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Urgence humanitaire en Syrie

mardi 17 septembre 2013, par Alain Gresh

L’accord auquel sont parvenus les Etats-Unis et la Russie sur les armes chimiques en Syrie est incontestablement un pas en avant. Il permet d’éviter des bombardements sur ce pays, dont les premières victimes seraient des civils. Il est un pas vers l’élimination de la région des armements chimiques et de destruction massive. Encore faudrait-il que l’autre pays qui dispose de ces armements au Proche-Orient, à savoir Israël, signe la convention sur les armes chimiques et accepte la discussion sur son arsenal nucléaire.

Mais, au moment où les grandes puissances discutent d’un projet de résolution à l’ONU, il est plus que nécessaire de mettre au centre des préoccupations la formidable crise humanitaire que connaît ce pays. Plus de deux millions de réfugiés, des millions de personnes déplacées, la destruction de nombreuses infrastructures… Les mesures allant dans le sens de l’allègement des souffrances doivent également être défendues par la communauté internationale.

C’est le sens de l’appel de 55 médecins du monde entier (PDF), originaires de 25 pays, « Laissez-nous soigner en Syrie ». Dans une lettre ouverte publiée par The Lancet et reprise aujourd’hui par la presse internationale, ils mettent en garde : l’infrastructure sanitaire du pays « a atteint le point de rupture ». Ils demandent au gouvernement syrien et à l’opposition armée de lever les restrictions totales qui pèsent de manière injustifiée sur l’accès humanitaire dans le pays.

En voici le texte :

« Le conflit en Syrie a débouché sur l’une des pires crises humanitaires depuis la fin de la Guerre froide. Plus de 100 000 personnes ont été tuées, pour la plupart des civils, beaucoup d’autres ont été blessées, torturées. Des millions ont fui, des familles ont été divisées et des communautés entières déchirées. Ne laissons pas les discussions sur une intervention militaire occulter notre devoir de les aider.

En tant que médecins du monde entier, nous sommes horrifiés par l’ampleur de cette urgence. Le manque d’accès aux soins pour les civils et le ciblage délibéré des hôpitaux et du personnel médical nous consternent. Il ne s’agit pas de conséquences inévitables ou tolérables de la guerre. Ce sont des trahisons inadmissibles du principe de neutralité médicale. Il est de notre devoir professionnel, éthique et moral de dispenser des soins à quiconque en a besoin. C’est pourquoi, quand nous ne pouvons le faire nous-mêmes, nous nous devons d’exprimer notre soutien envers ceux qui risquent leur vie à notre place.

L’accès indispensable des civils aux services de santé est presque impossible : 37 % des hôpitaux ont été détruits, 20 % sont sérieusement endommagés. Les dispensaires de fortune deviennent des centres de traumatologie à part entière, peinant à faire face à l’afflux de blessés. Quelque 469 professionnels de santé sont emprisonnés. Avant la guerre, Alep comptait 5 000 médecins, il n’en resterait que 36.

L’augmentation exponentielle du nombre de malades est une conséquence directe du conflit, mais elle résulte aussi de la détérioration du système de santé public syrien, autrefois sophistiqué, et de l’absence de soins curatifs et préventifs appropriés. D’horribles blessures restent sans soins, des femmes accouchent sans aide médicale, adultes et enfants sont opérés sans anesthésie. Les victimes de violences sexuelles n’ont personne vers qui se tourner. La population syrienne est exposée aux épidémies d’hépatite, de rougeole, de typhoïde et de diarrhée aiguë. Dans certaines zones, les enfants nés depuis le début du conflit n’ont pas été vaccinés. Les patients atteints de maladies chroniques comme le cancer et le diabète ne peuvent recevoir leurs traitements vitaux de longue durée.

Confronté à d’énormes besoins et à des conditions dangereuses, le personnel médical syrien est pourtant celui qui dispense l’essentiel des soins aux civils. Les restrictions gouvernementales, conjuguées à la rigidité du système international d’aide humanitaire, aggravent la situation. En conséquence, de vastes régions de la Syrie sont complètement coupées de toute forme d’assistance médicale.

Les professionnels de santé sont tenus de soigner du mieux qu’ils le peuvent quiconque en a besoin. Toute personne blessée ou malade doit pouvoir accéder à un traitement médical. C’est pourquoi, en tant que médecins, nous demandons d’urgence que nos confrères en Syrie soient autorisés et aidés à sauver des vies et à soulager les souffrances sans crainte d’attaques ou de représailles.

Nous appelons le gouvernement syrien et toutes les parties au conflit à respecter la neutralité médicale et à ne pas attaquer les hôpitaux, les ambulances, les médicaments, le personnel médical et les patients ; le gouvernement syrien doit traduire en justice les auteurs de ces violations conformément aux normes internationales.

Les gouvernements alliés des parties au conflit doivent exiger que celles-ci cessent leurs attaques contre l’aide médicale et qu’elles permettent son acheminement jusqu’aux Syriens, par-delà les lignes de front et à travers les frontières syriennes.

L’ONU doit intensifier son soutien aux réseaux médicaux syriens, tant dans les zones gouvernementales que dans celles contrôlées par l’opposition, où, depuis le début du conflit, le personnel médical risque sa vie pour apporter des soins indispensables. »

Université populaire

« Islam, islamismes et Occident »
Place et perception de l’islam du Moyen-âge au XIXe siècle

Samedi 5 octobre 2013 (10h30-18h)

Programme :

  • Séance 1 (10h30-12h30)

Le musulman vu par les chrétiens européens au Moyen âge : partenaire économique, rival militaire, hérétique dangereux, avec John Tolan, professeur d’histoire à l’Université de Nantes et directeur du projet ERC « RELMIN : Le statut légal des minorités religieuses dans l’espace euro-méditerranéen (Ve-XVe siècles) ».

  • Séance 2 (14h-16h)

Le tournant des Lumières, avec Henry Laurens, professeur au collège de France et membre de l’iReMMO.

  • Séance 3 (16h15-18h)

L’Empire ottoman, l’Europe et l’islam : 1789-1918, avec Hamit Bozarslan, directeur d’études à l’EHESS et auteur de Histoire de la Turquie de l’Empire à nos jours (Tallandier, 2013).

Contact et inscription : universite-populaire@iremmo.org

Participation : 20 euros pour la journée (12 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi).

Lieu : iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)

644 commentaires sur « Urgence humanitaire en Syrie »

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  • permalien saintyves :
    18 septembre 2013 @00h53   »

    depuis le début du conflit en Syrie, la plus part des intervenants pour quelque intérêt que ce soit, se soucient principalement de leur gains en terme d’intérêts, stratégiques, confessionnels, ou purement militaires, mais ignorent éperdument toutes les souffrances auxquelles sont exposées les victimes civiles de ce conflit, pour ma part je salue ce courage désintéressé du collectif en question, ainsi que le relais proposé par A G pour cette action humanitaire courageuse.

  • permalien Laurent Szyster :
    18 septembre 2013 @01h10   « »

    Au titre de l’urgence humanitaire, le premier paragraphe de cet article nous dit quoi ?

    L’accord auquel sont parvenus les Etats-Unis et la Russie sur les armes chimiques en Syrie est incontestablement un pas en avant. Il permet d’éviter des bombardements sur ce pays, dont les premières victimes seraient des civils. Il est un pas vers l’élimination de la région des armements chimiques et de destruction massive. Encore faudrait-il que l’autre pays qui dispose de ces armements au Proche-Orient, à savoir Israël, signe la convention sur les armes chimiques et accepte la discussion sur son arsenal nucléaire.

    Alain Gresh nous énonce toutes les "bonnes raisons" que va invoquer le régime syrien pour louvoyer et éviter de se débarasser de ses armes les plus dissuasives. Toujour pas un mot pour qualifier l’attaque du 21 Aout. Par contre il sait d’avance qui seront les premières victimes d’éventuelles frappes américaines sur les installations militaires du tyran.

    Doutes et certitudes ...

  • permalien gloc :
    18 septembre 2013 @06h44   « »
    Fafa chez les soviets

    Après le front intérieur, le front de la Guerre Froide

    Syrie : Fabius et Lavrov reconnaissent des "différences d’approche" - SYRIE - FRANCE 24
    (on ne peut que se féliciter de la finesse de l’analyse du Chef de la Diplomatie Française)

    Sergueï Lavrov a fermement maintenu que la résolution que doit adopter le Conseil de sécurité sur le démantèlement des armes chimiques syriennes ne le serait pas sous chapitre 7 de la charte de l’ONU, qui prévoit la possibilité de sanctions voire du recours à la force. "Nous l’avons dit clairement à Genève, et il n’y a rien de tel dans le document que nous avons adopté ", a-t-il assuré.

    ... et le front humanitaire :

    REPORTAGE : les réfugiés syriens ne sont plus les bienvenus en Égypte - ÉGYPTE - FRANCE 24

  • permalien joseph :
    18 septembre 2013 @09h30   « »

    Excellent papier de M Gresh comme toujours

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2013 @09h50   « »

    Pour paraphraser Nougaro :

    Que s’est-il passé ?
    J’y comprend rien
    Y avait un pays
    et y a plus rien

    En deux ans, ils ont tout détruit !

    En deux ans !

    Et pendant ce temps-là, en Chine, au Brésil, en Turquie, au Vietnam... se construit le XXIème siècle

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    18 septembre 2013 @11h26   « »

    On vends des armes aux pauvres et après il faut les désarmer : les humains sont vraiment des guignols !..

  • permalien roro :
    18 septembre 2013 @11h30   « »

    il faut ecouter ;obama,poutine...lepeuple syrien nest pas le probleme ;mais les interets stratigiques des puissances ;il nyaplus clair

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 septembre 2013 @11h38   « »

    Nathan

    - Vous dites : "Et pendant ce temps-là, en Chine, au Brésil, en Turquie, au Vietnam... se construit le XXIème siècle".

    - La Chine a connu une décadence économique et politique presque tout le 19e siècle, des humiliations sans nom de la part des Occidentaux, une guerre civile endémique pratiquement de 1912 à 1949, les massacres et famines du Grand Bond en avant et de la Révolution culturelle, c’est-à-dire des millions de morts et bien plus d’anarchie que tous les pays arabes réunis.

    - Le Vietnam a connu 30 ans de guerre et la Turquie une décadence depuis l’époque des Köprülü jusqu’à 1918...

    - Quant à l’expression "construire le XXIe siècle", elle ne veut rien dire...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    18 septembre 2013 @12h11   « »

    à ph Arnaud :

    Et pour quelles raisons "construire le XXIème siècle" ne veut rien dire ?..

