Le Monde diplomatique
Accueil du site > Nouvelles d’Orient > Grave crise entre les émirats du Golfe

Grave crise entre les émirats du Golfe

vendredi 7 mars 2014, par Alain Gresh

La version du texte en arabe ici.

La décision n’a pas vraiment surpris, car le feu couvait depuis longtemps sous la cendre. Le 5 mars, trois pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Bahreïn annonçaient, dans un communiqué commun, le rappel de leurs ambassadeurs au Qatar (« Saudi, Bahrain, UAE recall envoys to Qatar », Saudi Gazette, 5 mars).

Le communiqué précise que les trois pays « ont fourni des grands efforts pour négocier avec le Qatar à tous les niveaux et pour arriver à une politique commune (...) et garantir les principes de non ingérence dans les affaires intérieures des Etats-membres » (du CCG). « Ils ont aussi demandé au Qatar de ne soutenir aucun mouvement dont le but est de menacer la sécurité et la stabilité des Etat membres. »

Le communiqué fait également référence au sommet tripartite du 23 novembre 2013 entre l’émir du Koweït, celui du Qatar (le cheikh Tamilm qui venait de succéder à son père) et le roi d’Arabie saoudite, sommet au cours duquel un accord aurait été signé et que le Qatar n’aurait pas appliqué malgré plusieurs tentatives de médiation.

Cette mesure de retrait a entraîné une chute importante de la bourse de Doha, de 2 % pour l’index des 20 plus grandes sociétés, la plus forte baisse depuis 6 mois — mais les valeurs du marché sont en hausse de près de 10 % sur un an. Les valeurs les plus touchées ont été les télécommunications, les banques, le transport, l’immobilier (« Qatar shares drop 2%, largest single-day loss in 6 months », Gulf Times, 5 mars).

Le gouvernement de Doha a exprimé « ses regrets et sa surprise » après cette décision prise par « des pays frères ». Celle-ci est « contraire aux intérêts, à la sécurité et à la stabilité des peuples du CCG », mais est liée à des différences de points de vue sur des questions qui ne concernent pas le CCG (allusion sans doute à l’Egypte, lire « Qatar “regrets” envoys’ recall by three GCC states », Gulf Times, 6 mars). Toutefois, Doha a décidé de maintenir ses ambassadeurs dans les trois capitales.

Une source officielle à Doha, s’exprimant anonymement, a employé un langage moins diplomatique : « Le Qatar ne renoncera pas, quelles que soient les pressions, à sa politique étrangère. C’est une question de principes auxquels nous sommes attachés, quel que soit le prix à payer » (« Qatar “will not bow to pressure to alter foreign policy” », Reuters, 6 mars 2014).

Avant de revenir sur le fond des problèmes qui opposent le Qatar aux trois autres pays, une remarque s’impose : deux des six membres du CCG ne se sont pas joints à l’Arabie saoudite, ce qui est un revers pour le royaume. D’abord le Koweït, qui a tenté des médiations mais ne souhaite pas envenimer les choses ; de plus, comme le Qatar, le pays n’a pas signé l’accord de sécurité (le Parlement s’y oppose fortement). Ensuite Oman, qui s’est opposé à plusieurs reprises à ce qui est perçu comme une volonté hégémonique de Riyad et qui a refusé, lors du sommet du CCG en décembre, de cautionner le projet d’union des pays du Golfe, avec une dimension militaire (lire Marc Cher Leparrain, « Fronde d’Oman contre l’Arabie saoudite », OrientXXI, 22 janvier 2014.) Pour aggraver leur cas, les Omanais ont servi d’intermédiaires aux négociations secrètes entre l’Iran et les Etats-Unis.

Même le front des trois pays n’est pas aussi solide qu’on pourrait le penser, les Emirats arabes unis ayant, contrairement à l’Arabie saoudite, repris langue avec l’Iran : le ministre des affaires étrangères émirati s’est rendu à Téhéran le 28 novembre et son homologue iranien a été reçu à Abou Dhabi le 4 décembre.

Les relations entre le Qatar et l’Arabie saoudite sont tendues depuis des années, notamment à cause de la chaîne de télévision Al-Jazira, dont les critiques à l’égard du régime saoudien ont été constantes. L’Arabie avait retiré son ambassadeur à Doha en 2002, pour protester contre ses émissions. Il n’avait repris son poste qu’en 2008 à la suite d’une promesse de Doha d’atténuer le ton de sa chaîne satellitaire.

Mais cette crise semble beaucoup plus grave que les précédentes, car elle dépasse largement Al-Jazira, accusée par Riyad d’avoir repris ses critiques contre le royaume ces deux derniers mois. Riyad (et Abou Dhabi) reprochent au Qatar d’avoir aidé et financé les Frères musulmans en Arabie et dans les Emirats arabes unis (ce pays a arrêté des dizaines de membres de la confrérie, ou supposés tels). Or les Frères musulmans sont devenus l’ennemi principal des deux monarchies (lire mon article de novembre 2012, « Les Frères musulmans à l’épreuve du pouvoir », Le Monde diplomatique). Le 7 mars, à la suite de l’Egypte, l’Arabie saoudite a désigné les Frères comme « organisation terroriste ».

Au-delà de ce reproche, la pomme de discorde essentielle reste l’Egypte, Riyad et Abou Dhabi ayant salué le coup d’Etat de l’armée du 3 juillet 2013, le Qatar l’ayant condamné. Les relations entre Doha et Le Caire restent mauvaises et l’Egypte, dont l’ambassadeur au Qatar a quitté son poste en février, reproche à l’émirat de s’ingérer dans ses affaires intérieures et de refuser d’extrader des « criminels » qui s’y sont réfugiés.

Enfin, les critiques du cheikh Youssef Al-Qaradhawi contre la famille régnante aux Emirats début février avait provoqué une convocation de l’ambassadeur du Qatar à Abou Dhabi. Il faut noter toutefois que le cheikh, qui présentait une des émissions phare d’Al-Jazira, « La charia et la vie », en a été privé depuis plusde six mois sans qu’aucune explication n’ait été avancée ; en revanche, il prononce la khotba du vendredi dans l’une des grandes mosquées de Doha.

La presse saoudienne a ajouté deux griefs à ces accusations (« Saudi Arabia and other Gulf States lose patience with Qatar », BBC Monitoring research, 5 mars 2014) :

- celui d’aider les groupes les plus extrémistes en Syrie, notamment le Front Al-Nosra (reproche fait aussi à la Turquie) ; il est à noter pourtant que le Qatar, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite soutiennent tous la rébellion en Syrie ;
- celui d’aider les rebelles « houtistes » au Yémen (c’est la première fois que je lis une telle accusation ; lire Pierre Bernin, « Les guerres cachées du Yémen », Le Monde diplomatique, octobre 2009).

Cette crise est la plus sérieuse qu’ait connue le CCG depuis sa fondation. Elle est d’autant plus significative que l’on assiste à une réorganisation de la région avec la détente (relative) entre l’Iran et les Etats-Unis. Le sommet arabe qui doit se tenir à la fin du mois au Koweït risque d’être agité. La réaction française est restée discrète, c’est le moins qu’on puisse dire. Seule la sénatrice Nathalie Goulet a publié un communiqué attirant l’attention sur le caractère dangereux de l’escalade.

Les Etats-Unis face à l’islam politique

Université populaire, samedi 8 mars 2014

- Séance 1 (10h30-12h30)

Dialogue introductif, avec Jean-Paul Chagnollaud, professeur des Universités, directeur de l’iReMMO et de la revue Confluence Méditerranée, et Alain Gresh, journaliste au Monde diplomatique et animateur du blog Nouvelles d’Orient.

- Séance 2 (14h-16h)

Le tournant de la guerre en Afghanistan, avec Gilles Donrrosoro, professeur en science politique à l’Université Paris I.

- Séance 3 (16h-18h)

Positionnement politique des Etats-Unis face aux gouvernements post révoltes arabes, avec Karim Emile Bitar, directeur de recherche à l’IRIS.

Contact et inscription : universite-populaire@iremmo.org

Participation : 20 euros pour la journée (12 euros pour les étudiants et les demandeurs d’emploi) ; carte Intégrale 145/90€

Lieu : iReMMO 5, rue Basse des Carmes, 75005 Paris (M° Maubert Mutualité)

96 commentaires sur « Grave crise entre les émirats du Golfe »

  • permalien Caligula :
    7 mars @14h27   »

    Tout ceci est à mettre en relation avec le fait que l’Arabie Saoudite commence à réfléchir à ce qui pourrait lui arriver, si les rebelles islamistes déployés en Syrie, venaient à rentrer au pays.

    Si en plus Qaradawi se met de la partie...

  • permalien Sarah :
    7 mars @15h47   « »

    Ce qui est bien avec le temps c’est que la réalité finit par s’imposer.

    N’importe quelle personne,un peu informée sur les mouvements islamistes,sait que ces derniers ont le soutien de l’Arabie Séoudite(et donc de leur protecteur l’occident) tant que ces derniers ne menacent pas l’équilibre des pouvoirs dans la région.

    J’avais été la première à contredire les commentaires simplistes de certains intervenants sur ce blog en leur faisant remarquer que le mouvement des Frères Musulmans n’était nullement un "jouet de l’Arabie Séoudite et de l’occident" pour contrôler la région.

    Les autocrates du Golfe craignent beaucoup plus des mouvements se réclamant de l’islam qui ont une légitimité populaire et qui sont élus, que des mouvements soit-disant laics sans légitimité.

    Le réformisme musulman du dix-neuvième siècle, dont les Frères musulmans sont les héritiers(quoi on en dise,et malgré quelques évolutions problématiques) a toujours été la bête noire de tous les dictateurs de la région et de l’Occident(et de la Russie ne l’oublions pas, d’où son soutien au coup d’état militaire en Egypte et à Sissi).

    Que les autocrates du Golfe veuillent aujourd’hui punir un des leurs qui a eu l’audace de ne pas être sur la même ligne est tout à fait logique.

    Après tout, les potentats locaux de la région(qu’ils soient des obscurantistes féodaux comme ceux du Golfe,ou des dictateurs "républicains" comme la famille Assad ou le général Sissi) jouent leur survie : quoi de plus dangereux pour eux que des élections démocratiques qui laisseraient enfin leurs peuples s’exprimer.

  • permalien Caligula :
    7 mars @16h11   « »

    Après tout, les potentats locaux de la région(qu’ils soient des obscurantistes féodaux comme ceux du Golfe,ou des dictateurs "républicains" comme la famille Assad ou le général Sissi) jouent leur survie : quoi de plus dangereux pour eux que des élections démocratiques qui laisseraient enfin leurs peuples s’exprimer.

    Si des élections non ’truquées" avaient lieu en ce moment en Syrie, même sans être un grand visionnaire, je pense que la "rébellion" ne gagnerait pas.

    Ceci dit, avec mon cerveau primaire, je ne vois pas tout...

  • permalien Shanaa :
    7 mars @17h41   « »

    L’Arabie des Séoud et le Qatar ont toujours été habité par une animosité réciproque. Ni l’un ni l’autre n’ont de marge politique totalement autonome au regard des immenses intérêts occidentaux. Quant à la Syrie, elle paie la facture d’un statu quo qui remonte à l’occupation française qui a créé "l’exception alaouite" pour contrer la majorité nationaliste "sunnite". Ce statu quo fut maintenu par la répression au lieu d’unifier tous les syriens autour d’une politique commune. Toutes ces failles sont aujourd’hui exploité par les anciennes puissances coloniales, elles qui ont soutenu et installés tous les régimes autoritaires.

  • permalien Shanaa :
    7 mars @17h58   « »

    "Ils accusent aussi le Qatar d’ingérence, autrement dit d’avoir dénoncé le coup d’Etat sanglant en Egypte [en août 2013]. Or ces trois pays s’ingèrent eux-mêmes dans les affaires égyptiennes en soutenant ouvertement les nouvelles autorités. Et, pour ce qui est de la Syrie, tout le monde sait qui est le vrai responsable des divisions entre groupes combattants", à savoir l’Arabie Saoudite, d’après le journal.
    - courrier international

  • permalien Shanaa :
    7 mars @18h04   « »

    Diviser pour régner :

    Lors de l’installation du mandat français en Syrie et au Liban (1920-1946), le général Gouraud, haut-commissaire de la république française, morcela la Syrie, sous l’influence des théories de Robert de Caix, éminent membre du parti colonial français, en plusieurs États autonomes (et un État indépendant, le Grand-Liban). Il s’agissait, en divisant pour régner, de contrer l’opposition des nationalistes arabes en Syrie et de constituer les minorités locales en clientèle politique. C’est ainsi que fut créé le "Territoire des Alaouites" (1) en 1922 (KHOURY 2006). Il incluait des villes du littoral historiquement séparées de la montagne alaouite et s’étendait, globalement, de la frontière libanaise au sud jusqu’aux limites du sandjak d’Alexandrette au nord. Deux villes sunnites, dominant des campagnes peuplées en partie d’Alaouites, en constituaient des clés territoriales : Homs et Tripoli.

