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Bienvenue à Hébronland

par Marion Lecoquierre, 10 décembre 2013

Semaine de Pesach, la Pâque juive. 27-28 mars 2013.

A Hébron, c’est l’époque des geais et des amandes. Les amandes, présentées en montagnes vertes sur les chariots du souk, font briller les yeux de tous les Palestiniens qui passent devant et repartent les poches gonflées de cette friandise au cœur rempli d’eau amère. Les geais, eux, volent entre les oliviers de Tel Rumeida, les bandes luminescentes de leurs ailes semblant brièvement refléter le ciel avant qu’ils n’aillent se poser plus loin. Au delà de Bab al-Zawiye — la « frontière » entre les zones H1 et H2 — en marchant dans la rue, le simple passage d’un oiseau nous fait rentrer la tête dans les épaules...

Hébron, la ville où l’on fini par prendre les oiseaux pour des pierres. Les deux volent, ici... Souvent, le vendredi après la prière, mais aussi à l’occasion des nombreuses incursions de l’armée dans la zone H1 (sous le contrôle de l’Autorité palestinienne).

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Hébron-centre, un cauchemar pour les résidents palestiniens
Restrictions ou interdictions d’accès pour les Palestiniens, fermeture des commerces... pour la sécurité des colons.
Carte de Btselem http://www.btselem.org/sites/default/files2/201108_hebron_map_eng.pdf
Quelques informations importantes : http://www.btselem.org/hebron

Comme au deuxième jour de Pesach, Chol HaMoed, marqué par le début d’une grande kermesse, durant laquelle une rue de la « nouvelle ville » (H1) est fermée pour permettre aux visiteurs et colons juifs de se rendre sur une tombe proche du checkpoint.

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Les bus servant de protection devant Bab al-Zawiye
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Une proximité qui fait partie du quotidien
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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La police palestinienne intervient et fait barrage
Photo : Ma. Le. Mars 2013.

Entre 40 000 et 45 000 personnes sont attendues durant ces deux jours. De quoi transformer la « ville fantôme » en parc à thème. Les thèmes ? Religion et politique, liés en une étreinte mortelle. L’invitation est claire :

« J’appelle tous ceux qui seront en Israël pour Pesach, venez rendre visite et soutenir ces communautés dans tout le “Yesha” [acronyme pour Judée, Samarie et Gaza, les Territoires occupés]. Les voisins qui nous entourent doivent voir que leurs attaques ne nous font pas peur et ne nous feront pas partir ; au contraire, de plus en plus de monde viendra et peuplera ces lieux saints (1) ».

David Wilder, porte-parole de la communauté juive d’Hébron

Autour du Tombeau des patriarches (Haram al-Ibrahimi en arabe, Me’arat HaMachpelah en hébreu), cœur religieux de la ville et lieu saint pour les trois grandes religions monothéistes, une sorte de parc d’attraction pour juifs religieux se dessine.

La rue Shuhada, l’artère principale de la zone H2, habituellement vide, interdite aux Palestiniens (à pied aussi bien qu’en voiture) est ainsi devenue le paradis des petits et des grands, orthodoxes et ultra-orthodoxes confondus, perruques, coiffes et shtreimel se côtoyant au sein d’une foule dense, évoluant autour de stands vendant pop-corn ou barbe à papa, proposant couvre-chefs pour dames, CD, mais aussi Loubavitch entraînant les passants dans une danse énergique, et autres promenades à dos d’âne. Tout y est.

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Fin de matinée, la foule commence à arriver
Photo Ma. Le. Mars 2013.
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Barbe à papa et étoiles de David
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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La scène, où un des concerts a commencé
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Et bien sûr, un petit tour à dos d’âne
Photo : Ma. Le. Mars 2013.

Le ton politique est clair : de nombreuses banderoles, ballons et tracts réclament « de nouvelles colonies en Judée et Samarie » et les t-shirts affichent les mots « Price Tag » — le sport préféré des jeunes colons religieux, surnommés les « Hilltop Youths » (jeunes des collines) (2). L’inscription est parfois accompagnée d’un crâne à papillotes, colon version pirate.