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2013 @12h12   « »

    Ph. Arnaud : 18 septembre @11h38

    Quant à l’expression "construire le XXIe siècle", elle ne veut rien dire...

    Oui, c’est comme "le soleil se lève", ça ne veut rien dire.

    Il faudrait expurger toutes les expressions ambigües de la langue comme l’avait décrété le "ministère de la vérité" de l’Angsoc dans "1984" d’Orwell.

  • permalien Tristan :
    18 septembre 2013 @12h15   « »

    @Ph. Arnaud

    Quant à l’expression "construire le XXIe siècle", elle ne veut rien dire...

    Tient, pour une fois que Nathan m’avait presque fait rêver, avec ses paraphrases, vous venez avec une certitude absurde !!!

    Cette expression ne veut peut-être rien dire, mais elle dit tout, et même encore plus.

    J’ai beaucoup aimé l’absurdité de sa prose, car, effectivement, ces pays ont aussi connu la presque disparition, mais, où il n’y avait plus rien, aujourd’hui, il y a toujours quelque chose, et, même, on sent quelques promesses qui pourront être tenues.

    Bon, la question, c’est, effectivement, quel XXIème siècle, ces pays sont en train de construire, et quels sont ces promesses, que Nathan imagine être capable de se concrétiser.

    Seul le futur, pourra confirmer ou infirmer, la réalité et la réalisation de ces promesses, qui seront, à n’en point douter, la construction du XXIème siècle.

    Je vois même une note d’espoir, sous les mots de Nathan, car, étant toute détruite en deux ans, La Syrie n’en n’est pas moins toujours là, et les promesses qu’une renaissance est aussi présente.

    Je ne sais pas quelle promesse va être tenue, car les guerres, en tuent souvent beaucoup, mais, il y en aura bien quelques unes qui survivront.

    Et celles-là, très certainement, participeront aussi à la "création du XXIème siècle"

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    18 septembre 2013 @13h20   « »

    à Nathan :

    C’est vrai que vous n’y allait pas avec le dos de la cuillère dans vos répliques parfois.

    Construire le XXIème siècle c’est la survie du panda de Chine, du Koala, etc.

    Extrémisme écologiste...

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2013 @13h49   « »

    @ Matthias

    Tout le monde a compris ce que je voulais dire sauf Ph. Arnaud, de toute évidence. Quand il ne chipote pas avec sa calculette, il trifouille avec son dictionnaire.

    Il y a des pays qui progressent. Vers quoi ? C’est une très vaste question, peut-être fonçons-nous tous tout droit dans le mur...

    Et il y a des pays qui régressent. Et là, ça ne fait pas l’ombre d’un doute ou d’un questionnement.

    Lisez l’article ! Il y avait 5000 médecins à Alep avant la guerre. Il n’en resterait plus que 36 !

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 septembre 2013 @14h10   « »

    Matthias Sauvergeat (n° 1)

    - Pourquoi l’expression construire le XXIe siècle ne veut-elle rien dire ?

    1. Parce que, depuis plusieurs siècles, le "siècle" véritable débute avec un décalage de 15 à 18 ans avec le "siècle" nominal

    - En 1914 avec la Grande Guerre pour le XXe siècle,
    - En 1815 avec le Congrès de Vienne pour le XIXe siècle,
    - En 1715, la mort de Louis XIV et les traités d’Utrecht pour le XVIIIe siècle,
    - En 1618, avec la guerre de Trente ans pour le XVIIe siècle
    - Entre 1515 (Marignan), 1517 (la Réforme), 1519 (élection de Charles Quint) pour le XVIe siècle...

    2. Parce que ces siècles, saisis comme des unités, ne le sont que du point de vue politique et que certaines unités peuvent être soit plus longues (par exemple un "long XVIe siècle", qui se termine en 1648 avec les traités de Westphalie - par exemple un "court XXe siècle, qui commence avec la guerre de 14 et se clôt en 1991 avec la chute des régimes communistes).

    3. Parce que, dans le passé (et, précisément, pour les périodes antérieures au XVIe siècle, auquel je me suis arrêté), les unités de temps ont pu être soit plus courtes, soit, éventuellement plus longues (par exemple le "Haut Empire romain", qui va d’Auguste à la fin des Sévères, soit près de deux siècles et demi).

    4. Parce que cette périodisation par siècles ne vaut que pour l’Europe occidentale, qui est une partie infime du monde, et encore du simple point de vue politique et que l’Europe occidentale (la civilisation blanche, chrétienne, démocratique, libérale et propre sur elle...) ne saurait prétendre à être un modèle pour le reste du monde.

    5. Parce que, de façon plus synthétique, on accorde une valeur mythique au siècle simplement parce qu’on s’est calé sur le système décimal qui, au point de vue de la vie humaine, ne signifie évidemment rien. Si on s’était calé sur un système à base 7 ou 9 ou 12, on aurait eu des unités différentes qui n’auraient pas davantage signifié.

    6. Parce que, même si j’ai considéré les siècles précédents d’un point de vue international (et encore dans le cadre très étriqué de l’Europe occidentale), je n’ai pu m’empêcher de les voir, malgré tout, du point de vue français, alors que certains pays voisins ont pu considérer leur histoire selon des périodisations plus longues : par exemple la Pologne, entre son dernier partage (1795) et sa résurrection (1918), ou la Grèce, sous ses quatre siècles de domination ottomane, etc. Pour ne rien dire de l’Allemagne, entre la paix de Westphalie (1648) et la dissolution du Saint Empire (1806).

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2013 @14h17   « »

    C’est bien ce que je disais... Le ministère de la vérité de l’Angsoc vient d’interdire l’emploi des métaphores et autres figures de style.

    Par conséquent, je m’agenouille devant le ministre de la vérité et je lui demande grâce : par "construire le XXIème siècle", je voulais simplement signifier "progresser" par opposition à "régresser".

  • permalien Yahiaoui :
    18 septembre 2013 @14h29   « »

    Un accord boiteux !
    Si seule la Syrie possédait des armes chimiques,ce ne serait que justice de l’obliger à s’en défaire,mais ce n’est pas le cas malheureusement et l’Occident ,cynique comme toujours,ne voit que le côté qui arrange ses projets sur la région.
    Un tel accord n’aura de chance de réussir qu’en englobant tous les pays de la région,Israël en tête.
    Quant aux civils que les Occidentaux prétendent vouloir défendre...il y longtemps que nous savons que c’est le cadet de leur soucis et que toute la politique occidentale obéit à un seul impératif:affaiblir ou bien même anéantir quiconque dérange les projets sionistes de l’état voyou...

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2013 @14h32   « »

    Et on ne me fera pas croire que ce qui se passe en Syrie est un progrès.

    Mais c’est peut-être parce que la misérable créature que je suis ne perçoit que l’écume des événements et non pas le tableau général.

    Philippe Arnaud, lui, voit le tableau général. Il a adopté une bonne fois pour toutes le point de vue de Sirius. Il est vrai que si l’on embrasse du regard les très longues périodes, quasiment géologiques, tout paraît relatif. La moindre guerre qui fait 100.000 morts n’est qu’un tout petit détail à l’échelle de l’Histoire avec une grande hache. C’est juste une petite vendetta ou une rixe qui a mal tourné.

    En outre, si l’on analyse les choses avec un zeste de dialectique, comme le fait Ph. Arnaud, les événements les plus atroces peuvent paver la voie aux lendemains qui chantent. Les dinosaures ont certes disparu dans un carnage épouvantable mais c’était pour la bonne cause, à savoir l’apparition d’une espèce plus évoluée. Des millions de Chinois sont morts pendant le grand bond en avant et la révolution culturelle mais la réaction qui a suivi cette période funeste a permis à la Chine de devenir la puissance qu’elle est aujourd’hui. Par conséquent, rétrospectivement, les millions de morts n’ont pas été inutiles.

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 septembre 2013 @14h36   « »

    Matthias Sauvergeat (n° 2)

    - Pourquoi l’expression "construire le XXIe siècle" ne veut-elle rien dire ?

    7. Parce que, même si certaines tranches de temps présentent une unité politique qui leur donne une couleur, cette unité non seulement peut être soit plus grande soit plus courte que le siècle, mais aussi les années peuvent ne pas être égales entre elles.

    - Comment cela ? Parce que certaines périodes, par la densité de leurs événements politiques, sociaux, démographiques, institutionnels, techniques, idéologiques représentent une énorme accélération du temps.

    - Par exemple, il s’est écoulé 43 ans entre le traité de Francfort, en 1871, qui voit la défaite de la France contre l’Allemagne, et l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, en 1914.

    ... Mais il s’est sans doute écoulé 50 ans entre cet assassinat et l’armistice de Rethondes.

    - Par exemple, il s’est écoulé 74 ans entre la mort de Louis XIV en 1715 et la prise de la Bastille, en 1789.

    - Mais il s’est sans doute écoulé un siècle entre la prise de la Bastille et le Congrès de Vienne, qui met fin au premier Empire, considéré comme un tout avec la Révolution.

    - J’entends bien, certes, que cela n’est qu’une image : les secondes et les minutes ne se sont pas dilatées durant ces périodes. Mais tel fut bien le sentiment des contemporains : ils avaient vécu, durant ces années, tant d’événements, tant d’épreuves, tant de changements sociaux, idéologiques, économiques, techniques, psychologiques ; ils avaient été tant fatigués, tant surmenés, tant harassés, que les périodes antérieures - à la Révolution ou à la déclaration de guerre - leur semblaient très lointaines.

    - Ce fut, par exemple, le sentiment des Français lors de la première Restauration : le souvenir de l’Ancien Régime leur semblait très lointain. Ou des Français qui commencèrent la guerre de 14 comme leurs pères et grands-pères avaient fini celle de 70 :

    - En 1914, il y avait des chevaux, des lanciers, des rois et des empereurs partout, les grands propriétaires fonciers dominaient, la France, l’Angleterre et l’Allemagne régentaient le monde. En 1918, la guerre se terminait avec des avions, des tanks, des gaz, la radio, des nouvelles techniques en médecine, les monarchies étaient renversées, la Révolution bolchevique avait eu lieu, la France, l’Allemagne et l’Angleterre étaient ruinées, les Etats-Unis avaient pris leur place.

    - A l’inverse, il est très probable que, pour de longues périodes du Moyen âge (trois siècles, quatre siècles, davantage), la perception des changements (techniques, politiques, sociaux...) dut être imperceptible...