  • permalien Sarah :
    7 mars @18h51   « »

    @ Caligula :

    Si des élections non ’truquées" avaient lieu en ce moment en Syrie, même sans être un grand visionnaire, je pense que la "rébellion" ne gagnerait pas.

    C’est sûr que présenté de cette manière,le régime syrien ne peut que gagner des élections face à des "rebelles barbares".

    C’est la fameuse rengaine:c’est moi ou le chaos !

    Ceci dit, avec mon cerveau primaire, je ne vois pas tout...

    Je confirme.

  • permalien Sarah :
    7 mars @18h56   « »

    Le viol, arme de destruction massive en Syrie

    http://www.lemonde.fr/proche-orient...

  • permalien Sarah :
    7 mars @19h15   « »

    La glorieuse armée égyptienne dans ses oeuvres :

    L’Egypte expulse des militantes étrangères qui voulaient se rendre à Gaza

    http://www.lorientlejour.com/articl...

  • permalien Caligula :
    7 mars @19h27   « »

    Sarah,

    C’est sûr que présenté de cette manière,le régime syrien ne peut que gagner des élections face à des "rebelles barbares".

    Pourquoi ces guillemets, ô grande prêtresse de la pensée non-linéaire et multi-polaire ?
    Oh, je vous comprends, il y a bien une rébellion pacifiste, mais - et à moins que vous soyez plus au courant que mézigue - elle est totalement passée à la trappe.

    Bon, je suppose que vous pensez qu’Assad doit prendre un aller simple pour Moscou (ou ailleurs) et laisser libre la place vacante, afin que l’ASL et ses gardes du corps puissent organiser des élections libres, avec, pourquoi pas, l’aide le l’OTAN...

    Et à part l’ASL et consort, qui voyaient vous pour occuper la place laissée vacante par Bashar al-Assad.
    En plus, je serai vous, je me méfierai, qui sait si un général ne voudrait pas venger son ancien président ?

    Concernant les viols, inutile de se focaliser sur la Syrie, tous les conflits ont leur lot de saloperies...Et même pas besoin de guerre pour ça.


    Le Monde, Le Monde...C’est pas ce journal qui a publié le reportage de journalistes immunisés contre le gaz sarin ?
    La presse occidentale...arme d’embrigadement massif.
    Au choix :
    - Le Monde,
    - Le point,
    - NY Times...

  • permalien Shanaa :
    7 mars @19h38   « »

    Caligula, c’est vrai que sur la Syrie la presse occidentale à fait preuve de manicheisme. Une espéce de bataille entre les pro-régime et les pro-rebelle. Du coup chacun de méfie de la véracité de telle ou telle information. Mais tout le monde se doute bien que les exactions sont des deux côtés, y compris le viol des femmes. Dans ces conditions, si Assad revient au pouvoir, il sera forcément perçu comme un massacreur de son peuple.

  • permalien Caligula :
    7 mars @19h43   « »

    Shanaa,

    Dans ces conditions, si Assad revient au pouvoir, il sera forcément perçu comme un massacreur de son peuple.

    Et si il est écarté des élections, ce sera perçu comme une trahison/ingérence...

    Mais qui s’en soucie ??

  • permalien Shanaa :
    7 mars @19h44   « »

    Caligula :" Concernant les viols, inutile de se focaliser sur la Syrie, tous les conflits ont leur lot de saloperies...Et même pas besoin de guerre pour ça."

    Certes, mais ces gens se disent "musulmans". L’éthique de guerre est claire : la vertue des femmes doit être sauvegardée. Il est interdit d’attaquer les femmes, les enfants, les vieillards, l’ennemi désarmé, de se battre dans les mosquées ou durant le mois du jeune.

  • permalien Sarah :
    7 mars @19h57   « »

    @ Caligula :

    Oh, je vous comprends, il y a bien une rébellion pacifiste, mais - et à moins que vous soyez plus au courant que mézigue - elle est totalement passée à la trappe.

    La faute à qui ???
    Qui gouverne la Syrie depuis plus de dix ans et qui lui-même a succédé à son père ???

    Qui a radicalisé ce conflit ?

    Je veux bien admettre qu’il y ait des éléments extrêmistes dans l’’opposition(ce que je n’ai jamais nié),mais ils n’étaient certainement pas majoritaires au début.

    Cet extrêmisme ne justifie nullement les exactions du régime qui ont commencé dés le début des événements.

    Bon, je suppose que vous pensez qu’Assad doit prendre un aller simple pour Moscou (ou ailleurs) et laisser libre la place vacante, afin que l’ASL et ses gardes du corps puissent organiser des élections libres, avec, pourquoi pas, l’aide le l’OTAN...

    Quelle bêtise crasse !
    Maintenant je suis un suppôt de l’OTAN !

    Pour votre gouverne, si l’OTAN voulait vraiment "organiser des élections libres" en Syrie, elle l’aurait déjà fait depuis longtemps.

    Les Syriens ne subiraient pas le martyre depuis plus de trois ans maintenant s’il y avait un "complot américano-sioniste" contre le gentil Bashar Al ASSAD.

    Concernant les viols, inutile de se focaliser sur la Syrie, tous les conflits ont leur lot de saloperies...Et même pas besoin de guerre pour ça.

    Inutile pour qui ?
    Pour vous ??
    Pas pour les syriennes qui le subissent !

    C’est incroyable ce niveau d’insensibilité sous prétexte de soutenir un régime.

    Le Monde, Le Monde...C’est pas ce journal qui a publié le reportage de journalistes immunisés contre le gaz sarin ?
    La presse occidentale...arme d’embrigadement massif.
    Au choix :
    - Le Monde,
    - Le point,
    - NY Times...

    Essayez la presse syrienne.Elle doit sûrement mieux informer.

    Je publie un article avec des témoignages de femmes violées en Syrie par les sbires du régime,et c’est tout ce que vous trouvez à dire ??

    Dormez tranquille:personne,ni l’OTAN,ni les USA, ni même les monarchies du Golfe, ne viendront perturber la machine implacable de la répression en Syrie.

    Les morts syriens peuvent s’accumuler,tout le monde s’en fout.

    D’ailleurs les articles de journaux en France sont plutôt rares sur la Syrie.
    J’ai mis en ligne cet article sur les viols en Syrie parce que c’est l’un des rares articles sur le sujet en France, et qui met en cause le régime.

    Ces derniers temps, la plupart des articles sur la Syrie concernaient plutôt les rebelles et leurs exactions,avec un fond anxiogène "de menace jihadiste, y compris en France".

  • permalien Caligula :
    7 mars @20h01   « »

    Shanaa,

    Il est interdit d’attaquer les femmes, les enfants, les vieillards, l’ennemi désarmé, de se battre dans les mosquées ou durant le mois du jeune.

    Je ne vais pas me lancer sur une critique de l’Islam - je ne critique pas les religions en général, sauf le christianisme mais celle-là je la connais plutôt bien - mais si les apprentis djihadistes devaient respecter ses règles, je pense qu’il y aurait beaucoup moins de candidats...

    La libération de la Syrie, ils s’en foutent ; la libération du peuple syrien ils s’en battent l’oeil ; et je ne parle pas de l’Islam...
    Tout ce qu’ils veulent c’est tuer, torturer, violer etc etc.

    Donc, partant de là, si l’armée syrienne les éradique, je ne vais pas porter le deuil. Ceci dit, le conflit a largement dépassé les critères de la lutte du départ.

  • permalien Caligula :
    7 mars @20h17   « »

    Sarah,

    Je veux bien admettre qu’il y ait des éléments extrêmistes dans l’’opposition(ce que je n’ai jamais nié),mais ils n’étaient certainement pas majoritaires au début.

    Ben ouais, mais maintenant ils sont majoritaires, et pas qu’un peu. Alors, qu’est-ce qui doit être fait ? Les ignorer ? Les virer ? Oui, mais par qui ? Vous pensez vraiment que l’ASL a les moyens de les renvoyer chez eux ?

    Quelle bêtise crasse !
    Maintenant je suis un suppôt de l’OTAN !

    La bêtise, je gère ; mais ou avez-vous vu que je vous assimilais à l’OTAN ? Faut se détendre...

    Pour votre gouverne, si l’OTAN voulait vraiment "organiser des élections libres" en Syrie, elle l’aurait déjà fait depuis longtemps.

    Ben tiens, et même en Ukraine, pourquoi pas. Laissez-moi rire, l’OTAN a certes une grande armée virtuelle, mais ça s’arrête ici.

    Les Syriens ne subiraient pas le martyre depuis plus de trois ans maintenant s’il y avait un "complot américano-sioniste" contre le gentil Bashar Al ASSAD.

    Allez, si vous avez du temps à perdre, trouvez un commentaire où je glorifie Assad...

    Dormez tranquille:personne,ni l’OTAN,ni les USA, ni même les monarchies du Golfe, ne viendront perturber la machine implacable de la répression en Syrie.

    Vous voyez, on est d’accord sur quelque chose ; mais cela ne fait pas en sorte que je dorme mieux.

    Les morts syriens peuvent s’accumuler,tout le monde s’en fout.

    Nos commentaires se sont croisés, c’est ce que je disais à Shanaa.

    Ces derniers temps, la plupart des articles sur la Syrie concernaient plutôt les rebelles et leurs exactions,avec un fond anxiogène "de menace jihadiste, y compris en France".

    C’était pour cette raison que j’ai posté le premier commentaire. Car oui, l’Arabie Saoudite pense avoir le même problème. C’est pas moi qui le dit, ce sont les saoudiens eux-mêmes.

  • permalien Jamel :
    7 mars @20h18   « »

    Le monde assiste actuellement à une vague de tensions qui s’inscrit dans les séquelles de la fin de la guerre froide. Les Frères musulmans est l’organisation-mère ayant enfanté et/ou encadré tous les mouvements islamistes ayant fait la guerre en Afghanistan depuis 1979. A la fin de la guerre et au lendemain de la chute du mur de Berlin, M.Reagan avait remercié les Moujahidines en ces termes :"Nous en avons fini avec le communisme. Maintenant nous allons en finir avec l’islam". Les islamistes sont passé, en l’espace de cette déclaration, d’alliés actifs de l’occident, ayant fait la guerre en son nom contre l’URSS, en ennemis à abattre. Les moujahidine se sont scindés sur des bases ethniques pour les Afghans, et sectaires pour "les Afghans Arabes".
    Au lendemain du 11 septembre, les Américains ont décidé d’éradiquer une fois pour toutes ces mouvements, mais en deux temps : Grâce à une distinction factice entre islam "modéré" et islam "extrémiste", ils ont jugé bon d’agir selon le concept de la guerre propre : détruire les uns par les autres, sans pertes humaines du côté américain et occidental. Les frères musulmans, fidèles à leur habitude de "vendre" leurs prestation au sein du monde musulmans, se sont porté candidats de l’islam "modéré" avec moult promesses de venir à bout des "extrémistes", moyennant la prise du pouvoir dans leurs pays respectifs. En 2011, ce fut chose faite...du Maroc au Yémen. De nouveaux gouvernements issus des Frères musulmans ont pris le pouvoir à la faveur d’élections frelatées par l’argent du Golfe, et du Qatar en particulier. Ces Frères musulmans sont vite allés en besogne en dévoilant dès les premiers mois leur véritable visée : islamiser le monde arabe de force en le mettant d’abord à genoux économiquement, et présentant au monde des pays exsangues, reproduisant ainsi l’expérience du Soudan, lequel est divisé en deux, avec la perspective d’un nouvel Etat (troisième) au Darfour. Le Qatar, petite enclave médiévale et sur-argentée, a pris sur lui le soutien aux Frères musulmans dans ce contrat Halal...Grâce à la chaîne Al Jazeera, le monde assiste depuis 17 ans au moins, à la monarchie obscure du Qatar, exporter "une démocratie qu’il abhorre sur son propre territoire. Les pays du Golfe étaient sa cible de prédilection. La chute de l’Egypte, du Yémen, de la Libye et de la Tunisie(où le parti Ennahdha n’a jamais pris part aux révoltes du 17 décembre-14 janvier 2011) semblent avoir convaincu le Qatar de l’efficacité de sa politique, et encouragé ce petit pays à se frotter à ses voisins. L’évolution des relations irano-occidentales, marquées récemment par un certain apaisement a été pour beaucoup dans l’accélération de la politique qatarie qui est à l’origine de la crise actuelle.