Des autocollants affirment : « Maintenant tout le monde le sait, Kahane avait raison ». La fréquence (alarmante) à laquelle l’œil peut les déceler dans la foule permet d’avoir une idée de l’atmosphère et de l’état d’esprit des participants.

Le Kach, parti politique exclu de la Knesset en 1988 en raison de son racisme affiché, et complètement interdit en 1994, a été classé comme organisation terroriste en Israël (3), aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. La décision fut prise après le massacre du 25 février 1994, lorsque Baruch Goldstein, admirateur déclaré de Meir Kachane, tua vingt-neuf Palestiniens et en blessa une centaine d’autres durant une prière de Ramadan.

Ambiance bon enfant, donc.

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L’inscription « price tag », accompagnée d’un colon version pirate
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Sur le t-shirt : « Les juifs aiment les juifs », accompagné de l’autocollant « Kahane avait raison »
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Sur le t-shirt : « Plus de villes [yichuvim] en Judée et en Samarie »
Photo : Ma. Le. Mars 2013.

Le « Price Tag », cette politique de représailles automatiques contre les Palestiniens ou même l’Etat israélien (lors d’évacuation de colonies, par exemple), est largement pratiqué : incendie de mosquée, graffitis injurieux, destruction de vergers… Ou récemment, à Hébron même, tentative d’incendie du centre de Youth Against Settlements (YAS). Perchée sur la colline, accolée à la colonie de Tel Rumeida (Admot Yishai), cette maison, attaquée la première nuit de Pesach, accueille quotidiennement jeunes et moins jeunes afin d’organiser des actions non-violentes, de discuter des événements ou tout simplement de partager un thé.

Deux semaines avant Pesach, à l’occasion de la visite du président américain Barack Obama, quelques membres du groupe organisèrent une manifestation, portant des masques de Martin Luther King et d’Obama lui-même, ainsi que des t-shirts « I Have a Dream », l’appelant à se souvenir de la discrimination aux Etats-Unis et de la campagne pour les droits civiques (4). La réponse a été claire, les menaces à peine voilées et concentrées contre Issa, le « leader » du groupe :

« Nous exigeons que vous preniez toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme à ces provocations et incitations, et pour arrêter ces activités terroristes immédiatement. Utilisez la détention administrative [détention sans procès] jusqu’à ce que vous trouviez une solution de long terme pour mettre complètement fin à cette activité dangereuse et hostile.
Nous vous avertissons que tout retard dans les mesures prises pourrait s’avérer très coûteux
 (5) ».

« Price Tag », vengeance ou simple tentative d’intimidation, les nombreux soldats en poste autour du centre disent n’avoir rien vu…

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La porte du centre après la tentative d’incendie
Photo : Ma. Le. Mars 2013.

En dehors des stands de kermesse, d’autres étapes s’offrent au tourisme politico-religieux de ces deux jours. Les différentes colonies éparpillées dans la ville, par exemple, organisent des visites guidées par les colons. Autre possibilité : un tour dans le souk à la recherche des anciennes propriétés juives, le tout à grand renfort de soldats israéliens — la présence de colons ou de groupes de juifs orthodoxes dans la zone H1 pouvant, en effet, être problématique.

Dans les ruelles étroites, il semble que les soldats exécutent quelques chorégraphies sophistiquées : certains attendent derrière un angle, d’autres avancent en escouade et font brusquement demi-tour, des groupes se divisent, se retrouvent, et sur les passerelles surplombant les ruelles, parfois, quatre ou cinq ombres en file indienne passent rapidement.

La première destination demeure cependant le Me’arat HaMachpelah, le Tombeau des Patriarches, exceptionnellement ouvert dans son intégralité.

