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Les Français en Centrafrique

La fleur au fusil

L’intervention militaire française Sangaris, déclenchée il y a un peu plus d’un mois sous couvert de l’ONU en appui à une force de paix africaine déjà en place, s’est avérée plus périlleuse que ne l’avaient prévu ses concepteurs, partis « la fleur au fusil » pour une opération de stabilisation, de sécurisation de la population, simple mission de police. Les changements politiques annoncés le 10 janvier pourraient cependant en simplifier les données.

par Philippe Leymarie, 12 janvier 2014

Exerçant depuis des mois une tutelle de fait sur la République centrafricaine (RCA), la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) – lors d’un sommet extraordinaire convoqué en urgence à N’Djamena (Tchad) où avaient été acheminés tous les membres du Conseil national de transition (CNT)–, a scellé vendredi 10 janvier le sort des dirigeants centrafricains, jugés incapables de rétablir l’ordre dans leur pays. Le président et son premier ministre ont été contraints à la démission.

M. Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du CNT, a été chargé de l’intérim, avant la désignation dans les quinze jours d’un nouveau chef d’Etat. Il a promis, lundi, que « le chaos, les pillages, les exactions, l’anarchie, c’est terminé », après des semaines de tueries entre communautés.

Une fois de plus, derrière l’entregent du président tchadien Idriss Deby – qui occupe une place centrale dans la crise centrafricaine (voir plus loin) – c’est l’ombre de la France qui se profile : elle continue de faire et défaire les présidents en Centrafrique, un de ses « bacs à sable » traditionnels sur le continent noir. Ces dernières semaines, le président Hollande et les ministres Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian n’avaient cessé de montrer aux Centrafricains et aux tuteurs régionaux le « bon chemin » à suivre, non sans une certaine grossièreté.

L’opération militaire française « Sangaris », faut-il rappeler, a d’abord commencé sur fond de massacre : l’imminence du vote de la résolution du Conseil de sécurité et du débarquement des militaires français avait incité des partisans de l’ancien président François Bozizé, en liaison avec les milices d’auto-défense chrétiennes anti-Balaka, à lancer des expéditions punitives dans les quartiers musulmans de Bangui, faisant un demi-millier de morts en moins de deux jours.

Une action relativement « coordonnée et professionnelle », menée en partie avec des armes lourdes ou légères récemment acquises, selon des sources militaires françaises. « La question aujourd’hui, s’interroge sur RFI Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre sénégalais des affaires étrangères, est de savoir si c’est l’intervention française qui a précipité le chaos, ou si le président Hollande avait raison de dire que si on ne faisait rien, on allait effectivement vers cette situation que nous vivons aujourd’hui ».

Armée « chrétienne » ?

On pouvait rêver mieux comme entrée en matière… Et on doit surtout s’interroger sur cette funeste relation de cause à effet, la machine à tuer centrafricaine – déjà à l’œuvre depuis plusieurs mois – ayant paru soudain s’emballer alors que se posaient à l’aéroport de Mpoko, à Bangui, les premiers transports de troupes. Les anti-Balaka (« machette »), aile armée d’une population chrétienne majoritaire (80 %) et gravement malmenée depuis la prise du pouvoir par les combattants musulmans de la Seleka (« union »), avaient parié sur un changement de rapport de forces à leur profit, imaginant qu’une armée « chrétienne » volerait naturellement à leur secours, et qu’il leur serait possible de se défendre (ou d’attaquer) à l’abri de ce bouclier.

Le timing de l’intervention française aurait été, dans ce cas, mal choisi ; et le degré de combativité des deux factions mal évalué. Ce déficit en matière de renseignement est d’autant plus incompréhensible que la France disposait sur place depuis plusieurs années d’un contingent permanent de deux cent cinquante hommes (au titre de l’opération Boali, de soutien à la force de paix africaine), dont les effectifs avaient été doublés en mars 2013, après la prise du pouvoir par la Seleka.