  • permalien Shanaa :
    7 mars @20h42   « »

    Caligula, le probléme de la Syrie et, de maniére générale, tout le moyen-orient obeit à un agenda qui a commencé lors des accords Sykes-Picot. Les puissances tutélaires ont créé les conditions d’un statu quo en mettant au pouvoir des régimes répressifs qui ont brimé la parole, toute opposition, tout projet politique d’union. Ainsi, les puissances peuvent revenir exploiter les failles : Irak, Libye, Syrie, ect... Les "combattants ne sont qu’un outil utile aux puissances qui les soutiennent. Parmi eux il y a probablement des gens qui ont été opprimés, qui veulent en finir et qui sont soutenus par une partie de la population désireuse de changement. Il y a probablement aussi des mercenaires, et "en douce" des puissances occidentales . En face, Assad est assisté du Hezbolah, de l’Iran, de la russie. Une lutte d’influence et pour des intérêts économiques sur fond de mini guerre froide. La propagande se charge d’en faire une affaire entre arabes, un "clash de civilisation" à l’envers, l’autre n’ayant pas fonctionné puisque théorisé sur des délires.

  • permalien Fouquier-Tinville :
    7 mars @21h08   « »

    L’Arabie a toujours considéré avec condescendance ses partenaires, sur la plupart desquels elle a des visées territoriales, à l’exception du Koweït (pour des raisons historico-affectives : l’émir avait accueilli le père de Abd-el-Aziz lorsqu’il avait été chassé de Riad).

  • permalien Fouquier-Tinville :
    7 mars @21h33   « »

    Une crise autrement plus grave menace le royaume : la gérontocratie arrive à ses limites.
    La transmission de la couronne se faisant successivement (c’est le mot !) à chacun des fils du premier roi par ordre chronologique (ont été toutefois écartés Talal le nassérien, et ... Nasser l’ivrogne), vu leur nombre impressionnant et le très grand écart d’âge entre le premier et le dernier, ainsi que la longévité imprévue (notamment par le très puissant et très ambitieux Sultan, qui a eu la mauvaise idée de défuncter avant lui) du titulaire actuel, a pour conséquence d’amener inévitablement au trône un vieillard, y compris lorsqu’arrivera enfin le tour de la génération suivante (Saoud Al-Fayçal, le premier de la "liste", est d’ores et déjà un géronte).

  • permalien Caligula :
    7 mars @21h36   « »

    L’Egypte a salué vendredi la décision de l’Arabie saoudite de classer les Frères musulmans comme organisation terroriste, appelant les autres pays arabes à faire de même.

    Les autorités égyptiennes, installées par l’armée après la destitution du président Mohammed Morsi issu des Frères musulmans, avaient elles-mêmes en décembre déclaré organisation terroriste cette confrérie en lui faisant porter la responsabilité d’un attentat meurtrier contre la police pourtant revendiqué par un groupe jihadiste.

    Le royaume saoudien a salué le renversement de M. Morsi et a apporté son appui aux militaires.

    Nous nous félicitons de la décision saoudienne, qui témoigne de l’importante coopération et de la profonde solidarité entre les deux pays, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty.

    Il a dit souhaiter que les autres pays ayant signé le traité de lutte antiterroriste de la Ligue arabe en 1998 suivent l’exemple saoudien et tiennent leurs engagements.

    Les Frères musulmans sont présents dans la plupart des pays arabes.

    Pour sa part, la confrérie égyptienne des Frères musulmans a fait part, dans un communiqué, de sa surprise et de sa peine après l’annonce saoudienne.

    Cette nouvelle position adoptée par le royaume contraste totalement avec l’historique de sa relation avec la confrérie, ont regretté les Frères musulmans égyptiens.

    L’Histoire a toujours montré que la confrérie a été un leader dans la diffusion de la véritable pensée islamique, sans extrémisme, et plusieurs dignitaires religieux en Arabie peuvent en attester, ont-ils ajouté.

    IIIw.romandie.com/news/n/_L_Egypte_salue_la_decision_de_Ryad_de_classe­r_terroristes_les_Freres_musulmans_RP_070320142111-16-454577.asp

  • permalien Fouquier-Tinville :
    7 mars @21h45   « »

    Jamel
    J’aimerais que vous m’expliquiez ce que vous entendez par islam "modéré". Qualificatif qui n’est utilisé que pour cette religion (avez-vous jamais entendu parler de christianisme "modéré ?)
    Question subsidiaire : qu’entendez-vous par "islamiser le monde arabe" ? J’avais naïvement l’impression que cela avait déjà été fait il y a quelque 14 siècles...

  • permalien Fouquier-Tinville :
    7 mars @22h01   « »

    Caligula
    Ce qui est piquant, c’est de voir la propagande louant le futur Raïs comme un nouveau Nasser, avec le soutien tonitruant de la grande bourgeoisie égyptienne corrompue et du régime saoudien, plus, mezzo voce, l’État sioniste ... c’est à dire les trois adversaires acharnés de Nasser !

  • permalien JMG :
    7 mars @23h42   « »

    @ Sarah

    Les morts syriens peuvent s’accumuler,tout le monde s’en fout.

    Non, BHL ne s’en fout pas. Pas plus qu’il ne se foutait du viol des musulmanes en Bosnie.

    Il aura la peau d’Assad comme il a eu celle de Milosevic.

    C’est la plus grande conscience du monde libre.

  • permalien Révolté :
    8 mars @02h25   « »

    Un coup de fouet dans une marre d’huile pas plus que cela ! Le dernier coup de bluff du « closed club for senils princes » cherchant surement le « cultissime » souhait de faire encore tâche d’huile. Ces oligarques dont même un Alzheimer ne veut rien entendre. Seule « dernière ferme » qui garde encore son nom de famille !!! Saoudite vous dites. La seule devise ; outre celle qu’ils mettent au service de leur protecteur en renflouant ses réserves fédérales ; est celle de joindre le désagréable à l’inutile !! Les échecs s’égrènent au fil du temps. La péninsule est sujette à plus de convoitise. Les intéressés se bousculent et se renforcent. Le danger est certes bien réel, mais au point que le minuscule petit porte avion qu’est le Qatar soit répertorié danger imminent pour le plus oint des conseils ……C’est qu’ ils doivent être très mal conseillés ces cadavres flottants .A la dérive ; nageant dans l’ignorance et l’arrogance ! Quand on croit tout acheter par argent que l’ on n’a même pas dûment gagné !!! Pas une goutte de sueur mais que des nappes d’oil et des poches d’air ….C’est vous dire que le dessous est glissant et le dessus est vide !!
    Excès de graisse et défaut de grâce ; ne vous-ai-je pas parlé du désagréable joint à l’inutile !? Un grand et terrible vent de révolte est en phase de constitution. Bientôt, il se lèvera .Il balayera toute la région et sur son passage, les vieux tonneaux seront les premiers à rouler …..C’est d’ailleurs pourquoi les sénescents de la péninsule soutiennent les antidémocrates (où qu’ils soient) et croient ainsi se protéger …Se protéger de qui ??? Un élan de démocratisation galopante. Qu’est-ce que j’en sais ! ?? Une femme qui goutterait le plaisir de toucher un volant !?? Ou carrément ne plus voir les gens dans la rue en noir et blanc !?? Dimorphisme que même l’archétype des ancêtres des écrans TV en poussant son ingéniosité à l’extrême n’aurait trouvé mieux ……………. Chiche . (A suivre) (1/2)

  • permalien Révolté :
    8 mars @02h29   « »

    ( Suite et fin) (2/2 )
    Chiche .
    Petits rappels…. Le Chah d’Iran, dernier gendarme déclaré de la région, se croyait plus ancré et point indélogeable …. S’est vu subitement aller paître ses paons millénaires ailleurs que sous le ciel de la grande perse dont il se croyait à tort le grand garant !!! La junte militaire récidiviste en Turquie se tint désormais à carreaux et n’obligea plus ses chars de sortir si souvent tel qu’ils eurent coutume de faire …. L’Irak ; non seulement plus dernier rempart contre l’ennemi juré de l’est ,il en est devenu sa première ligne !!! Le Liban ; la Syrie ; le Yémen …..La péninsule prend eau de toute part. Elle sombre .
    Ainsi tel que l’on nous a enseigné …… Pour la géographie, l’Histoire n’est pas une science exacte !!! Tout comme l’Histoire se fout pas mal de la géographie !!!!
    Alors, les « old saoud », vous préparez en catimini un coup d’état .Vous le soutenez de facto et sans tergiverser une seconde .Vous le financez généreusement. Apres huit mois de pression et de perfusion, l’avorton putschiste se meurt. Vous en êtes venus à menacer ceux qui ne vous présentent pas les hommages que vous ne méritez point.
    Lamentable constat final : inefficaces et craintifs ……. ( 08 /03 / 2014)

  • permalien Jamel :
    8 mars @09h57   « »

    Fouquier Tinville,
    Les termes que vous mettez en question dans mon article ont été mis entre guillemets, par humour. Le fonds de commerce des Frères est, ni plus ni moins, d’islamiser des pays musulmans depuis 14 siècles déjà. C’est dire la fourberie de l’Occident qui les utilise.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @10h28   « »

    Jamel : "C’est dire la fourberie de l’Occident qui les utilise."

    La confrérie des fréres musulmans n’est pas, à l’origine, une organisation religieuse, mais politique. Elle est née dans le cadre de lutte contre le colonialisme britannique en Egypte. Par la suite, malgré une répression féroce, la confrérie s’est aussi occupée des défavorisés sur le terrain caritatif. L’absence de cadre démocratique, de liberté de parole , l’oppression ambiante, ont contribué à sa rigidité, et l’ont obligé à faire des alliances de circonstances. Comme vous le faite remarquer, beaucoup l’ont utilisé pour des tas d’actions, mais aussi comme épouvantail. Beaucoup d’observateurs font remarquer que la politique des "apprentis sorciers" n’est plus gérable. D’ou l’effet boomerang.
    Quant à votre expression " islam modéré" elle est à mettre en paralléle lors des accords Sykes Picot et la naissance du wahabisme. Tout à été mis en oeuvre pour créer les conditions du chaos actuel, exploitable politiquement, économiquement.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @12h21   « »

    Mahmoud Ahmadinejad avait en effet apporté son soutien à son allié Bachar Al-Assad mais critiqué sa brutalité et pris quelques contacts avec les rebelles, pour éviter d’être pris au dépourvu en cas d’effondrement du régime de Damas. Sous l’influence du ministère des affaires étrangères, Téhéran refusait en outre l’envoi de troupes au sol et soutenait les efforts diplomatiques du représentant de l’ONU Lakhdar Brahimi pour trouver au plus vite un accord politique durable, et éviter que le pouvoir à Damas ne tombe entre les mains des Saoudiens.

    La prudence de cette première phase a vite été dépassée par les conséquences du soutien — verbal, mais alors plein de promesses, des Français et des Américains aux rebelles. Si les premiers cherchaient en priorité à soutenir un futur pouvoir démocratique qui ne gêne pas trop Téhéran, les seconds visaient d’abord à faire tomber le régime de Bachar, afin de rompre « l’arc chiite » qui était considéré comme l’axe prioritaire de la politique de la République islamique. En finir avec Bachar Al-Assad ferait tomber du même coup la République islamique qui menace Israël. Cette priorité de l’objectif iranien a été rappelée à de multiples reprises par les néoconservateurs américains comme John Bolton. Plus nuancé, Laurent Fabius, au printemps 2013, ne souhaitait pas que l’Iran participe aux négociations de Genève 2, car il craignait que Téhéran n’échange son soutien à la paix en Syrie contre des concessions sur le nucléaire. Peu importait la Syrie, le but ultime du conflit était l’Iran.
    - orientxx

  • permalien Fouquier-Tinville :
    8 mars @12h26   « »

    Shanaa
    Je suis souvent d’accord avec vous, même si votre fougue vous entraîne parfois dans un certain manichéirme.
    Le wahhabisme, et son alliance avec la famille Al-Saoud, n’ont rien à voir avec les accords Sykes-Picot, et datent d’ailleurs d’un siècle avant.
    Au contraire, l’Arabie saoudite s’est constituée contre les menées britanniques de Lawrence avec le shérif de La Mecque.
    Et les États-Unis n’ont commencé à s’y intéresser qu’à partir de la 2nde Guerre Mondiale.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @12h32   « »

    Alexis Varende :

    Parler de la chute de l’islam politique comme il l’a fait à propos de la destitution de Mohamed Morsi ne correspond pourtant à aucune réalité5. Les Frères musulmans subissent actuellement les contrecoups de leur mise à l’écart en Égypte, mais aussi dans le Golfe. Ici et là les bureaux des Frères musulmans sont fermés et leurs membres expulsés. Mais leur mouvement est si profondément ancré dans les sociétés arabes qu’il ne peut être éradiqué du jour au lendemain. L’islam politique est même florissant dans sa version salafiste la plus radicale, en Syrie ou en Irak, mais aussi sur les continents africain et asiatique. En Syrie ou au Liban, les chiites ne doutent pas un instant de la vigueur de leur islam politique. En fait, en évoquant sa fin au travers de la chute de Morsi, le président fait semblant de croire à la cessation des soulèvements populaires arabes, y compris et surtout en Syrie. La campagne de dénigrement des Frères musulmans qui s’annonce ne pourra qu’alimenter son souhait sans pouvoir lui donner satisfaction. Le seul constat valable est de dire que le sunnisme politique est en train de perdre ses leaders : Recep Tayyip Erdoğan est contesté à domicile et a perdu une bonne partie de son aura à l’extérieur de la Turquie, Morsi est écarté, le Conseil du majlis al-choura au Caire a été dissous, etc
    - orientxx

  • permalien Fouquier-Tinville :
    8 mars @12h33   « »

    Shanaa
    "manichéisme", bien sûr (je n’ai pas mes lunettes).
    Et bien sûr d’accord avec votre dernière citation.

