His remarks differed sharply from those of other Iranian officials, who have said rebels trying to oust Syrian President Bashar Assad were responsible for a poison gas attack on the outskirts of Damascus on Aug. 21 that has drawn Western threats of military reprisals against the Syrian government.

    "The people have been the target of a chemical attack by their own government and now they must also wait for an attack by foreigners," Rafsanjani said, according to ILNA.

    "Right now America, the Western world along with some of the Arab countries are nearly issuing a clarion call for war in Syria - may God have mercy on the people of Syria," he said.

    "The people of Syria have seen much damage in these two years, the prisons are overflowing and they’ve converted stadiums into prisons, more than 100,000 people killed and millions displaced show the plight of Syria more than ever before," he added.

  • permalien gloc :
    4 septembre 2013 @09h33   « »
    Le piège de la ligne rouge...

    Si Hollande à été piégé par le quatrième pouvoir et désavoué par le cinquième, Obama a été piégé par Obama.

    En fixant sa ligne rouge à l’utilisation des armes chimiques, il aurait dû se douter que ses adversaires politique allaient réduire la communication sur la Syrie de part en d’autre de cette ligne.

    Netanyahu dans sa campagne contre Obama, avait fait de la ligne rouge le symbole de "l’esprit munichois" du prix Nobel de la Paix en déplaçant cette ligne incidemment jusqu’à l’Iran.

    S’il était évident pour Obama qu’en fixant cette ligne, Assad ne la franchirait jamais, c’était sans compter avec ses adversaires sur le sol américain, qu’aucune ligne rouge ne saurait arrêter.

    Comme quoi en toute chose malheur est bon, la destruction d’Israël par la bombe atomique iranienne n’est même plus dans la rubrique "faits divers" des gazettes.

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre 2013 @10h37   « »

    Nathan

    C’est quoi, ce rapprochement entre la Syrie et l’insécurité à Marseille ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre 2013 @10h50   « »

    Nathan

    Vous ne vous trouvez pas ridicule d’évoquer à tout propos l’Allemagne hitlérienne (Führer, nazi...) en parlant de Bachar el-Assad ? Les Américains ont employé l’agent orange au Vietnam et 45 ans après cet agent crée des malformations qui feraient passer Elephant Man pour un canon de beauté...

    Ils ont employé l’arme bactériologique en Corée. Ils ont réalisé beaucoup mieux tout ce dont rêvait le docteur Mengele. N’oubliez pas non plus qu’Hitler était un grand admirateur d’Henry Ford, dont il avait même un portrait dans son bureau.

    Avant Assad, d’autres méritent bien mieux le qualificatif de nazis...

  • permalien Vitigis :
    4 septembre 2013 @10h53   « »
    Boussole

    Voici que le Diplo, cette Boussole de l’Humanité pour la Défense de Tous les Opprimés, nous sert un plein morceau de propagande de guerre pro-régime syrien. Les voies des Lendemains qui chantent de la Justice sociale sont décidément pleines de surprises.

    P.-S. Négocier ? Avec qui M. Al-Assad veut-il négocier ? Qu’en pensent les Frères Ramadan ?

    P.-S. 2. Avec l’agent orange, les Américains ont nui à bien des Vietnamiens, mais ce n’était pas leur but premier, au contraire du sarin syrien qui, dit-on, était destiné à créer un "effet de stupeur" dans la population.

  • permalien Vitigis :
    4 septembre 2013 @10h56   « »

    Ils ont employé l’arme bactériologique en Corée

    Ou pas.

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @11h19   « »

    Ph. Arnaud : 4 septembre @10h37

    C’est quoi, ce rapprochement entre la Syrie et l’insécurité à Marseille ?

    Ça me semble simple à comprendre. L’argent qui servira à bombarder un pays qui vit certes une situation humanitaire dramatique sous la botte d’un dictateur mais ne menace nullement les intérêts vitaux de la France, pourrait être plus utilement affecté à la répression du grand banditisme à Marseille et à d’autres réformes susceptibles d’aider les Français, surtout ceux qui subissent la crise de plein fouet. Je pense aux jeunes qui n’ont pas d’emploi et aux vieux qui vivent avec des cacahuètes.

    En ce qui concerne certains quartiers de Marseille, la ligne rouge a été franchie depuis pas mal de temps. Pas besoin d’aller jusqu’à Damas.

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @11h38   « »

    Ph. Arnaud : 4 septembre @10h50

    Vous ne vous trouvez pas ridicule d’évoquer à tout propos l’Allemagne hitlérienne (Führer, nazi...) en parlant de Bachar el-Assad ?

    Non. ’Führer’ veut dire chef et guide, donc dictateur. Ah cette passion des chefs indéboulonnables, les führer, les duce, les raïs, les guides suprêmes, les hommes (ou les dames) de fer, les petits pères du peuple, tous ces connards ubuesques devant lesquels certains se prosternent - les ’progressistes’ aussi. A mon avis, il y a un truc sexuel là-dedans.

    Sur le sujet, je recommande vivement "L’automne du patriarche" de Gabriel Garcia-Marquez.

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @11h47   « »

    Il faut dire que le boucher Assad a fait une belle gaffe en gazant sa population. Il savait pourtant parfaitement que cela allait donner aux Américains l’occasion d’intervenir. Oui, mais c’est ça un führer. Il se laisse guider par son hubris. Il vit dans une bulle. Il se sent impuni et croit qu’il peut tout faire. Maintenant, il doit s’attendre à un petit retour de bâton. C’est ce que les Américains appellent un "reality check".

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @11h56   « »

    Ubuesque, le mot est faible... La réalité dépasse toujours la fiction la plus délirante.

    Quand on pense qu’au moment où Assad massacrait son peuple, sa femme Asma achetait via Internet cette jolie paire d’escarpins de la marque Louboutin, le modèle répondant au joli nom de "kryptonite".

    Le bon vieux Alfred Jarry doit rire dans sa tombe.

  • permalien X+ :
    4 septembre 2013 @12h58   « »

    C’est quoi, ce rapprochement entre la Syrie et l’insécurité à Marseille ?

    La racaille bien entendu !

  • permalien Salem L :
    4 septembre 2013 @13h02   « »

    La Syrie continue de plonger dans le KO et la faute incombe au régime en place qui veut se transformer de bourreau en victime et qui se permet tout contre une grande partie du peuple Syrien et les quelques clowns qui l’applaudissent sont ceux qui ont bati des fortunes sous ce régne et qui ont peur de les perdre sous un autre régime ! Veillée d’armes déplorable ou imposée par les circonstances et sil’utilisation d’armes chimiques est confirmée, ce sera le bouquet car Assad à l’instar de son pére veut régner sur un peuple qui l’applaudit contre son gré et il faudrait le laisser faire, au nom de je na sais quelle logique ! Pourquoi accuser les pays occidentaux d’ingérence ou je ne sais quoi alors que le pretexte est donné par le régime lui meme ? La ligue Arabe qui se réunit pour demander à l’occident d’intervenir ! Ce régime n’a plus sa raison d’etre et ne mérite aucune compassion et qu’il en soit maudit .