Depuis 1996, les lieux sont séparés, de même que les cénotaphes (accords de Wye-River) des six patriarches et matriarches qui se trouvent dans ce lieu : ceux de Sarah, Isaac et Rebecca se trouvent dans la « partie mosquée », ceux de Jacob et Leah dans la « partie synagogue ». Abraham est situé au milieu, visible à la fois par les fidèles juifs et musulmans. Trait d’union involontaire — et incomplet, une vitre blindée s’élevant entre eux — au cœur du conflit.

Aujourd’hui, les parois internes sont tombées et les deux lieux sont réunis. Les tapis de prière ont disparu, le minbar et le mihrab sont protégés par des barrières et deux soldats. Des paravents réorganisent l’espace pour permettre de séparer les hommes des femmes.

Les retrouvailles avec ces illustres figures de la Bible sont parfois émues, certaines personnes semblent retrouver de vieux amis. « On est chez Revca », indique une femme au téléphone, avant d’aller prier avec ferveur devant la tombe de Rebecca.

Cette configuration de l’espace dure vingt jours par an, notamment pour Yom Kippour, Succot et Pesach pour les juifs et pour l’Aïd al-Adha et l’Aïd al-Fitr pour les musulmans. Dix jours par an pour chacun. Cependant, durant ces périodes de fête, l’interdiction d’entrer dans certaines zones de la vieille ville, comme la rue Shuhada, qui court un peu plus bas, est maintenue pour les Palestiniens.

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Du côté mosquée, les tapis ont été enlevés et une paroi ajoutée pour séparer hommes et femmes
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Devant la tombe de Rebecca
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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La tombe d’Isaac
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Certains prient dehors, à l’emplacement des « sept marches » où les juifs se retrouvèrent cantonnés après la conquête Mamelouk
Photo : Ma. Le. Mars 2013.

Abraham, surnommé l’« ami » (de Dieu), qui a donné son nom à la ville (El-Khalil, pour les Palestiniens), semble inspirer les colons dans un seul sens : son instinct foncier. En effet, Abraham aurait acheté un lopin de terre pour enterrer sa femme à l’emplacement où se trouve actuellement le Tombeau des Patriarches. Son fils Isaac l’aurait ensuite enterré près d’elle.

Un tract distribué dans la foule expose assez bien l’idéologie du sionisme religieux, très prégnant chez la majorité des colons, source essentielle de leur inspiration :

« Comme Abraham, il y a 4 000 ans,
Tel père tel fils,
Nous continuons la rédemption de la terre d’Israël ».
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Sur la banderole : « Beit HaMachepelah. Nous avons payé. Nous avons acheté. C’est à nous !! »
Photo : Ma. Le. Mars 2013.

Deux maisons sont ciblées, la mal nommée Beit HaShalom (Maison de la paix) — Rajabi House pour les Palestiniens —, dont l’achat revendiqué par la communauté juive a été mis en doute, les preuves de la transaction étant des faux ; les colons qui l’occupaient ont été expulsés en 2008 ; Beit HaMachpelah (Maison des patriarches) — Abu Rajab House, pour les Palestiniens —, occupée et rapidement évacuée en 2012 (6). Après un résumé succinct des événements, les objectifs sont fixés :


« Quelle est la prochaine étape ?

- Nous nous préparons à retourner à Beit HaShalom
- Nous revendiquons le retour à Beit HaMacheplah, ce qui est notre droit
- Nous sommes bien avancés dans le processus d’achat d’autres maisons

Avec vous, nous continuons dans la voie d’Abraham — la rédemption de la terre d’Israël » (7).

Et les Palestiniens dans tout ça ?

Quels Palestiniens ?

La population est invisible. Quoique, si on y prête attention, ils sont bien là. Encore faut il y prêter attention...

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Une femme observe l’agitation autour du Tombeau des patriarches
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Une Palestinienne observe la rue par l’embrasure de sa porte
Photo Ma. Le. Mars 2013.
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Un jeune homme observe d’un toit
Photo : Ma. Le. Mars 2013.