  • permalien Fouquier-Tinville :
    8 mars @12h38   « »

    Shanaa
    Si Bachir Al-Saadawy s’est mis au service du roi Abd-el-Aziz, ce n’est certes pas pour être le valet de l’impérialisme occidental, mais pour aider à constituer le premier État arabe libre.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @12h42   « »

    Fouquier-Tinville : "Le wahhabisme, et son alliance avec la famille Al-Saoud, n’ont rien à voir avec les accords Sykes-Picot, et datent d’ailleurs d’un siècle avant."

    Vous avez sûrement raison, mais ce que je voulais mettre en évidence c’est que toutes les impasses et créations d’entités en "isme" date du démembrement de l’emire Ottoman. C’est à ce moment que certains ont aidé les puissances coloniales en croyant aux fausses promesses d’une grande nation arabe. Au lieu de cela, furent créé des tas de petits états facile à contrôler et le découpage de la Palestine. Depuis, les peuples arabes souffrent paient pour des intérêts géo-politiques et économiques qui ne rapportent quaux puissants et aux "élites" corrompus.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @12h51   « »

    Aujourd’hui, les Anglais se trouvent à nouveau à Bassorah, protégeant ses riches champs de pétrole, tandis que leurs partenaires, Bush et Cheney, luttent pour maintenir leur contrôle sur Bagdad. Les Anglo-Américains ont promis aux Irakiens l’« indépendance », la « souveraineté », la « liberté » et la « démocratie ». Des unités militaires arabes, organisées en milices ou suivant des clans, se battent aux côtés des armées anglo-américaines, comme elles le firent avec Lawrence d’Arabie, non contre un autre empire, mais contre le peuple irakien qui se soulève contre ce nouveau joug impérialiste.
    L’ombre de Sykes Picot :
    La Palestine reste la victime du conflit israélo-arabe que les grandes puissances n’ont pas voulu résoudre. On promet solennellement la création d’un Etat palestinien, tout en s’engageant à défendre le droit d’exister d’Israël. Mais aucune option viable pour la réalisation d’un projet de paix n’est avancée.

    L’Iran se trouve dans la ligne de mire, enjeu des intérêts rivaux entre la Russie et les Anglo-Américains. Et les Français lorgnent sur la Syrie et le Liban.

    Il est grand temps de tirer les leçons de l’histoire.
    - agora-erasmus

  • permalien Yasmina :
    8 mars @12h54   « »

    Caligula : je partage votre opinion. Certains journalistes libanais et analystes abondent dans votre sens.

    L’article du monde sur le viol des syriennes c’est du grand n’importe quoi.Ces accusations de viol sont aussi crédibles que les armes de destruction massive ou Timisoara ou les bébé des couveuses jetées au sol au Koweit. ...Ce témoignage ressort la thèse classique de la propagande occidentale d’une dictature alaouite, alors que l’administration Assad est bassiste. Parler d’un régime alaouite, c’est adopter la vision wahhabite de l’islam. Personne en Syrie ne parle comme ça.Prononcer la simple phrase, rapportée par Mme Cojean, « Nous les alaouites allons vous écraser », suffirait à faire démettre n’importe quel fonctionnaire ou militaire. La propagande anti syrienne fait feu de tout bois en utilisant la cause des femmes . C’est de la com. qui fait aussi dans le pathos pour les opinions publiques largement désinformées.

    Sur les Alaouites, diabolisés par les agresseurs de la Syrie voici une étude de Bruno Paoli, en 3 parties :http://ifpo.hypotheses.org/4575

  • permalien Shanaa :
    8 mars @13h01   « »

    Dans un texte approuvé par le Cabinet de Guerre, Sykes appelle les chefs arabes à se joindre aux Anglais, leur promettant la liberté et l’indépendance. Ce texte évoque une confédération du Moyen-Orient arabe que dirigerait le roi sunnite Hussein ou l’un de ses fils.

    Après la Palestine et la Mésopotamie, on en arrive ensuite à la conquête de la Syrie. En septembre 1918, Allenby prend Megiddo (« Armageddon ») avant de se diriger sur Damas. Suivant l’accord Sykes-Picot, cette ville doit être mise sous administration arabe, et de facto sous contrôle français, même si les Anglais y ont la suprématie militaire. Dès la chute de la ville, le drapeau de Hussein (conçu par Sykes) y sera hissé. Les Français ne contrôlent directement que les régions côtières, et l’intérieur doit devenir indépendant, gouverné par un pouvoir hachémite soutenu par des conseillers français.
    - agora-erasmus

  • permalien Yasmina :
    8 mars @13h11   « »

    Fouquier-Tinville :

    Bonjour. Je suis suis souvent d’accord avec vous. Mais :

    Le wahhabisme, et son alliance avec la famille Al-Saoud, n’ont rien à voir avec les accords Sykes-Picot, et datent d’ailleurs d’un siècle avant.

    Tout à fait. Il ya eu en fait 3 royaumes( ou emirats) Le premier détruit par les Ottomans. Le secons par des riveaux alliés des Ottomans. Le troisième reconstitué à partir du Koweit( ou se sont réfugié les rescapes, des cousins des premiers fondateurs) s’est faite grâce aux Britannique.

    Au contraire, l’Arabie saoudite s’est constituée contre les menées britanniques de Lawrence avec le shérif de La Mecque.

    Bien au contraire c’est tout le génie des Britanniques grâce à leur services secrets et agents infiltrés. Vous oubliez le rival de Laurence, John Philby qui lui soutenait les Saoud et les a aisé à conquérir toute l’Arabie...//fr.wikipedia.org/wiki/St._John_Philby

    Un des meilleurs livres, que j’ai lu sur le sujet : "le pacte de Najd ou comment l’islam sectaire est devenue l’orthodoxie" de l’universitaire Hamadi Redissi. C’est un travail universitaire, d’equipe, avec plein de reference et de documents d’archives.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @13h17   « »

    Yasmina, votre lien reprend la thése de Thierry Meyssan qui est l’autre version de la propagande Or, tout le monde se doute que les violences, les exactions, sont le fait de toutes les parties en présence, surtout si les drogues sont de partie comme le souligne le TIMES. Dans cette affaire,tout analysé au travers de deux prismes : les pro et les anti, pour le grand malheur des syriens. C’est pour cela que des voix éclairées parlent de "crimes médiatiques". Aucun peuple au monde n’accepte ce qui se passe en Syrie, en Libye ou hier en Irak. Ces pays sont le théatre des convoitises, des rivalités et des volontés d’influence des puissances occidentales et arabes soumis. C’est exactement comme à l’époque des Sykes-Picot. On se sert des arabes, des musulmans (Iran) en crééant des révoltes, des guerres pour piller et remodeler la région. L’ancien modelage étant expiré.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @13h31   « »

    Le plan de guerre britannique (en dépit des querelles d’élite sur les détails) était simple et direct : faire en sorte que des forces arabes montent une révolte apparemment « autonome » contre l’oppresseur ottoman, briser l’Empire ottoman en mille morceaux et redessiner la carte avec des « Etats » arabes entièrement nouveaux, gouvernés par des fantoches britanniques. Les Français, qui soutenaient ce projet, devaient avoir leurs propres marionnettes dans les zones d’influence qui leur étaient réservées.
    - agora-erasmus

  • permalien Yasmina :
    8 mars @13h33   « »

    Shanaa : je suis souvent d’accord avec vous .Au sujet de l’Egypte, je ne soutiens ni les Freres, ni les militaires. Je suis aussi très réservée à propos des révoltes et de ce que la presse appelle"printemps arabe". Il y a trop d’ingérence etrangères . Trop de manipulations, de mensonges. Je soutiens la société civile( quand elle existe. Voyez la Libye par exemple , un vrai désastre).

    Au sujet des FM, pour les arabophones un livre -témoignage ,de Tharwat Al-Kharbaoui, ancien dirigeant à la confrérie des Frères Musulmans, qu’il a quittée depuis 2002, « Le secret du Temple », dans lequel il dénonce les pratiques maçonniques de la Confrérie des Frères Musulmans, leurs alliances et leurs accords secrets avec les sionistes. Ainsi que l’historique de cette confrérie depuis ses débuts.

  • permalien Yasmina :
    8 mars @13h59   « »

    Shanaa

    Dans un texte approuvé par le Cabinet de Guerre, Sykes appelle les chefs arabes à se joindre aux Anglais, leur promettant la liberté et l’indépendance. Ce texte évoque une confédération du Moyen-Orient arabe que dirigerait le roi sunnite Hussein ou l’un de ses fils.

    Après la Palestine et la Mésopotamie, on en arrive ensuite à la conquête de la Syrie. En septembre 1918, Allenby prend Megiddo (« Armageddon ») avant de se diriger sur Damas. Suivant l’accord Sykes-Picot, cette ville doit être mise sous administration arabe, et de facto sous contrôle français, même si les Anglais y ont la suprématie militaire. Dès la chute de la ville, le drapeau de Hussein (conçu par Sykes) y sera hissé. Les Français ne contrôlent directement que les régions côtières, et l’intérieur doit devenir indépendant, gouverné par un pouvoir hachémite soutenu par des conseillers français.

    La question que je suis toujours posée : pourquoi les Hachemites ont été ecartés au profit des Saouds ?

    La réponse : Cella s’est passé apres la chute des Ottomans, et après la suppression du CALIFAT par la république laique de Turquie. c’est parce que le Soud a bien voulu, en accord avec les Britannique se proclamé ROI alors que le Hachemite s’est proclamé "CALIFE" .Ce qui est tres differents .

    Dans la foulée de la suppression du Califat, qui a eu l’effet d’un electrochoc parmi les musulmans, il faut comprendre la création des FM, Al Banna , à défaut de se proclamer Calife, s’est fait désigner imam morched qui est traduit en français par "guide suprême".

    C’est une partie de l’histoire passionnante et riche en événement. Les archives Britanniques et bientôt Ottomanes du gouvernement Jeune-Turcs, seront du domaine public expliquent ce qui a été tu et caché. Les accord secrets. Je suis impatiente de connaitre les dessous des accord dit de Lausanne, la perte de la Palestine ...Googlez "mouvement pour le Califat" ( qui est réellement un Mouvement apparue en Inde Britanniques, soutenus même par Ghandi).

    Si je ne vous réponds pas, c’est faute de pouvoir le faire. Désolée. A bientôt.

  • permalien said :
    8 mars @14h07   « »

    @Yasmina
    Je suis assez surpris que vous fassiez référence à l’ auteur de "la tragédie de l’islam moderne"ou de "l’exception islamique".
    C’est aussi un des plus farouche opposant a Ennahda en Tunisie.
    A noter qu un auteur comme Charles Saint prot est tres critique sur la these defendue par Redissi meme si ce n’est pas le thème central de son livre (dans son livre la tradition islamique de la réforme).

  • permalien CdQat :
    8 mars @15h29   « »

    @Fouquier-Tinville, & Shanaa

    Le wahhabisme, et son alliance avec la famille Al-Saoud, n’ont rien à voir avec les accords Sykes-Picot, et datent d’ailleurs d’un siècle avant.