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 septembre 2013 @15h16   « »

    Matthias Sauvergeat (n° 3)

    - Pourquoi l’expression "construire le XXIe siècle" ne veut-elle rien dire ?

    8. Parce que les humains ne vivent pas que dans un cadre politique (même si celui-ci est celui qui se prête le mieux à une périodisation précise et fine - au jour près). Ils vivent aussi dans un cadre social, religieux (ou idéologique au sens large), psychologique, technique, linguistique, etc.

    - Or tous ces cadres ne bougent pas au même rythme : le cadre politique peut changer mais les cadres sociaux ou religieux rester les mêmes. Par exemple, de 1814 à 1914, les cadres techniques et économiques ont énormément changé mais, socialement, en Europe (comme l’a montré Arno Mayer), malgré les modifications des cadres politiques, en 1914, c’était toujours les grandes propriété, la ruralité et les valeurs terriennes qui dominaient.

    9. Parce que cette expression procède du présupposé naïf (survivance du scientisme) que tous les secteurs de la vie humaine "progressent" de la même façon que la science et la technologie - et que, de même qu’on maîtrise davantage les télécommunications, les perturbations de l’organisme, la prévision des aléas du climat, eh bien on ne peut que mieux "maîtriser" les aléas de la psyché...

    - Ce qui est manifestement faux : malgré les juristes, les organisations humanitaires, les résolutions de l’ONU, les "psys", il y a toujours autant de jalousies, de tromperies, d’adultères, de vols, d’exploitations, de viols et de meurtres.

    10. Parce que le progrès technique a aussi servi à tuer l’être humain en grand, ou, dans les domaines de l’informatique et des télécommunications, à le fliquer et à traquer sa vie privée dans les moindres recoins. Parce que le progès des transports a permis la délocalisation et le chômage ainsi que, par l’usage forcené du pétrole, l’épuisement des ressources naturelles et la dégradation du climat.

  • permalien Ph. Arnaud :
    18 septembre 2013 @15h29   « »

    Matthias Sauvergeat (n° 4)

    - Pourquoi l’expression "construire le XXIe siècle" ne veut-elle rien dire ?

    - Parce qu’elle recouvre les réalités les plus contradictoires :

    - Pour les ultralibéraux, par exemple, depuis plus d’une trentaine d’années, "construire le XXIe siècle" cela veut dire privatiser, délocaliser, supprimer le Code du travail, le SMIC, les congés payés, la durée légale du travail, les impôts directs sur le revenu et la succession, les syndicats, le droit de grève, les retraites par répartition, etc.

    - Cela est évidemment une érgression aux pires moments du XIXe siècle. Mais pour Le Figaro, Le Point, l’Express, Libé, les grandes chaînes de radio et de télé, c’est le progrès...

    - Pour certains cadres de l’Eglise catholique (qui ont le vent en poupe), construire le XXIe siècle, c’est revenir un siècle en arrière et revenir à l’autorité et à la soumission des femmes.

    - Pour nombre de technocrates, c’est abolir les petites communes, mettre des métropoles, privatiser les services publics.

    - En conclusion (pour l’instant provisoire), "construire le XXIe siècle" ne veut rien dire car, sur ce que doit être ce XXIe siècle, personne n’est d’accord. Et qu’on ne dise pas, par exemple, que tout le monde s’accorde sur la nécessité de poursuivre les progrès de la médecine, car, là aussi, c’est moins ces progrès qui importent - il y en aura vraisemblablement - que les modalités selon lesquels chacun en bénéficiera. Et là, si l’on est ultralibéral ou socialiste (au sens fort, pas au sens de Hollande) les voies divergent radicalement...

  • permalien E.Byrs :
    18 septembre 2013 @16h57   « »

    "Les mesures allant dans le sens de l’allègement des souffrances doivent également être défendues par la communauté internationale."

    En effet, l’assistance humanitaire n’est possible qu’avec le soutien financier des Etats ! Les besoins augmentent en Syrie plus la situation se détériore.
    Le Programme Alimentaire Mondial voudrait assister 3 millions de personnes à l’intérieur de la Syrie d’ici fin Septembre et pour cela il nous faut réunir 30 millions de dollars par semaine !
    Il nous manque 176 millions d’ici à la fin Décembre.
    Il est grand temps pour les pays d’agir aulieu de faire de grandes déclarations sur la misère des populations ! A bon entendeur.....

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    18 septembre 2013 @17h35   « »

    à Ph Arnaud : Vous vous êtes donné du mal pour m’expliquer cela.

    En fait, je pense qu’il faut être plus simple et voir au fur et à mesure ou projeter aussi un peu : c’est ainsi que travaille les responsables politiques.

    Sinon vous mélangez décisions politiques et lecture de l’Histoire : c’est différent. Rien de grave !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    18 septembre 2013 @17h37   « »

    Ce qui est grave actuellement et dont nous sommes conscient (notamment grâce au médias et LMD) c’est la crise humanitaire en Syrie !..

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    18 septembre 2013 @17h43   « »

    Nous étions contents de voir les dictatures tombées : Tunisie, Libye (Kadhafi arraché du pouvoir au forceps) Egypte mais la Syrie c’est autre chose avec tous ces morts !..

  • permalien beasamois :
    18 septembre 2013 @18h01   « »

    En Syrie, les médecins soignent au mépris de leur vie, plus particulièrement ceux qui viennent au secours de blessés. Dès le début de la répression des manifestations pacifiques, les établissements de santé ont fait l’objet des descentes des Moukhabarat dans leur traque des manifestants blessés ( emmenés ou achevés sur place) ou ont été directement la cible de bombardements. Nombreux sont les médecins qui ont perdu la vie ou ont été enlevés, leur famille pourchassée. Des médecins syriens et non syriens se sont très tôt mobilisés. Aussi, l’appel des 55 médecins doit-il être soutenu pour qu’enfin le droit international humanitaire soit appliqué en Syrie tout en gageons que, pour sa part, le régime syrien n’entendra pas la demande qui lui est faite de " traduire en justice les auteurs de ces violations conformément aux normes internationales."

  • permalien JMG :
    18 septembre 2013 @18h18   « »

    "L’augmentation exponentielle du nombre de malades est une conséquence directe du conflit, mais elle résulte aussi de la détérioration du système de santé public syrien, autrefois sophistiqué"

    Autrefois sophistiqué ? Quand ? A l’époque de la dictature du parti Baas ?

    Ainsi, cette effrayante dictature avait mis en place un système de santé public sophistiqué. C’est un point intéressant car peu connu.

    Mais si elle feignait de se préoccuper de la santé des citoyens syriens, c’est sans doute pour mieux pouvoir les massacrer ... plus tard.

  • permalien Аnnеttе :
    18 septembre 2013 @18h28   « »

    Vouloir aider à soigner les victimes en Syrie c’est tout à fait louable, mais ne serait-il pas plus urgent, si l’on peut dire, pertinent, devrait-on plutôt dire, de contraindre les Machiavels qui alimentent ce conflit de l’extérieur à cesser d’y envoyer des mercenaires, des armes, des pétrodollars et des moyens logistiques et de renseignement afin d’y semer le chaos et la terreur comme c’est le cas depuis deux ans et demi ?

    Il ne faut pas se voiler la face, il se passe en Syrie ce qu’il se passait il y a quelques siècles et millénaires et ce jusqu’au début du siècle dernier avant la Révolution chinoise, des seigneurs enrôlaient des armées privées de mercenaires pour faire la guerre à d’autres seigneurs, d’autres peuples, pour assouvir des lubies barbares et cruelles ou s’octroyer de nouvelles ressources.

    C’est exactement ce que font depuis plus de deux ans la dite Arabie saoudite et les Emirats du Golfe persique, et cela n’a rien d’étonnant que des obscurantistes se livrent à des pratiques moyenâgeuses car, pour paraphraser les Iraniens, ils ne sont même pas tout juste sortis du Moyen-Age comme disent certains, ils vivent en plein dedans e tout le monde en malheureusement la preuve aujourd’hui.

    Ces Machiavels n’agissent pas dans le secret, ils le font avec le plein accord des puissances occidentales qui les bénissent en toute connaissance de cause.

    Alors cessons un peu toutes ces hypocrisies, l’humanitaire en laissant sciemment le conflit, ou la guerre devrait-on plutôt dire, c’est indécent, on voudrait envoyer des médecins étranger pendant que des djihadistes tuent des médecins syriens outre des civils ? C’est une blague de très mauvais gout ou quoi ?

    Croyez-vous qu’un médecin digne de ce nom irait tenter de soigner une victime que l’on laisserait se faire rouer de coups par ses agresseurs ?

  • permalien JMG :
    18 septembre 2013 @18h31   « »

    Alain Gresh : "Encore faudrait-il que l’autre pays qui dispose de ces armements au Proche-Orient, à savoir Israël, signe la convention sur les armes chimiques et accepte la discussion sur son arsenal nucléaire."

    Ce que dit le Suédois Hans Blix, ancien président de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies :

    « Les armes chimiques doivent être bannies de tout le Moyen-Orient, où l’on a tendance à les considérer comme le nucléaire du pauvre. En plus de la Syrie, l’Egypte n’a pas signé la Convention de 1993 interdisant leur usage et leur production.

    Une conférence devait se dérouler à Helsinki, en 2012, sous la bannière des Nations unies, pour progresser dans le sens d’un désarmement régional.

    Mais les Etats-Unis ont empêché sa tenue. Ils redoutaient qu’une telle réunion ne détourne l’attention de la communauté internationale du programme nucléaire iranien et ne la reporte sur Israël, qui a signé mais n’a pas ratifié la Convention de 1993 et que l’on soupçonne de posséder un arsenal chimique. » (Le Monde, 14/09/2013 p. 3).

  • permalien Wilmotte Karim :
    18 septembre 2013 @18h52   « »

    to@Nathan

    C’est une figure de style... qui ne veut rien dire.
    Tant qu’a faire, essayer de dire "des choses".

    Ils "construisent"... oui mais... "quoi" ?

    La remarque qui vous est faites est peut-être abrupte.
    Elle démonte les évidence habituelle (et on le voit, cela vous déstabilise et vous êtes incapable de penser en dehors de vos évidences boiteuses).

    Mais elle pose cette question cruciale : ils construisent "quoi", exactement ? Le 21-em ? C’est un concept creux. Utile quand on a besoin de figure de style pour camoufler le néant de sa pensée.

  • permalien beasamois :
    18 septembre 2013 @19h13   « »

    http://therepublicgs.net/2013/09/15...