  • permalien Caius Gracchus :
    4 septembre 2013 @13h12   « »

    On voit débarquer ici des personnes qui ne postent jamais, et qui traitent Alain Gresh de pro régime et pro Assad"... on aura tout lu ici décidemment !

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre 2013 @13h29   « »

    Vitigis

    - Qu’est-ce que la justice sociale a à voir avec l’opinion d’Alain Gresh sur la crise syrienne ? Vous voudriez déconsidérer les idéaux de gauche que vous ne vous y prendriez pas autrement...

    - Sur l’usage de l’agent orange au Vietnam par les Américains.

    1. Non seulement les Américains n’ont jamais reconnu les monstruosités de l’agent orange mais ils ont envoyé promener toutes les demandes d’indemnisation présentées par les Vietnamiens.

    2. Les Américains n’avaient strictement rien à faire au Vietnam (ou n’importe où dans le monde). Aucune résolution de l’ONU, aucun traité international ne les avait mandatés pour s’enkyster au Sud-Vietnam (dont l’existence n’avait d’ailleurs pas lieu d’être).

    - Inutile de rejouer le négationnisme à propos de l’utilisation de l’arme bactériologique par les Américains en Corée. Cette utilisation est hors de doute.

  • permalien Hassane :
    4 septembre 2013 @13h33   « »

    Très bon travail journalistique de Mr Alain Gresh, pouvant servir de base de réflexion et non à pendre comme vérité absolue. Il y manque notamment le droit du peuple syrien à résoudre lui même cette crise et donc la dénonciation de tout interventionnisme occidental et néo-impérialiste dans la région.

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre 2013 @13h52   « »

    Nathan

    - Vous dites : "Non. ’Führer’ veut dire chef et guide, donc dictateur".

    - Argument spécieux : le terme "Führer" est historiquement connoté et de façon très précise. Elle ne s’applique pas à Mussolini (Duce), elle ne s’applique pas à Franco (Caudillo), elle ne s’applique pas à Ceaucescu (Conducator), elle ne s’applique pas à Mao Zedong (Grand Timonier), etc.

    - Tous ces termes, étymologiquement, signifient tous à peu près la même chose : celui qui est à la tête, qui guide, qui conduit. Mais il est très rare que l’on emploie l’un à la place de l’autre, par exemple qu’on appelle Franco "Führer" ou Mussolini "Caudillo".

    - Votre qualification de "Führer" non seulement n’est pas innocente mais elle est sournoisement perverse. Parmi tous les noms précités, Hitler représente en effet un sommet dans l’horreur en raison du degré de perfectionnement et de sophistication de l’Holocauste, qui n’a été atteint par nul autre. Cette qualification sert donc à discréditer définitivement tous ceux à laquelle vous l’accolez.

    - Ce qui est profondément malhonnête dans votre démarche, c’est qu’en faisant une assimilation douteuse entre "Juifs" est "Israéliens", vous assimilez toute opposition à l’Etat d’Israël (y compris celle qui veut le voir disparaître) à de l’antisémitisme, et, surtout, au comble de cet antisémitisme, à savoir l’antisémitisme nazi.

    - De cette façon, tous les Arabes qui s’opposent à Israël sont qualifiés d’Hitler ou de nazis et terrorisme intellectuel aidant, on cloue le bec aux contradicteurs...

    - [Alors que le conflit arabo-israélien n’est pas de nature raciale ou religieuse, il est de nature coloniale, les Israéliens juifs tenant exactement le rôle des Afrikaners de l’Afrique du Sud de l’apartheid, celui des Pieds Noirs de l’Algérie coloniale ou celui des croisés des Etats francs de Terre sainte].

  • permalien Sarah :
    4 septembre 2013 @14h31   « »

    Voici un bon article qui dégonfle la rumeur lancée par le site mint-press selon laquelle les rebelles seraient à l’origine des attaques chimiques :

    http://antoningregoire.wordpress.co...

  • permalien gloc :
    4 septembre 2013 @14h32   « »

    Nathan : Non. ’Führer’ veut dire chef et guide, donc dictateur.

    Non monsieur Nathan "Führer" signifie "dirigeant de parti". Ainsi El Assad est le dirigeant du parti Baas.

    Le mot "Führer" s’emploie quand on parle en allemand comme le mot "Tafel" ou le mot "Teufelmacher". Quand on parle en français on emploie le mot "dirigeant". Quand en français on emploie les mots : "le Führer", "le Duce", "le Caudillo" ou "le Lider maximo", c’est exclusivement pour désigner Hitler, Mussolini, Franco et Fidèle Castro.

    De même quand on fait référence à Munich en parlant de la Syrie, c’est pour assimiler Assad à Hitler, sauf qu’Assad n’a signé d’accord de quoi que ce soit avec qui que ce soit concernant l’annexion des Sudètes.

    Dit autrement : vous nous assommez avec vos conneries.

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @14h46   « »

    Ph. Arnaud : 4 septembre @13h52

    Ce qui est profondément malhonnête dans votre démarche, c’est qu’en faisant une assimilation douteuse entre "Juifs" est "Israéliens", vous assimilez toute opposition à l’Etat d’Israël (y compris celle qui veut le voir disparaître) à de l’antisémitisme, et, surtout, au comble de cet antisémitisme, à savoir l’antisémitisme nazi.

    En l’occurrence, je n’ai pas du tout parlé des Israéliens. C’est un mauvais procès.

    Par le terme "führer", j’ai sous-entendu que dictateur Assad se comportait comme un tortionnaire envers son propre peuple. C’est curieux, comment le grrrrrrrrand progressiste que vous vous prétendez être est incapable de voir que les principales victimes d’Assad sont des Syriens (et aussi des Libanais). Sarah a parfaitement raison de parler "d’aveuglement idéologique" en ce qui vous concerne. Vous êtes tellement aveuglé par votre anti-occidentalisme primaire et pathologique que vous n’êtes plus capable de discerner les principales victimes de ce régime.

  • permalien Sarah :
    4 septembre 2013 @15h05   « »

    @ Nathan :

    Merci de ne pas vous appuyer sur mes arguments dans votre querelle puérile avec Ph.Arnaud.

    Bien que je ne sois pas d’accord avec Ph.Arnaud sur certains sujets,je trouve votre comparaison avec Hitler malhonnête et hors de propos.

    Invoquer à tout bout de champ Hitler,en général c’est l’arme des propagandistes qui veulent empêcher toute discussion rationnelle,et disqualifier les arguments de leurs adversaires.