    Je ne suis pas souvent d’accord avec vous, mais là oui, (même qu’on est plus proche de 2 siècle que d’un, c’est dire s’il n’y a aucun lien entre les deux évènements)

    l’Arabie saoudite s’est constituée contre les menées britanniques de Lawrence avec le shérif de La Mecque.

    Pour le coup, c’est un tout petit peu plus compliqué que ça. Déjà parce que les menées anglaises dans cette "Arabie Centrale" ont été minimes et limitées aux contours et aux alentours. Les anglais étaient en effet beaucoup plus intéressés par ce qui est maintenant l’Irak, la Jordanie et les cotes du golfe et de la mer rouge que par l’Arabie.
    Ensuite parce que Abdul Aziz a utilisé les anglais pour se débarrasser des ottomans, puis a utilisé les anglais du Raj pour conquérir le Hedjaz aux mains alors des hachémites soutenues par les anglais du bureau arabe, une fois ça fait, il s’est jeté dans les bras des US (assez ironiquement avec l’aide d’un anglais...)

    Il ya eu en fait 3 royaumes( ou emirats) Le premier détruit par les Ottomans. Le secons par des riveaux alliés des Ottomans. Le troisième reconstitué à partir du Koweit( ou se sont réfugié les rescapes, des cousins des premiers fondateurs) s’est faite grâce aux Britannique.

    La encore, c’est un peu plus compliqué, mais bon, on ne va pas refaire l’histoire de l’Arabie dans sa globalité, on va se faire accuser de déviationnisme de fil....
    Juste deux précisions : les trois royaumes réfèrent en général aux trois royaumes des al-Saoud. Par les "rivaux alliés des Ottomans", je pense qu’il est fait référence aux al-Rachid qui ont fait tomber le deuxième royaume des al-Saoud, mais ce n’est pas le "deuxième royaume".
    Sinon, Abdul Aziz n’était pas le cousin du premier fondateur, mais un descendant direct. Il était le fils et neveu de ses trois prédécesseurs.
    Oui, je sais, je fais suer tout le monde, et je vais arrêter sans faire l’historique du prénom de Philby (Harry, St John, ou éventuellement Jack, mais pas John...). mais c’est comme pour le féminisme et l’homophobie, l’histoire de l’Arabie et un peu mon dada ... Les freudiens du blog y verront peut-être un phénomène de compensation de ma tendance féministe...

    "le pacte de Najd ou comment l’islam sectaire est devenue l’orthodoxie" de l’universitaire Hamadi Redissi.

    Qui a l’avantage d’être un trop rare livre arabe sur le sujet.
    Pour ma part, et pour faire ce lien entre mes dadas en cette journée de la femme : La reine du désert : Vie de Gertrude Bell de Janet Wallach.

  • permalien chb :
    8 mars @15h54   « »

    @ Yasmina (8 mars @12h54 )
    Le pathos, il y en a à revendre, dès qu’il y en a besoin. C’est un volet de la propagande, en effet, d’où l’intérêt d’avoir les médias dans la poche.
    Ainsi de la campagne anti-Poutine, très puissante en ce moment ; et pourtant, on lui constuit de beaux porte-hélicoptères ; l’un était en essais devant St Nazaire ces jours-ci.

    Qu’on reproche à Poutine, comme Abby Martin (rt.com), de flatter ses nationalistes en mettant la main sur la Crimée, c’est une chose. Mais c’est exagérer de le présenter systématiquement comme un tsar mâtiné de Staline, de rappeler avec morgue sa formation KGBiste dès qu’il dévoile certaines des turpitudes de l’empire comme la constitution par Nuland-Fuck-the-EU du gouvernement « légitime » de Kiev, de le tancer très officiellement sur son non respect de l’unité de l’Ukraine quand l’Otan a démantelé dans le sang l’Irak, la Libye etc. (et tente de le faire à la Syrie !). Nos diplomates lui opposent avec raison les Droits de l’Homme, sauf que leur propre performance en la matière est excécrable, même leurs « ONG » ne savent plus que faire pour regagner un peu de crédibilité. En ce qui concerne l’Ukraine, l’ingérence caractérisée par trois mois de présence intense de nos officiels place Maïdan, puis les menaces d’ange redresseur de torts, ça fait rire jaune.
    Plus généralement, sur l’indépendance perdue de nos sources d’information : sachant que le pouvoir a besoin de maîtriser sa com’ quitte à manipuler et fabriquer les événements notamment en période de guerre, et qu’il en a les moyens (sauf au Diplo, of course) que ce soit en termes de journalistes embedded ou de médias amicalement verrouillés ou de pressions commerciales ou autres NSA, je ne peux pas supposer qu’il n’en profite pas. A priori, on est donc enfumés plutôt qu’informés.
    Rappel aux pourfendeurs du viol et des despotes alaouites : la punition que F Hollande était prêt à lancer contre Damas, après deux années passées à ressusciter l’opposition "syrienne" 5 étoiles, se basait sur un coup monté. Si Le Monde était partant pour l’aventure, pourquoi notre gouvernement, avide de premier plan, se serait-il privé ?
    Mais je ne suis pas sur le bon fil si j’oublie de déplorer, à propos de propagande, la très curieuse compréhension française à l’égard des pétrodictatures, soudain instables aujourd’hui. Si c’était pour préserver nos ventes d’armes, Poutine peut être rassuré.

  • permalien Fouquier-Tinville :
    8 mars @16h05   « »

    CdQat
    Moi aussi, pour une fois, je suis tout à fait d’accord avec vous.

    Yasmina
    Et pas tout à fait avec vous : c’est sûr que les Britanniques "travaillaient" dans toutes les directions, et faisaient des promesses à tout le monde, mais il n’en reste pas moins que Hussein et ses fils étaient leurs marionnettes.
    Ils ont d’ailleurs installé Fayçal à Damas, en violation des accords Sykes-Picot, avant de le mettre sur le trône à Bagdad quand Gouraud l’eut chassé.
    Et, que cela plaise ou non, l’Arabie est le premier État arabe libre du XXème siècle (si l’on excepte l’éphémère République Tripolitaine.

  • permalien Shanaa :
    8 mars @16h25   « »

    Yasmina : " ( ...)Au sujet de l’Egypte, je ne soutiens ni les Freres, ni les militaires. "

    Pour ma part, il ne s’agit pas d’être pour les uns ou pour les autres, mais de considérer que le soutien de base (probablement des gens sincéres) ne sont pas au fait de ce qui se trâme au sommet. La répression aveugle ne tient malheureusement pas de cette évidence. Au sujet des dits "printemps arabes", nombreux sont (sauf euphorie passagére au début) qui se questionnaient sur cet embrasement qui n’avait ni penseurs préalables, ni leaders, ni revendications claires, ni programme politique. D’ailleurs, jusqu’à présent, le peuple cherche absolument à comprendre. C’est l’avantage des nombreux moyens de communication mondialisés qui n’existaient lors des Sykes-Picot . Dans un certain sens, la démocratie existe par ce biais virtuel :)

  • permalien Shanaa :
    8 mars @16h55   « »

    Jeremy Salt :

    La Syrie pourrait se prêter à un scénario similaire de démantèlement sur bases ethniques et religieuses, si la forme d’État actuellement au pouvoir venait à s’effondrer. En 1918, les puissances impérialistes ont divisé le Moyen Orient selon des critères qui leur paraissaient favorables à l’époque. Aujourd’hui, elles projettent un nouveau démantèlement et cherchent à redessiner la carte de la région, pour que la nouvelle donne aille dans le sens de leurs intérêts. Ce n’est pas un hasard si ce programme coïncide à la perfection avec les plans stratégiques à long terme d’Israël.

    La Russie et la Chine sont pleinement conscientes du processus en cours. On peut donc dire que la situation actuelle peut se concevoir comme l’extension, au 21ème siècle, de la “Question d’Orient” ou du “Grand Jeu”, soit la lutte entre la Russie et la Grande-Bretagne. Il est sûr et certain que la lutte pour la Syrie donnera forme pour longtemps aux futurs Levant et Moyen Orient. Dans tous les cas de figure, les acteurs locaux peuvent d’ores et déjà être considérés comme les perdants du jeu.
    - asia.times

  • permalien CdQat :
    8 mars @16h58   « »

    @Yasmina re. : 8 mars @13h59

    La question que je suis toujours posée : pourquoi les Hachemites ont été ecartés au profit des Saouds ?

    La réponse : Cella s’est passé apres la chute des Ottomans, et après la suppression du CALIFAT par la république laique de Turquie. c’est parce que le Soud a bien voulu, en accord avec les Britannique se proclamé ROI alors que le Hachemite s’est proclamé "CALIFE" .Ce qui est tres differents .

    Je ne suis pas sûr que les Hachémites aient été "écarté au profit des Saoud" autrement que par les Saoud eux-mêmes. Les Saouds on seulement profité du fait que les anglais n’étaient pas d’accord entre eux, le bureau arabe (du Foreign Office), et le Raj (de l’Indian Office) se faisant une guerre sans merci pour le contrôle de la péninsule arabique...

    L’attaque par des troupes de Philby de troupes de Lawrence en Tranjordanie en est une belle illustration...

    Les archives Britanniques et bientôt Ottomanes du gouvernement Jeune-Turcs, seront du domaine public

    Pour les Britanniques, elles sont disponibles sur Internet (site du FO).
    Pour les Ottomanes, je n’ai pas d’info sur une possible remise dans le domaine public.

  • permalien Fouquier-Tinville :
    8 mars @17h17   « »

    CdQat
    Encore d’accord.

  • permalien K. :
    8 mars @22h16   « »

    Ambassadorial Recall Signals Deepening Rifts Among Gulf Sheikhs « LobeLog.com
    http://www.lobelog.com/ambassadoria...

    The establishment of the Islamic Republic in Iran and the Soviet invasion of Afghanistan forced Gulf rulers to turn to Sunni Islam, including the Muslim Brotherhood, for protection against the “atheist” Soviet Union in Afghanistan and the “Safavi, Persian menace.”

    They preached and bankrolled Salafi Sunni jihad against both perceived enemies. By recasting the Muslim Brotherhood (MB) as the current enemy, these rulers are being seen as hypocritical and shortsighted. They are also playing a dangerous game.

    Bahrain, for example, has promoted a Sunni Islamic ideology at home that is well grounded in the MB as a line of defense against the Shia opposition. Over the years, some Bahraini political and business Sunni leaders have established close relations with the MB, regionally and internationally, according to media reports.

    The Saudis and the Bahrainis are also financing Sunni Salafi jihad in Syria against the Assad regime. Earlier they supported similar groups in Iraq against the Shia power structure. In fact, in the past two years, several radical Sunni activists from Bahrain went to Syria to wage jihad against Assad, presumably with the approval of the Bahraini authorities.

    The Saudi, UAE and Bahraini anger at Qatar is yet another manifestation of the tensions that have simmered for years within the GCC. While they recognized growing threats to their rule in the early 1980s, they disagreed even then on how to respond to those threats.

    The Al Khalifa regime [Bahrein], especially, finds itself in a dilemma : Supporting the Egyptian military junta against the MB, and at the same time relying on pro-MB activists to fight the Shia opposition and Iran, which they blame for the unrest in Bahrain.

  • permalien CdQat :
    9 mars @11h18   « »

    @K. re. : 8 mars @22h16

    Je ne sais pas dans quel but a été fait votre extract, mais il est intéressant. Il permet de comprendre la vision des US sur le MO.
    Si je comprends bien, le type est un ancien analyste de la CIA. Et à la lecture de son article, on comprend mieux pourquoi la guerre a été faite en Irak et en Afghanistan !

    Ca commence avec le premier passage de l’extract :

    The establishment of the Islamic Republic in Iran and the Soviet invasion of Afghanistan forced Gulf rulers to turn to Sunni Islam, including the Muslim Brotherhood, for protection against the “atheist” Soviet Union in Afghanistan and the “Safavi, Persian menace.”

    Donc avant 79, pas de sunnisme dans la péninsule ??? Je ne sais pas d’où il a sorti ça, mais quand on sait, et on l’a mentionné un peu plus haut avec l’alliance d’Abdel Wahhab et des Al-Saoud, que le sunnisme est l’ADN de l’Arabie, on se pose des questions sur la pertinence de l’analyste.

    Le reste est un peu à l’avenant, le simplisme le partageant au cliché...

    Et on comprend la guerre à l’intérieur de l’agence entre opération et analyste..

  • permalien Yasmina :
    9 mars @11h36   « »

    Said

    Je suis assez surpris que vous fassiez référence à l’ auteur de "la tragédie de l’islam moderne"ou de "l’exception islamique".

    En fait, c’est le seul livre que j’ai lu en entier de Redissi. C’est un livre_enquete , un travail d’equipe avec de nombreuses archives. Son livre sert de base maintenant à d’autre chercheur sur le sujet.