On comprend mal comment, avec une présence militaire et sécuritaire française en Centrafrique qui n’a guère cessé depuis l’accession du pays à l’indépendance (sauf entre 1998 et 2003), il n’y a pas eu meilleure connaissance des pulsions communautaristes récentes, des préparatifs des forces politiques et des milices, ainsi que la connaissance du terrain, sous forme d’une radiographie fine, quartier par quartier, maison par maison, des implantations dans la capitale – outil indispensable pour agir en toute connaissance de cause, en milieu urbain, avec des communautés imbriquées.

Impossible neutralité ?

Un premier recentrage de l’opération a consisté à faire comprendre que l’armée française n’était pas censée opérer en faveur d’un des deux camps – ce qui n’a pas été aisé, le pouvoir politique (M. Hollande) ayant fait savoir, dès les premières heures de l’intervention, que le président Michel Djotodia, champion du camp musulman, n’avait pas vocation à rester au pouvoir (1).

Lire Anne-Cécile Robert, « François Hollande, président à Bangui » dans Le Monde diplomatique de janvier, en kiosques.Et les soldats français ayant tenté dans un premier temps de désarmer ses partisans, les ex-Seleka – au risque de laisser leurs familles et leur communauté sans défense, au moment où les actes de vengeance des miliciens chrétiens se multipliaient. « Notre mission, c’est le désarmement impartial, sans discrimination. Cela veut dire aussi que lorsqu’on désarme, il faut protéger », devait alors insister Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la défense, le 20 décembre sur RFI.

Les résistance et exactions des deux côtés ont fait que les forces françaises et africaines déployées à Bangui ont dû renoncer à un véritable désarmement, qui était leur mission numéro un, et se contenter d’imposer avec plus ou moins d’efficacité une consigne de cantonnement. Une mesure qui s’applique dans les faits surtout aux anciens combattants de la Seleka : ces hommes tenaient lieu d’armée régulière depuis la prise du pouvoir par leurs chefs en mars dernier, mais leurs unités avaient été officiellement dissoutes en septembre, après une première vague d’exactions.

« Prises à partie fugitives »

En théorie, le schéma d’intervention des français consistait à faire appliquer des « mesures de confiance », de façon à distinguer entre les forces de sécurité habilitées à porter armes et uniformes, les groupes armés invités à rejoindre des points de cantonnement (avec leurs armes), et les éléments armés incontrôlés – ces derniers étant les plus dangereux, et devant être désarmés en priorité.

A la fin de la semaine dernière, la situation était jugée « volatile » par le porte-parole de l’état-major français, le colonel Gilles Jaron, avec des pics de violence, mais une « phase de stabilité relative » depuis le 4 janvier. Cet officier invitait à relativiser le degré de résistance et de violence dans les quartiers de Bangui : la force Sangaris n’a essuyé qu’une cinquantaine de tirs hostiles depuis plus d’un mois, pour la plupart isolés et sans répliques – des « prises à partie fugitives ». Depuis la fin décembre, les militaires français et africains se sont mieux coordonnés, et répartis les zones de patrouille ; ils ont décidé de porter le fer dans les trois arrondissements les plus « chauds » de la capitale.

Sur le plan militaire, il aurait été plus simple de désarmer le camp responsable, à l’origine, des actions contre la population, explique le colonel Michel Goya, sur son blog : « On aurait pu faire la guerre, en désignant un ennemi à combattre qui n’aurait pu être que la Seleka. L’inhibition de l’accusation de retour à la “Françafrique”, l’éclatement de la Seleka et sa criminalisation, l’ambiguïté du pouvoir de Michel Djotodia, à la fois objet et cause de l’intervention, la dette envers le président tchadien Idriss Déby (principal allié de la France au Mali et de la Seleka en Centrafrique) rendaient difficile cette voie. »

D’où le choix d’une mission de stabilisation, « c’est à dire une mission militaire de sécurisation sans ennemi, autrement dit une mission de police », explique Goya, pour qui « le premier principe de ce type d’opérations est [qu’il faut] être suffisamment fort pour pouvoir s’imposer à tout le monde en même temps, de manière à éviter que les désarmés soient tout de suite les victimes des représailles de ceux qui ne le sont pas encore ».