Hébron en 35 photographies

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Vue de la vieille ville avec le Tombeau des patriarches
Photo Ma. Le. Août 2011.
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Les oliviers millénaires de Tel-Rumeida
Photo Ma. Le. Mars 2012.
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Déménagement dans la vieille ville d’Hébron, zone interdite aux voitures
Photo Ma. Le. Août 2011.
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« Cette terre a été volée par des arabes »
Panneau à l’entrée de la colonie de Avraham Avinu.
Photo : Ma. Le. Août 2011.
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« Free Israel »
Une des nombreuses inscriptions qui se trouvent dans la vieille ville d’Hébron.
Photo : Ma. Le. Août 2011.
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« Gazez les arabes ! » Graffiti dans une rue de Tal Rumeida, signée Ligue de défense juive
Photo Ma. Le. Août 2011.
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Un mur bloquant l’accès entre le rue Shuhada et le souk décoré d’un graffiti représentant le temple
Photo Ma. Le. Février 2012.
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De l’autre côté, des enfants jouent dans une rue désertée du souk
Photo Ma. Le. Août 2011.
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« Welcome to Apartheid Street »
Pendant une manifestation pour la réouverture de la rue Shuhada, des activistes palestiniens marquent au pochoir les blocs de béton empêchant l’accès au checkpoint.
Photo Ma. Le. Août 2011.

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Un accès bloqué entre la rue Shuhada et le souk, avec un panneau explicatif de la Communauté juive d’Hébron
Photo Ma. Le. Mars 2012.
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Un des panneaux explicatifs installés dans la rue Shuhada par la communauté juive d’Hébron
Photo Ma. Le. Mars 2012.
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Pendant la manifestation pour réouvrir la rue Shuhada, de jeunes palestiniens escaladent le grillage qui sépare le souk de la colonie d’Avraham Avinu, bloquant l’accès à la rue Shuhada
Photo Ma. Le. Février 2013.
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Journalistes et activistes pendant la manifestation « Ouvrez la rue Shuhada »
Photo Ma. Le. Février 2013.
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Jeunes cagoulés pendant les heurts ayant suivi la manifestation « Ouvrez la rue Shuhada »
Photo : Ma. Le. Février 2013.
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Un soldat surveille le croisement de Bab al-Zawiye, devant l’inscription « luttez contre la ville fantôme »
Photo : Ma. Le. Février 2013.
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Ligne de mire
Photo Ma. Le. Mars 2013.
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Une barricade de fortune érigée à Bab al-Zawiye durant des heurts entre jeunes palestiniens et soldats israéliens
Photo Ma. Le. Mars 2013.
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Un soldat israélien s’avance parmi les pierres et les grenades.
Photo Ma. Le. Mars 2013.
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Un soldat israélien met des manifestants en joue
Photo Ma. Le. Mars 2013.
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Renforcer la « politique de séparation »
Clôture ajoutée en mars 2013 près du Tombeau des patriarches : les Palestiniens doivent emprunter le chemin non goudronné qui court le long des maisons.
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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Naftali Bennett et des membres de son parti, Maison juive, visitent la partie mosquée du Tombeau des patriarches
(Capture d’écran) Film : Ma. Le. Mars 2013.
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Un petit garçon observe l’entrainement des soldats israélien
Photo Ma. Le. Avril 2013.
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« Laisse partir mon frère »
Affiche s’adressant à Barack Obama, réclamant la libération de Jonathan Pollard.
Photo : Ma. Le. Mars 2013.
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La « maison-cage » dans la colonie d’Admot Yishai
Trois familles vivent dans cette maison protégée des agressions des colons par un grillage en fer.
Photo Ma. Le. Avril 2013.
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La colonie d’Admot Yishai (Tal Rumeida)
Photo Ma. Le. Avril 2013.
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Une jeune fille prie à l’extérieur du Tombeau des patriarches.
Photo Ma. Le. Mars 2013.
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Des enfants palestiniens observent des enfants de la colonie voisine.
Photo Ma. Le. Avril 2013.
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Des enfants de la colonie d’Avraham Avinu entrent dans une des boutiques fermées du marché et tentent d’aveugler l’objectif à l’aide d’un miroir
Photo Ma. Le. Avril 2013.
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Soldats et colons à Tel-Rumeida
Photo Ma. Le. Octobre 2013.
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David
David, colon habitant Kiryat Arba, chante sur la colline à l’aube. Photo Ma. Le. Octobre 2013.
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Des soldats israéliens lisent une carte pendant un exercice à Tel-Rumeida
Photo Ma. Le. Octobre 2013.
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Le heurtoir d’une porte du tombeau des patriarches
Photo Ma. Le. Octobre 2013.
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Prière dans la partie juive du Tombeau des patriarches
Photo Ma. Le. Octobre 2013.
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A l’emplacement des « sept marches », une femme embrasse le mur extérieur du Tombeau des patriarches
Photo Ma. Le. Octobre 2013.
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Les oliviers de Tel-Rumeida
Photo Ma. Le. Octobre 2013.
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Un berger palestinien s’arrête pour la prière au milieu des oliviers de Tal Rumeida
Photo Ma. Le. Mars 2013.