    Je ne suis pas d’accord avec sa position en general sur l’islam . oui je suis au courant de son oposition à Ennahdha. Ca n’enlève rien à la qualité de son livre "le pacte de Najd"

    Cdqat : Je ne veux surtout pas polémiquer avec vous. couper les cheuveux en quatre ne m’interesse pas.

    Moi aussi c’est une partie de l’histoire qui me passion e. Le monde actuel est un prolongement des choix et chemins pris à l’époque C’est difficile de résumer 2 siècles d’histoire en quelque mot

  • permalien Shanaa :
    9 mars @12h09   « »

    Jean Jacques Rousseau, plus tard Louis Massignon, diront combien le colonialisme, ses violences, ont dénaturé les sociétés arabes, brimé leur parcours, abimé leur idéal. Sous les coups répété, les arabes se mettent à mimer, oubliant un héritage régulateur.
    Les arabes n’ont point l’âme d’une organisation buraucratique, d’un monde froid, désenchanté (Weber) qui sied à l’Europe.
    Un leader arabe avait écrit que les arabes doivent être dirigés de maniére poétique, c’est à dire ne pas rompre avec son héritage tout en tenant compte du monde. Si certains ont le canon facile, d’autres c’est le verbe. En Arabie, par exemple, il y avait des jeux (joutes) de concours de poésie entre tribus pour calmer les tensions :

    Dans l’Arabie du centre et du nord, il n’y avait qu’un seul art, celui de la parole. Les Arabes admiraient, hier comme aujourd’hui, les hommes éloquents, qui savaient donner une répartie fine à un argument embarrassant, l’homme qui savait faire adopter ses vues dans les discussions.

    La poésie était l’art le plus estimé. Et celle de l’époque anté-islamique (la djâhiliyya) était de toute beauté. Le poète était redouté à l’égal d’un magicien, parce qu’il pratique l’alchimie des mots et des sons, et on le supposait inspirait par un djinn. Des joutes oratoires étaient organisées où l’on vantait sa tribu et où l’on vilipendait la tribu adverse. Les Arabes ont toujours été des maîtres de la poésie satirique (hidjâ’).

  • permalien Shanaa :
    9 mars @12h18   « »

    Louis Massignon propose de prendre la culture de l’autre à bras le corps pour ne pas en faire un ennemi ?

    Bien sûr, si on ne comprend pas ce monde [arabo-musulman] il sera rejeté dans le ressentiment et l’amertume, dans l’opposition la plus radicale. Cet Islam radicalisé est le reflet de notre arrogance. Dans ce jeu assez subtil chez Massignon, il y a une relation à autrui qui induit un rejet de soi dans le rejet de l’autre ; la constitution la plus précieuse de soi passe par un autre que l’on peut comprendre et qui nous comprend.
    - lesinfluences

  • permalien Shanaa :
    9 mars @12h24   « »

    Quelle est la qualité du regard de Louis Massignon, a-t-il pu échapper au prisme de son époque sur l’attitude d’un certain paternalisme colonial par exemple ?

    On pourrait répondre à plusieurs niveaux… Tout d’abord, on n’échappe pas totalement au cadre d’une époque et Massignon n’est pas un être intemporel. Que puisse persister chez lui certains préjugés, certaines préventions, sûrement. On ne peut pas imaginer un esprit désincarné. Mais il s’évertuera à aller contre les préventions culturelles, notamment le rapport à celui dont l’altérité dérange.

    Sur le point du colonialisme — et pour montrer qu’il était un esprit complexe — Massignon n’adopte pas comme d’autres la posture anticolonialiste. Sans être pour autant piégé par la vision coloniale. Massignon veut échapper à ce vis-à-vis colonialistes et anti. Le colonialisme est une idéologie qui montrera très rapidement ses limites et la condamner moralement, dire que c’est abjecte, n’apportera rien de nouveau. Les anticolonialistes répliques aux colonialistes sur le même terrain. On se rendra compte que l’anti-colonialisme produira un certain nombre de monstruosités politiques totalitaires comme l’idéologie anti-colonialiste qui prévaudra dans l’Algérie d’après 1962. Il y a, chez Massignon, quelque chose qui veut être en deçà et prôner la conversion du fait colonial pour y échapper. Cela commence par une conversion intérieure, une capacité de regarder l’Autre en s’attachant au différent et au commun. Si Massignon n’échappe pas à son temps il essaiera d’aller contre les préventions coloniales en montrant qu’elles reposent aussi sur une ignorance. Massignon va contre la pensée du pouvoir.
    - lesinfluences

  • permalien Shanaa :
    9 mars @12h27   « »

    Il a été notamment présent auprès de Fayçal, de Georges Picot, Clémenceau ?

    C’était au début de sa carrière et il était militaire ne l’oublions pas. Il y a bien sûr la confrontation avec Lawrence, Lawrence d’Arabie… Massignon se méfie des entreprises politiques de l’après-guerre. Il voit naître un monde dont il mesure les enjeux très largement déshumanisés : pétrole, géopolitique.

    Massignon est un officier fidèle à la France considéré comme un représentant des intérêts de son pays. Ce ne sont pas ceux de l’Angleterre. Pourtant, Massignon a la volonté de convertir la France à une politique Arabe autrement plus ambitieuse que celle que suggère Lawrence. Celui-ci veut faciliter la création d’une nation arabe sous influence anglaise contre la France et contre le projet d’une grande Syrie. Massignon a la volonté de préparer le Moyen-Orient à une volonté post nationale. C’est très intéressant lorsqu’on voit ce qu’il dira de la Palestine et du problème du sionisme naissant. Il n’en est pas à concevoir un état ou cohabiterait des gens, il nous dit que le temps des nations est passé.

    Ne fallait-il pas que le Moyen-Orient fasse l’économie d’une logique de guerre dont tout le XIXe siècle européen est marqué. Concernant le monde arabo-musulman, Massignon veut convertir la France à un regard débarrassé des logiques de puissance et d’appropriation. Il développe un engagement symbolique de la France — la fidélité de Saint Louis — et veut revenir sur une longue trahison Française et occidentale à l’égard d’un monde proche et lointain. Il est un substitué à cet égard.

    Dans ses écrits, Louis Massignon conseille à la France et à l’occident de se revivifier en puisant dans l’énergie du monde arabo-musulman.

    C’est vrai, cet aspect existe. Pas seulement à la France mais à toute notre culture. Il y a un rapport à l’Islam qui est essentialisant. Il l’écrit pour lui-même, son rapport à l’Islam lui permet d’épurer sa propre foi de traces d’idolâtries déposées au cours de l’histoire. Il porte sur l’islam un regard nouveau et ce regard lui est renvoyé en un nouveau regard sur soi. L’absence de vis-à-vis est caractéristique de la progression hégémonique, des logiques de dominants et de dominés. Massignon semble avoir pressenti l’émergence d’un hégémonisme.
    - lesinfluences

  • permalien CdQat :
    9 mars @14h05   « »

    @Yasmina re. : 9 mars @11h36

    Je ne veux surtout pas polémiquer avec vous. couper les cheuveux en quatre ne m’interesse pas.

    Qui parle de polémiquer ? Je propose une vision, réfutable si besoin, dans le cadre d’un débat, rien de plus.
    Cette proposition est effectivement de dire que comme le mentionnait FT, le colonialisme est absent de l’histoire de l’Arabie. Même les ottomans, en dehors du Hejaz, n’ont jamais réussi à s’implanter vraiment en Arabie.
    Et aujourd’hui encore, on reproche aux occidentaux des faire des pays arabes leur marionnette. Or, dans le cas de l’Arabie, et plus généralement des monarchies du Golfe, c’est elles qui font ce qu’elles veulent avec l’occident.

  • permalien Rouzbeh :
    9 mars @14h31   « »

    In an exclusive interview with FRANCE 24, Iraqi Prime Minister Nuri al-Maliki accused Saudi Arabia and Qatar of supporting global “terrorism” and seeking to destabilise Iraq.

    “I accuse them of inciting and encouraging the terrorist movements. I accuse them of supporting them politically and in the media, of supporting them with money and by buying weapons for them,” Maliki told FRANCE 24’s Marc Perelman. “I accuse them of leading an open war against the Iraqi government.”

    Maliki went on to say that not only did Saudi Arabia support terrorism in countries such as Iraq and Syria, but around the world.

    The prime minister said, however, that Iraq did not intend to retaliate against Saudi Arabia and Qatar, citing concern over the region’s stability.

    “We don’t wish to widen the arena of confrontation,” Maliki said. “But, we’re telling those countries, be aware, be careful, because the support of terrorism will turn against you.”

    Maliki also discussed Iraq’s security situation during the interview, as well as the country’s upcoming parliamentary elections in April and the impact of neighbouring Syria’s nearly three-year crisis.

    france24.com/en/20140308-france24-exclusive-interview-iraq-maliki/

  • permalien Shanaa :
    9 mars @18h01   « »

    Il s’agit donc de comprendre pourquoi le bloc occidental ne domine plus ou n’arrive plus à dominer le monde, comme pendant les quatre décennies qui ont suivi la décolonisation, en installant dans les Etats du Sud des oligarchies supplétives ou en les contrôlant à distance. Ce mode de gestion néocoloniale, qui avait assuré un climat de relative stabilité pour la domination à un double niveau, celle des Etats du Sud sur leurs peuples et celle de l’Occident sur ces Etats du Sud, ne semble plus fonctionner. Et pourtant, l’existence de ces Etats inféodés constituait à n’en pas douter la situation optimale pour l’Occident en termes d’exploitation des ressources naturelles, de débouchés pour les produits et de profit. Si les Etats-Unis et l’Europe ont opté pour une autre forme sous-optimale de contrôle des pays du Sud, c’est qu’ils y ont été acculés. La stratégie du chaos, la guerre à outrance traduisent une faiblesse ou pour être plus juste un affaiblissement structurel du monde occidental qu’il faut analyser avec précision. La guerre en Syrie est la scène de conflit global où apparaissent avec la plus grande netteté le déclin de l’Occident et le basculement des rapports de forces internationaux à l’avantage des nations émergentes. Nous analyserons ainsi le cas syrien en essayant de montrer que les facteurs conjoncturels de la défaite occidentale ont été conditionnés par des facteurs structurels d’affaiblissement économique et politique de l’occident sur la scène internationale.

    En soutenant militairement, financièrement et politiquement les rebelles syriens, le bloc occidental pensait répéter le scénario libyen qui avait vu la chute rapide du régime avec le parachutage tout aussi rapide au pouvoir d’une clique de déserteurs ou d’opposants anciennement exilés gouvernant un pays plongé dans le désordre le plus profond de guerre entre tribus et de règne des milices. Cependant, tout opposait la Libye et la Syrie tant sur le plan interne que sur le plan des relations internationales, et cela les dirigeants états-uniens et européens n’ont pas su le voir. Au niveau des facteurs propres à l’équation syrienne, il est possible d’isoler deux éléments importants sur lesquels l’offensive occidentale est venue buter : l’unité du régime et le rôle du peuple syrien.
    - comitevalmy

  • permalien Shanaa :
    9 mars @18h11   « »

    Rouzbeh, Al Maliki devrait se plaindre du terrorisme des puissants qui, sur des mensonges ont agressé et déstabilisé l’Irak. Le chaos en Irak comme en Libye sont des conséquences de l’attaque des USA et de l’OTAN. A moins que but de ce chaos est de favoriser les luttes fratricides...

  • permalien Shanaa :
    9 mars @19h09   « »

    Professeur Haidar Bach :

    " Le même sort attend tous ceux qui exécutent les diktats de l’Occident dans la région , a-t-il ajouté. « Les puissances mondiales veulent diviser le monde de l’Islam avant de mettre chiites et sunnite l’une face à l’autre. De plan en plan, nous avons empêché jusqu’ici que la Turquie se plonge dans les affres de la guerre des confessions . Aujourd’hui, le peuple turc sait bien ce que c’est le chiisme et l’Alouisme et connait bien la valeur d’une personnalité telle que le Vénéré Imam Ali (bénit soit-il). C’est pourquoi les pro occidentaux ont été amenés à renoncer à leur prêche et discours confessionaliste. Les chiites et les sunnites sont tous musulman et frères »
    - french.irib

  • permalien JMG :
    9 mars @21h45   « »

    Al Maliki devrait se plaindre du terrorisme des puissants qui, sur des mensonges ont agressé et déstabilisé l’Irak.

    Al-Maliki qui a de la mémoire n’a sans doute pas oublié qu’en 1802, Saoud ibn Abd al-Aziz à la tête d’une puissante armée de wahhabites a envahi le sud de l’Irak, pillé la ville sainte chiite de Karbala, détruit le tombeau de l’imam Hussein.