  • permalien JMG :
    4 septembre 2013 @15h38   « »

    Philippe Arnaud s’adressant à Nathan :

    Vous ne vous trouvez pas ridicule d’évoquer à tout propos l’Allemagne hitlérienne (Führer, nazi...) en parlant de Bachar el-Assad ?

    Autant demander à son chien de ne pas saliver devant sa pâtée !

    La reductio ad hitlerum est un grand classique de la propagande de guerre avec son contrepoint : les Munichois.

    Successivement, ces 50 dernières années, nous avons ainsi connu les personnages suivants :

    - Nasser-Hitler
    - Saddam-Hitler
    - Milosevic-Hitler
    - Ahmadinejad-Hitler
    - Bachar-Hitler

    A l’exception du dirigeant serbo-yougoslave, toutes les réincarantions d’Hitler avaient (ou ont) le point commun de refuser avec obstination le fait accompli israélien.

  • permalien Sarah :
    4 septembre 2013 @16h04   « »

    Il y a eu quand même quelques oublis bien étranges dans cette liste de personnes assimilées à Hitler...

    Morsi=Hitler(pour justifier un coup d’état militaire)

    Hamas=Hitler(pour justifier le bombardement au phosphore blanc de Gaza)

    Frères Musulmans=Hitler(avec la fameuse propagande du Mufti de Jerusalem...demandez à Caroline Fourest et à BHL...).

    Hezbollah=Hitler

    Etc etc etc.

    Là ce sont des exemples qui sont d’actualité(cf.fil sur l’Egypte où plusieurs intervenants sont venus justifier le coup d’état en comparant Morsi et les FM à Hitler).

  • permalien JMG :
    4 septembre 2013 @16h16   « »

    Alain Gresh : Pourtant, le débat sur un éventuel bombardement de la Syrie, qui aurait sans doute été en partie escamoté si le président Barack Obama n’avait pas décidé de consulter le Congrès avant d’agir, est désormais lancé. Et c’est une bonne chose, tant les décisions prises auront de répercussions sur le Proche-Orient,

    Je ne crois pas que ce soit une bonne chose.

    Car tout est désormais suspendu à la décision du Congrès américain (ce qui est un comble dans un monde dont on voudrait qu’il soit "multipolaire"). Le débat au parlement français ne sera qu’un simple théâtre sans aucune incidence sur la suite des évènements.

    Quant à l’ONU, ce n’est plus qu’un "machin" qui ne sert que quand cela nous arrange et qu’on délaisse dans le cas contraire.

    Je prends le pari (en espérant me tromper) que - contrairement au Parlement britannique - le Congrès des Etats-Unis, non seulement accordera son feu vert à Obama pour une intervention en Syrie, mais même qu’il durcira le dispositif initialement prévu par l’administration américaine.

    Quant à ceux qui s’imaginent qu’il s’agira d’une simple action "symbolique" pour marquer qu’une ligne rouge inacceptable a été franchie, ils méconnaissent la stratégie américaine du "Choc et effroi" (Shock and awe) qui leur a si bien réussi dans le passé.

    Durant les premiers jours, ce sera un véritable déluge de feu qui va s’abattre sur la Syrie : toutes les institutions du pouvoir baasiste (palais, ministères, mais aussi télévision et centrales éléctriques) seront méthodiquement détruits.

    Cela créera une énorme désorganisation de l’Etat dont on attend qu’elle profite aux insurgés pour qu’enfin, ils parviennent à leur but.

    Et c’est ainsi qu’une nouvelle Syrie "démocratique" va naître sur un champ de ruines.

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre 2013 @16h30   « »

    Nathan

    - Vous dites : "En l’occurrence, je n’ai pas du tout parlé des Israéliens. C’est un mauvais procès."

    - Vous n’en avez peut-être pas parlé mais la teneur de vos propos, leur contexte, le contexte géographique parlent si fort qu’on les entend à cent lieues...

    - Car à qui Bachar el-Assad s’oppose-t-il ? De qui contrarie-t-il les desseins ? Qui le considère comme sa bête noire ? Vous n’allez tout de même pas me dire qu’il s’agit du Congo ou de la Mongolie extérieure...

    - Quels sont les autres personnalités qu’on a comparées à Hitler ou à des nazis ? [Pas vous personnellement, mais d’autres]. L’ancien président iranien, le chef du Hamas, le chef du Hezbollah, Saddam Hussein, tous hommes qui avaient comme caractéristiques... de s’opposer à Israël (et aux Etats-Unis).

    - Un Führer, ce n’est pas un tortionnaire : c’est un guide (qui guide sans doute vers l’abîme, mais un guide quand même). Si vous voulez évoquer un tortionnaire dans le même registre, dites un gestapiste, un SS, un Kapo, mais assurément pas un Führer.

    - Ce n’est pas à moi de m’excuser ou de me justifier d’être anti-américain mais à vous de vous justifier d’être pro-américain. Auriez-vous l’idée de demander à quelqu’un de se justifier d’être antinazi ?

  • permalien Caius Gracchus :
    4 septembre 2013 @16h51   « »

    Voici un bon article qui dégonfle la rumeur lancée par le site mint-press selon laquelle les rebelles seraient à l’origine des attaques chimiques :
    http://antoningregoire.wordpress.co...

    désolé cet article ne dégonfle aucune rumeur (un article n’est pas une rumeur)

    Il fait une critique externe du papier de Mintpresse absolument pas une remise en cause de paroles rapportées.

    Ainsi il critique le fait que Dale Gavlak n’est pas correspondante de l’AP. Certes des ambiguïté sont faite ça et là sur le sujet, mais une rapide recherche montre que Dale Gavlak est une journaliste sérieuse et reconnue qui a travaillé entre autre pour l’AP (et la presse israélienne et la BBC).
    ce n’est donc qu’un argument spécieux
    Il critique le fait que l’enquête est été réalisée par un journaliste inconnu (de lui mais pas de Dave Gavlak, qui ait ici comme de nombreux journaliste qui font travailler des correspondants locaux, on retrouve le type d’argument déjà utilisé contre Charles Enderlin sur Al dura..)
    Bien entendu aucune critique sur les interview puisque l’auteur de l’article n’est pas sur place : il ne peut donc valablement réfuter les déclarations rapportée, il ne peut donc qu’accuser, sans preuve, que l’article est mensonger ... ce n’est rien d’autre que de la diffamation. Le petit développement sur l’impossibilité d’aller à la fois à Damas et dans la Goutha ne tient pas puisque les rebelles tiennent quelques quartier périphérique de Damas (là où les journaliste du monde disait se trouver : à Damas donc). La lecture de l’article montre clairement qu’aucune interview n’a été réalisé dans les zones controlés par le gouvernement.
    D’ailleurs il ne dit rien sur ce qu’il pense des propos rapportés (évidemment)