    The dehumanisation of Syrians was painfully illustrated by the debate that ensued after the chemical weapons attack on 21 August in the Damascus countryside. The victims were treated as mere footnotes by the international community, the mainstream media, and the anti-war camp. For western governments who draw a « red line » with chemical weapons-use – and Israel’s interests – the red blood of Syrian children slaughtered with conventional weapons by the regime and its militias is not sufficiently outrageous. The whole discourse, .. is about chemical weapons, not about the criminal who used chemical weapons, the people murdered by them, or the greater number of people murdered with guns.

    For mainstream media, the Syrian people are stripped of their voices and agency and the Syrian revolution is instead a « civil war » between two evils : a secular dictator versus flesh-eating, bearded Islamists. Nowhere to be seen or heard is the astounding defiance and communal solidarity that has kept the revolution alive despite all odds ; the brave struggle against the oppressive « Islamic State in Iraq and Syria » that controls large parts of the « liberated » areas in Northern Syria ; and the ongoing grassroots initiatives and protests against both the regime as well as the Islamist extremists.
    (...)That his regime has systematically arrested peaceful and secular activists while releasing Al Qaeda-affiliated terrorists matters less. (...)
    It is cynically ironic for anti-war groups to remain silent about the deadly torture of over 2,000 Syrian political prisoners as they protest together with Syrian regime supporters and right-wing Islamophobes against a potential US strike on Syria. As these pacifist groups (rightly) blast Western governments for their hypocrisy, they should take a second to think about their own hypocrisy in abandoning the Syrian revolution since day one, long before it was militarised.

    ..., yet focus their energies on opposing a potential US war on Syria on the one hand, while condoning the actual war launched by the Syrian regime on the other. Even though the self-proclaimed « anti-imperialist » pacifists maintain that they are anti-intervention on principle, they only object to Western intervention in Syria while saying nothing about Iran and Russia’s far more flagrant and aggressive intervention. While it is understandable that opposing their own government’s abuses should be priority, this does not justify supporting a genocidal regime, downplaying its crimes, and turning their backs to the heroic struggle of the Syrian people. For it is such struggles against totalitarianism, as any « leftist » worthy of the name would not need be reminded, that exist as nascent fronts in the larger fight for a global humanity living and dying under the boot and the indignity of them all.

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2013 @19h20   « »

    Wilmotte Karim : 18 septembre @18h52

    Mais elle pose cette question cruciale : ils construisent "quoi", exactement ? Le 21-em ? C’est un concept creux. Utile quand on a besoin de figure de style pour camoufler le néant de sa pensée

    Libre à vous de retourner à l’âge de pierre, si ça vous chante... Comme à Alep... C’est évidemment plus facile de détruire une chose que de la créer. Détruire, c’est facile. Construire, c’est autre chose. Construire, c’est remonter la pente de l’entropie et du chaos qui guette. Construire une maison, construire un pays, construire un avenir pour ses enfants, construire une planète vivable, construire une coexistence pacifiée entre gens différents...

  • permalien Shiv7 :
    18 septembre 2013 @19h31   « »

    Nathan

    Construire, c’est remonter la pente de l’entropie et du chaos qui guette.

    Toutes constructions participe de l’entropie du fait qu’elle dégrade une énergie..

    Il n’y a que l’harmonisation, le non agir, la contemplation qui soient non entropique..

  • permalien Nathan :
    18 septembre 2013 @20h41   « »

    Shiv7 : 18 septembre @19h31

    Il n’y a que l’harmonisation, le non agir, la contemplation qui soient non entropique..

    Si vous êtes pris au milieu d’une tornade ou à proximité d’une centrale nucléaire qui prend l’eau, je doute que votre non-agir vous soit très utiles. Mais passons...

    Je trouve que cette discussion est surréaliste. J’ai utilisé une formule malheureuse et sans doute sommaire pour signifier que la Syrie régressait alors que d’autres pays allaient de l’avant.

    Je suis d’accord sur un point avec Ph. Arnaud : la notion de progrès est critiquable. Un progrès économique et technique peut s’accompagner d’une régression sociale. Un progrès matériel dans un pays comme le Brésil s’accompagne aussi d’une destruction d’une ressource naturelle comme l’Amazonie. La construction impressionnante des mégapoles en Chine s’accompagne aussi d’une destruction aussi impressionnante de sites traditionnels, sans parler de la pollution qu’elle engendre.

    En revanche, je trouve un peu hypocrite de se mettre soudainement à questionner la notion de progrès dans des pays qui vivent en quelque sorte leurs "trente glorieuses" pour minimiser, voire justifier le chaos qui frappe la Syrie.

    Par n’importe quel bout qu’on le prenne, quand on passe de 5000 médecins à 50, c’est une régression.

  • permalien Laurent Szyster :
    18 septembre 2013 @21h31   « »

    Des images tournées par des reporters iraniens au sein d’une unité de "coopérants" militaires envoyés en Syrie par les mollahs. Au lieu de revenir en Iran avec leurs sujets et auteurs, morts dans une embuscade, elles ont finies entre les mains des insurgés.

    “Islam versus the nonbelievers”

    Dutch TV recently broadcast a fascinating video of Iranian military forces working in Syria with government forces. The video was shot by an Iranian cameraman who was killed in a clash with rebels, and the rebels turned over the video to journalist Roozbeh Kaboly of the Dutch National Television program Nieuwsuur (Newshour).

    Entre autre considérations peu amènes à l’égard des Syriens, il y a cet échange sarcastique à 4min19s (qui aurait sans doute été coupé au montage si ses auteurs avait connu un destin moins funeste) :

    "Quand nous sommes arrivés il n’y avait aucun être humain. Ils avaient fuis le village."

    "Il n’y a toujours pas d’être humains, seulement des Arabes."

    (rires)

    Et ça c’est ce que dise leurs "alliés", leurs "frères" ...

  • permalien chb :
    18 septembre 2013 @23h10   « »
    Ingérence humanitaire en Syrie, ça revient.

    Al Assad doit abandonner presto ses ADM. En pleine guerre, il se laisse convaincre d’abandonner un outil de dissuasion, d’organiser (et financer ?) leur destruction, qui passe par une dangereuse exposition des lieux de stockage et des produits eux-mêmes à de possibles roquettes... soit. Nul doute que des obstacles "imprévisibles" ralentiront le processus, dont la naissance a au moins permis de repousser les bombardements.

    Et voilà qu’al Assad doit aussi ouvrir ses frontières aux soigneurs, après avoir subi l’entrée de hordes de saigneurs ? Voilà donc bientôt une exigence de "couloirs humanitaires", vus dans d’autres conflits. Le régime accepterait ça aussi, sans une forte pression du genre bombardement et troupes sur le terrain ?
    Et qui est prêt à reconstruire les hôpitaux, à convaincre tous les toubibs alépins qui ont fui de revenir ? Sans même un cessez-le-feu ?
    Bien évidemment, il faudra sécuriser. Alors, qui est en mesure d’imposer le cessez-le-feu alors que les livraisons d’armes continuent ; qu’Obama lève les restrictions de fournitures US aux terroristes ; que Poutine va compenser d’une façon ou d’une autre les pertes dans les arsenaux de son protégé ?
    Une organisation comme MSF, impliquée du côté "libéré", sera-t-elle crédible pour prendre en charge toutes les victimes, tous les blessés, sans aucune pression de l’un ou de l’autre des protagonistes ? Alors qu’on annonce de nouvelles attaques contre des structures médicales et leurs patients !

    L’appel à protéger a été entendu à propos de la Syrie depuis deux ans. Celui-ci est-il crédible, sincère, non partisan et impossible à détourner, ou est-ce juste un élément de propagande, encore ?
    Le plus sûr, ce serait la cessation des hostilités, celle qui est introuvable depuis le début.

  • permalien saintyves :
    19 septembre 2013 @01h56   « »

    @ Аnnеttе :

    (projet impérialosioniste sioniste de destruction de la Syrie) (1)

    C’est exactement ce que font depuis plus de deux ans la dite Arabie saoudite et les Emirats du Golfe persique, et cela n’a rien d’étonnant que des obscurantistes se livrent à des pratiques moyenâgeuses car, pour paraphraser les Iraniens, ils ne sont même pas tout juste sortis du Moyen-Age comme disent certains, ils vivent en plein dedans e tout le monde en malheureusement la preuve aujourd’hui.

    d’accord avec toi à %, j’estime qu’on assiste aujourd’hui à une conspiration qui consiste en la destruction de la Syrie en tant qu’état, comme fut le cas pour l’Irak.

    En Syrie il s’agit bel et bien du meme projet de conspiration oui je dis bien conspiration, cette fois contre la Syrie en tant qu’état qui représente une menace potentielle pour l’état d’Israel, quoique je devine déjà la réaction des Nathan et Cie qui se frottent les mains pour préparer les reponses d’usage à l’intention de leurs contradicteurs qui osent prononcer le mot "conspiration", qui est utilisée par les sionistes comme une arme fatale, au meme titre que les accusations d’antisémitisme de révisionnisme et de négationnisme, pour discréditer toute tentative de critique contre l’état sioniste Israel.

    le scénario de cette conspiration avait commencé par l’exécution par le Mossad de l’opération criminelle de l’attentat le 16/7/06 contre le president Rafiq Hariri pour ensuite en accuser tacitement la Syrie, accusation qui consistait, en un premier lieu à obliger la Syrie de quitter le Liban (en faisant preuve par les dirigeants occidentaux de la plus hypocrite complaisance contre l’occupation du territoire libanais par Israel)

    Toutes les dispositions avaient ete prises pour faire endosser la responsabilité à la Syrie, l’organisation sioniste occulte (encore un pléonasme qui va susciter l’intervention du sioniste de service Nathan) internationale, avait utilisé tous les moyens pour écarter la piste interdite sioniste de toutes les enquêtes sur le triste éventement, allant jusqu’au choix des juges internationaux qui conduiront l’enquete

  • permalien saintyves :
    19 septembre 2013 @02h11   « »

    (projet impérialosioniste sioniste de destruction de la Syrie) (suite et fin)

    La suite du scénario fomenté par cette nébuleuse imperialosioniste est entrain de se dérouler devant nos yeux impuissant.

    Ceci dit, le soulèvement populaire dans le cadre du printemps arabe, contre la dictature des Assad est légitime, ce qui ne l’est pas c’est l’acceptation par les révolutionnaires de l’aide et de l’assistance militaire et financière étrangère, offerte hypocritement par des intervenants de tout bord qui n’hésiteront pas à imposer tôt ou tard leur agendas politiques ou confessionnels, ou les deux à la fois, et ainsi détourner la révolution syrienne de son objectif initial, qui est la démocratie.