    D’après le chroniqueur Ibn Bishr, en une seule journée, environ 2000 chiites, hommes femmes et enfants, furent tués à Karbala. Cette mémorable attaque terroriste a épouvanté les populations de l’empire ottoman.

    On comprend mieux pourquoi le premier ministre irakien accuse l’Arabie saoudite d’être le principal soutien du terrorisme dans le monde, en Syrie comme en Irak, au Liban, en Egypte et en Libye.

  • permalien Yann :
    9 mars @21h55   « »

    Merci K. Heureux de vous lire. ça relève le niveau ;)

  • permalien gloc :
    9 mars @23h12   « »

    Conséquences du coup de pied de l’âne... démocrate.

    Les désaccords USA-Russie ne doivent pas entraver la coopération sur l’Iran

  • permalien K. :
    10 mars @00h27   « »

    Mais les Saoud savent aussi faire preuve d’amitié

    Saudi Arabia Finances Most of Israel’s Weapons Build-Up Against Iran

  • permalien gloc :
    10 mars @06h22   « »

    Mais les Israéliens savent aussi faire preuve d’amitié

    Israël intercepte 40 roquettes iraniennes à destination de Gaza

    "interceptent"... fallait la faire... on s’amuse au Monde.

    Comme si le Hamas attendait après l’Iran pour construire des qassams

  • permalien Shanaa :
    10 mars @11h35   « »

    Yann : Merci K. Heureux de vous lire. ça relève le niveau ;)

    A quoi sert le niveau si les analyses sont fausses, à côté de la plaque ?
    Exemple, la majorité des commentaires sur "les printemps arabes", et autres sujets... J’avoue que c’est rare d’avoir un scoop ou une intervention politiquement didactique. (oups ! mis à part PH.Arnaud).

  • permalien yt75 :
    10 mars @12h45   « »

    Ce qui caractérise le -plus- notre époque cela reste : http://iiscn.files.wordpress.com/20...

    Ou autrement dit le fait que la crise actuelle est aussi si ce n’est surtout un monstrueux choc pétrolier ne faisant hélas que commencer.

    Et si l’on devait résumer la géopolitique mondiale actuelle, l’emblème du US CENTRAL command serait un bon début :
    http://upload.wikimedia.org/wikiped...

    Surtout sans avoir oublié cela :
    http://upload.wikimedia.org/wikiped...

    C’est à dire le fait que le pic de production US en 1970, était la raison raison principale du premier choc (73), beaucoup plus que l’"embargo Arabe".
    (avec en parallèle le rééquilibrage majors/pays sur les pourcentages, et passage au petro $ en 71 et dévaluation du $ associée)
    Résumé en fin de post : http://iiscn.wordpress.com/2011/05/...

  • permalien Salem L :
    10 mars @15h57   « »

    Que les chefs de tribus, intronisés Rois, Emirs,Sultan et j’en passe pour services rendus à l’empire Britannique aillent au diable et qu’ils s’autodétruisent pour le salut de tous les Musulmans qu’ils soient arabes, Aztéques ou Hindoux ...

  • permalien JMG :
    10 mars @21h53   « »

    @ Shanaa

    A quoi sert le niveau si les analyses sont fausses, à côté de la plaque ?

    C’est une question que vous devriez vous poser prioritairement à vous-même.

    Un peu d’introspection ne fait pas de mal.

  • permalien Shanaa :
    10 mars @22h04   « »

    Dans Ville de sel , Abdul Rahman Mounif raconte la transformation de la péninsule arabique après la découverte du pétrole. Né à Amman en 1933 d’un père saoudien et d’une mère irakienne, l’auteur a consacré cinq tomes à cette spectaculaire mutation, publiés entre 1984 et 1989. Dans L’errance, il plante le décor et décrit la façon dont les oasis seront transformées et la vie de leurs habitants totalement bouleversée par l’arrivée des Américains, avec la complicité d’Arabes cupides ou naïfs. C’est l’une des œuvres les plus marquantes de celui qui fut l’un des plus grands romanciers du monde arabe, pour la première fois traduite en français.
    - orientxx

  • permalien K. :
    10 mars @22h30   « »

    Il est curieux (en fait pas du tout) que la quasi totalité des fanatiques du fait religieux ("conflit sunnito/chiite") pour expliquer les conflits entre (pays) musulmans n’ait songé à ce genre d’explication (ici sérieuse puisque satirique) pour l’Ukraine.

    The 1,500 year old schism fuelling the clash between Russia and the West

  • permalien Poutine :
    10 mars @23h39   « »

    Selon le site d’almanar, le Qatar est derrière l’attentat de Bahreïn et Ryad est derrière celui de Doha.
    Le 27 février 2014, Doha était frappé par un attentat qui a coûté la vie à 47 personnes. Selon les derniers éléments de l’enquête menée par le Qatar, cet attentat est fomentée par des groupes salafistes liés au régime saoudien, en complicité avec le Bahreïn. Ces révélations ont suscité l’ire du Bahreïn qui a accusé à son tour le Qatar d’être derrière l’attentat à la bombe (3 Mars) dans un village à Bahreïn (Diyah) qui a fait 3 morts dans les rangs des policiers, dont un émirati.
    http://www.almanar.com.lb/french/ad...

  • permalien Shanaa :
    11 mars @21h20   « »

    Lu dans le journal français "Le Monde" à propos de l’Ukraine. Réthorique éternelle sur les "droits de l’homme" à géométrie variable (pas un mot sur l’Irak, ni les guerres de l’OTAN en Afghanistan ou Libye) mais brandis pour stigmatiser les états "ennemis" . On dirait un appel à guerroyer :

    Depuis plusieurs années, en France, la lutte pour le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales a été reléguée aux rayons des accessoires désuets et même, pour certains, dénoncée comme une tare, caricaturée sous l’appellation insultante de « droit-de-l’hommisme ».

    A Moscou, à Pékin, à Téhéran, et dans toutes les capitales des régimes autoritaires, on s’est frotté les mains devant cette démission et on s’est félicité du discours relativiste qui affirme que les droits de l’homme diffèrent selon que l’on vit en tel ou tel point du globe, dans tel ou tel univers culturel ou religieux. Exit le principe fondateur des Nations unies qui stipule dans la déclaration universelle des droits de l’homme, que tous les êtres humains sont égaux en droit et en dignité.
    - Le Monde

  • permalien CdQat :
    12 mars @06h16   « »

    @Shanaa : 11 mars @21h20
    Eternel amalgame entre défense des DDH qui ne peut se faire que par la guerre parce que 5 pays en ont été victime.
    Pour rappel, il y a plus de 100 pays autour de cette terre où les DDH sont bafoué.
    Qui parle, à par vous, d’aller les envahir ?
    Alors je sais que les DDH ce n’est pas votre truc, mais êtes vous obligé de vous planquer derrière Bush pour les décrier ?
    Les DDH ce n’est pas Bush, ça c’est acquis par tout le monde.

  • permalien Shanaa :
    12 mars @09h50   « »

    Julien Teil :

    La Cour Pénale Internationale est manifestement un outil de domination dont les propres principes ne sont pas respectés par ceux qui sont chargés de la conduire. Le cas libyen est gravissime et reflète de façon évidente l’incarnation du colonialisme contemporain qui entend utiliser les droits de l’homme comme principe colonisateur. La codification du droit d’ingérence dans la R2P (Responsabilité de Protéger), alliée à une cour de justice partiale et au conseil de sécurité des Nations Unies, empêchent la possibilité même de l’exercice des principes dont ils prétendent pourtant être les outils. La National Endowment for Democracy et leurs alliés quant à eux fournissent la substance essentielle sans laquelle ce système de domination moderne ne pourrait fonctionner. Et il ne s’agit pas simplement d’un système idéologique et virtuel mais également d’hommes formés à ces idéologies ainsi que de structures financées et soutenues diplomatiquement. Ceci met en lumière l’alliance de l‘“Impérialisme Humanitaire” avec la “Justice Internationale” et révèle qu’ils ne peuvent exister de manière strictement indépendante.
    - laguerrehumanitaire

  • permalien Shanaa :
    12 mars @10h19   « »

    Outils de domination et de gestion des "crises" en faveur des puissances coloniales :

    Dans le jeu de rôles de la Finance in- ternationale dominée par les puis- sances occidentales dont les Etats Unis d’Amérique, il revient au Fonds Mo- nétaire International (FMI) d’intro- duire un nouveau mécanisme de financement à l’appui des politiques macroéconomiques dans les pays à fai- ble revenu par le biais de prêts ou de subventions de faible taux d’intérêt. C’est la fameuse Facilité d’Ajustement Structurel Renforcé (FASR). A l’ana- lyse, ces nouveaux mécanismes appa- raissent comme un instrument pour maintenir les pays à faible revenu dans la pauvreté à long terme. Cet instru- ment est mis en œuvre au travers des politiques macroéconomiques axées notamment sur la dévaluation, la pri- vatisation, le renforcement du « libre- échange » et la déréglementation des entreprises.

    Généralement, les PAS sont imposés aux Etats affaiblis sans aucune garan- tie de succès en fin de processus. Ils apparaissent comme un moyen d’ac- croître l’influence des pays riches sur les gouvernements des pays du Sud pour continuer à assurer un flux continu de matières premières au pro- fit des premiers. Le délabrement des économies des pays pauvres, surtout ceux de l’Afrique subsaharienne, ne leur offre d’autre choix que d’adhérer aux programmes du FMI et de la Banque mondiale. C’est à court terme le seul moyen d’éviter un effondre- ment total de la société. L’exemple de la Côté d’Ivoire est à ce propos assez édifiant ! Présenté comme un modèle de réussite économique en Afrique de l’ouest, dans les années 70, ce pays s’est effondré une décennie plus tard avec une dette colossale qui plombait son développement. Et ce, malgré le dynamisme de ses exportations de pro- duits agricoles (cacao, café, etc.). L’in- tervention des institutions financières internationales s’est bornée à adminis- trer des mesures dont l’effet a été plus dévastateur à la fois sur l’économie et sur les populations.

    - afribone

  • permalien Shanaa :
    12 mars @13h10   « »

    Sarah : "J’avais été la première à contredire les commentaires simplistes de certains intervenants sur ce blog en leur faisant remarquer que le mouvement des Frères Musulmans n’était nullement un "jouet de l’Arabie Séoudite et de l’occident" pour contrôler la région."

    Je dois avouer que par dépit, je figure en bonne place parmi "les commentateurs simplistes" ; mais... Les événements tendent à aller dans le sens de votre raisonnement. On comprend dés lors la hargne généralisée qui s’est abattue sur les FM d’Egypte.

  • permalien JMG :
    13 mars @10h10   « »

    @ CdQat

    Les DDH ce n’est pas Bush, ça c’est acquis par tout le monde.

    Certes, on peut l’espérer, mais

    Droits de l’homme = machine de guerre de l’Occident

    Vous ne lui enlèverez pas cette équation de la tête.

  • permalien dineptus :
    13 mars @16h01   « »

    Je suis toujours fasciné par les commentaires ici qui semblent tous partir du postulat de base que tout ce qui se base est planifié, calculé, caché, et méthodiquement appliqué par un certain nombre de puissance.

    Un peu comme les gens qui s’imaginent que les entreprises sont extrêmement puissantes et manipulatrices avec des études très poussées dans tous les sens, des stratégies sur 10 ans et des décisions rationnelles.

    Il me semble quand même nécessaire de voir que la majeure partie des décisions prises dans ce monde sont le fruit d’un mélange d’analyse très partielle des situations, de compréhension limité, de hasard, d’adaptation et d’improvisation.

    Le refus de le constater entraine des études et analyses bien trop poussées et compliquées sur des sujets, avec des conclusions très techniques et qui se révèlent en fait fausses ensuite.

    j’ajouterais aussi que certains font un peu trop une obsession sur les Etats Unis et l’Europe comme s’ils avaient le pouvoir de tout changer partout. C’est largement surestimer leur pouvoir. Ils s’adaptent et profitent au maximum des situations, comme n’importe quel autre pays, mais de la à les provoquer sciemment dans une sorte de grand plan ordonné, c’est du délire.

  • permalien Shanaa :
    13 mars @17h07   « »

    Le procédé en cours n’a rien de nouveau. Il y a quelques petits siécles les natives amérindiens s’en plaignaient déjà, un peu comme les irakiens ou les libyens :

    "Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.
    Leurs sages nous conseillaient d’adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu’il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d’accord sur celle qu’il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu’au jour où nous comprîmes que l’homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."