  • permalien Caius Gracchus :
    4 septembre 2013 @16h53   « »

    suite du message
    On pourrait aussi décrypter ce décryptage » : d’abords il s’appuie sur les utilisations par certains de l’article mais Mintpresse n’est pas responsable de ceux qui font dire à l’article ce qu’il ne dit pas... c’est un article dont le principal intérêts sont les témoignages dont nul ne peut aujourd’hui remettre en cause la validité.
    Il est obligé d’attaquer en biais sur les accusation contre l’Arabie Saoudite : évidemment les témoins cités dans la province de Damas ne rapportent que des rumeurs... rien ne prouve qu’ils ont raison.. de même il peut critiquer les article de journaux qu’il considère lui-même comme sérieux comme Al Safir... mais il ne s’agit ni de mensonge ni de manipulation mais de l’utilisation de sources journalistiques qui peuvent être vraie ou fausse... comme toute nouvelle publiée dans un journal...
    Le citation sur le fait que Mintpress affirme n’avoir pu vérifier les informations de manière indépendante montre simplement que la journaliste n’a pas elle même vérifié les info des journaux cités (par ailleurs considérés par l’auteur du blog comme d’habitude sérieux)

    En fait son décryptage est de type conspirationniste dans sa méthode, en cherchant à démonter le cœur d’une argumentation en l’attaquant sur des point périphériques problématiques ou mal assurés, exactement la manière dont Charles Enderlin a été attaqué...

  • permalien Adriana :
    4 septembre 2013 @16h59   « »

    Voilà l´hypocrisie europeenne :
    les memes qui vendait des produits chimiques precurseurs pour la fabrication du gas sarin sont ceux qui pas plus qu´aujourd´hui veulent bomber la Syrie :

    http://www.independent.co.uk/news/u...
    Revealed : UK Government let British company export nerve gas chemicals to Syria
    UK accused of ‘breath-taking laxity’ over export licence for potassium fluoride and sodium fluoride

    link extrait de cette excellente analyse :

    On Syria : The U.S. Is No Lone Ranger and Should Put That Six Shooter Away
    http://www.truthdig.com/report/item...

    Qui dinne en tete a tete avec l´epouse et bachar al-Assad ?

    http://www.independent.co.uk/news/w...

  • permalien simplet :
    4 septembre 2013 @17h11   « »
    Censure

    Je ne vois pas pourquoi l’affiche du candidat La Rouche montrant Obama avec les moustaches d’Hitler a été retiré des messages.

    A. Gresh peut en toute impunité citer les propos infamants de Désir.

    Chacun peut traiter n’importe qui d’Hitler à condition qu’il soit musulman, à longueur de messages, mais dénoncer ce genre de pratique à l’encontre de celui qui freine des quatre fers pour réduire une campagne d’assassinats à l’aveugle en Syrie, est censuré. Je suppose que c’est parce qu’il n’est pas musulman, ou que l’insulte n’es pas proféré par un sioniste.

    LaRouche Warns : Israeli Actions In Syria Threaten World War

    Ce blog gagnerait grandement en remplaçant le censeur par un modérateur.

  • permalien Noval :
    4 septembre 2013 @17h16   « »

    Les sionistes ont parfaitement compris que le maniement de termes du langage peut être d’une redoutable efficacité dès lors qu’il s’agit de discréditer et déconsidérer celles et ceux qui dénoncent et qui s’opposent à leur entreprise criminelle.

    Ainsi en est-il de l’utilisation des termes " Führer ", " Reich " ou encore " Nazis " , qui sont pour l’occasion toujours prononcés dans leur langue d’origine, et donc en allemand, afin de créer dans l’esprit de quiconque la confusion entre le signifiant et le signifié ...

    http://www.monde-diplomatique.fr/20...

  • permalien Laurent Szyster :
    4 septembre 2013 @17h17   « »

    Relisez les articles d’Alain Gresh consacré à Gaza en 2009.

    En quatre semaines l’offensive israélienne avait fait deux fois moins de victimes civiles qu’une seule nuit de terreur chimique dans les banlieues insurgées de Damas.

    Bizarrement Alain Gresh ne trouvait alors dans l’affrontement et la poursuite d’un conflit apparement interminable aucune raison supplémentaire de négocier. A l’époque l’extrémisme du Hamas, les diatribes génocidaires de ses dirigeants ou le bombardement indiscriminé des civils israéliens ne posaient pas les problèmes que semblent occasionner la présence de jihadistes parmis les insurgés syriens aujourd’hui.

    Et maintenant que le régime syrien utilise des armes de destruction massive contre sa propre population, que dit Alain Gresh ?

    Relisez son article.

    Il ne condamne pas ce crime flagrant contre l’humanité.

    Pas un phrase, pas un mot pour dénoncer l’indicible.

    Pire, en s’appuyant sur un légalisme international spécieux, Alain Gresh considère qu’il n’y a pas lieu d’agir, même pas pour dissuader le régime de poursuivre l’utilisation de son arsenal chimique.

    Au contraire, la détermination absolue affichée par le régime Baath à éradiquer les insurgés par tous les moyens serait une raison de "négocier" avec la Russie et l’Iran les modalités du genre de "paix" qui règne aujourd’hui en Tchétchénie.

  • permalien Jihane :
    4 septembre 2013 @17h26   « »

    Merci, merci, merci pour cet article.

  • permalien Ph. Arnaud :
    4 septembre 2013 @17h37   « »

    Laurent Szyster

    - Vous passez à côté du sujet : la question n’est pas du tout celle du nombre de morts.

    - Comme celle du régime d’apartheid, la question est celle de la nature de l’Etat d’Israël : un Etat colonial, émanation de l’Europe (comme les Etats des croisades), et qui représente - précisément par sa nature coloniale - une insulte à la dignité des peuples arabes, et, par delà, à celle de tous les peuples du Sud.

    - Dans un 20e siècle qui a vu la disparition des colonies, la création de l’Etat d’Israël représente une évolution à rebours, une involution.

    - Dans le domaine géoplitique, l’Etat d’Israël est l’équivalent de ce que serait, dans le domaine économico-social, l’abrogation de toutes les avancées sociales depuis le milieu du 19e siècle : abolition d’une fixation de la durée du travail, fin des retraites, fin des salaires minimum, fin de l’impôt sur le revenu ou sur les successions, fin du Code du travail, privatisation des services publics, bref, retour à la barbarie...

  • permalien Shanaa. :
    4 septembre 2013 @17h50   « »

    Poutine, les personnes qui refusent une guerre le font pour les civils, non pour le clan ultra répressif Baas-Assad.
    Par ailleurs, pour connaitre la radicalisation des opposants syriens, il faut consulter les rapports de Amnesty international de 1970 à 2011. C’est absolument horrible ! Tellement que l’on se demande comment les occidentaux ont gardé le silence.