Ce qui pose la question du volume des forces engagées : selon la norme européenne (Irlande, Bosnie, Kosovo), le ratio est en moyenne de vingt hommes pour mille. Pour avoir une chance de retourner le rapport de forces et de tenir le terrain dans une ville d’un million d’habitants comme Bangui, en proie à des violences graves de type guerre civile (plus de mille tués depuis le 5 décembre), il faut – selon la plupart des spécialistes – un minimum d’une quinzaine de milliers d’hommes (soit quinze hommes pour mille).

Niveau d’emploi de la force

On en est loin si l’on s’en tient aux effectifs français actuels (mille six cents hommes, officiellement, mais sans doute près de deux mille, en comptant les commandos, les agents de renseignement, la chaîne de ravitaillement, etc.), dont une bonne part sont affectés au contrôle stratégique de la zone aéroportuaire. On s’en rapproche un peu si on y ajoute les contingents africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), actuellement quatre mille trois cents hommes, mais à terme six mille, compte tenu de renforts attendus notamment du Burundi : ils sont certes moins bien équipés et entraînés, mais plus « légitimes » en tant qu’Africains (même si les soldats tchadiens – un quart de l’actuelle Misca - sont soupçonnés de double jeu, plus encore que les Français).

Si, au départ, l’effectif de la force de sécurisation est un facteur déterminant, l’éventuel retour à une paix et à une vie normales dépend aussi du relais assuré par les institutions régaliennes, qui retrouvent leur fonctionnement – ce qui, dans le cas de la Centrafrique, où l’Etat est en voie de destruction avancée, sera nécessairement long et difficile. Cela fait dire par exemple au général Vincent Desportes, ancien patron de l’enseignement militaire supérieur, sur RFI, que « c’est une mission beaucoup plus compliquée que celle du Mali, où les forces armées françaises avaient la mission simple, ou au moins claire, de détruire un adversaire parfaitement identifié et identifiable. Là, il s’agit de s’interposer entre des factions. Donc, nous n’avons pas à détruire, nous n’avons pas d’adversaire. Le seul adversaire, ce sont les désordres et les massacres ».

Une des conséquences de cet état de fait est que les militaires « doivent rester à un niveau d’emploi de la force le plus bas possible ; et surtout – et surtout ! – ne pas prendre parti », insiste Desportes. Mais on a vu qu’il est particulièrement malaisé de se comporter et d’apparaître comme une force d’interposition impartiale, les « anti-Balaka » estimant que quand on les désarme, on prend fait et cause pour les ex-Seleka, et réciproquement.

Savoir-faire des gendarmes

Dans un tel contexte, la question est aussi celle du choix des « outils » – les hommes, les techniques, les équipements. L’infanterie, dans l’armée de terre, est spécialisée dans l’action de vive force, depuis les airs (parachutistes), les mers (débarquement amphibie), ou avec des moyens terrestres lourds (artillerie, blindés, hélicoptères) ; mais, en dépit d’un tropisme ces dernières années en direction des techniques de combat urbain, et d’un « savoir-faire » en Afrique qui ne date pas d’aujourd’hui, l’armée est peu qualifiée pour tout ce qui est action au milieu des populations, maintien de l’ordre, contrôle de foule, etc.

Ces techniques sont mieux maîtrisées par les forces de police et de gendarmerie, dont c’est le métier. Pour le général de division Bertrand Cavalier, expert en maintien de l’ordre, chargé jusqu’en 2011 du recrutement et des formations à la gendarmerie nationale française, la France pourrait déployer en Centrafrique ses unités de gendarmerie mobile, en appui à l’armée de terre. Des escadrons avaient notamment été engagés, avec efficacité, rappelle-t-il, à Mitroviça (Kosovo) et Abidjan (Côte d’Ivoire).