    Pachgantschilhilas, chef des Delawares

  • permalien Shanaa :
    13 mars @17h27   « »

    Le « Grand Moyen-Orient » est un terme utilisé par le président George W. Bush et son administration pour désigner un espace s’étendant du Maghreb et de la Mauritanie au Pakistan et à l’Afghanistan, en passant par la Turquie, le Machrek et l’ensemble de la péninsule Arabique. L’expression « Greater Middle East », où greater reste un adjectif comparatif, apparaît de façon épisodique à partir des années 1950 et a commencé à être utilisée de façon plus fréquente dans les analyses stratégiques américaines dès la fin des années 1970, mais c’est véritablement son emploi en 2004 qui a suscité la polémique
    - wiki

  • permalien Shanaa :
    13 mars @17h36   « »

    L’invasion de l’Afghanistan en 2001 puis celle d’Irak en 2003 ont été les deux premières opérations du projet de remodelage du Grand Moyen-Orient des néoconservateurs américains, réunis derrière le président Bush, le vice-président Dick Cheney et le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld, qui visent à étendre l’influence des États-Unis dans ces régions stratégiques du globe.

    Le « Grand Moyen-Orient » coïncide en grande partie avec des pays peuplés de musulmans (Islam en vert, Christianisme en rouge).
    L’énumération des différentes régions comprises dans la formule de « Grand Moyen-Orient » montre la difficulté de les réduire à une seule expression et de les amalgamer en un « bloc de civilisation », attisant ainsi l’hypothèse d’un « choc des civilisations ».
    L’expression ne recouvre donc pas le monde musulman, qui s’étend en Asie, en particulier en Indonésie. Le « Grand Moyen-Orient » ne recouvre pas non plus le monde arabo-musulman, puisqu’il inclut l’Iran, la Turquie, Israël, l’Afghanistan et les populations caucasiennes et d’Asie centrale qui n’ont rien d’arabe et le Liban qui n’est pas un pays musulman. Aussi, la pertinence de ce concept est mise en cause par de nombreux observateurs de ces différentes parties du monde, et semble être davantage le fruit d’une vision idéologique de l’équipe en place à Washington, dénoncée par ses détracteurs comme une nouvelle forme d’ingérence impérialiste américaine, davantage qu’un outil possédant une quelconque valeur heuristique ou scientifique. On l’accuse ainsi de présenter une large part de messianisme, dans le fil de la doctrine Monroe.

    Elle représente une impasse géopolitique dans la mesure où elle ne permet pas de saisir les divisions internes à cet ensemble de territoires. L’enlisement du conflit irakien en une lutte fratricide entre factions chiites et sunnites ou la victoire de mouvements islamistes lors d’élections libres, tels le Hamas aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006 et les Frères musulmans aux élections législatives de 2005 en Égypte, prouvent l’inopérabilité du projet américain.
    - wiki

  • permalien Shanaa :
    13 mars @17h47   « »

    On se rappelle que la presse anglo-saxonne évoquait un tournant néoconservateur de la France, en évoquant à la fois les interventions militaires en Afrique et la fermeté sur les dossiers syrien et iranien. Qu’en est-il exactement ?
    Parler d’un tournant néoconservateur est exagéré. Les interventions au Mali et en Centrafrique ont été faites à la demande des autorités nationales, avec un soutien régional, le feu vert de l’ONU, y compris l’approbation de la Russie et de la Chine. Rien à voir avec la guerre d’Irak en 2003. Toute intervention militaire ne signifie pas une inflexion néoconservatrice. La ligne de clivage de la légalité internationale fait la différence.
    S’il est vrai que la France a fait preuve de fermeté sur l’Iran, l’accord a néanmoins été conclu, et il est du coup plus solide. Seule la volonté affichée d’en découdre avec la Syrie en dehors de toute résolution du Conseil de sécurité aurait pu mettre la France en difficulté avec les principes qu’elle affiche et porter atteinte à son statut de membre permanent. Il faut de ce fait remercier Londres et Washington, qui, en abandonnant la France, l’ont empêchée de commettre une erreur.

    - lefigaro

  • permalien Shanaa :
    14 mars @11h47   « »

    Ali Zeidan s’est enfui alors que les tensions entre ex-brigades rebelles et séparatistes menacent de dégénérer en guerre civile. Cette nouvelle crise a été provoquée par le blocage de plusieurs ports pétroliers depuis juillet par des groupes fédéralistes de Cyrénaïque (est).
    Alors que les pertes s’élèvent à 10 milliards de dollars pour l’Etat libyen, qui se finance à 90% avec ses revenus pétroliers, le conflit a pris une tournure inédite samedi lorsqu’un navire nord-coréen a pénétré dans les eaux libyennes pour s’approvisionner directement auprès des fédéralistes. Il est ensuite reparti, suivi par une vingtaine de bateaux de la Marine nationale et d’ex-brigades rebelles de la ville portuaire de Misrata envoyés par Tripoli pour l’arraisonner. « Nous l’avons touché mais il a réussi à entrer dans les eaux internationales », explique un responsable politique de Misrata qui précise que l’US Navy les a épaulés.
    - information.info

  • permalien Shanaa :
    14 mars @12h00   « »

    Depuis l’adoption de la résolution 1973 par le Conseil de sécurité de l’Onu, le 17 mars 2011, par dix voix et cinq abstentions (la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil et l’Allemagne), on assiste à une inquiétante dérive dans les relations internationales. Prise à l’initiative de la France, du Royaume-Uni et du Liban, cette résolution entend assurer « la protection de la population civile libyenne », arguent ses architectes. L’intention est louable. Aucun pays respectueux des droits de l’homme ne pourrait s’y opposer… à supposer que ce soit vraiment le vrai objectif de « la 1973 ». L’enfer, dit-on, est pavé de bonnes intentions. Une lecture attentive de ce texte permet, hélas de douter de la sincérité des pays qui y ont apposé leur signature. Derrière ce vernis humanitaire, il faut en effet analyser les implications pratiques d’une telle résolution ....
    - afrique.asie

  • permalien patrice :
    22 mars @12h42   « »

    @Dineptus
    D’accord avec vous sur le caractère souvent hasardeux de la plupart des décisions, que l’on raisonne au niveau de l’entreprise, ou à celui d’un état. Bien souvent, des facteurs annexes deviennent principaux et déterminants, en lien avec des intérêts particuliers, ou en lien avec la folie intrinsèque des dirigeants (cf : L’intervention en Libye...).
    Ceci étant posé, c’est comme en mécanique quantique. La somme des hasards produit quand même un ensemble cohérent.
    Concernant les USA, retenons quand même le fait qu’ils ont l’argent, et les armes, le tout assorti d’une culture impérialiste qui semble assez bien ancrée dans l’inconscient collectif. Quant au reste de l’occident, il suit, au motif que cela fait belle lurette qu’il n’est plus autonome.
    Notez aussi un fait nouveau : La mondialisation, qui confère à la politique une sorte de logique mécanique, celle des marchés.
    Mais d’accord avec vous pour zapper la notion de complot, puisqu’on peine à en cerner la tête. Ceci dit, les multinationales savent coopérer dès que leurs intérêts sont en jeu, confère, par exemple, le projet d’ouverture du marché européen, que Hollande cherche à nous faire avaliser. Ca n’est pas tout à fait un complot, mais ça y ressemble quand même beaucoup.

  • permalien chb :
    23 mars @09h55   « »

    Croquigolette, cette admonestation au Qatar quant au soutien au « mouvement dont le but est de menacer la sécurité et la stabilité des Etat membres » !
    La Syrie, dont les sécurité et stabilité sont cruellement attaquées depuis trois ans par ses ex-alliés de la Ligue Arabe, a eu peu de succès dans ses demandes de cet ordre. Pas plus à l’ONU, dont le Conseil de sécurité a pour le moins laissé s’envenimer la situation.
    Les luttes intestines de l’opposition armée en Syrie, après qu’elles ont permis d’y pérenniser destructions assassinats et chaos pendant les « négociations » sous prétexte de désunion des insurgés donc incontrôlables, débordent un peu sur les fauteurs de guerre : ce n’est que justice. On n’attend plus qu’une chose pour compléter le grand merdier : que la « fourberie de l’Occident qui les utilise » lui retombe dessus, comme le suggèrent les dissensions européennes sur ce dossier, aggravées par l’aventure ukrainienne.
    En matière de soutiens au terrorisme, ceux qui se prennent pour le marionnettiste ne voient pas les ficelles qui leur sortent des bras...
    @ Dineptus : c’est ainsi que le grand plan de tel ou tel, dont vous réfutez l’existence en dépit de l’Histoire, subit des embûches, et c’est tant mieux.

  • permalien Shanaa. :
    24 mars @19h37   « »

    En Egypte 529 "fréres musulmans" ont été condamné à mort. Certains parlent "d’éxécutions de masse" et de retour en arriére en pire.

  • permalien bencheikh :
    24 mars @20h44   « »

    le régime du maréchal cherche à terroriser le peuple qui manifeste chaque jours et ça donne une idée sur le visage de la justice promise au peuple égyptien avec l,élection du SISSI sur le trône du Pharaon....c,est question de vengeance pas plus.d,ailleurs ils ont déjà condamné des hommes et des femmes à mort avec exécution immédiate à RAB3A ,cette machine à mort ne s,arrête pas ,l,EGYPTE est dans un désordre sans précédent .

  • permalien Sakhra :
    24 mars @22h28   « »

    Bonsoir à toutes et tous

    EGYPTE DE SISSI :

    Un procès concernant plus de 537 Citoyens Egyptiens , expédié en DEUX jours se termine par 529 condamnations à mort ! Un exploit ..Pour avoir vécu les procès expéditifs en Algérie par des "Cours Spéciales" sur le modèle des cours pétainistes, contre les militants du FIS, qui avaient remporté , par les urnes, les élections législatives de Décembre 1991, je pensais qu’il ne pouvait pas exister pire ....

    Eh bien, je me trompais, les putschistes egyptiens font beaucoup mieux que les notres...Les condamnations à mort , c’est en "masse" ...Mais, c’est aussi un enterrement de première classe de la démocratie ..et la mort, dans le plus grand déshonneur de la conscience morale des "élites égyptiennes, dites "démocrates"...qui se taisent ...Elles agonisent ..

  • permalien Sakhra :
    24 mars @23h15   « »

    J’ai oublié le lien
    .liberation.fr/monde/2014/03/24/en-egypte-plusieurs-centaines-de-pro-morsi-condamnes-a-mort_989674

  • permalien Shanaa. :
    25 mars @12h26   « »

    Libye post interventionnisme otanesque :

    Enfin, pour ajouter à la complexité, il convient d’ajouter le rôle des acteurs étrangers. Les puissances occidentales prennent parti directement ou indirectement pour l’une des forces en présence, créant de nouvelles lignes de clivage. Des déclarations, comme celle, récente, du chef d’état-major des armées françaises l’amiral Édouard Guillaud— largement reprise par les médias et réseaux sociaux libyens — peu avant qu’il ne quitte ses fonctions ont été très mal reçues par une majorité de Libyens. L’amiral déclarait en effet que « le scénario idéal serait de pouvoir monter une opération internationale avec l’accord des autorités libyennes » et qu’ « il va falloir que la communauté internationale y aille mais, pour cela, il faut d’abord que le nord soit stabilisé ». Leur défiance à l’égard du gouvernement d’Ali Zeidan, accusé de vouloir une intervention étrangère en Libye, s’est encore accrue.
    - orientxx

  • permalien patrice :
    25 mars @15h39   « »

    @Dineptus

    Vu, hier soir à la télé, un sujet sur la Françafrique : Le complot, raconté par ses auteurs. On y évoque le Biafra (1 million de morts), les services secrets de la société Elf, qui faisaient et défaisaient les gouvernements, les interventions militaires françaises en soutien à des dictateurs corrompus, etc, etc.
    De quoi émettre quelques doutes concernant le caractère hasardeux et incontrôlé de ces interventions récurrentes dont le but était, apparemment, le pillage des ressources africaines. Juste pour mémoire, le Biafra regorgeait de pétrole, si bien que l’on peine à comprendre la famine qui y a régné (mais dont les images ont été utilisées pour les plus grand profit...des pétroliers !)

  • permalien Shanaa. :
    27 mars @13h18   «

    Les accusés sont inculpés pour des faits de « rassemblement illégal, mise à feu à un poste de police, démonstration de force non autorisée, et ralliement à l’organisation interdite des Frères musulmans. »

    Les condamnés ne sont probablement tous de la confrérie, mais le terme "terrorisme" autorise tous les écarts et toutes les atteintes désormais.

Ajouter un commentaire