    Logiquement (terme que n’arrive pas à comprendre notre sioniste de service Nathan) aucune révolution digne de ce nom, qui n’a aucun antécédent d’expérience dans le domaine de la guérilla, ne se hasarderait à défier militairement un régime qui dispose d’une armée aussi structurée et bien armée que celle du régime Assad.

  • permalien HN :
    19 septembre 2013 @12h02   « »

    construire une coexistence pacifiée entre gens différents...

    MDR... Vous manquez pas de culot vous !

  • permalien Yasmina :
    19 septembre 2013 @16h10   « »

    Saint Yves :

    Bonjour,

    juste vous signaler que l’attentat R. Hariri c’est le jour de la St Valentin en 2005 ( donc le 14/02/2005) quelques mois apres l’adoption de la résolution 1559
    adoptée le 2 septembre 2004 par le Conseil de sécurité de l’ONU, à l’initiative conjointe de la France et des USA.

    Toutefois, au delà de la souffrance, il y a une prise de conscience chez les Syriens, les Iraquiens, les Libanais pour cette destruction programée. Il y a un esprit de resistance et de soutient à l’Etat. Un esprit de coopération, par delà les frontières Il faut vivre et bien connaitre la région pour s’en rendre compte. A terme il y aura une vraie Renaissance. C’est irresistible. J’ai confiance et je suis optimiste sur le moyen terme( 20/25 ans).

    Je sais, je suis une complotiste. Au fait , c’est la CIA qui a inventé ce concept pour faire honte,( donc les faire taire) à ceux qui ne croyaient pas à la version officielle( rapport Warren) apres l’assassinat du President Kennedy.

  • permalien saintyves :
    19 septembre 2013 @18h35   « »

    @ Yasmina 19 septembre @16h10

    Toutefois, au delà de la souffrance, il y a une prise de conscience chez les Syriens, les Iraquiens, les Libanais pour cette destruction programée. Il y a un esprit de resistance et de soutient à l’Etat. Un esprit de coopération, par delà les frontières Il faut vivre et bien connaitre la région pour s’en rendre compte. A terme il y aura une vraie Renaissance. C’est irresistible. J’ai confiance et je suis optimiste sur le moyen terme( 20/25 ans).

    merci Yasmina pour ces précisions, moi aussi j’ai confiance en la volonté des peuples, mais j’estime cependant que le regain de tension confessionnel entre chiites et sunnites salafistes, exacerbé par les fatwas de savants religieux sans scrupule, risque d’intensifier les affrontements sanglants qui secouent la région, et multiplier le nombre de victimes innocentes.

  • permalien Nathan :
    19 septembre 2013 @18h59   « »

    Le TSL a conclu que 4 membres (au moins) du hezbollah ont organisé et commis l’attentat contre Rafiq Hariri.

    Ils nient que le hezbollah ait trempé dans l’assassinat de Hariri...

    Ils nient que les Syriens aient commandité les nombreux assassinats de personnalités libanaises.

    Ils nient l’armée du dictateur Assad ait gazé la population de Damas.

    Ils nient que les attentats contre les tours jumelles furent commis par al-Qaida.

    Ils nient que les dinosaures ont peuplé la planète.

    Ils nient que la terre est ronde.

    Ils nient, ils accusent, ils nient, ils accusent... Quelle stérilité ! Quelle misère intellectuelle !

  • permalien Аnnеttе :
    19 septembre 2013 @19h18   « »

    Nathan

    "(...)
    Ils nient que les dinosaures ont peuplé la planète.
    (...)"

    Moi à votre place je n’aurai pas mis cette ligne là ... une erreur peut-être ?

    C’est bien connu que l’on peut se tirer une balle dans le pied par accident, et ça doit faire très mal j’imagine. :-(

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    19 septembre 2013 @19h27   « »

    à Annette :

    Je voudrais savoir pourquoi êtes- vous pro Assad ?

  • permalien Аnnеttе :
    19 septembre 2013 @19h32   « »

    PS :

    Ceci étant j’en ai aussi entendu affirmer le plus sérieusement du monde que l’offencive barbare contre les civils de la Bande de Gaza, en 2008 si j’ai bonne mémoire, était quasiment une opératin humanitaire, alors vous me semblez bien mal placé pour parler de négationisme...

    Commencez-dont par faire le ménage à la maison mon ami, avant de tenter de faire faire la morale aux autres d’une manière aussi grotesque et avec une telle mauvaise foi ! :-)

  • permalien Аnnеttе :
    19 septembre 2013 @19h36   « »

    Matthias Sauvergeat

    à Annette :

    Je voudrais savoir pourquoi êtes- vous pro Assad ?

    Moi je serais curieuse de savoir ce que vous pourriez bien avoir entre vos deux oreilles qui permettent de les maintenir en place ! :-)

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    19 septembre 2013 @19h57   « »

    à Annette :

    J’ai comme vous une tête : cela ne réponds pas à la question !..

  • permalien Аnnеttе :
    19 septembre 2013 @20h01   « »

    Matthias Sauvergeat

    à Annette :

    J’ai comme vous une tête : cela ne réponds pas à la question !..

    Partiellement seulement, reste encore à savoir de quoi elle pourrait bien être remplie ... le cas échéant. :-)

  • permalien chb :
    19 septembre 2013 @20h48   « »
    Pourquoi "pro Assad" ?

    Même si M Sauvergeat ne me le demande pas, je voudrais lui répondre qu’il n’y a pas besoin d’être pro Assad pour prendre conscience du besoin irrépréssible des F-UK-US et de leurs alliés peu démocrates du Golfe :
    - de faire passer les syriens et les iraniens pour des affreux plus cruels et menteurs qu’eux-mêmes, en contradiction avec l’histoire,
    - d’affaiblir le « régime » syrien par tous les moyens, en utilisant et en attisant le mécontentement dans le pays, en s’appuyant sur des terroristes « efficaces » que la propagande dépeint comme populaires et démocrates, et puis en montant un bobard sur les ADM...
    - de reconnaître comme représentatifs (« légitimes » !?) des gens inconnus en Syrie, et qui n’ont pas de programme social hors leur idéologie sectaire dont la seule qualité est la compatibilité avec les intérêts pétroliers, financiers, géo stratégiques d’ennemis avoués de la Syrie.
    Même sans connaître Alep, on se souvient assez des origines des calvaires endurés par les irakiens, les afghans, les serbes, les vietnamiens, les sud américains... pour se méfier des intentions de la « communauté internationale » aux interventions faussement humanitaires.
    Si l’on a une sensibilité moins sioniste, on se méfie aussi de l’expansionisme assassin de l’Israël, et on est compréhensif à l’égard de ceux qui lui résistent.
    La froideur du gouvernement français (qui prétend sauver des civils et la démocratie), à l’égard des chrétiens, chiites, alouites, arméniens, druzes, kurdes etc. de Syrie met aussi la puce à l’oreille lorsqu’elle veut armer... des bandes contrôlées par al Qaeda, et s’apprête à bombarder pour les aider !
    Quand Alain Juppé (repris de justice pour corruption) vitupérait faute de mieux la compulsion acheteuse de Mme al Assad ; quand la Saoudie reprochait à l’armée syrienne la répression qu’elle-même appuyait au Bahreïn et fait subir à ses citoyens ; quand on a combattu au Sahel des islamistes armés que l’on aide en Libye ou en Syrie ; quand notre diplomatie et la majorité des organes de presse minimisent les enjeux réels du conflit ; etc. etc.
    … on se dit que l’affreux boucher de Damas n’est peut-être pas si mauvais bougre que ça.
    D’ailleurs, il y a peu de temps, nos républicains pointilleux s’en accommodaient fort bien, des répression contre les Frères, torture sous-traitée pour Guantanamo, clientélisme, prise en charge des réfugiés palestiniens ou irakiens, réformes libérales et inégalités, stabilité inouïe du régime et son apathie au Golan... Le bon Docteur Courage avait assumé la succession, ouf !

    Que (sur)vive Bachar al Assad jusqu’aux élections présidentielles, que les occidentaux retirent leurs mercenaires fouteurs de chaos, et laissent les syriens reconstruire leur vie, enfin !

  • permalien Sakhra :
    19 septembre 2013 @21h05   « »

    Aslama, Yasmina

    Je sais, je suis une complotiste. Au fait , c’est la CIA qui a inventé ce concept pour faire honte,( donc les faire taire) à ceux qui ne croyaient pas à la version officielle( rapport Warren) apres l’assassinat du President Kennedy.

    Mais vous n’êtes pas seule, bienvenue au Club ! Nous sommes très nombreux !

  • permalien Caligula :
    19 septembre 2013 @21h05   « »

    Nathan,

    Quelle misère intellectuelle !

    Aujourd’hui, je ne tire pas sur l’ambulance. En plus, ce serait trop facile...

  • permalien JMG :
    19 septembre 2013 @21h10   « »

    Alain Gresh : "L’accord auquel sont parvenus les Etats-Unis et la Russie sur les armes chimiques en Syrie est incontestablement un pas en avant. Il permet d’éviter des bombardements sur ce pays, dont les premières victimes seraient des civils. "

    Il ne le permet que provisoirement car un nouveau prétexte pour bombarder la Syrie ne tardera pas à surgir.

    Malheureusement, ce n’est que partie remise.

  • permalien JMG :
    19 septembre 2013 @21h48   « »

    Ph. Arnaud : "Pour certains cadres de l’Eglise catholique (qui ont le vent en poupe), construire le XXIe siècle, c’est revenir un siècle en arrière et revenir à l’autorité et à la soumission des femmes."

    Un siècle seulement ? Plusieurs siècles en arrière, vous voulez dire. Revenir à la période antérieure à 1789 (avant que tout se détraque) serait parfait.

    P.S. Avez-vous remarqué le retour en force de la figure du diable dans le discours papal après 50 ans d’éclipse ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    19 septembre 2013 @22h22   « »

    JMG

    - Vous dites : "Un siècle seulement ? Plusieurs siècles en arrière, vous voulez dire. Revenir à la période antérieure à 1789 (avant que tout se détraque) serait parfait."

    - Pourquoi dis-je un siècle ? Parce qu’un siècle nous ramène au pontificat de Pie X, un pape qui choisit ce nom en hommage au moins à trois de ses prédécesseurs du même nom (Pie VII, Pie VIII et Pie IX) qui s’étaient montrés extrêmement réactionnaires, en particulier Pie IX.