Ces gendarmes mobiles, qui ont conservé un statut militaire, sont habitués au contact avec les foules, dans les quartiers, au contrôle des manifestations, etc. Ils ont « une culture de l’emploi proportionné de la force », avec « une approche très graduée de la réponse », souligne le général dans un entretien avec notre confrère Jean Guisnel. Le porte-parole de l’état-major français, interrogé sur la disposition par ses troupes d’équipement « non léthal » – armes incapacitantes, non destinées à tuer –, a reconnu que la vocation de l’armée de terre n’est pas le maintien de l’ordre, mais qu’elle n’a pas – en Centrafrique – à faire face à des foules de manifestants. Il salue en revanche « l’extraordinaire maîtrise de la force » par les militaires, qui – en l’espace de quelques instants – doivent passer avec sang-froid du contrôle d’un individu (routine), à une pression populaire (tension psychologique, provocations, prudence), puis avoir à répliquer éventuellement à un tir hostile, avec nécessité de neutraliser ou éliminer l’assaillant.

« Convergence de silhouette »

S’il est admis que la solution est, à court terme au moins, dans un renforcement des outils et des effectifs, c’est la question de l’élargissement de l’opération qui se pose. On a vu ce qu’il en est côté français : outre que les armées travaillent en flux tendu, dans un climat de réduction d’effectifs et de restrictions budgétaires, il n’est pas forcément opportun politiquement d’étendre en RCA une présence tout de même voyante – les soldats français ressemblent de plus à des GI
 (2) américains, bardés de protections, connexions, équipements : à ce propos, on reconnaissait lors du point de presse du jeudi 10 janvier au ministère de la défense, une « convergence de la silhouette » entre soldats français et américains, notamment du fait du « durcissement » des équipements au fil de l’engagement en Afghanistan.

Les effectifs actuels des militaires français pourraient cependant être renforcés par quelques centaines d’hommes, prélevés sur les contingents au Mali, Gabon ou Tchad, notamment. Mais, pour reprendre une formule du colonel Goya, « le temps n’est plus où trois cents marsouins (3) pouvaient changer le cours de l’histoire de l’Afrique ».

Du côté européen, c’est l’atonie. En dépit des efforts des gouvernants français dans le cadre du sommet de Bruxelles des 19 et 20 décembre, partiellement consacré aux questions de sécurité, il n’a été obtenu ni soutien militaire, ni financement. A l’exception de la Pologne, tous les gouvernements ont pris le parti de l’Allemagne, bruyamment ou discrètement : pas question de financer une opération sans participation au processus de décision ; pas d’opération européenne sans le respect de l’habituelle procédure (qui prend plusieurs mois) (4).

Proverbiale lenteur

Plus d’un mois après le déclenchement de l’opération, la seule aide européenne est une capacité limitée de transport aérien offerte par la Grande-Bretagne. Catherine Ashton compte cependant soumettre aux ministres européens des affaires étrangères, qui se réunissent le 20 janvier prochain, le projet d’un éventuel envoi d’un bataillon européen en RCA – une « petite force militaire en soutien des Français et des Africains de la Misca », relève le blog Bruxelles2, pour qui un premier examen des différentes options est effectué ce vendredi 10 janvier par les ambassadeurs du Comité politique et de Sécurité de l’Union. Mais en admettant que cette initiative rencontre l’assentiment des « 27 », on devra compter avec la proverbiale lenteur du lancement des opérations européennes, qui se compte en mois. Et cet apport pourrait être d’ordre essentiellement humanitaire.

Du côté de l’ONU, à qui François Hollande a demandé fin 2013 un « engagement plus important », on considère qu’il est urgent d’attendre avant de transformer l’actuelle Misca, composée de soldats d’Afrique centrale, en une intervention de casques bleus engageant l’ensemble de la communauté internationale.