Marion Lecoquierre

Toutes les photos sont reproduites ici avec l’aimable autorisation de l’auteur.

La version initiale de ce billet a été publiée le 30 mars 2013 sur le blog Tant qu’il y aura du thym et des olives.

(1) L’invitation de la « Communauté juive d’Hébron » pour Chol HaMoed : http://www.hebron.com/english/article.php?id=842

(2) Lire par exemple Jane Corbin, « ‘Price-tag’ tactics of West Bank Jewish settlers », BBC news, 16 September 2012 et « Price tag policy » sur Wikipedia.

(3) Les conclusions de la commission d’enquête ont été présentées à la Commission pour l’élimination de la discrimination raciale des Nations-Unies (« Report on measures taken to guarantee the safety and
protection of the Palestinian civilians in the occupied
Palestinian territory : Israel
 », Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights, mai 1995) : « It was further decided to authorize the Attorney-General to prepare the legal basis for the outlawing of the extremist Jewish organizations “Kach” and “Kahana Chai”. Accordingly, at its weekly meeting on 13 March 1994, the Cabinet declared the above-mentioned movements to be terrorist organizations, as well as any other groups acting to achieve similar aims by similar means, even if they bore different names or designations. This declaration also applied to factions or groups attached to the above-mentioned organizations ».

(6) Lire par exemple « Army must evacuate the new settlement point in Hebron’s Old City », B’Tselem, 3 avril 2012.

(7) Texte intégral :

« Comme Abraham, il y a 4 000 ans,
Tel père tel fils,
Nous continuons la rédemption de la terre d’Israël.

Beit Hamachpela

Acquérir des maisons et des terres sur la terre d’Israël a toujours été l’expression de la nostalgie des juifs pour leur pays. Beit Hamachpelah a ainsi été achetée il y a plusieurs mois dans ce cadre, au cours d’un processus d’achat compliqué et professionnel. La veille de Pesach l’an dernier, nous, un groupe de familles, sommes entrés dans la maison mais avons été expulsés une semaine plus tard. Les difficultés ne nous feront pas renoncer !

Beit Hashalom

Ensemble, avec tout Israël, au moment de Rosh Hashana [nouvel an juif], nous nous sommes réjouis de recevoir une annonce concernant Veit HaShalom. La cour a décidé que l’achat de la maison était légale et que dans les trois jours suivants, l’Etat devait rendre la maison à ses propriétaires juifs.

Quelle est la prochaine étape ?

 Nous nous préparons à retourner à Beit HaShalom
 Nous revendiquons le retour à Beit HaMacheplah, ce qui est notre droit
 Nous sommes bien avancés dans le processus d’achat d’autres maisons

Avec vous, nous continuons dans la voie d’Abraham — la rédemption de la terre d’Israël » (Traduit de l’hébreu vers l’anglais par Daniel Haimovich).

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