    - Parce que Pie X (1903-1914) se montra particulièrement raide, par sa condamnation du modernisme, du Sillon, de la loi de Séparation, par sa tolérance envers l’Action française.

    - Parce que Pie X clôt le "long" XIXe siècle (1789-1914), siècle qui, pour l’Eglise, débuta par le traumatisme de la Révolution française et qui amena l’Eglise à se montrer systématiquement réactionnaire dans les domaines de la politique, du social, des moeurs, des arts, de la littérature et des sciences et qui la vit prendre le contrepied de toutes les évolutions de la société.

    - Parce que la Révolution et tout ce qu’elle entraîna (vente des biens nationaux, déchristianisation, contestation des hiérarchies) eut sur l’Eglise catholique le même effet qu’eut la Réforme en 1517 : celui de durcir, jusqu’à la caricature, tous les traits qui lui étaient reprochés par ses adversaires.

    - Il faut bien considérer qu’avant 1789, l’Eglise était tout cela, mais inconsciemment, elle "laissait couler" parce qu’elle détenait le pouvoir. Après 1789, et tout le XIXe siècle - et sans doute jusqu’au concile Vatican II - elle a bâti toute une théorie, toute une pratique de contre-société qui inverse point par point le sens des valeurs de la société civile.

    - Après 1789, l’Eglise, idéologiquement, intellectuellement, politiquement, est sur la défensive : certes, elle donne des coups, mais elle ne les donne qu’en riposte, l’initiative lui échappe et une telle situation finit par ossifier l’esprit.

    - Je ne sais rien du retour du diable, mais ce que je sais, c’est que les mouvements les plus réactionnaires de l’Eglise (reportez-vous à Golias pour les connaître) ont le vent en poupe.

  • permalien chb :
    19 septembre 2013 @22h45   « »

    @ JMG

    « L’accord (…) permet d’éviter des bombardements sur ce pays »
    Il ne le permet que provisoirement  

    Effectivement : bien qu’ayant perdu un prétexte à l’intervention, Washington qui continue d’armer les insurgés, même ceux qu’il avait précédemment sur sa liste noire, pourrait (tenter de) tirer profit de la disparition des armes de dissuasion de la Syrie. Les russes nous sauveront-il une deuxième fois de la guerre (mondiale ?), quand nos bellicistes repartiront dans une nouvelle escalade de rodomontades et ultimatums mensongers ?

  • permalien Аnnеttе :
    19 septembre 2013 @23h50   « »

    @ chb

    Personnellement je serais prête à parier qu’Obama ne s’y risquera sûrement plus jusqu’à la fin de son mandat, les Russes lui ont sauvé in extremis la mise en sautant sur la bourde monumentale de Kerry à Londres, il doit être trop content de s’en sortir comme ça, car s’il s’était pris un refus du Congrès, ce qui était plus que probable, il se serait pris aussi très probablement un crash historique en ne finissant peut-être même pas son mandat.

    Je pense que dorénavant dans son entourage on doit éviter l’expression "red line" afin de ne pas le mettre de très mauvaise humeur...

    Alors une fois son mandat fini, nobody knows but Jesus, comme ils disent...

    Mieux vaut attendre de le voir avant de crier au loup, non ?

  • permalien chb :
    20 septembre 2013 @01h41   « »

    @ Annette
    Obama hors course pour le bombardement ? C’est probable pour le moment, mais l’autre façon d’exploser la Syrie n’est pas oubliée : le soutien plus ou moins ouvert aux putschistes « islamistes ».
    D de Villepin, au-delà de sa vertueuse posture contre l’intervention évoquant 2003, a donné son objectif : un démantèlement négocié du pays. Selon des lignes plus ou moins communautaires, conformément au plan occidental prêt dès 2011. Le harcèlement de l’Iran serait alors renforcé, pendant que l’épuration meurtrière continuerait de ravager la Syrie, hors du champ médiatique cette fois si l’on en juge par le traitement de la situation en Libye.
    Quant à attendre de voir, on a déjà donné : ça a bien failli tourner mal au début du mois, non ? Les quelques organisations de gauche qui se sont en hâte prononcées contre l’intervention n’ont guère eu le temps de mobiliser des citoyens encore tout abasourdis de propagande contre le « boucher ».
    Maintenant que le ridicule de notre diplomatie est patent, faut rien lâcher.
    http://i2.wp.com/everything-pr.com/...

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @07h17   « »

    @ chb

    Pour la position de Dominique de Villepin cela vous étonne-t-il ? N’était-ce pas alors qu’il était à la tête de diplomatie française que la France, conjointement avec Uncle Sam, a tordu le bras à la Syrie pour qu’elle quitte le Liban, laissant un boulevard vide aux sionistes pour ravager le Liban en été 2006 et y faire un nouveau carnage ?

    N’est-il pas avec son mentor Jacques Chirac le meilleur ami du monde du clan mafieux libano-saoudien Hariri ? Des gens qui savent se montrer très reconnaissants d’ailleurs, comme en fournissant gracieusement à ce même Jacques Chirac un appartement parisien du côté des Champs Elysées depuis son départ de l’Elysée histoire qui ne soit pas dépaysé de ses petites habitudes dans le 8ème arrondissement ?

    Et au P$ sont-ils mieux croyez-vous ? Cela vous a-t-il étonné d’entendre un Hubert Védrine saluer la détermination de l’actuel chef de l’Etat français à vouloir punir le régime syrien, en louant au passage l’intervention militaire néocoloniale au Mali ? Je ne sais pas bien d’ailleurs s’il convient de parler du Mali ou de l’Afrique Occidentale Française comme au temps bénit des colonies ? Vous me direz que c’était déjà Hubert Védrine en tant que ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Lionel Jospin (sous Chirac, encore lui) qui avait imploré à genoux les Yankee afin que la France puisse participer à l’invasion de l’Afghanistan, c’est un récidiviste...

    Quant à armer des mercenaires djihadistes en Syrie n’est-ce pas de toutes façons ce qui se passe déjà depuis plus de deux ans ? Je doute fort que pour les Syriens cela change grand-chose de savoir qui sont les généreux sponsors de leurs bourreaux. Sans parler du soutien logistique, des renseignements, propagandiste, politique etc. qui est de facto déjà effectif depuis belle lurette...

    Pur ce qu’il s’agit de l’Iran, la France n’est-elle pas de fait, tout comme les USA déjà en guerre contre ce pays depuis 1979 ? (ou 1981 si vous préférez)

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @08h22   « »

    Le président iranien Rouhani a déclaré hier que son pays "ne fabriquerait jamais la bombe atomique".

    En tout cas, ils se donnent un mal de chien pour "ne pas fabriquer la bombe atomique"

    - trois usines d’enrichissement de l’uranium à Natanz, à Ispahan et à Fordow, cette dernière étant enfouie sous une montagne

    - un réacteur à eau lourde à Arak qui produira bientôt du plutonium

    - un centre de fabrication de dispositifs pour les futures têtes nucléaires à Parchin.

    Sans parler de tout ce qu’on ignore…

    A mon avis, quand Rouhani dit que l’Iran ne fabriquera pas de "bombe atomique", c’est probablement une mauvaise traduction du farsi.

    Il est probable que là-bas, ils n’appellent pas ça "la bombe atomique" mais autre chose, du genre "le glaive d’Allah".

    C’est comme pour l’expression "détruire Israël". Là-bas, on dit (plus poétiquement) "effacer l’entité sioniste des pages du temps". Ça a globalement la même signification que "détruire Israël" mais c’est dit autrement.

    Probable que c’est la même chose pour "bombe atomique".

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    20 septembre 2013 @08h41   « »

    à chb :

    La guerre du Vietnam (comme la guerre d’Algérie) c’est "la faute" à la colonisation française.

    Je ne suis pas un fanatique du bombardement de la Syrie. Comme j’ai pu le dire j’ai dans ma famille (soeur) qui travaille dans les pays arabes et a des amis Syriens et Iraniens (les amis de mes amis sont mes amis !).

    Après que faire : si le gouvernement iranien s’obstine à vouloir fabriquer la bombe atomique pour le plus grand malheur de sa population (comme Bachar de s’accrocher au pouvoir) cela ne peut mener qu’à la guerre malheureusement (pour les amis Syriens et Iraniens !)...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    20 septembre 2013 @08h47   « »

    Solidarité ouvrière pourrait-on dire aussi. (Obama n’est pas un impérialiste du moins je n’ai pas envie de le qualifier ainsi : ce mot veut-il encore dire quelque chose aujourd’hui ?)...

    Je ne comprends pas la position russe de préférer soutenir un dictateur plutôt qu’un milliard d’êtres humains (EU et UE) et même plus : cet histoire de désarmement chimique en Syrie est-elle sérieuse, aboutira-t’elle a un réel désarmement ?

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2013 @09h02   « »

    Nathan

    - Comment l’Iran pourrait-il bien vouloir effacer Israël de la carte ?

    - L’Iran, en effet, est engagé à fond dans la défense de la cause palestinienne et n’a de cesse de vouloir faire advenir la Palestine.

    - L’un de ses premiers gestes, d’ailleurs - et ô combien symbolique ! - a été de donner les locaux de l’ambassade d’Israël à l’OLP.

    - Or, si l’Iran usait de l’arme nucléaire contre Israël, il tuerait du même coup les Palestiniens (y compris de nationalité israélienne) tant les deux populations sont imbriquées.

    - Donc, l’Iran ne peut vouloir la destruction physique d’Israël. En revanche, je ne nie pas qu’il puisse en vouloir la disparition politique, c’est-à-dire, sans que des Israéliens soient tués - sauf, éventuellement, en tout petit nombre, que les Israéliens soient placés dans la même situation que les Pieds Noirs d’Algérie en 1962.

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @09h04   « »

    Un dessin vaut mieux qu’un long discours.

    L’artiste Khalid Albaih dit Khartoon :

    http:// www. bbc.co.uk/news/magazine-24142913

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @09h27   « »

    Pour les Israéliens, "disparition politique" équivaut à "destruction physique", c’est blanc turban et turban blanc. Pourquoi ? Parce que les Israéliens n’ont pas du tout l’intention de se laisser faire et de finir comme de vulgaires "pieds-noirs". Israël existe et les Israéliens s’estiment chez eux. J’ignore comment vous allez les persuader de déguerpir.

    Il ne suffit pas d’exiger quelque chose à propos d’un autre pays (avec lequel on a aucun contentieux territorial) et de le déclarer haut et fort. L’autre pays comprend très bien l’intention du pays belliciste (en paroles) et il n’a pas du tout l’intention de se laisser faire.