    Amnesty international :
    Les préoccupations d’Amnesty International concernant la situation en Syrie sont nombreuses. Elles concernent principalement les arrestations arbitraires et les emprisonnements pour le seul motif d’avoir exercé pacifiquement leurs droits humains fondamentaux (tels que celui à la libre expression), les disparitions, les longues détentions au secret, l’usage généralisé de la torture et des mauvais traitements en détention, les jugements inéquitables, l’impunité pour les membres des forces de sécurité soupçonnées de violations des droits humains, les strictes restrictions à la liberté d’expression et d’association, le harcèlement des défenseurs des droits humains et le maintien de l’application de la peine de mort.
    - Amnesty international.

  • permalien Nathan :
    4 septembre 2013 @18h14   « »

    Disons le mot : les prétendus progressistes qui défendent le boucher Assad, nie que son armée ait gazée la population des faubourgs de Damas et restent aveugles à tous les crimes de masse qui se sont déroulés dans ce pays au seul motif de leur détestation d’Israël sont la lie de l’humanité.

    Ils n’en n’ont rien à foutre des Syriens. Leur seule obsession c’est Israël.

  • permalien Shanaa. :
    4 septembre 2013 @18h33   « »

    Nathan, encore une fois : être opposé à la guerre et aux bombes "humanitaires" de ceux qui ont déjà détruit l’Irak, la Libye, ce n’est pas soutenir l’ultra répréssif pouvoir syrien. Par ailleurs, ce systéme est en action depuis des decennies, favorisé par la France. Pourquoi s’en prendre à lui aujourd’hui, et pas hier ? Pourquoi pas lors du massacre de Hama en 1982 ? Pourquoi avoir ignoré les centaines de rapports d’Amnesty international ?
    Bachar Al Assad a hérité d’un systéme qu’il pouvait difficelement changer.

  • permalien Shanaa. :
    4 septembre 2013 @18h35   « »

    Il serait intéressant de savoir pourquoi les pays arabes sont restés passifs au lieu de rechercher une solution.

  • permalien JMG :
    4 septembre 2013 @18h57   « »

    @ Sarah

    "Il y a eu quand même quelques oublis bien étranges dans cette liste de personnes assimilées à Hitler..."

    Oui, étranges, bien étranges...

    Mais libre à vous d’ajouter tout ce qui vous fait plaisir.

    Dans le même registre loufoque, je vous suggère :
    JMG = Hitler !

    En plus de vous défouler sur votre "antisémite" préféré, vous raviriez votre ami Nathan qui apprécie tellement vos positions sur la Syrie.

  • permalien JMG :
    4 septembre 2013 @19h03   « »

    @ Philippe Arnaud

    "Quels sont les autres personnalités qu’on a comparées à Hitler ou à des nazis ? [Pas vous personnellement, mais d’autres]. L’ancien président iranien, le chef du Hamas, le chef du Hezbollah, Saddam Hussein, tous hommes qui avaient comme caractéristiques... de s’opposer à Israël (et aux Etats-Unis)."

    Oui, vous avez raison, mais il y a une exception notable : Milosevic.

    Il ne s’opposait ni à Israël ni même - paradoxalement - aux Etats-Unis où il avait fait une partie de sa carrière en tant que banquier.

  • permalien K. :
    4 septembre 2013 @19h08   « »

    Kerry a aussi eu l’extraordinaire culot d’utiliser l’analogie du paquebot "MS St. Louis", (qui avait vu en 1939 les Etats-Unis refuser la plus grande partie des Juifs de ce paquebot venu d’Allemagne) pour justifier les frappes contre la Syrie, n’hésitant pas de plus à mentir sur le sort des passagers,

    Matt Welch :

    Any usable analogy with refusing to accept Jewish refugees in June 1939 should be focused on the U.S. taking in Syrians displaced by Assad’s butchery. And how have we been doing on that score ? Abysmally : Just 90 refugees granted permanent asylum in the last two years, with a recent announcement that we’ll expand the number to 2,000, though asylum seekers will have to undergo terrorist background checks that could last as long as one year.

    To sum up : The administration is so shamed by America’s historical behavior with the MS St. Louis that it has accepted only 10 percent the St. Louis’s passenger cargo as refugees from Syria in the last two years, yet has seen fit to invoke the lesson as a non-sequitur in its publicity campaign to launch a war that isn’t being called a war.

    The final insult ? Kerry was wrong that “everybody” on the St. Louis “lost their lives subsequently to German gas.

  • permalien Shanaa. :
    4 septembre 2013 @19h12   « »

    Afghanistan :

    De plus, la Coalition est l’auteur tous les ans de frappes aériennes meurtrières pour les civils afghans. Selon Human Rights Watch, les victimes civiles d’erreurs de frappe ont triplé entre 2006 et 2007 (321 personnes tuées dans des bombardements en 2007 contre 116 en 2006 - 929 victimes civiles ayant été comptées, au total, en 2006, et 1 633 en 2007157). Le nombre de tonnes de bombes larguées par les avions de la coalition a quant à lui doublé de 2006 à 2007158.
    Après la bataille de Chora, qui fait une soixantaine de pertes civiles en juin 2007159, le bombardement d’Azizabad du 22 août 2008 (90 morts civils, dont 60 enfants160) a notamment conduit le président Hamid Karzaï à demander une renégociation des termes de la présence des troupes étrangères157,158, ce qui a pour conséquence de tendre les relations entre son gouvernement et les forces occidentales161.
    Une nouvelle bavure a eu lieu le 4 mai 2009, lors d’un bombardement américain dans le district de Bala Buluk qui tue plus de 100 personnes, insurgés et civils (dont des femmes et des enfants), à l’ouest du pays, ce qui en ferait le bombardement le plus meurtrier pour les civils depuis le début de l’offensive en 2001162.
    Le dimanche 11 mars 2012, Robert Bales, un sergent américain, sorti de sa base à pied vers 3h du matin, ouvre le feu sur des Afghans et tue froidement d’une balle dans la tête dix-sept civils,
    - wikipedia.

  • permalien Shanaa. :
    4 septembre 2013 @19h24   « »

    Irak :
    Zéro. Zéro est le chiffre attribuable au terrorisme en Irak avant le déclenchement de la guerre. Al-Qaïda n’avait pas de présence en Irak avant l’invasion américaine de 2003. Depuis, une nouvelle organisation connue sous le nom d’Al-Qaïda en Irak, a vu le jour. Elle mène des attaques contre les forces américaines, les forces de l’ordre irakiennes et la population civile. Al Qaïda s’est par ailleurs propagée dans des pays voisins comme la Syrie, la Jordanie et la Libye. L’Irak est ainsi devenu un « front » dans la guerre contre le terrorisme, mais il s’agit d’un « front » créé par les Etats-Unis.