La résolution du 5 décembre imposait au secrétaire général de présenter dans les trois mois un rapport sur la question. Le gouvernement américain est hostile à toute nouvelle opération, et préfère de toute façon s’occuper du Sud-Soudan, également en crise. Le Tchad aussi, principal contributeur de la Misca (huit cent cinquante hommes), craindrait que sa liberté d’action ne soit compromise en cas d’opération onusienne. Coïncidence : le pays d’Idriss Deby a été élu pour deux ans comme membre non-permanent du conseil de sécurité…

Tutelle régionale

Du côté de l’Union africaine, qui a donné son label à la force régionale africaine, devenue l’opération Misca depuis une quinzaine de jours seulement, on voudrait avoir le temps de « faire ses preuves », et montrer – surtout après les atermoiements dans le dossier malien l’an dernier – que l’organisation continentale est capable d’exercer des responsabilités dans ce conflit. La République du Congo, qui assurait récemment les fins de mois des fonctionnaires centrafricains, et le Tchad, acteur majeur de cette force de paix africaine, sont en pointe dans ce dossier. Ils exercent une semi-tutelle sur la RCA, et tenteront de trouver une issue politique au conflit, qui passera sans doute par l’élimination plus ou moins rapide de l’actuel président auto-proclamé.

Le Tchad, qui a organisé le sommet régional convoqué d’urgence à N’Djamena pour trouver une solution provisoire à la crise, occupe une position centrale dans cette affaire :

 une partie des combattants de l’ex-Seleka sont des Tchadiens, rescapés des guerres régionales de ces dernières années ;
 le régime de N’Djamena avait plus ou moins « parrainé » la prise du pouvoir par la Seleka, après avoir soutenu puis « lâché » l’ancien président Bozize ;
 une centaine de milliers de ressortissants tchadiens (dont plusieurs milliers ont déjà été rapatriés avec l’aide de l’aviation militaire française) vivent en Centrafrique, où ils tiennent une partie du commerce, et se sont parfois comportés en territoire conquis ;
 le Tchad s’efforce aujourd’hui d’apparaître en médiateur, et en faiseur de paix à travers sa participation dominante au sein de la Misca, mais sa bonne foi est régulièrement mise en doute.

Scénario malien

Au siège de l’ONU, signale le correspondant de RFI à New-York, Karim Lebhour, les incidents entre soldats tchadiens et burundais de la Misca ont été qualifiés « d’effarants »  :

« Des soldats sous mandat de l’ONU qui se tirent dessus, de mémoire de diplomates, cela ne s’était jamais vu. D’où la tentation de répéter le scénario malien et transformer la force de l’Union africaine en mission de casques bleus. Concrètement, cela placera les troupes directement sous commandement militaire de l’ONU, qui pourra donc faire appliquer le mandat de protection de civils avec plus d’efficacité. La mise sous casques bleus assure également un financement régulier.

Pour l’instant, la Misca est financée par des contributions volontaires. Or, les promesses ne sont pas toujours versées et le matériel manque. Les casques bleus ont l’avantage d’être mieux équipés et bénéficient d’une logistique plus solide. L’ONU dispose également de véhicules blindés et d’hélicoptères de combat qui peuvent s’avérer très dissuasifs contre des groupes faiblement armés comme c’est le cas en Centrafrique ».

Mais si, comme c’est le cas depuis vendredi, la tendance est à l’apaisement à Bangui, la mise en place d’une opération de l’ONU pourrait ne plus s’imposer…

Philippe Leymarie

(1) Voir « François Hollande, président à Bangui », Le Monde diplomatique, janvier 2014.

(2) GI, ou general infantry, et plus largement le surnom donné aux soldats américains depuis la seconde guerre mondiale.

(3) Soldats d’infanterie de marine, l’ex « coloniale ».

(4) Cf. « Flamby pas flambant à Bruxelles », Le Canard enchaîné, 24 décembre 2013.

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