    Revenons au fil. De nombreux intervenants se moquent des fameux "droits de l’homme" et des interventions humanitaires... Ils sont opposés à tout droit d’ingérence dans des pays comme la Yougoslavie, la Libye, la Syrie etc. Que ce soit sous l’autorité des Nations-Unies ou non...

    D’accord. Mais ils doivent alors tirer toutes les conséquences de leurs opinions. Cela signifie désormais qu’un pouvoir dictatorial peut faire tout ce qu’il veut à l’intérieur de son espace territorial. Il peut massacrer une partie de son peuple, comme on l’a vu au Cambodge, sans que personne n’ait le droit d’intervenir, sans que personne ne puisse recourir au droit international pour arrêter les massacres.

    Dès lors qu’on est opposé au droit d’ingérence humanitaire, une partie importante du droit international s’écroule.

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @09h31   « »

    Nathan

    "Un dessin vaut mieux qu’un long discours. (...)"

    Vous faites sûrement référence à ce fou furieux de Netanyahou montrant un dessin digne de Wile E. Coyote & The Road Runner à la tribune de l’ONU tentant de convaince le monde entier qu’il est dingue alors que tout le monde est convaincu depuis très longtemps que c’est un fou dangereux bon à lier ? :-(

    Et les OVNI vous y croyez aussi Nathan ? :-)

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @09h44   « »

    Аnnеttе : 20 septembre @09h31

    Vous faites sûrement référence à ce fou furieux de Netanyahou

    Non, je faisais référence à un illustrateur soudanais du nom de Khartoon qui est très doué. Tout le monde en prend pour son grande et notamment votre petit chéri, le boucher Assad.

    Puisque je vous ai au bout du fil, je note que vous ne répondez jamais aux éléments matériels que l’on vous soumet.

    Hier, j’ai mis le lien du site de HRW, où il était indiqué, sur base du rapport des Nations-Unies, que les roquettes au sarin avaient probablement été tirées par la 104ème brigade des Gardiens de la république (l’armée syrienne).

    Pas de réponse de votre part. Silence radio.

    Avant-hier, je faisais état des interceptions radio des services secrets allemands et israéliens mettant en cause l’armée syrienne.

    Pas de réponse de votre part. Silence radio.

    Avant-avant-hier, j’ai mis en lien le site d’un spécialiste des armes, indiquant clairement quels types de vecteur et de lanceur avaient été utilisés lors de l’attaque du 21 août.

    Pas de réponse de votre part. Silence radio.

    A part faire des espèces de ronds de jambes et des effets de manche, est-ce que vous êtes capable d’argumenter ? J’en doute fort.

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @09h47   « »

    @ Nathan

    Arf ! Voilà que les sionistes défendraient le droit international !!!!

    En remontant jusqu’en 1948 au minimum vous avez du pain sur la planche pour joindre le geste à la parole et rectifier toutes vos légères "négligences", vous n’êtes pas sortis de l’auberge, autant vous autodétruire carrément, ce sera plus simple ! :-)

    En outre comme l’a rappelé Vladimir Poutine dans sa lettre ouverte aux Américains et autres faucons, le droit internationnal ce n’est pas l’auberge espagnole et les misérables arguments que vous avancez ne sont pas valides, les conditions requises ne sont pas satisfaites, ne vous en déplaise, pour une intervention militaire étrangère sous mandat de l’ONU, cessez de prendre les gens pour des buses !

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @09h53   « »

    Nathan

    "(...) Pas de réponse de votre part. Silence radio. (...)"

    Quiconque jettera un oeil sur le fil en question pourra constater que vous êtes un fiéfé menteur, c’est très laid de mentir Nathan, on ne vous l’a pa appris ? (tout comme voler d’ailleurs...)

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @09h56   « »

    PS :

    Et répéter en boucle des mensonges éhontés, c’est un signe patent de sénilité ! :-(

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @09h57   « »

    Аnnеttе : 20 septembre @09h47

    Arf ! Voilà que les sionistes défendraient le droit international !!!!

    D’abord, je ne suis pas sioniste. Je suis pour le droit à l’existence d’Israël, nuance...

    Ensuite, je posais la question du droit à l’ingérence, et ceci de manière générale. Cessez de croire que l’on ne s’intéresse qu’à l’avenir de votre petit chéri Assad et de sa clique au pouvoir. Le jour où il partira, vous ne serez plus payée et il vous faudra trouver un métier plus honorable. C’est un mauvais moment à passer mais il n’y a pas de quoi faire un drame.

  • permalien Orangerouge :
    20 septembre 2013 @10h25   « »

    Droit à l’existence de quel état ? L’état ethnique réservé à ces juifs maladivement racistes ? Dans quelles frontières ?

    Ca suffit l’immonde hypocrisie du peuple élu pour être raciste.

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @10h28   « »

    @ Nathan

    Vous devez être un amateur de romans d’espionage j’imagine, ou peut-être prenez-vous votre cas pour une généralité ?

    Si vous aviez lu mes commentaires vous sauriez que je ne suis pour le moins pas fan du régime mafieux du clan Al-Assad & fils, ce que vous dites est grotesque comme d’habitude.

    De plus contrairement à vos mentors de l’entité coloniale sioniste je ne crois pas savoir que le régime syrien ait lancé aux quattre coins du monde des appels à candidatures pour des postes de trollers dument rétribués, vous vous enterrez vous-même mon pauvre ami. :-)

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @10h34   « »

    Orangerouge : 20 septembre @10h25

    Droit à l’existence de quel état ? L’état ethnique réservé à ces juifs maladivement racistes ? Dans quelles frontières ?

    Les juifs ont surtout été des victimes du racisme. Ils ont été les victimes de racistes dans votre genre. Et c’est pour cette raison qu’un certain nombre d’entre eux a estimé qu’il était préférable d’avoir leur propre Etat. Voyez-vous, en Israël, ils n’ont plus besoin de supporter des gens dans votre genre. C’est déjà ça de gagné. Vous ne pouvez pas imaginer la libération que ça représente...

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @10h41   « »

    @ Nathan

    Ne mêlez donc pas la communaué mondiale juive à votre sale histoire de sionisme, nombre d’entre eux sont anti-sionistes, vous les insultez ce faisant.

  • permalien @@@ :
    20 septembre 2013 @10h45   « »

    Pauvre vie que la votre pour baver des le matin jusqu’au crépuscule

  • permalien Orangerouge :
    20 septembre 2013 @10h53   « »

    Les juifs de moins de 67 ans aujourd’hui n’ont absolument pas été victimes de quoi que ce soit.

    Prétexte des minables racistes juifs, israéliens ou non, qui vont cacher leurs crimes derrière de bien réelles et terribles souffrances que ces minables n’ont jamais vécues.

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @10h58   « »

    PS :

    D’autant que présupposer que tous les juifs seraient sionistes, donc cautionneraient une idéologie coloniale raciste épouvantable, c’est un préjugé et une insulte typiquement racistes de toute évidence.

    Ceci étant je vous rappelle Nathan que le sujet du fil concerne la Syrie !!!!

  • permalien @@@ :
    20 septembre 2013 @11h05   « »

    Ils s’en foutent des syriens même lorsqu’ils sont à jeun

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @11h07   « »

    Аnnеttе : 20 septembre @10h41

    Ne mêlez donc pas la communaué mondiale juive à votre sale histoire de sionisme, nombre d’entre eux sont anti-sionistes, vous les insultez ce faisant.

    Dans son IMMENSE majorité, la "communauté juive mondiale" comme vous dites si plaisamment est pour l’existence de l’Etat d’Israël.

    Et déjà pour une raison très simple : 40% de cette communauté vit en Israël. Je vous laisse deviner le nombre de gens qui ne vivent pas en Israël mais ont des liens familiaux et/ou professionnels avec ce pays. Sans parler de l’arrière-fond historique dont vous n’avez strictement aucune mais alors aucune idée.

    Avec un peu d’efforts, et en plissant un peu votre front, vous devriez être capable de vous le figurer.

    Certains juifs ne sont pas d’accord avec la politique israélienne ou certains aspects de cette politique mais sur le fond, c’est à dire l’existence d’Israël, ils sont d’accord.

    Si vous n’avez pas encore compris ça, je vous plains de tout mon coeur...

  • permalien Orangerouge :
    20 septembre 2013 @11h13   « »

    Oui Annette, mais justement, il faut pouvoir dire qu’il y a des racistes chez les juifs comme dans d’autres ethnies/cultures.

    Nous avons un Ministre des Affaires étrangères en France actuellement, qui était d’un zèle affligeant pour faire des frappes en Syrie, beaucoup plus zélé que pour envoyer des produits de première nécessité aux réfugiés syriens, beaucoup plus zélé que pour accueillir des réfugiés syriens en France.

    Et ce Ministre qui devrait nous représenter, aide Israël à voler l’argent européen, et à l’utiliser en plus à des activités dans les colonies illégales.

    Monsieur Fabius œuvre pour que la France soit complice des violations du Droit International commises par Israël.

    Il faut que les manœuvres de ce type cessent en France et en Europe.
    Ces manœuvres ne peuvent que nuire à l’image des juifs en général, alors que la grande majorité d’entre eux n’approuvent pas l’épuration ethnique que mène Israël en Palestine.

    Israël ne peut pas être européen pour pousser à la guerre et obtenir des subventions prélevées sur les ressources européennes, et ne plus être européen dès lors qu’il s’agit de la reconnaissance de l’universalité de la personne humaine et l’application du Droit International.

  • permalien @@@ :
    20 septembre 2013 @11h19   « »

    Pauvres syriens

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2013 @11h30   « »

    Nathan

    - La disparition politique d’une entité ne signifie pas sa destruction physique : le régime monarchique, en France, a disparu entre 1789 et 1792, et, à partir de ce moment-là, la France a complètement changé. Même les Emigrés, de retour en 1814, ont bien dû constater, à leur grand dépit, que 99 % des changements opérés entre 1789 et 1814 étaient irréversibles.

    - Plus proche de nous, le régime d’apartheid sud-africain a disparu. Les Afrikaners ont dû se résoudre à tout ce qui les révulsait : que les Noirs commandent, qu’ils exercent tous les métiers et toutes les fonctions, qu’ils habitent où bon leur semble et se déplacent à leur guise, qu’ils se marient et se mélangent à la population blanche, etc.

    - La seule solution réside dans l’égalisation : égalisation des Israéliens arabes et juifs, d’une part, mais aussi égalisation des Palestiniens non-Israéliens avec les Palestiniens israéliens. En effet, jusqu’à présent, un Israélien arabe qui se marie avec une Palestinienne (ou l’inverse) n’a pas le droit de s’établir en Israël, ce qui est contraire à toutes les conventions internationales et à tous les droits humains.