    2 + 2 est la somme des conflits exacerbés après l’intervention américaine en Irak. L’Iran et la Corée du Nord, qui auraient pu être intimidés, ont, au contraire, développé leur capacité à se doter d’armes de destruction massive. Par ailleurs, la guerre en Afghanistan a été sans doute prolongée et aggravée du fait de la présence américaine en Irak. Elle a affecté le Pakistan, avec une augmentation correspondante des dépenses militaires et des pertes en vies humaines. Ainsi, alors que les Américains ont échoué en Irak, ils doivent faire avec les menaces en Iran, en Corée du Nord et un risque d’extension continue de la guerre d’Afghanistan au Pakistan.
    http://www.agoravox.fr/actualites/i...

  • permalien Shanaa. :
    4 septembre 2013 @19h40   « »

    Chaos :

    Après le démembrement du Soudan, le Mali, État fragile, est aujourd’hui menacé de partition. Il n’est pas le seul. Le Qatar et les pays du Golfe encouragent, en Libye, la tentative de séparation de la Cyrénaïque, riche en hydrocarbures. L’Algérie, «  trop grande pour les Algériens  » selon certaines officines occidentales, n’est pas non plus à l’abri.
    - humanité.

  • permalien Wilmotte Karim :
    4 septembre 2013 @19h50   « »

    to@Nathan (un autre raciste).

    Nathan :
    4 septembre @18h14 «  »

    Disons le mot : les prétendus progressistes qui défendent le boucher Assad, nie que son armée ait gazée la population des faubourgs de Damas et restent aveugles à tous les crimes de masse qui se sont déroulés dans ce pays au seul motif de leur détestation d’Israël sont la lie de l’humanité.

    Ils n’en n’ont rien à foutre des Syriens. Leur seule obsession c’est Israël.

    Veuillez apporter des preuves aux trois points suivants : (1) qu’il y a eu une utilisation de gaz et (2) que cette arme a été utilisée par l’armée Syrienne et enfin (3) que c’est une décision du centre de décision de l’appareil militaire Syrien.

    Maintenant, libre à vous de nous apporter les preuves* et nous prouver que nous avons tort. Chiche ?

    *il parait que Bama les a... Je crois que c’est juste à côté du dossier "Armes de Destructions Massives de l’Irak - 2002".

  • permalien Rouzbeh :
    4 septembre 2013 @20h26   « »

    Michael Ratner is President Emeritus of the Center for Constitutional Rights (CCR) in New York and Chair of the European Center for Constitutional and Human Rights in Berlin. He is currently a legal adviser to Wikileaks and Julian Assange. He and CCR brought the first case challenging the Guantanamo detentions and continue in their efforts to close Guantanamo. He taught at Yale Law School, and Columbia Law School, and was President of the National Lawyers Guild. His current books include "Hell No : Your Right to Dissent in the Twenty-First Century America," and “ Who Killed Che ? How the CIA Got Away With Murder.” NOTE : Mr. Ratner speaks on his own behalf and not for any organization with which he is affiliated.

    therealnews.com/t2/index.php ?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=10653

  • permalien Shanaa. :
    4 septembre 2013 @20h26   « »

    Bachar Al Assad avait bien commencé à satisfaire les revendications. Difficile de comprendre pourquoi cela a mal tourné. Probablement a cause de ceux qui voulaient déstabiliser le pays coute que coute.

    "Nous saluons avec réserve les informations indiquant que le gouvernement a accepté de lever l’état d’urgence national qui est en vigueur sans interruption depuis 48 ans et d’abolir la Cour suprême de sûreté de l’État – célèbre pour son iniquité – qu’il a engendrée, a souligné Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

    "Ce sont deux des principales revendications des milliers de manifestants, pacifiques pour la plupart, qui bravent les balles des autorités dans les rues de Syrie."
    - Amnesty International.

  • permalien Caligula :
    4 septembre 2013 @20h34   « »

    Donc la solution au problème syrien est politico-médiatique, tout le monde est d’accord la-dessus - a part peut-être du côté de la Belgique...
    Ceci dit, il y a une autre solution, française, qui réjouira mon sioniste belge préféré :
    IIIw.romandie.com/news/n/_Syrie__une_action_militaire_condition_d_une_­solution_politique_selon_Paris33040920131936.asp
    Et oui. On éparpille Bashar aux quatre coins de Damas, façon puzzle, et aprés on négocie. Pas bête, hein ?

  • permalien Rouzbeh :
    4 septembre 2013 @20h55   « »

    Obama Should “Resist the Call” to Intervene in Syria

    (...)
    Now Saudi Arabia, Qatar and Turkey are bent on toppling the minority Alawite – a mystical offshoot of Shi’ism – regime in Syria. Even if they succeed, the region’s internecine warfare won’t stop there.

    From the U.S. perspective, the regional situation is a mess, and the tipping point that would make things much worse could be direct military intervention in Syria.

    It is too late for Obama to take back his ill-considered statement about the use of poison gas being a “red line” in Syria when he was not prepared to go for broke in toppling Assad. It is too late as well for him to reconsider his call for Assad to go, which further stoked the fears of the Alawites that they could be slaughtered.

    It is also late for him to tell Gulf Arabs to stop fostering the spread of Islamist fundamentalism of the worst sort throughout the region, from Egypt to Pakistan to Afghanistan, where American troops have died as a result.

    It is also late, but let us hope not too late, for a U.S.-led full-court press on the political-diplomatic front to set the terms for a reasonably viable post-Assad Syria rather than sliding into war and unleashing potentially terrible uncertainties. Let us recall what happened in Afghanistan after we stayed on after deposing the Taliban, and in Iraq after 2003. Neither place is in much better shape, if at all, even after the loss of thousands of U.S. lives and trillions in U.S. treasure.

    And it is also late, but hopefully not too late, for the Obama administration to engage in strategic thinking about the Middle East ; to see the region from North Africa to Southwest Asia as “all of a piece,” and to craft an overall policy towards critical US interests throughout the area.

    This week, President Obama should heed the clear wake-up call, resist the call to do something militarily in Syria, and place his bet on vigorous and unrelenting diplomacy for a viable post-Assad Syria and the reassertion of U.S. leadership throughout the region.

    lobelog.com/obama-should-resist-the-call-to-intervene-in-syria/

  • permalien Rouzbeh :
    4 septembre 2013 @21h09   « »

    The Prince : Meet the Man Who Co-Opted Democracy in the Middle East

    Now that the Arab Spring has been turned into a totally owned subsidiary of the Saudi royal family, it is time to take note of Prince Bandar bin Sultan.
    thenation.com/article/175932/prince-meet-man-who-co-opted-democracy-middle-east#

  • permalien CdQat :
    4 septembre 2013 @21h26   « »

    @Shanaa
    Je vais m’associer à Patrice sur le qualificatif d’"ethnocentriste" dès que l’on émet un avis, en ajoutant que l’on pourrait vous retourner le compliment.
    En effet, vos commentaires sur les occidentaux les apparentent systématiquement soit à des colons, ou ex-colons.
    Or, parmi ces blancs de "pure souche" française, beaucoup ne portent pas de caleçons bleu-blanc-rouge !...

    Ce qualificatif d’"ethnocentriste", on le retrouve aussi dans lesposts dès qu’on parle des révolutions arabes. Cherchez des similitudes avec d’autres révolutions, et on se voit retourner ce qualificatif.
    Or, pourtant, quand on regarde comment se passent ces révolutions arabes, force est de constater que des similitudes existent bien.
    Et en particulier sur le cycle révolution / contre-révolution (et ceci n’est pas franco-centré, sinon on aurait dit révolution/restauration !...), qui est une constante dans toutes les révolutions du monde.

    Ce qui revient à dire, que mentir pour mener une guerre c’est pas du complot, c’est juste avoir trop d’imagination...etc....

    Je crois qu’on accorde beaucoup trop d’intelligence dans nos dirigeants, qui maîtrisent à peu près autant les évènements que nous ici.
    Si les faucons ont fait la guerre pour s’approprier les richesses des Irak, Afghanistan, et autres, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est raté…

    Pour ces deux pays, j’aime à croire que le fils Bush, avec son QI de canari, n’a fait que réagir ("tu m’envoies des avions dans mes tours, je te nique ton pays", et pour l’Irak, c’est pour frimer lors des repas dominicaux en pouvant dire au vieux "eh, moi j’ai réussi à lui faire sa race à Saddam").

    Enfin dernier point, tout mettre sur le dos de l’économie, c’est peut-être un peu court.
    Beaucoup d’historiens défendent que les colonies ont couté beaucoup plus aux métropoles qu’elles ne leur ont rapporté. Tout le monde s’accorde pour dire que ça a ruiné le colonisé, mais cela n’a pas enrichi le colonisateur pour autant.

    Donc pour revenir à la Syrie, le complot du pays que l’on veut méthodiquement mettre à terre pour s’en emparer, ce n’est pas ce que je vois.
    Je vois plus des tiraillements de toutes parts, avec des tactiques d’un jour qui ne sont plus celles du lendemain.
    Un exemple ? Le Qatar. Depuis que le père Hamad est parti avec son sémillant homonyme de 1er ministre et historique ministre des AE (HBJ), et que le fils s’est décidé à revenir à un profil un peu plus bas sur le plan diplomatique, les fonds ne coulent plus à flot vers les "combattants révolutionnaires" (et Morsi est tombé, lâché par le Qatar qui s’est démarqué ostensiblement des FM). Et quand le principal financier se désintéresse de la question, ceux qui dépendaient de cette manne financière sont bien obligés de revoir leur stratégie.

  • permalien CdQat :
    4 septembre 2013 @21h28   « »

    @Ph. Arnaud re.:4 septembre @13h29

    Qu’est-ce que la justice sociale a à voir avec l’opinion d’Alain Gresh sur la crise syrienne ? Vous voudriez déconsidérer les idéaux de gauche que vous ne vous y prendriez pas autrement...

    Je vais me faire un peu provocateur, mais je ne suis pas sûr que la justice sociale ait beaucoup à voir avec ce blog qui est beaucoup plus défenseur de communautés que de justice.
    Quant aux idéaux de gauche, je serais curieux de savoir à quoi ils ressemblent ici…

  • permalien CdQat :
    4 septembre 2013 @21h32   « »

    @JMG : 4 septembre @16h16

    Je prends le pari (…) qu’une nouvelle Syrie "démocratique" va naître sur un champ de ruines.

    Je m’associe à ce pari, et le double même ;-)

    Le problème est que même en ne faisant plus rien, et à supposer que ni les opposant, ni le pouvoir ne soit plus soutenu par qui que ce soit, je ne pense pas que cela cesserait, je ne vois pas aujourd’hui sur quelle base le pouvoir et l’opposition pourrait attaquer des négociations.
    La seule option serait (et ce serait beau) pour Bashard’organiser des élections, mais je ne suis même pas sûr qu’il sache ce que c’est… Pourtant, ce serait le seul moyen pour lui de rester en vie. Car dans l’état, vu les proportions prise, je me doute qu’un sort à la Kaddaf ou à la Saddam est ce qui est le plus probable…

    Le bombardement, c’est bien sûr une plaisanterie (de fort mauvais goût…)

    L’intervention d’une coalition, ce n’est, politiquement et militairement pas pensable.

    Des bérets bleus, peut-être, venant de Papouasie et sous commandement des Samoa…

    Sinon bien sûr, reste l’option de l’effondrement de l’une des parties. Mais même ça, ce n’est plus une bonne idée aujourd’hui. Dans un cas, on est reparti pour des dizaines d’années de dictatures, dans l’autre, vers une vraie révolution en bonne et due forme avec son cortège de vengeance...

    On ne sait que prendre devant un tel choix…

  • permalien Rouzbeh :
    4 septembre 2013 @21h39   « »

    The US and European countries should attack Syria, but Israel should not be involved in the assault, two polls in weekend Hebrew newspapers found.
    While polls in the US and United Kingdom have found overwhelming opposition to their countries attacking Syria, a Gal Hadash poll published in Israel Hayom found that 66.6 percent of respondents would be in favor of American and European military intervention in Syria.

    jpost.com/National-News/Polls-Israelis-want-US-Europe-to-attack-Syria-but-against-IDF-intervention-324787

  • permalien Orangerouge :
    4 septembre 2013 @22h55   « »

    Je n’ai pas d’opinion arrêtée sur les frappes sur le régime Assad. Je ne suis pas certaine que cela freine les atrocités commises par Assad. Et c’est le seul point important.

    Il ne faudrait pas commettre ces frappes pour sauver la face de Hollande et Obama.