    - Le jour où cet obstacle sera levé, le nombre d’Arabes résidant en Israël - auxquels Israël sera bien obligé d’accorder la citoyenneté, sauf à faire d’Israël un Etat d’apartheid... - se mettra à croître et, s’ils ont obtenu l’égalité (la réelle, pas la formelle qui existe actuellement), ils pourront peser de l’intérieur sur l’Etat hébreu et lui conférer un caractère moins juif et plus arabe.

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @11h32   « »

    @ Nathan

    Vos affirmations péremptoires sont grotesques et pathétiques outre d’être insultantes et racistes envers les juifs.

    Un enfant de cinq ans vous rétorquerait la question de savoir pourquoi donc 60% d’entre eux (une très claire majorité donc) ne sont pas allés dans ces conditions s’établir en Palestine occupée avec un petit sourire au oin des lèvres, mais j’ai passé l’âge de la maternelle et ne vous poserai donc pas la question.

    En un mot vous êtes pathétique dans votre ignominie. :-(

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @11h39   « »

    Ph. Arnaud : 20 septembre @11h30

    La disparition politique d’une entité ne signifie pas sa destruction physique

    Comment allez-vous convaincre les Israéliens de disparaître politiquement si ce n’est par l’usage de la force, puisque ceux-ci refusent votre aimable proposition ?

    Y avez-vous déjà réfléchi ?

  • permalien Orangerouge :
    20 septembre 2013 @11h51   « »

    Et vous, raciste Nathan, représentant ici des racistes poussent-aux-crimes, de toutes les cultures/ethnies/religions.

    Vous soutenez avec zèle un état qui donne des juifs une image ignoble.

    Vous armez idéologiquement ceux qui ressentent des désirs violents de vengeance.

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @11h51   « »

    Orangerouge : 20 septembre @11h13

    Nous avons un Ministre des Affaires étrangères en France actuellement, qui était d’un zèle affligeant pour faire des frappes en Syrie, beaucoup plus zélé que pour envoyer des produits de première nécessité aux réfugiés syriens, beaucoup plus zélé que pour accueillir des réfugiés syriens en France.

    Près de 400 millions ont été débloqués par l’Union européenne au titre de l’aide humanitaire à la Syrie.

    Et près de 400 millions ont été versés par les pays européens à titre individuel.

    http:// europa. eu/rapid/press-release_IP-13-416_fr.htm

    Ça doit faire autant sinon plus que l’apport des pays du Golfe, qui eux, sont immensément riches.

  • permalien Orangerouge :
    20 septembre 2013 @11h54   « »

    Et vous, que faîtes vous pour la Paix, raciste Nathan ?

    Nathan le pousse aux crimes et à l’épuration ethnique, celui qui donne comme image des juifs celle d’un juif arabophobe et islamophobe au dernier degré.

  • permalien Orangerouge :
    20 septembre 2013 @11h56   « »

    L’Union Européenne est la zone économique la plus riche de la planète.

    Une entreprise de très moyenne taille, ça fait quelques centaines de millions de chiffres d’affaires. C’est peu.

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @12h04   « »

    Nathan

    "Comment allez-vous convaincre les Israéliens de disparaître politiquement si ce n’est par l’usage de la force, puisque ceux-ci refusent votre aimable proposition ? (...)"

    Si ce ce n’est que comme d’habitude vous prenez vos désirs pour des réalités, figurez-vous que bien au contraire nombreux pensent que les sionistes sont très bien partis pour se saborder sans l’aide de qui que ce soit, et même certains juifs qui ont eu le malheur de naître en Palestine occupée le pensent et le disent bien fort, et parmi eux des figures éminentes de plus !

    Vous vous enterrez Nathan à dire n’importe quoi et à fanfaronner comme un sale gosse. :-)

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2013 @12h38   « »

    Nathan

    - Comment contraindre Israël ? Par une pression morale, semblable à celle qui s’est exercée à l’encontre de l’Afrique du Sud de l’apartheid, de telle façon à placer Israël devant le dilemme suivant :

    - Soit procéder à l’expulsion intégrale des Israéliens arabes ou des Palestiniens de Cisjordanie, opération qui se passerait dans des conditions de violence et de publicité telles que, soit Israël serait à jamais déconsidéré, soit la pression internationale l’en empêcherait - ce qui, par contrecoup, serait une grave défaite psychologique et politique pour lui ;

    - Soit accepter la parité réelle des Arabes israéliens et l’autorisation pour tous les couples dont l’un des membres est Israélien de nationalité de s’installer en Israël - et de conférer la citoyenneté israélienne à leurs descendants - de telle façon qu’au bout de quelques générations, déséquilibre démographique aidant, Israël soit peu à peu assimilé, digéré, dissous dans l’ensemble arabe.

  • permalien Nathan :
    20 septembre 2013 @13h05   « »

    Ph. Arnaud : 20 septembre @12h38

    - Soit accepter la parité réelle des Arabes israéliens et l’autorisation pour tous les couples dont l’un des membres est Israélien de nationalité de s’installer en Israël - et de conférer la citoyenneté israélienne à leurs descendants - de telle façon qu’au bout de quelques générations, déséquilibre démographique aidant, Israël soit peu à peu assimilé, digéré, dissous dans l’ensemble arabe.

    Nous savons déjà que 99,99% des Israéliens juifs n’accepteront jamais pareille solution. Ce serait bien sûr, un suicide.

    Cela signifie, bien sûr, qu’ils se battront, les armes à la main, pour empêcher la réalisation de vos souhaits.

    A nouveau, vous parlez tout seul, comme une machine célibataire, sans vous soucier de tous les acteurs en présence.

    Mais il y a plus. La majorité des Etats et des peuples de ce monde n’en exige pas autant d’Israël. Personne - et même pas les pays arabes - ne demande qu’Israël se dissolve dans l’une de ces entités arabes qui chaque jour que Dieu fait, se développent harmonieusement devant nos yeux émerveillés.

    Votre position est tout à fait minoritaire. Elle ne représente que vous-même et quelques autres...

    La comparaison avec l’Afrique du Sud ne tient pas pour ce qui concerne l’issue du conflit.

  • permalien HN :
    20 septembre 2013 @13h21   « »

    Ils nient, ils accusent, ils nient, ils accusent...

    Et certains nient l’existence des palestiniens...
    D’après eux, cette terre appartient depuis 5000 ans à un autre peuple qui en fut chassé... Donc on s’assoit ici et on vous emmerde !

  • permalien HN :
    20 septembre 2013 @13h23   « »

    Israël soit peu à peu assimilé, digéré, dissous dans l’ensemble arabe.

    Je vois déjà la réponse de Nathan...
    "Heuaaaaarh !! Se mêler... A eux ???!! Mais vous n’y pensez pas !!"

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2013 @13h33   « »

    Nathan

    - Si 99 % des Israéliens n’acceptent pas cette solution, cela signifie qu’Israël restera un Etat d’apartheid.

    - Autrement dit qu’il ne pourra subsister qu’au prix d’une violence constante, comme l’Afrique du Sud d’avant 1991, ce qui, sur la durée, sera intenable - intenable financièrement et psychologiquement.

    - Israël, avec ses concitoyens arabes et les colonies de Cisjordanie, ne peut être à la fois juif et démocratique : c’est ou l’un ou l’autre. Et un Etat qui ne se maintient que par la violence n’est pas durable.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    20 septembre 2013 @13h35   « »

    Les Juifs sont des Arabes comme les musulmans (bande de billes j’ai envie de dire !)...

    Ils ont comme ancêtre comme commun Abraham et habitent en Arabie ensemble !

    Question : les limites de l’Arabie ?

    Question II : Que signifie le terme "Arabe" ou "Hébreux".

    Rectificatif : Abraham veut dire "Père de la multitude"...

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    20 septembre 2013 @13h39   « »

    Juifs et musulmans arabes sont "sémites" ou "chamito-sémitiques" (Sem et Cham) comme les langues hébraïque ou arabe (contrairement aux Philistins de Philistie, peuple indo européens paraît-il)...

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2013 @13h42   « »

    Nathan

    - Israël n’en est pas moins placé devant des solutions toutes aussi désagréables les unes que les autres :

    - Virer les Israéliens arabes et les Palestiniens, mais ce dans des conditions de violence inouïes et sous les caméras du monde entier.

    - Maintenir les Arabes israéliens dans des conditions d’hilotes et les Palestiniens dans des conditions de Bantoustans, et ce dans un contexte d’augmentation de cette population, ce qui rendra la situation de plus en plus explosive.

    - Accorder aux Arabes israéliens le même statut qu’aux juifs, ce qui, inéluctablement, conduira à l’assimilation - digestion - absorption de l’Etat d’Israël dans l’ensemble arabe.

    - Il n’existe pas d’autre issue.

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    20 septembre 2013 @13h44   « »

    Sem et Cham, fils de Noé (premiers patriarches ancêtres d’Abraham)...

    Le judaïsme, le christianisme et l’islam (ou l’islamisme) sont 3 religions abrahamiques. (Abraham dont "Dieu" a pactisé avec lui pour la paix des ménages en quelque sorte.

    Dieu ne nous laisse pas dans la merde sauf si les humains veulent s’y mettre : à nous de voir (il nous a donné la recette pour s’entendre par ses prophètes (Jésus et Mohamed notamment) !..

  • permalien Аnnеttе :
    20 septembre 2013 @13h46   « »

    Matthias Sauvergeat

    "Les Juifs sont des Arabes comme les musulmans (...)"

    On vous a déjà invité à aller dire ça aux sionistes, nul doute que vous allez être bien reçu !!!! :-)

  • permalien Matthias Sauvergeat :
    20 septembre 2013 @13h48   « »

    à Ph Arnaud :

    Vous vous rendez bien compte qu’un tel discours (le vôtre) est raciste (sans vous traiter de raciste) dans la mesure où il dit en substance que juifs et musulmans israéliens ne peuvent et ne s’entendront jamais !..

    Biologiquement parlant rien ne les empêche de s’entendre : c’est débile d’avoir à dire cela.

    Désolé !..

  • permalien Ph. Arnaud :
    20 septembre 2013 @13h51   « »

    Matthias Sauvergeat

    - Le conflit entre Israéliens et Palestiniens n’est pas un conflit religieux mais un conflit colonial, c’est-à-dire, sur le fond, un conflit de classe.

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