    Je verse cet article du Monde en mai dernier au dossier :

    Les rebelles syriens ont utilisé du gaz sarin, selon Carla Del Ponte
    Le Monde.fr avec Reuters | 06.05.2013 à 04h07 • Mis à jour le 06.05.2013 à 10h00

    http:// www. lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/06/les-rebelles-syriens-ont-utilise-du-gaz-sarin-selon-carla-del-ponte_3171289_3218.html

  • permalien
    4 septembre 2013 @23h06   « »

    CdQuat : "sur le qualificatif d’"ethnocentriste" dès que l’on émet un avis, en ajoutant que l’on pourrait vous retourner le compliment.
    En effet, vos commentaires sur les occidentaux les apparentent systématiquement soit à des colons, ou ex-colons. "

    Je ne pense pas faire preuve "d’ethnocentrisme" en dénonçant des pratiques politiques, sans cesse renouvellées, depuis des siécles, à savoir les guerres, les pillages, les souffrances provoquées par les puissances impérialistes dans certains pays du sud.
    Par ailleurs, je veille à ne jamais confondre les peuples avec leurs dirigeants. En effet, les peuples sont rarement consultés et, souvent, les décideurs ne tiennent pas compte de leur avis.
    Enfin, vu ma triple appartenance culturelle, il m’est difficile d’être franchement aussi "ethnocentrée" qu’une personne influencée par une seule culture. Pour preuve, j’étaye souvent mes propos par des citations d’écrivains français, américains.
    Quant aux "révoltes" arabes, il n’y a pas de similitudes avec la France ou la Russie. Les révolutions de ces deux pays avaient des leaders. Les "révoltes" arabes n’en avaient pas. Pour l’instant, c’est un grand désordre qui a fait beaucoup de victimes. La tournure est inquiétante et indique que les puissances impérialistes veulent encore des guerres. L’Afghanistan, l’Irak, la Libye, le Mali, avec la Syrie cela fera 5 guerres dans des pays musulmans. Hasard ?

  • permalien Shanaa :
    4 septembre 2013 @23h09   « »

    CdQuat, excusez-moi, ma réponse n’était pas signée :)

  • permalien K. :
    5 septembre 2013 @00h28   « »

    History lesson : When the United States looked the other way on chemical weapons
    Posted by Glenn Kessler ("The Fact Checker") at 06:02 AM ET, 09/04/2013

    ... les stocks d’armes chimiques de la Syrie résultent d’un accord de gentleman jamais reconnu au Moyen-Orient, qui veut que tant qu’Israël possède des armes nucléaires, on ne ferait pas trop de publicité ni de critiques sur la quête d’armes chimiques par la Syrie. (Le Fact Checker, quand il servait de correspondant diplomatique du Washington Post, a pris connaissance de cet arrangement secret de diplomates occidentaux et du Moyen-Orient, mais il n’a jamais été officiellement confirmé.)

    Ce type de compromis se produit souvent dans la diplomatie . Après tout, l’arsenal nucléaire d’Israël n’a jamais été officiellement reconnu , et la Syrie dans les années 1980 et 1990 a souvent été favorable aux intérêts américains dans la région, et même près de parvenir à un accord de paix avec Israël .

    Mais il est un exemple encore plus frappant de l’absence de réaction des États-Unis devant l’utilisation d’ armes chimiques : quand leur utilisation a tué des dizaines de milliers de personnes pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980.

    Comme le décrit en 2002 le journaliste du Washington Post Michael Dobbs, l’administration Reagan savait pertinemment qu’elle vendait à l’Irak des matériaux qui servaient à la fabrication d’armes chimiques, et que l’Irak utilisait ces armes, mais les autorités américaines étaient plus inquiètes d’une victoire de l’Iran que de la façon dont l’Irak pouvait obtenir sa victoire.

    Dobbs a noté que l’utilisation d’armes chimiques par l’Irak était « un secret de polichinelle, l’armée irakienne émettant l’avertissement suivant en Février 1984, "Les envahisseurs doivent savoir que pour chaque insecte nuisible, il est un insecticide capable de l’annihiler. . . et l’Irak possède cet insecticide annihilateur ". »

    (...)

    En 1988, le dirigeant irakien Saddam Hussein a ordonné des attaques aux armes chimiques contre les forces de la résistance kurde, mais la relation avec l’Irak à l’époque a été jugée trop important pour être une cause de rupture. Les États-Unis n’ont même pas imposé de sanctions.

    Sans beaucoup d’ironie apparente, deux décennies plus tard, Rumsfeld et d’autres membres de l’époque George W. Bush ont cité à plusieurs reprises l’utilisation d’armes chimiques de Saddam Hussein contre sa propre population comme une justification pour envahir l’Irak.

  • permalien saintyves :
    5 septembre 2013 @00h41   « »

    Laurent Szyster :4 septembre @17h17

    En quatre semaines l’offensive israélienne avait fait deux fois moins de victimes civiles qu’une seule nuit de terreur chimique dans les banlieues insurgées de Damas.

    vous oubliez de mentionner qu’Israel avait fait usage d’armes prohibées, notamment, le phosphore blanc, l’uranium appauvrit, et d’autres saletés non encore répertoriées par l’ONU et dont l’état sioniste expérimente leurs "efficacités" létales sur le peuple palestinien femmes enfants et vieillards, et ce qui est encore plus scandaleux, c’est que l’état terroriste Israel, n’à jamais ete le moins du monde inquiété, par aucun des hypocrites occidentaux.

    je me demande comment les citoyens européens arrivent à avaler autant de couleuvre marinées dans la sauce sioniste que leur servent leurs dirigeants, c’est peut etre du au lavage de cerveaux médiatique qu’ils leur servent quotidiennement à dose suffisante pour les déboussoler systématiquement, et leur suggérer un peu partout des visions "hitleriènnes", sauf en Israel bien entendu, alors que les crimes que ne cesse de commettre cet état terroriste dépassent tout entendement :

    OCCUPATION, COLONISATION, BOMBARDEMENT QUASI QUOTIDIEN DE POPULATION CIVILE, USAGE D’ARMES PROHIBES, EMPRISONNEMENT ADMINISTRATIF SANS JUGEMENT, TORTURE, APARTHEID, ASSASSINAT DE SANG FROID DE FEMMES ENFANTS ET VIEILLARDS, D2MOLITION D’HABITATION, DESTRUCTION DE PLANTATION ET DERACINEMENT D’ARBRE, BLOCUS DE GAZA, HUMILIATION DANS LES CHEKPOINT, DESTRUCTION DE LIEUX DE CULTE CHRETIENS ET MUSULMANS, CHANTAGE, ASASSINAT D’HUMANITAIRES INTERNATIONAUX (Rachel Korrie, Marmara etc), EXTREMISME DES INTEGRISTES COLONS ISRAELIENS, EMPOISONNEMENT ET ASSASSINAT DES RESISTANTS PALESTINIENS (Khaled Michaal, Chekh Yassin, Mohamed Dorra etc), MENACES ET CHANTAGE CONTRE DES HOMMES POLITIQUES OCCIDENTAUX HOSTILES A LA POLITIQUE ISRAELIENNE, DETENTION ET DEVEOPPEMENT D’ARMES DE DESTRUCTION MASSIVES (plus de 300 missiles à tetes nucléaires, armes chimique et biologiques), COMMERCE ILLICITE D’ARMEMENT etc etc etc ...

    chacun de ces crimes aurait du en d’autres circonstances conduit à la meme situation que l’on sait, mais du fait que c’est de l’état d’Israel qu’il s’agit, aucune action punitive ou dissuasive n’a jamais ete entreprise contre l’état d’Israel, VETO AMERICAIN OBLIGE

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